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LA SECTE D'EPICURE

 
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hector vugo
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MessagePosté le: Mar 7 Oct - 21:02 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

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LA SECTE D’EPICURE 
  
J’ai  l’appréhension de ce moment-là. Je ne pourrai pas y échapper. 
Devant l’inéluctable, on se résout à tout. On devient fataliste, une loque perméable à l’humidité du malheur. 
Puisque le destin a choisi de me séparer d’elle. Je fais avec ou plutôt sans 
Elle, dont les courbes, les mots et le sourire m’ont appris tant de choses sur ma capacité au bonheur. 
J’ai du mal à dire son prénom, c’est presque un cri sourd sortant de ma gorge. 
Quelle saloperie de maladie ! A presque 40 ans. 
  
J’ignore comment j’ai pu supporter de la voir partir, accepter aussi l’ignoble cérémonie des adieux. 
Pourquoi donc les hommes ont  besoin de se réunir autour d’un corps qui ne vit plus ? 
Pense-t-on à ceux qui restent ? Au mieux on feint d’y penser un temps, quitte à être présent dans ces instants ou c’est l’usage. 
Parce qu’on soulage sa conscience d’avoir fait le nécessaire. Le minimum syndical, tu parles. 
Je les ai vus venir un à un, pour certains jouant aux pleureuses contre moi, pour d’autres me frôlant à peine comme si j’étais un lépreux, pour d’autres encore satisfaisant ce désir malsain de savoir à quoi ressemble un veuf. 
Ducon ! Ça ressemble à ça : un homme blanc comme un linge dans un état second à qui l’orgueil demande encore de repousser l’ivresse de son chagrin. 
Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que les digues sautent. 
  
Elles ont tenu par miracle 
  
Puis, ils sont tous partis. J’ai été seul, face à ta tombe. J’ai pu enfin pleurer. 
Je suis rentré en taxi avec mon costume noir, sans aucune idée sur mon propre avenir. 
Si ce n’est cette trouille insupportable, ce vide abyssal, cette peur panique d’ouvrir l’appartement et de n’y voir plus rien. Plus rien de toi que des souvenirs. 
L’appréhension de ce moment-là. 
  
Quand j’ouvre la porte, j’entends tes pas et cette voix si douce à l’élocution d’un «  c’est toi, mon amour ? ». Terrible hallucination auditive. Je réponds : « c’est moi » par reflexe, et cherche comme un animal la présence d’un parfum : ce jasmin qui embaumait tes joues, ton cou et qui parcourait chaque pièce de l’appartement.  D’ailleurs je le sens  à cette minute. 
Le jour se glisse dans le salon par stries intermittentes, un effet d’ombres et de lumières que les volets roulants orchestrent quand on ne les ferme pas tout à fait. 
J’aimais cet état d’entre deux lorsque tu étais là, surtout après l’amour. Et je me surprends à l’aimer toujours, en traversant le couloir qui mène à notre chambre. Aurai-je le courage d’y dormir à nouveau ? Je ne sais pas. Rien qu’à l’idée de frôler ce lit, les sanglots me viennent avec son flot de confusions et de souvenirs.  
Sur sa table de nuit tu as laissé le bio de Chateaubriand écrite par Jean d’O au titre évocateur : mon dernier rêve sera pour vous. 
A quand le dernier rêve, le dernier voyage ? J’y pense mais je n’ai pas le cran de faire les bagages. Ce ne serait pas digne de ta mémoire si je partais avant le terme. Quoique. Et puis non. 
Puisqu’il faut vivre de ces regrets heureux 
Vivons encore un peu 
Ces vers ne sont pas de François René mais de toi. J’adhère à ce programme, bien qu’il soit maigre, parce que je t’aime plus que tout. 
Je vais dans la salle d’eau d’un pas mécanique. Je me regarde dans la glace et je ne me reconnais pas. Je suis un autre, un autre sans toi. 
L’air de comme d’habitude me vient en tête. Il colle à la nostalgie heureuse d’un bonheur qui n’est plus. Je me demande qui a pu y mettre des paroles aussi niaises et hors sujet. Un schizophrène assurément. 
J’en suis un aujourd’hui, un être éparpillé, un puzzle de chair. 
Retour dans le salon, l’ordinateur est en veille depuis deux jours. J’ai peur de presser la barre espace du clavier, j’ai peur de voir le fond d’écran, j’ai peur de ton visage, de ton regard sur l’objectif, de cette photo.  
Je la presse malgré tout. 
La fenêtre de mon courrier électronique me cache ta frimousse. Un mail non lu, un mail de toi. Depuis quand les morts écrivent des courriels ? Depuis le siècle dernier. Ils veulent vérifier que l’on ne les oublie pas. Dommage, je préférais l’époque où l’on faisait tourner les tables, Hugo parlait à Léopoldine.  
J’ignore, moi, si je te parlerai un jour. Déjà, je te lis avec ce sentiment mélangé de tristesse et de joie. 
  
  
  
  
Mon amour, 
Je t’ai laissé une pilule bleue sur un sous tasse. Tu la trouveras près de la machine à café. C’est un passeport pour la secte d’Epicure.  Elle soulagera ta peine Avale la, fais le pour moi.  
De mon éternité je veille sur toi, 
Je t’aime 
L 
  
Je relis une deuxième fois le message en me frottant les yeux. 
J’ai bien compris. Cette pilule a un sort magique. D’habitude un sort a un effet néfaste. Venant de toi, il ne le sera pas. Au contraire. 
Tu me proposes donc un plan Matrix. Quel changement avec Chateaubriand. 
De François René à Néo. On nage dans la folie. 
Je me prépare un café noir. Je le bois doucement. Je garde la dernière gorgée pour la pilule. Je la gobe. 
J’ai l’impression de m’endormir. 
Le voyage commence. 
  
Une première image : une porte en bois avec un cœur sculpté dessus. A son seuil, un chat blanc aux yeux bleus monte le garde. 
Ça ressemble à un rêve. Ce n’en est pas un. Je le touche, je le caresse. Il ronronne de satisfaction. 
Oh surprise il parle 
-         Ta femme m’a dit que tu venais de loin et que tu étais doux. C’est vrai. 
-         Ou suis-je et qui es-tu toi ? 
-         Tu es devant la porte de la secte d’Epicure. Je suis Charles le chat 
-         Charles le chat ? 
-         Oui. Le Charles attend le visiteur
-         Et le visiteur c’est moi 
-         Tout juste. Rentre vite, tu es déjà en retard 
-         Tu m’accompagnes ? 
-         Non, je dois rester là. 
La porte en bois se referme derrière moi.  Un long couloir blanc me happe. Je suis aspiré et me retrouve nez à nez devant un beetlejuice en blouse blanche. Il s’excite derrière un comptoir. Il consulte compulsivement un carnet de rendez-vous. 
-         Vous êtes en retard 
-         En retard pour quoi ? 
-         Pour votre rendez-vous pardi ! 
-         Je n’ai jamais pris rendez vous 
-         C’est bien votre nom sur ce carnet ?  
-         Oui mais…. 
-         On vous attendait à 15h30, il est 16h. Qu’est-ce que vous avez foutu ? 
-         Mais je vous assure 
-         Ah non vous n’allez pas faire comme les autres. Je n’ai pas pris rendez-vous et patati et patata. Je ne comprends pas, la dame qui a pris le rendez-vous pour vous a assuré que vous seriez à l’heure. Elle a loué votre ponctualité. 
-         La dame ? 
-         Vous, vous avez gobé la pilule bleue. Vous êtes à l’ouest 
-         Comment vous savez pour la pilule ? 
-         Oh arrêtez avec vos questions ! Donnez-moi plutôt votre carte vitale 
-         Ma carte vitale ? Mais je ne l’ai pas. Et puis, depuis quand on demande une carte vitale pour rentrer dans une secte ? 
-         Depuis que la secte d’Epicure est agrémentée par la sécu. Vous êtes vraiment comme les autres. De toute façon, ils viennent tous les mains dans les poches. Personne n’a sa carte. Bon on va consulter le fichier de la sécu sur cette bécane. Ca va mettre un peu de temps, ça rame. 
-         C’est un PC… 
-         Ancienne génération, je sais !! Putain ça met deux heures pour l’accès. Va falloir que j’appelle Bug 
-         Bug ? 
-         C’est l’un des gars qui s’occupe de l’informatique ici. C’est un rat 
-         Un rat ? 
-         Oui un rat ! Et puis arrêtez avec vos questions à la con !!!! On n’avance pas. Bug !!! Bug !!!!!! 
-         Voilà, voilà j’arrive. Ne t’excite pas Beetle. 
  
Pour un rat, c’est plutôt un mulot, une sorte de grosse bête en overcraft. Son ventre ne touche pas le sol, il le survole à grand vitesse. C’est impressionnant. Tout comme son intervention. A peine arriver sur le comptoir, il pianote, domestique « le computer ». Et voilà le problème arrangé. 
-         Beetle se calme et me balance : « c’est bon. Tout est en règle, vous pouvez y aller. L’émir vous attend en salle 3.  
-         Ou se trouve la salle 3 ? 
-         Bug va vous y accompagner 
Le mulot ne coure pas, il marche. Il s’adapte à mon rythme. C’est charitable. Il est bavard comme un chauffeur de taxi. Il sait briser la glace. Sur les 200 mètres qui séparent le comptoir de la salle 3, j’ai le temps d’apprendre une foule de choses sur lui. A part l’informatique, c’est la littérature qui l’intéresse. Il bouffe les livres, comme ses collègues du service « computer emergency » Ce sont des anciens rats de bibliothèque reconvertis au 2.0. Cette passion les dévore encore.  Bug me confie : « ça fait une semaine que l’on s’attaque à la comédie humaine de Balzac, c’est un régal. Je vous laisse ici. C’est notre bureau, la salle 3 est juste à côté ». 
Il ouvre la porte deux secondes.  Il ne m’a pas menti. J’aperçois une table et un livre mangé par les rats.  A peine le temps de digérer ce que j’ai vu, une voix m’interpelle. Elle provient de la salle 3. Elle traine un  timide accent arabe et peste. 
-          L’émir rage :   il en met un temps à venir !!!!!! 
Je frappe à la porte 
-         Entrez c’est ouvert 
-         Bonjour 
-         Vous êtes en retard 
-         Je sais, l’excité de l’accueil me l’a déjà dit 
-         Je me présente. Je suis l’émir Abdel Mustapha Ben Et nuts Chouia Snickers 3éme du nom. Bienvenu à Epicure 
-         Dites-moi votre secte, elle ressemble plus à un hôpital 
-         C’est que l’on croit quand on y arrive. Mais c’est une erreur d’appréciation. Nos visiteurs ne sont  pas patients. Ils aspirent à être adeptes. Ils aspirent à être épicuriens 
-         Epicuriens ? 
-         Oui. Etre à la recherche des petits et grands plaisirs et d’en jouir pleinement quand on les rencontre 
-         Et vous croyez que dans l’état ou je me trouve, je suis apte à ça ? 
-         La gazelle, qui a pris rendez-vous pour vous, le croit. 
-         J’en doute 
-         Ne tirez de conclusions hâtives. Ici, nous vous donnons le temps pour y arriver. Pour commencer, vous devez redécouvrir vos petits et grands plaisirs à vous. C’est un test. A son issu, nous saurons, si vous pouvez faire partie de la secte. Allez en salle 4 
-         C’est que… 
-         Soyez sans crainte. Ici on ne vous veut que du bien  
  
Son regard apaisant me convainc. Quel risque y a-t-il à pousser une nouvelle porte ? Aucun. Je n’ai plus rien à perdre puisque j’ai tout perdu  
C’est un avantage. 
Salle 4. Sa porte est ouatée avec une légère odeur de lait d’amande douce. Ce même lait que ma mère utilisait sur ma peau de bébé. Retour à la petite enfance, aux origines, à la genèse. Je pousse la porte. Une voix me porte, une voix familière, cette voix inaugurale, celle de ma vie, celle d’une femme à qui on peut tout dire parce qu’elle vous pardonne tout quoique vous fassiez. L’aubergiste, la confidente, la nourricière, en un mot : maman. Je suis bien, à l’abri des malheurs du monde, de la bêtise ambiante, de la peur. Elle est là, sa main droite sur mon cou et le bras en guise de sommier. Les premiers signes du plaisir charnel me rassure. Viendra ensuite le sein pour lequel j’aurai la plus grande des attentions. L’essence même du bonheur est là. Tout est présent. Et on ignore encore, à cette minute, que l’on essaiera à tout âge de reproduire ces instants précieux sans y parvenir vraiment. 
Un vent me pousse vers la salle 5, un vent marin, le sel chatouille mes narines. J’ai l’impression d’avoir 4 ans et de revivre mon premier bain de mer. La première tasse, la méditerranée, la douceur des vagues posant leur mots d’excuses sur mon petit corps juste après mon baptême aquatique. Un mouvement continu, la sensation que l’impromptu n’a pas sa place ici. C’est berçant. On  reste immobile sur le dos et on s’endort presque. 
Pas le temps de s’assoupir, le souvenir de la mer me porte plus loin, à la salle 6.  J’ai 5 ans et quelqu’un m’observe. Pas encore comme un objet de désir, mais comme une chose fragile pour qui on a de la tendresse. Ce quelqu’un est une petite fille. Pour la première fois, je découvre le pied narcissique d’attirer l’attention sur soi parce que l’on est soi. J’ai l’impression d’exister, les ailes me poussent. 
Je décolle salle 7 vers la contrée des petits plaisirs, on s’approche de la pré adolescence. Pèle mêle, je ressens à nouveau, le soleil d’été sur ma peau, la mousse au chocolat de grand-mère, l’aube sur le Piton de la Fournaise, le regard d’un chat lorsque je lui caresse le menton, un verre d’eau de source, le neige sur mes doigts, un bonbon à la menthe, l’ouverture du mariage de Figaro de Mozart. Mes 5 sens sont en éveil. 
C’est bon et violent, je suis vivant. Mûre pour la révolte. Salle 8, c’est la galerie des interdits, la joie de flirter et de dépasser les lignes, la première cigarette, la première cuite, le premier morceau de Ludwig von 88, le premier roulage de pelle, le premier râteau, (oui souffrir est aussi un plaisir), la résolution du crime dans le 77éme épisode de Columbo, la lampe de chevet monstrueusement foirée en cours d’E M T. On touche au magnifique. 
Non, pas de tout à fait. Le magnifique c’est la salle 9. Le magnifique c’est le bac, le deug, la licence d’histoire, les jobs d’étés, le premier vraie boulot, la première fois que l’on vous vouvoie dans la salle de sport parce que vous n’avez plus un duvet comme moustache. Pour autant ce ne sont que des plaisirs d’un seul moment. Les one shot. On s’en souvient avec une délicieuse nostalgie. 
La salle 10, on atteint le nirvana. On ne le vit pas seul. Ce sont les repas et les fous rires entre amis, les longues discussions nocturnes. Il arrive que, pendant l’une d’entre elle, un phénomène étrange prend forme, une attirance pour quelqu’un, d’abord un corps, une manière de se mouvoir, puis une voix, des mots, des points communs, de doux désaccords et, surtout un regard, un visage contre lequel aucun plaisir ne peut lutter. Vous êtes amoureux d’elle avec un grand E ou plutôt l avec un grand L. Alors vous priez Dieu que cette personne-là vive et ressente la même chose que vous : le coup de foudre réciproque. Je l’ai vécu et c’est sidérant de bonheur. 
  
La salle 11 c’est la revisite de vos petits et grands plaisirs à deux. En couple on les sublime, ils n’ont plus du tout le même gout : les vacances en Grèce, les bains de mer nus, les petits matins sur la terrasse, les rougets grillés de midi, les siestes sur le sable. Essayez de les faire à nouveau seul, c’est déprimant. 
  
Après la passion, le reste devient fade. 
Et pourtant, en me remémorant et en revivant ces plaisirs-là, le sel de la vie me revient doucement en bouche.  
Le test s’achève. A-t-il été concluant ? Je vais le savoir 
De retour en salle 4, l’émir m’examine et me déclare apte à être épicurien. 
Pour autant je dois me soumettre à une dernière épreuve, la plus dure. 
Direction la salle 12. 
Je débarque dans un banquet en plein air. Il fait doux, un air de printemps sur le tard. Le jour refuse de partir, une banderole de manif en ciel rose bleu. Un je ne sais quoi de bienveillant flotte dans l’air. 
Ils sont présents autour de la table. Il ne manque personne. Mon panthéon du cœur est là. Je les reconnais pour la plupart. Il y a mes proches, mes amis et toi, dont le sourire s’illumine lorsque tu m’aperçois. 
Je n’ai jamais cru à ta mort, mon amour. Même lorsque le médecin me l’a annoncée. Tu es incroyablement belle, ton visage me rappelle le jour où j’ai demandé ta main. Te souviens-tu, le quintet de Miles Davis, l’intro de Bill Evans sur Someday my prince will come, ce verre de vin blanc qui nous avions partagé et tes larmes avant de me dire oui ? 
Je m’en souviens.  Je remercie le ciel d’avoir vécu ce moment-là et d’autres avec toi. 
Après toi, la vie aura-t-elle ce goût suave et sucré que donne le grand amour ? Non. Il n’en restera que de la saccarose et de la tendresse. 
Autour de cette table, il n’y a que des disparus. Les miens. La secte d’Epicure est donc le paradis. Y a-t-il déjà une place pour moi ici ? Oui, tu me la montres. Mon siège porte mon nom. Deux dates y sont gravées. Je peux lire celle de naissance, pas celle de ma mort. 
Je comprends que mon heure n’est pas venue. Tu me regardes une dernière fois. Tu es heureuse. Je suis en paix. 
Je sors de la salle 12. Emir me dit l’air désolé : « il faudra prendre un nouveau rendez-vous. Mais au vu de mon planning, ce ne sera pas avant plusieurs années ». 
  
  
Fin du voyage. Retour à la réalité. Je me réveille dans une chambre d’hôpital. Il paraît que j’ai fait une tentative de suicide. 
-         Faut arrêter les pilules bleues Monsieur me serine le médecin 
-         Promis docteur. 
Je lis son nom sur sa blouse. Il s’appelle Emir Epicure. 
Est-ce un hasard ? 
 . 
Mar 7 Oct - 21:02 (2014)
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Octobell
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MessagePosté le: Mer 8 Oct - 18:01 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

Un sujet délicat, traité avec délicatesse. J'ai préféré la première partie, où tu joues si magnifiquement avec cette notion du manque que j'avais l'impression d'être avec ton personnage. Tes descriptions sont belles, précises. Je me serais bien arrêtée là. J'ai moins accroché à la deuxième partie, plus dans la forme que dans le fond, parce que la chute donne encore une dimension supplémentaire à l'ensemble, et dans le fond, c'est aussi beau que triste. Comment on vit après la disparition de l'amour, hein ?
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
et ne sont en aucun cas le reflet de l'opinion de JE! Corp.
Mer 8 Oct - 18:01 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 03:51 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

J'ai pas mieux à dire que Mo... Le sujet que tu abordes est difficile et j'ai une boule dans la gorge en te lisant. C'est aussi beau que triste, voilà, c'est ce qui reste ... Merci Hector !
_________________
Rafistoleuse
Jeu 9 Oct - 03:51 (2014)
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christine
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Messages: 988
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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 14:04 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

La premiere partie est sensible, triste, presque fragile.
La deuxieme est un delire une illusion, un mirage, un trop plein de tristesse la fin en est la preuve.
Bravo
_________________
Un sourire ca fait toujours plaisir
Jeu 9 Oct - 14:04 (2014)
Auteur Message
El.
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Inscrit le: 05 Oct 2014
Messages: 429

MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 22:58 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

C'est touchant, très beau. Merci pour ce moment de lecture si délicat.
_________________
El.

http://aubordeldesrev.eklablog.com/
Jeu 9 Oct - 22:58 (2014)
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Auteur Message
ATea
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 945

MessagePosté le: Sam 11 Oct - 07:04 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

Hector, Hector, je m’attendais à ce que tu partes dans les sonorités, et non. Pas aussi loufoque que je l’aurais pensé, tu as abordé le manque après la mort d’une très belle façon, non seulement dans la première partie, mais aussi dans la succession des salles. Ce temps qui passe est bien décrit mais j’avoue avoir moins accroché au milieu de ton texte, lorsque justement il vient d’avaler sa pilule, car même s’il s’agit du point le plus farfelu, je n’ai pas ressenti ce soupçon de magie et de tendresse qui émane dans tout le reste. 
 
Contrainte : 
La Secte d’Epicure - ok; 
(Le) Charles attend le visiteur ; 
Un livre mangé par les Rats - ok; 
L’Emir rage - ok
 
_________________
ATea.
Sam 11 Oct - 07:04 (2014)
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Auteur Message
Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 837

MessagePosté le: Sam 11 Oct - 13:18 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

Tout a été dit. Ton texte est beau,délicat, et propose un voyage poignant. Bravo !
Sam 11 Oct - 13:18 (2014)
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Auteur Message
hector vugo
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Dim 12 Oct - 10:16 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

C'est assez étrange quand j'y pense. Le sujet semblait festif et avait tout pour l'être. Et je me plonge dans cette histoire noire et mélancolique.


Aprés lecture des autres textes de ce défi, j'ai l'impression d'être le gars qui plombe l'ambiance. 


Et pourtant en découvrant le sujet d'Atea, j'avais des idées avec les mots, les sonorités.


Et puis il y eut la premiére phrase de mon texte, celle qui déclencha tout.


J'ai écrit la secte d'épicure comme on ouvre un robinet à souvenirs.


Un grand Merci pour vos commentaires
Dim 12 Oct - 10:16 (2014)
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Auteur Message
Linelea
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Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Dim 12 Oct - 14:58 (2014)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE Répondre en citant

C'est un très joli texte c'est vrai qu'on sent bien les deux parties. J'y ai trouvé du bon dans les deux ^^.
Un très beau texte.
Dim 12 Oct - 14:58 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:22 (2016)    Sujet du message: LA SECTE D'EPICURE

Aujourd’hui à 22:22 (2016)
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