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Pour rien.

 
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Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
Coup de Coeur ...

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MessagePosté le: Lun 13 Oct - 20:33 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

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Terry inspira profondément avant de toquer à la porte.
« - Bonjour ! Asseyez-vous ! L’accueilla d’une poigne ferme, la Chef de la police.
- Bonjour Chef ! Répondit Terry, réajustant le dynamisme de sa voix à celui de son interlocutrice.
- Inspecteur Fied, je vous remercie pour votre disponibilité ! L’inspecteur Dunham est en arrêt maladie pour une durée encore indéterminée, c’est pourquoi nous avons fait appel à vous. Vous avez déjà eu l’occasion de travailler à ses côtés, vous connaissez donc ses méthodes d’investigation et de travail !
- J’ai effectué mon stage sur le terrain avec lui, en effet, mais cela ne représente que quatre semaines... Clarifia Fied, pour éviter les malentendus.
- Vous êtes un bon élément, selon ses dires. Et vous êtes le seul à avoir répondu favorablement à notre appel ! Lança la Chef, ponctuant sa fin de phrase par un petit rire incontrôlé. Vous occuperez son bureau en attendant son retour. Prenez vos aises !
- Merci Chef ! »
Sans plus de cérémonie, Terry fut laissé seul à ce qui serait son bureau, de façon provisoire. Il balaya la pièce d’un regard neuf. Il y a quelques mois, il n’était qu’un stagiaire avec peu d’expérience. Aujourd’hui, la quarantaine approchante, il avait obtenu son grade, mais le travail sur le terrain relevait encore de l’anecdotique.
Il prit place dans le fauteuil vacant, espérant récupérer un peu de la prestance de celui qui lui avait tout appris, remonta ses lunettes, pourtant bien vissées sur son nez, et ouvrit un tiroir afin de se plonger dans les affaires en cours.
Le calme fut de courte durée, la sonnerie du téléphone fit sursauter Fied.
« - Inspecteur Dunham, Bonjour ! On a retrouvé trois c…
- Excusez-moi, si vous me permettez de vous interrompre, je suis l’inspecteur Fied, je remplace monsieur…
- Peu importe, rendez-vous immédiatement à la villa des Mon, la baie de Shinnecock, vous voyez ? Je vous envoie l’adresse immédiatement !
- M…Merci… »

Terry raccrocha, la boule au ventre. Il n’avait plus le temps de se perdre dans des interrogations inquiètes, ni celui de se familiariser avec l’équipe ou les locaux. Il avala une gorgée d’eau qui passa aussi difficilement qu’une rasade de vodka, puis se mit en route.

***

Terry Fied n’eut aucun mal à trouver le lieu du drame. Des villas prétentieuses, il n’en manquait pas dans le coin, mais une seule était emmaillotée de jaune. Il se serait cru à l’entrée d’un festival prestigieux tant les curieux avaient de l’allure. Il vérifia pour la première fois, l’efficacité de son insigne, se frayant un passage parmi la petite foule distinguée. Moïse et la mer Rouge. Terry était fier.
L’entrée de la villa se dessinait sous une pergola en pin où grimpait un wattakaka dont les fleurs habillaient les rambardes d’un petit pont de bois. Terry emprunta le passage destiné, et ne put s’empêcher d’admirer la vue. D’un côté celle de la baie, poinçonnée d’éclats dorés. De l’autre, la maison des Mon. Une immense baraque en bois. Une seconde, il avait oublié ce pourquoi il se trouvait ici. Il culpabilisa.
« Inspecteur Fied ? »
Terry acquiesça d’un signe de la tête.
« - Nous avons retrouvé deux corps, l’équipe scientifique a pu confirmer qu’il s’agit bien de monsieur et madame Mon, les propriétaires de la villa. Ils ont été retrouvés assassinés dans leur chambre et nous estimons leur mort aux alentours de 23h la nuit dernière.
- Comment se fait-il que nous soyons alertés seulement maintenant ?
- La gouvernante a pour habitude de s’occuper de leur fille, elle n’a rien trouvé suspect jusqu’à ce que celle-ci demande à embrasser ses parents avant d’aller à l’école. Suivez-moi. »

L’inspecteur découvrit la scène du crime, et ne put réprimer une tentative de se cacher les yeux. Les corps des parents étaient dénudés, ensanglantés, leurs organes génitaux légèrement brûlés. Leur décès semblait résulter d’une série de coups violents répétés jusqu’à perforation. Les brûlures étant post-mortem.
Un frisson d’horreur lui parcourut l’échine. Pendant la courte durée de son parcours professionnel, Terry n’avait jusqu’alors eut affaire qu’à des délits mineurs. Le tableau qui se dressait devant lui était d’une atrocité à laquelle il n’avait pas eu le temps de se préparer.
La position des cadavres n’avaient rien de naturel. Ils semblaient avoir été déplacés et agencés de manière à les exposer le plus possible. Chacun allongé sur le dos, bras et jambes en étoile. La scène témoignait de l’œuvre d’un pervers. Mais Fied ne croyait pas en l’évidence.
« - Où puis-je trouver la gouvernante s’il vous plaît ?
- Madame Chattertone a été transférée à l’hôpital Saint-Joseph, le choc de cette découverte macabre aurait provoqué un arrêt cardiaque. Elle est actuellement dans un état critique. Son pronostic vital est engagé. Mademoiselle Mon, quant à elle, semble très perturbée.
- Puis-je la rencontrer ?
- Vous me demandez la permission ?! Je vous conduis à sa chambre. Elle n’a pas voulu la quitter depuis. »
***
« Au bout du couloir, à gauche. »
L’inspecteur Fied remarqua une tâche sur la moquette du couloir, qu’il associa rapidement à de l’urine.
Il usait de tous les artifices possibles pour ne pas montrer la panique qui l’agitait. A mesure qu’il avançait vers la chambre de la fillette, les battements de son cœur se faisaient de plus en plus désordonnés.
Juste devant l’entrée, une flaque d’eau qu’il assimila rapidement à de l’urine en s’approchant. Il poussa la porte déjà entrouverte avec une extrême lenteur pour ne pas brusquer l’enfant. Il resta immobile, ne sachant pas comment s’annoncer. Assise devant sa coiffeuse, les yeux embués de larmes, elle faisait et défaisait sa tresse, mécaniquement.
« - Mademoiselle Mon ? Osa prononcer Terry, nerveusement.
- Lady, précisa la petite fille en reniflant légèrement. C’est mon prénom.
- C’est joli.
Lady adressa enfin un regard à l’inspecteur, ce qui le désarçonna complétement. Il pouvait y lire son désarroi, sa douleur.
- J’ai peur, Monsieur.
- Evidemment que tu as peur.
Terry ne pouvait se résoudre à effectuer un interrogatoire classique des témoins, étant donné les circonstances. Touché en plein cœur par cette petite, il décida de mettre de côté le flic une minute, afin de la réconforter.
« -Tes parents sont partis au ciel, ils sont bien là où ils sont, tu sais …
- Ils sont morts. »
Cette phrase eut sur Terry l’effet d’une décapitation. Lady n’était plus une enfant. Plus depuis quelques heures et elle ne le sera plus jamais. Il en avait conscience.
- Tu m’as dit que tu as peur ? De quoi exactement ?
- Du bruit. J’aime pas le bruit.
Terry ignorait quoi répondre à ça. Il n’avait pas le costume de psychiatre et ne se sentait pas plus à l’aise dans ses bottes d’inspecteur. Il s’apprêtait à retourner sur la scène du meurtre pour relever d’autres indices quand la petite reprit la parole.
« - J’ai plus rien entendu. J’étais là. Ils ont plus crié… Sanglota Lady.
- Ce n’est pas de ta faute. Ne pense jamais ça, d’accord ?
- Si, c’est à cause de moi.
Désemparé, Terry fit la seule chose qu’il pouvait faire pour elle. La remettre entre les mains de ceux qui savent gérer.
- Je vais te présenter une dame très gentille, elle va prendre soin de toi. Tu vas voir… »
Il tentait plus de se rassurer lui que la gamine. Mais une colère l’animait, la même qui l’avait poussé à faire ce métier. Faire que ces actes ignobles se reproduisent le moins possible. Il n’avait pas non plus d’illusions à ce sujet. Des malades, des psychopathes, des pervers, il y en aurait toujours, avec ou sans lui au sein des forces policières.
Déterminé à retrouver l’assassin, il quitta maladroitement la petite fille qui resta prostrée, le suivant du regard jusqu’à ce qu’il sorte de la pièce.

***
Après deux jours d’enquête, il s’était avéré qu’il n’y avait eu aucun objet volé, l’argent n’étant même pas caché, n’avait pas disparu. Aucune trace d’effraction dans la maison, ce qui resserrait considérablement la liste des suspects. La thèse de pervers névrosé semblait toujours la piste la plus probable dans la tête de Fied, bien que l’absence de marque d’effraction la rendait contestable. L’interrogatoire du voisinage n’avait pas été concluant. Les témoignages se rejoignaient à dire qu’ils n’avaient rien entendu de suspect cette nuit-là, que la famille Mon était une famille sans histoire, appréciée de tous. Et bien que l’inspecteur ne soit pas né de la dernière pluie, il avait tendance à appuyer leur version.
Il manquait une pièce élémentaire à la reconstruction du puzzle. La gouvernante. Toujours dans le coma, elle enfermait peut-être avec elle, une des clés de l’affaire. C’était elle qui avait découvert les corps Les Mon. Après tout, elle pouvait être l’assassin. Mais pour quels motifs ? Fied se posait mille questions et n’avaient pas l’ombre d’une réponse satisfaisante.
Il avait besoin d’informations, et la seule personne capable de lui en fournir, c’était la petite Lady. Et s’il fallait qu’il la bouscule un peu pour obtenir ce qu’il veut, il le ferait. La pression de ne pas résoudre cette affaire pesait sur ses épaules.
La petite blonde n’avait pas prononcé un mot depuis leur conversation. Ni avec la psychiatre, ni avec les médecins. Elle ne se nourrissait que de barres chocolatées, errant dans la salle d’attente de l’hôpital.
Terry se rendit donc à l’hôpital sous couvert de prendre des nouvelles de Madame Chattertone, fit acte de présence dans la chambre de la patiente, manquant au passage d’atterrir sur son corps en glissant.
A travers les stores de la chambre, il observait la fillette, s’attendrissant sur son pauvre sort. Le monde qui trafiquait autour n’avait aucun effet sur elle. Les malades qui hurlaient, les familles en pleurs, les médecins affairés, les infirmières essayant de la réconforter. Lady était dans une bulle, un cocon pour se protéger, se dit Terry intérieurement. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas immédiatement qu’elle le fixait. Mal à l’aise à l’idée qu’elle puisse se sentir agressée par son regard à lui, il se dirigea dans sa direction. Ses yeux ne le lâchaient pas.
« - Bonjour Lady ! Tu te souviens de moi ? Je suis l’Inspecteur Fied…
-…
L’enfant continuait à le scrutait, toujours enfermée dans un mutisme.
- Tu dois beaucoup t’inquiéter pour ta gouvernante…
- …
L’attitude de Lady déstabilisait complétement l’inspecteur.
- Tu t’entends bien avec elle ?
La sonnerie du portable de Terry mit fin à ce monologue oppressant. Il s’éloigna un moment.

« - Allo ?
- Inspecteur, nous avons de nouveaux éléments sur l’affaire Mon. L’arme utilisée est probablement un marteau. L’ADN de madame Chattertone a été retrouvé sur la scène du meurtre. Les brûlures auraient été faites à l’allumette.
- Je vous remercie pour ces informations. »
Terry avait maintenant de lourds soupçons sur la gouvernante. Elle avait libre accès à toute la maison, elle connaissait la famille, leurs habitudes. Elle était la mieux placée pour les tuer. Lui restait à découvrir, à quelle fin.

Retournant aux côté de la petite, il chercha à en savoir plus sur sa relation avec la gouvernante.
« - Madame Chattertone, est-elle une bonne gouvernante ?
- …
- Tu n’as pas envie de parler, je peux le comprendre. Mais moi je ne cherche qu’à t’aider Lady. Aurais-tu remarqué une attitude étrange de la part de ta gouvernante ? S’entendait-elle bien avec tes parents ?
Le visage de la blondinette afficha brutalement une expression de colère. Terry en conclut qu’il avançait dans la bonne direction.
- Tu n’es pas encore prête, ce n’est pas grave. J’ai tout mon temps. »
Fied n’en avait pas et il le savait. Il avait la désagréable sensation de pédaler dans le vide. Pourtant les preuves pointaient toutes la même coupable. Chattertone.
***
« Inspecteur, nous avons une terrible nouvelle. Madame Chatterton est décédée dans la nuit.
- Non… Non c’est pas possible ! Ma première affaire ne peut pas rester en suspens.
- Notre principale suspecte étant morte, nous pouvons considérer l’affaire comme classée.
- Chef… Il y a trop de zones d’ombres, si l’on s’appuie sur les faits uniquement…
- Je vous donne vingt-quatre heures pour boucler l’enquête… Autre chose … Mademoiselle Mon souhaiterait s’entretenir avec vous.
- Elle a parlé ?
- Elle s’est présentée au poste tout à l’heure, déclarant qu’elle vous cherchait. Moi je fais pas dans le social, j’ai pas le temps, mais si ça vous amuse, je vous laisse la consoler ! »
La Chef disparut du bureau de Fied, annonçant à la petite qu’elle pouvait entrer.
« Lady, je te remercie de bien vouloir me…
-Vous êtes un idiot. Déclara-t-elle sur un ton qu’elle n’avait encore jamais emprunté jusqu’à présent.
- C’est ta douleur qui parle, c’est normal.
- Non, c’est votre imbécilité qui me fascine. Rétorqua Lady, impétueuse.
- Jeune fille, fais attention à la façon dont tu me parles !
Fied se sentait complétement dépassé.
- Je vous parle comme bon me semble, voyez-vous, je fais ce que je veux.
- J’imagine comme cela doit être difficile, Lady, perdre tes parents et…
- Je vous arrête tout de suite. Je n’ai rien perdu, je ne perds jamais. Mes parents sont des perdants.
- Tu ne devrais pas dire ces choses, tu le regrettes déjà j’en suis certain !
Fied ne savait plus comment gérer cette conversation. Il lui devenait impossible de maîtriser les propos de la jeune fille. Elle lui semblait métamorphosée. Elle n’avait plus rien du petit ange déchu.
- Le regret ? Je ne sais pas ce que c’est.
- Le regret, c’est quelque qu’on…
- Je ne vous ai pas demandé la définition, imbécile…
- Petite c… Non reste calme, ce n’est qu’une gamine. Terry ne se rendait même pas compte qu’il pensait à haute voix.
- Conne ? Vous pouvez le dire, ça ne me touche pas.
- Ta colère est compréhensible mais ton insolence n’est pas tolérable. Tu dis que tes parents sont des perdants ? Pourquoi ? Je voudrais comprendre.
- D’aussi loin que j’en souvienne, et j’ai une excellente mémoire, mes parents ont toujours été des perdants. Ils ont perdu leur temps, le mien surtout. Ils ont perdu leurs clés, leur fils, leur carte bleue, leur…
- Leur… fils ?
- Oh pardon, leur fœtus, pour être exacte. C’est comme ça qu’on dit ? Un bébé qui meurt avant d’être né, n’est-ce pas ? Le fœtus qui n’avait pas encore de nom, le fœtus qui serait toujours dans nos cœurs, le fœtus qui existerait à jamais. Bla. Bla. Bla. Intouchable, celui-là, il a tout gagné à crever.
- …
Terry était sous le choc. Comment de tels propos pouvaient-ils sortir de la bouche d’une enfant de huit ans ?
- Oh ! Vous avez perdu votre langue, vous aussi ? Ça tombe bien j’ai retrouvé la mienne… Je vais vous raconter une petite histoire… Dimanche soir, j’ai décidé de tuer Mère. »
Terry s’enfonça dans son fauteuil, anéanti.
« Abigail est une bien meilleure cuisinière. Etait. Mère avait une qualité indéniable. Son absence. Ce soir là, je regardais un Disney. Et je l’entendais hurler oui, donne-moi plus. Oui, encore. J’ai voulu la faire taire. Mais la maison est trop bien rangée, à cause d’Abigail. Une ménagère hors pair. Et tous les objets qui pouvaient m’être utiles étaient inaccessibles. Mais je grandis. Vite. Bientôt je pourrai faire du cheval… Ou tuer un cheval.
Un monstre d’indifférence. Voilà ce qu’était Lady.
Le monde a une infinité de possibilités. Je suis donc allée au garage de Père. Père interdit l’accès à Abigail. Alors ça a été facile. J’ai trouvé un marteau. Et j’avais vu comment Père enfonçait les clous. C’était facile. Taper fort, et bien viser. Je suis excellente. Alors je suis entrée dans la chambre. Et là j’ai vu Père emboité en Mère. A tous les coups, ils voulaient refaire un fœtus. Mais là ils dormaient. Père était donc aussi irrécupérable que Mère. Alors j’ai donné un grand coup dans la nuque de Père. Il a eu l’air de se réveiller et en fait non. Il est mort. Mère a commencé à se réveiller. A crier. Juste pour m’énerver. Alors j’ai donné des coups dans la gorge. Pleins. Quand ça a commencé à déchirer la peau, j’ai arrêté. Et puis j’ai recommencé ailleurs. Sur Père aussi, parce qu’en fait sans Père, pas de fœtus. C’était comme taper dans des poupées de chiffons. Du bruit mou. Mais avec des craquements, comme les céréales. J’ai arrêté quand j’ai vu du sang. C’est dégoutant. Et ça tâche. Et Abigail aime pas quand ça tâche. Aimait pas… Je m’aime. Et Abigail m’aimait. Alors on s’entendait bien. Elle était pratique. J’aurais bien aimé qu’elle soit ma mère. Mais elle est morte. Tant pis, j’en trouverai une autre. Si je suis venue, c’est parce que je ne peux pas vous laisser croire que c’est Abigail qui a fait ça.
- Parce que vous ne voulez pas qu’elle soit accusée à tort ?
Terry cherchait une once de compassion chez Lady.
Une aiguille dans des hectares de foin.
- Vous ? Vous ne me tutoyez plus ? Vous me respectez désormais. Vous êtes sage. Mais un abruti. Vous ne comprenez donc rien ! Je ne peux pas la laisser récolter les lauriers à ma place.
- VOUS avez conscience que vous avez détruit la vie de plusieurs personnes et la vôtre aussi. Vous allez être incarcérée. Vous savez ce que ça veut dire ?!
- On me fera à manger ? J’aurais la télé ? Dites, y aura des Disney ? … Oups, j’ai fait pipi. »

***

Les tests de divers médecins démontrèrent que Lady Mon présentait les caractéristiques de la triade MacDonald, autrement connue sous le nom de triade de la sociopathie. La justice la jugea irresponsable de son acte. Elle fut transférée en psychiatrie où elle apprit au fil des années à cuisiner.
Pourquoi diable aurait-elle encore besoin des autres ?
Pour rien.
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Rafistoleuse
Lun 13 Oct - 20:33 (2014)
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ATea
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MessagePosté le: Mar 14 Oct - 11:11 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Ton texte m'a fait une drôle d'impression. Je ne saurais dire exactement quoi. Je pense que je reviendrais le lire à froid. J'te livre ma première idée comme ça en abrupt.

Ce n'est pas dans le sujet en soi, pas du tout, c'est plus dans les dialogues. En fait, la petite a huit ans, et même si c'est une belle sociopathe de concours, je trouve que son discours est beaucoup trop agencé, étudié. Elle n'a pas les mots d'une enfant alors qu'un enfant sociopathe reste malgré tout enfant. Même si ses actes sont horribles, et qu'elle a un lourd sentiment d'humiliation, de colère ou autre, elle l'exprimera avec son âge de huit ans. Et du coup, j'trouve qu'il y a un décalage important entre la Lady Socio (qui parle de façon effrontée, et hautaine, avec des mots extrêmement posés, une répartie trop raisonnable) et la Lady Enfant (qui parle d'occupations enfantines au moment où Terry lui parle prison)


Pour l'énurésie, en recherchant activement, j'ai trouvé qu'il s'agissait d'énurésie nocturne et non diurne dans la triade. Ceci dit les théories peuvent bien être remises en cause. 




Au niveau de la forme, parce que ça m'a sauté aux yeux, à quelques phrases d'écart.
Citation:
L’inspecteur Fied remarqua une tâche sur la moquette du couloir, qu’il associa rapidement à de l’urine
Il usait de tous les artifices possibles pour ne pas montrer la panique qui l’agitait. A mesure qu’il avançait vers la chambre de la fillette, les battements de son cœur se faisaient de plus en plus désordonnés. 
Juste devant l’entrée, une flaque d’eau qu’il assimila rapidement à de l’urine en s’approchant.



Il manque aussi des débuts/fins de guillemets

 
Citation:
Mais je grandis. Vite. Bientôt je pourrai faire du cheval… Ou tuer un cheval.»
Un monstre d’indifférence. Voilà ce qu’était Lady. 
« Le monde a une infinité de possibilités.



Par contre, j'ai remarqué les verbes d'action que tu as inséré dans les dialogues en première partie en tout cas. Et du coup, on sait quand il y a un sourire et une attitude particulière et ça, c'est cool







En fait, j'ai l'impression que tu as été prise par le temps pour ce texte, il me paraît moins abouti que tes autres textes. C'est peut-être moi qui suis fatiguée de la journée aussi (déjà que j'ai mis quelques heures à me rendre compte qu'on disait "Jeter l'éponge", et non "Jeter l'encre" 
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MessagePosté le: Mar 14 Oct - 11:41 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Yaaah !!! 


Trop forte la gamine !! !


 
Citation:
- Petite c… Non reste calme, ce n’est qu’une gamine. Terry ne se rendait même pas compte qu’il pensait à haute voix.



Ca m'a fait marrer ça xD


Mais ouais comme Atea, au niveau des dialogues c'pas trop ça, ça sonne pas oral comme language, pas qu'ceux d'la gamine, en fait ça va mieux à partir de la réplique sus-cité j'trouve :p 


Sinon dans l'déroulement d'l'intrigue etc, ça passe crème, et j'aime beaucoup cette Lady 
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Mar 14 Oct - 11:41 (2014)
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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 06:06 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Atea ... Je pense que le relire à froid te fera l'apprécier encore moins et trouver plus de défauts encore (ne le fais pas, dis, ok ? Laisses-en aux autres )

Le sujet que j'ai abordé, je ne le connais que peu, et pourtant je me suis renseignée justement pour écrire, même si ça n'en donne pas l'air. Et je suis tombée sur des témoignages de parents dont leur enfant a des mots très crus et des discours très froids et calculateurs, malgré leur âge...
Mais peut-être bien que je n'ai pas su viser juste avec mes dialogues... Je reconnais...

Pour l'énurésie, elle est nocturne bien souvent en effet Embarassed Et pour la répétition, c'est vraiment une stupide erreur. La première phrase n'aurait pas dû rester ...

Les guillemets... Ben ... Oui... Voilà quoi ^^

Je trouve ça dommage que tu aies eu cette impression de précipitation mais c'est comme ça ... Rolling Eyes



Merci pour ton commentaire détaillé, ça me sert forcément à avancer


Jackal ... merci pour ton commentaire... Ben pour les dialogues, comme je disais plus haut là, ben je pensais pas tomber à côté ... Mais j'ai sans doute trop exagéré les traits... Je sais pas...

Sinon ben je suis contente que l'intrigue soit passée, c'est déjà ça
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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 07:23 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Rafi, y'a une chose dont je n'ai pas douté. C'est bien que tu te sois renseignée!
Et j'me suis doutée que c'était une histoire de relecture pour la phrase et les guillemets. Mais des fois, on s'en rend même pas compte en relisant ^^
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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 21:42 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Bon j't'avais promis femme alors g lu :p

Et t'avais trop raison, ça m'a foutu hyper mal à l'aise (tu m'connais grave ^^)... vu que c trop pas mon genre de friandiz j'va de ce pas être honnête, difficile de te dire si t'as respecté les codes du thriller, ou de la sociopathie de l'enfance, j'm'y connais qu'à moitié j'veux dire...

Là où que j'te suis et je te lève mon couvre chef, c'est qu'tu oses, tu sors de tes habitudes pour nous pondre ça, et tu prends des risques, et j'trouve que t'as la classe de faire ça...parce que moi ça m'impressionne quoi...

Globalement j'trouve ça bien écrit, bien construit, ça m'a pas emmerdé à lire, y a du rythme, et j'ai trouvé une vraie application dans les décors, et un texte bossé où j'sens bien ton implication...

Donc j'ai envie de dire que pour le courage, et le taf énorme que t'as fourni là dedans, championne!

Et après...

...pour la môme qui bute ses parents...trop violent pour ma petite âme d'Eskimo c clair Neutral

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Mer 15 Oct - 21:42 (2014)
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MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 00:16 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

J'essaie de me racheter auprès de ton âme d'eskimo ...

Je te remercie... Parce que je me suis impliquée c'est vrai, parce que j'avais un peu envie qu'on se dise que ça me ressemble pas, dans le thème abordé mais pas seulement...

Après je flippais un peu de choquer un peu trop les plumis, après être mal à l'aise face à ce genre de récit, c'est logique. C'est un peu anxiogène... Maaais je voulais tenter...^^

En tout cas merci ! Beaucoup.
_________________
Rafistoleuse
Jeu 16 Oct - 00:16 (2014)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 13:24 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Je te découvre dans un univers où l'on a pas forcément l'habitude de te lire.Tu plantes rapidement le décor et l'ambiance en t'appuyant sur de belles descriptions puis l'histoire vire au sombre. Et c'est très bien mené. Et rythmé.
Les dialogues ne m'ont pas forcément fait tiquer. Elle est extrêmement intelligente, et, réaliste ou pas, ils participent à la mise en lumière des travers de ton perso. 
J'ai par contre rapidement soupçonné le véritable coupable. Et le fait qu'il se dénonce m'a surpris un peu. Je l'aurais plus vu dans la manipulation. Mais ça se discute.
Au final j'ai aimé te lire dans cet univers-là. Bravo
Jeu 16 Oct - 13:24 (2014)
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Perrine PONT
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MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 14:33 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Je suis pas vraiment d'accord avec les autres... Je trouve que les dialogues peuvent parfaitement être ceux d'une petite de 8ans. J'en croise quelques unes et certaines sont plus éveillées que d'autres mais d'experience, c'est possible.


Bref, pour le reste, c'est plutôt bien monté. J'ai pas de recul ni d'experience de lecture, donc je ne sais pas les efforts que cette écriture a demandé.


Par contre désolée, mais j'avais la fin à l'instant où Lady entre en scène.
Jeu 16 Oct - 14:33 (2014)
Auteur Message
Octobell
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MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 16:31 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

J'ai commencé à écrire mon commentaire avant de lire les autres, pour pas oublier ce que j'avais à dire avant la fin de ma lecture, et voilà ce que ça donnait :

"Wow, bah moi y’a quand même une chose qui m’impressionne, c’est la manière dont tu as posé ton style ! Ca, dans une nuit des plumis, je l’aurais pas du tout estampillé Rafi ! Y’a du classicisme, de la description, des éléments posés avec précisions… Ca se voit que tu as vraiment travaillé tout ça, et je pense que l’exercice t’a été favorable (même si j’imagine qu’il a été difficile)."

Voilà, j'te promets que c'est pas du tout pour te caresser dans le sens du poil, alors je réitère et je confirme : le travail effectué se voit ! Alors tu peux t'en satisfaire !

Quant au dialogue... Bah moi non plus ça ne m'a pas choquée en fait. Partant du principe que la gamine est sociopathe, ça ne me paraissait pas choquant qu'il y ait cette froideur et cette distance, certes paradoxale avec certaines réflexions plus enfantines, mais bon, comme il s'agit franchement d'une déviance, elle a sûrement pas toutes ces notions-là. 'Fin.. j'en sais rien à vrai dire, moi ça m'a pas semblé manquer de cohérence.

Par contre, c'est avec Yannick que je suis d'accord, et je l'aurais pas vue se dénoncer non plus. Mais bon, ça aurait peut-être demandé beauuucoup plus de temps que de mener à l'accusation de la gamine.

En tout cas, je salue platement ce choix d'être sortie de tes sentiers battus, tu t'en es vraiment très bien sortie, et tu n'as pas du tout à rougir de ce texte. BRAVO !
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Octobell

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Jeu 16 Oct - 16:31 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 12:20 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Alors alors... je réponds un peu tard quand même là Embarassed

Donc, en ce qui concerne la coupable, j'ai espéré naïvement (avant de commencer à écrire) que je pourrais trouver un scénario qui vous mènent sur de fausses pistes. Et puis rien que la maladie de Lady Mon m'a happée dans un monde un peu spécial, un peu flippant, comme un film sauf que c'est réel... Bref^^ Je me suis vite rendue compte que pour le scénario ça allait être compliqué mais j'ai pas non plus trouvé une fin à la va-vite... Pour moi ça collait avec son personnage, de se dénoncer. Lady cherche son intérêt avant tout, sauf qu'elle a huit ans, et malgré les horreurs qu'elle peut dire ou faire, je voulais qu'elle continue à avoir huit ans, par petites touches ... Parce que dans le fond, elle ne comprends pas ce qu'elle reproche à ses parents, elle n'arrive pas à mettre de mots là-dessus. Elle a un mal-être qui existe depuis toute jeune et qui a pris des proportions dangereuses sans que personne ne s'alarme. Elle se sent rejetée depuis toujours, alors elle a appris ( façon de parler) à ne considérer les autres que comme des moyens d'avoir ce qu'elle veut ou juste des entraves à ses désirs. Au moment où elle assassine ses parents, elle s'imagine vivre pour toujours avec sa gouvernante qui l'adoptera et l'élèvera comme elle l'a quasiment fait jusqu'à présent. Mais lorsque celle-ci se fait accuser à sa place, et que Lady apprend par dessus tout qu'elle est finalement morte. Lady n'a plus le moindre intérêt à garder le secret de son meurtre. Et puis il y a ce coté fier : c'est moi qui l'ai fait, j'ai réussi mon coup, je suis trop forte.
Voilà pourquoi j'ai trouvé que se dénoncer n'était pas une fin si impensable. Probablement la plus facile, étant donné le manque de temps devant moi mais honnêtement je trouvais que ça se tenait ^^ Après j'ai pas douté une demi-seconde que vous sauriez le coupable dès le début. Si j'avais la plume plus rapide et plus prolixe, j'aurais justement accentué plus encore, ce côté manipulation. J'avais pensé à des flash-backs dans l'histoire mais j'avoue avoir eu peur de vous perdre complètement ^^

Mon défi (personnel) était ailleurs ce coup-ci... D'abord je voulais écrire un texte où on se dise pas, tiens elle a fait du Rafi (j'aime bien faire du "moi" ^^ mais je voulais me prouver que je pouvais faire autre chose aussi). Après j'avais encore les commentaires d'Atea sur les dialogues et de manière générale, je sais que c'est ma faiblesse, du coup j'espérais m'améliorer là-dessus et être crédible et cohérente... Pour le coup entre ceux qui ont pas tiqué et ceux qui ont tiqué, c'est kif-kif, donc je m'en sors pas mal... ^^

En fait je voulais sortir de mes habitudes, et voir ce que ça donne et en lisant vos commentaires, Nick, Mo, Perrine, ben je me dis que j'ai bien fait d'essayer !

MERCI BEAUCOUP
_________________
Rafistoleuse
Mar 21 Oct - 12:20 (2014)
Auteur Message
Linelea
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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 19:30 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Tu as carrément bien fais d'essayer !!

Pour ma part j'ai pas trop tiqué non plus sur les dialogues ! Quand arrive la gamine sur d'elle, j'ai compris qu'un truc clochait et qu'elle était d'une certaine façon malade et impliqué dans la mort de ses parents.
Mais tu n'as pas non plus gâché mon plaisir car jusqu'à ce qu'elle le dise je ne savais pas que c'était elle la coupable. Et franchement quand je vois ma fille parler parfois, je me dis que même les enfants on une sacré répartie ! Donc rien de dérangeant pour ma part.

Pour ce qui est de la dénonciation, ben... moi j'aime bien que ce soit elle qui le fasse, je trouve que ça amplifie sa folie, le fait qu'elle ne se rende pas compte des conséquences...

Ce qui m'a fait sortir de certains passages, les erreurs d'écriture, comme la phrase répétée... Mais je me suis vite replongé dans les texte.
J'ai senti une certaine précipitation dans la mort de la gouvernante, mais peut-être un manque de temps, visiblement tu ne pouvais pas gérer une scénario trop compliqué (mais je trouve que déjà tu as vachement pensé le tien ! ).

Ce qui était cool : tes personnages, (et j'en demande encore plus sur ton inspecteur ! ^^), Lady, horrible ! les détails , la mise en scène, ...

Et chapeau aussi, pour ce style où l'on ne te connait pas des masses...
Mar 21 Oct - 19:30 (2014)
Auteur Message
ATea
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 945

MessagePosté le: Mar 21 Oct - 21:33 (2014)    Sujet du message: Pour rien. Répondre en citant

Rafistoleuse a écrit:
Et puis il y a ce coté fier : c'est moi qui l'ai fait, j'ai réussi mon coup, je suis trop forte.
Voilà pourquoi j'ai trouvé que se dénoncer n'était pas une fin si impensable. 



Rafi, Ta fin est pour moi, loin d'être impensable justement. Elle est cohérente.


Je dirais même, que pour un psychopathe, qu'il n'y a pas forcément une histoire de fierté dans le fait de se dénoncer. Certains se glorifient de leur précision, de leur savoir-faire, ils ont envie de montrer cette supériorité aux autres, ils ont envie que les autres aient peur. C'est quand ils lisent la peur, le malaise dans les yeux des autres qu'ils se construisent mais d'autres n'ont que faire de cette fierté, leur personnalité n'étant pas sensible aux flatteries, aux lauriers ou autre, j'aurais plus vu ça comme jouer avec l'autre, le mettre mal à l'aise, voir le malaise que ça procure chez son interlocuteur. Et ça, c'est encore plus psychopathe pervers... Et Lady Mon, je l'imaginais vraiment comme ça.
Elle est détachée de ses sentiments, elle perd tout au moment du décès de la gouvernante. C'était la dernière chose qui la raccrochait à une part d'humanité.




Bon c'est pas glorieux pour son futur mais bon... du coup, la maladie est bien là et assumée jusqu'au bout!
_________________
ATea.
Mar 21 Oct - 21:33 (2014)
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