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Corruption & Cie.

 
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ATea
Plumivores
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Messages: 945

MessagePosté le: Mar 14 Oct - 10:16 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

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« J’arrive. » 
  
James Royce raccrocha aussi sec, saisit sa veste et se leva promptement. Emily se redressa sur sa chaise, cessant sa tâche de saisie informatique et sonda du regard son jeune collègue. 
  
« Un problème James ? 
-       Mmh, Lady Jin veut m’entretenir à propos d’une chose sérieuse. 
-       Lady Jin a toujours quelque chose de sérieux à dire, marmonna Emily 
-       Certes. Il faut pourtant que je la retrouve chez elle. 
-       Voulez-vous que je vienne ? 
-       Euh non, non, ça va aller. Je vais pouvoir me débrouiller. Ai-je toujours l’air aussi novice pour que vous continuiez à me couver de la sorte ? 
-       Pas le moins du monde ! C’est juste que je ne la sens pas sincère, cette Lady Jin… fit-elle avec une moue réprobatrice. 
-       Vous êtes méprisante. Attention Emily, vous devenez comme ces vieilles mégères, jalouse des plus jeunes que vous, répondit-il, taquin. 
-       Je vous signale qu’elle a déjà quarante trois ans ! 
-       Et vous quarante et un, oui je sais. » 
  
Emily rougit jusqu’aux oreilles, gênée d’être prise en plein délit de coquetterie. Elle ne savait pas résister aux attaques de James. Cela faisait six mois, trois semaines et quatre jours, qu’il avait posé son pied dans le bureau et elle était toujours aussi sensible à sa présence. Elle notait chaque jour de leur relation par une multitude de petits signes distinctifs, conservait chaque signe de partage, chaque trace d’intérêt ou marque d’amitié venant de sa part. Elle avait conscience de sur-interpréter à certains moments et se réprimandait sévèrement de sa bêtise mais l’instant d’après, James la regardait, souriant et elle fondait comme neige au soleil après avoir inscrit un énième S à côté de la date du jour. 
  
« Emily, voulez-vous toujours venir avec moi voir Lady Jin ? 
-       Non ! Vous vous moqueriez de moi, et n’aurez de cesse de me chahuter. Lady Jin s’en donnerait à cœur joie ! 
-       S’il m’arrive quelque chose, vous le regretterez ! 
-       James, il ne s’agit là que d’un dossier d’harcèlement moral… N’en faisons pas tout un drame. Vous êtes grand, vous le disiez vous-même. 
-       … et sexuel ! Imaginez qu’elle me torture ! murmura-t-il 
-       Filez avant que je ne m’énerve. 
-       Ou que ça ne vous émoustille davantage ! » lança James. 
  
Et la porte claqua. Il était fier de sa sortie. Il savait qu’elle aurait le souffle coupé. 
  
Emily se retrouva seule dans ce bureau poussiéreux. Elle sentait que le feu était revenu plus dévorant que jamais aux joues. Elle sentait que ses mains étaient saisies par d’infimes tremblements. Elle sentait aussi une douce chaleur sur son assise. Elle tenta de se maîtriser. « Emily, ma pauvre, tu es pitoyable. Il va bien falloir que tu te lances un de ces  jours ! ». Quarante et une années d’amourettes, quarante et une années de désert sexuel. Ce n’était pas son choix, initialement en tout cas, mais ça l’était devenu en définitive, enfin, par dépit. Elle se leva pour prendre un verre d’eau et se posta près de la fenêtre. 
  
James monta dans sa voiture, le sourire aux lèvres. Il espérait qu’Emily le regarde de la fenêtre. Il n’en doutait pas à dire vrai. Il se savait épié. Il connaissait la moindre de ses habitudes. Plus de six mois qu’il la travaillait au corps. Façon de parler. Il ne l’avait pas encore touché. Il s’amusait avec ses nerfs, des paroles, des sourires, des frôlements l’air de rien. Il sentait Emily attentive, captivée et captive. Il regarda sa montre. Il avait le temps. Ou plutôt il se donna du temps. Après tout, un inspecteur du travail ne travaillait pas dans l’urgence. Aucun corps nécessitant examen ou enquête ne l’attendait. Réflexion faite, il ressortit de sa voiture, ôta sa veste, dégrafa le premier bouton de sa chemise et s’étira. Son torse n’était pas ce qu’il y avait de plus musclé (Son frère avait été bien mieux doté que lui, quoique la musculation l’avait aussi aidé, il faut le dire) mais il était assez bien bâti pour qu’Emily s’étouffa derrière le carreau. 
  
James lança un regard à la dérobée et aperçut Emily reculer vivement. Il sourit et monta dans la voiture pendant qu’elle retourna s’installer sur son fauteuil, l’air coupable d’une enfant ayant surpris une scène d’amour entre ses parents. 
  
* 
  
Devant le portail, James descendit de la voiture, le moteur ronronnant toujours, il s’approcha de la grille. Un chemin de graviers remontait à travers la pelouse tondue finement, et laissait supposer que la villa était dissimulée derrière les grands bosquets et arbres majestueux. 
  
Le silence quasi religieux laissait présager un lieu de retraite et de détente. Seuls la mer, les cigales et les quelques oiseaux s’exprimaient gaiement. Tout le reste était calme et volupté, si bien qu’il hésita à briser l’harmonie. 
  
« Lady Jin ? » 
  
Pas une réponse de plus que l’ouverture du portail. 
  
James remonta dans sa voiture et poursuivit son chemin jusqu’à apercevoir des traces de pneu devant un garage. Il se stationna et coupa le moteur. Sortant de la voiture, il reboutonna le bouton et enfila sa veste malgré la chaleur montante du Sud. 
  
« Vous avez peur de vous sentir trop à l’aise chez moi, Mr Royce ? » déclama une voix féminine, suave, langoureuse. 
  
James sursauta et fit un volte-face. Lady Jin n’était vêtue que d’un peignoir aussi sombre que sa chevelure. Cintré, il mettait parfaitement en valeur sa taille de guêpe, ses hanches généreuses et ses jambes bronzées et fuselées, dignes des magazines que James regardait en cachette chez son marchand de journaux. Même si, à la réflexion, très peu de modèle portait ne serait-ce qu’un carré de tissu. Lady Jin perçut le trouble de son invité et en fut ravie. Il n’était pas si insensible qu’il voulait le faire croire. Elle venait de remporter le premier point, et se promit d’en remporter plus d’un en ce beau jour d’été indien. 
  
« Vous vouliez me voir dans le cadre du dossier R35… 
-       Je sais pour quoi je vous ai fait venir. Suivez-moi. 
-       Puis-je savoir de quoi il s’agit ? 
-       Etes vous pressé à ce point-là ? 
-       C’est que j’ai du travail au bureau, des papiers à faire et… 
-       Emily, votre si charmante, quoiqu’un peu coincée, secrétaire s’en occupera, vous le savez bien, elle vous est dévouée corps et âme. Quoique je doute qu’elle sache se servir de son corps… » 
  
James ne put s’empêcher de réagir. Il venait d’être piqué à vif. Sous-entendait-elle qu’Emily était une proie facile, et qu’il était donc de ce fait, un prédateur de pacotille ? Sa fierté lui monta d’un coup, et il serra la mâchoire. 
  
Lady Jin sourit intérieurement. « Il l’aime bien, sa prude. Un point pour moi. » 
  
Elle lui indiqua le chemin et l’invita à passer devant elle. Il lui emboîta le pas, bombant le torse pour faire valoir sa force. 
  
« J’ai eu vent que vous aviez reçu des plaintes d’harcèlement sexuel dans l’entreprise de mon tendre époux, Harry. 
-       Moral et sexuel à dire vrai. 
-       Oui, j’ai lu ça. Restons précis, vous avez raison, quoiqu’entre nous, le sexuel est de loin la partie la plus excitante du dossier, vous ne trouvez pas ? 
-       Lady Jin, nous sommes actuellement dans une procédure. Tout ce que vous pouvez dire dans cet entretien n’aura rien d’officieux, et tout sera retranscrit. Maîtrisez donc vos propos. 
-       Ne vous inquiétez pas, rien ne sera perdu de notre conversation… Strictement rien. 
-       Qu’entendez-vous par là ? » 
  
James s’arrêta, dégonflant le torse. Lady Jin lui passa devant, un sourire au coin des lèvres. Il sentit le trouble l’envahir. Il ignorait dans quelle galère il s’était embarqué, hésitant même à poursuivre l’entretien. Il savait que cette femme était diabolique. 
  
« Vous venez ? » 
  
Et sans attendre de réponse, elle lui tourna le dos et mit un pas devant l’autre. James perdit son regard exactement là où commençait la chute de reins de son hôtesse. Ses fesses rebondies et musclées charmaient ses yeux, appelaient ses mains, et firent affluer le désir au niveau son entrejambe. 
  
« J’ai oublié mon notebook dans la voiture, je vous rejoins ! » cria-t-il avant de faire demi-tour. 
  
Son émoi diminua à mesure qu’il se rapprochait de la voiture, se forçant à penser aux calculs financiers, à la pile de dossier l’attendant sur son bureau, à Emily. Sentant son sexe reprendre de l’ardeur, il se força à penser à sa grand-mère. Arrivé devant la berline, James déposa sa veste, saisit son notebook, souffla un bon coup et repartit vers la demeure. Il ne put s’empêcher de la détailler. Imposante et richement travaillée avec ses pierres blanches, celle-ci s’élevait fière, surplombant le paysage océanien. James songea à son deux-pièces et se dit que décidément, il n’y avait de la chance que pour la canaille. 
  
Il avança encore et une image l’éblouit, paralysant toutes ses pensées. 
  
Lady Jin était allongée sur l’une des deux chaises longues. Son peignoir posé négligemment à même le sol. Elle laissait à la vue de tout le monde et surtout de James, le corps d’une femme de quarante trois ans qui prend soin d’elle. Le corps d’une femme tout à fait désirable. S’il aimait jouer au chat avec la pieuse Emily, il se sentait souris dans les griffes de Lady Jin. Il ne savait dire s’il appréciait ou non cette position. James, Grand-mère te regarde, pensa-t-il. 
  
« Lady Jin, venons-en au fait, pour quelle raison m’avez vous fait venir ici ? Ne tentez pas de me corrompre, vous seriez perdante. 
-       Votre ego est bien surdimensionné mon brave. Vous ne m’intéressez pas. Installez-vous, prenez un verre d’eau fraîche. Ça vous fera du bien.  
-       Merci, bredouilla James, honteux d’être paru si vaniteux. 
-       Mon mari est un bel homme, et il me tenait à cœur de vous prévenir que bon nombre de ses petites employées rêvent d’une étreinte charnelle avec lui, pour ne point choquer vos oreilles. Ce qu’il ne veut leur offrir, m’étant fidèle. Par ailleurs, il est très prévenant, ces jeunes filles en fleur y voient des allusions. Elles sont naïves et facilement impressionnables, comme vous-même d’ailleurs. Ainsi, lorsque, prenant de l’assurance, elles lui font des avances, et elles sont nombreuses, il n’y répond pas comme elles le voudraient. Les plaintes d’harcèlement sexuel viennent de là. Uniquement de là. Harry n’est pas de ce genre-là. Rentrons si vous le permettez, le soleil est bien trop agressif pour ma peau. 
-       Euh oui, oui bien sûr. » 
  
Cette peau qui brille, cette peau qui appelle aux caresses, cette peau qui m’envoie des tas de signaux, des tas d’hormones en folie. Cette peau que j’aimerais toucher rien qu’un instant, pas plus, pas moins. Cette peau… 
  
« James, vous êtes avec moi ? 
-       Excusez moi, je pensais à des détails 
-       J’ai cru vous avoir perdu un instant. Rentrons. Je vais prendre un Gin Tonic. Vous ne désirez toujours rien à boire ? 
-       Un jus de fruit peut-être… 
-       Un mélange Orange Banane ? 
-       Euh oui, je vous remercie.» 
  
Lady Jin ouvrit une baie vitrée et dévoilant un salon spacieux, l’invita à s’asseoir dans le canapé de cuir noir, puis se retira en cuisine. A son retour, elle ne put s’empêcher de voir le malaise qui semblait submerger James. Elle le sentait prêt à défaillir. Ce serait si simple de le croquer. Un jeu d’enfant. Il ne manquait plus qu’une chose, si infime… 
  
«  Trinquons James ! 
-       A quoi ? 
-       A nous voyons ! » 
  
** 
  
James bougea. Tenta de bouger. Ses poignets étaient maintenus. Ses chevilles étaient maintenues. Ses yeux voilés de noir, un tissu en soie. Sa bouche maintenue ouverte par une boule. James paniqua, émit quelques sons. 
  
« James, laissez-vous aller. » 
  
Lady Jin ! Il reconnut sa voix, suave, sexy. Il ne sut s’il fallait être rassuré ou inquiet. Pour seule réponse, il sentit un doigt caresser ses lèvres. Des frissons le traversèrent. Le contact cessa. 
  
« Certes, la position n’est pas la plus confortable mais je suis sûre que vous allez apprécier notre petit entretien… Et maintenant que j’ai toute votre attention, je me sentirais plus à l’aise pour vous parler du fond du dossier. Pardonnez-moi ce procédé peu conventionnel, votre sérieux me troublait presque. » 
  
Une caresse suivit les contours du visage de James. Puis plus rien. 
  
« En fait, je me suis peut-être un peu trompée dans ma version de tout à l’heure… Vous ne m’avez pas reprise, je refuse de croire que c’était par méconnaissance du dossier, je préfère me dire qu’il s’agit de politesse, de bienséance ou de savoir-être. On n’accuse pas une Dame d’harcèlement sexuel. Pourtant, James, c’est bien de cela qu’il s’agit. Harry, mon mari, tente de me protéger. Faut dire qu’il est fou d’amour pour moi, ou bien que ce serait un scandale bien trop important dans sa petite vie bien rangée, j’hésite encore… » 
  
 Le contact reprit. Une main se posa sur le haut du torse. Chaude, douce, elle dégrafa les boutons, un à un, patiemment. 
  
« Voyez-vous, j’ai peut-être, effectivement était un peu insistante avec certains employés de mon mari. Mais j’ai une question pour vous… A partir de quand peut-on parler d’harcèlement sexuel ? » 
  
Des lèvres se posèrent sur le torse, le couvrant de baisers, mordillant tour à tour les tétons. Doucement. « Quand c’est agréable ? » Puis plus violemment. « Ou quand ça fait mal ? » James sentit des contractions le parcourir ici et là. Elle embrassa à nouveau son torse. « Voyez-vous, je n’ai jamais su quelles étaient les limites… » Lady Jin alternait les gestes tendres et les mouvements brusques. James ne voyait rien de ce qui se tramait. Il désespérait lorsque les peaux se séparaient, il espérait le prochain contact, il redoutait le prochain supplice. Privé de sens, privé de liberté, James n’était plus qu’un être de chair. Un pantin. Un jouet dans les mains d’une femme déterminée. Mais déterminée à quoi, il l’ignorait. Et ça l’excitait. James sentit son sexe se gonfler de désir, prisonnier de son pantalon. Lady Jin se déplaça autour de lui, s’arrêta au niveau de sa tête, souffla un air chaud dans le cou puis murmura : 
  
«  S’il y a du plaisir, on ne peut pas parler d’harcèlement, n’est-ce pas? 
-       Mmmh 
-       Je ne comprends pas, articulez. 
-       Mmmh. » 
  
James ressentit un choc sur sa joue droite. Elle l’avait giflé. Il n’en revenait pas. 
  
« ARTICULEZ ! » 
  
Une deuxième gifle s’abattit. James sentit les picotements, James sentit l’excitation. Aucune femme ne l’avait traité comme ça. Il aimait de plus en plus ça. Il en voulait encore. Comme si Lady Jin avait entendu ses pensées, elle redevint tendre, féline. Elle apposa ses ongles sur le torse, et descendit en slalomant jusqu’au bouton du pantalon. James retint sa respiration. Elle déboutonna le pantalon, le tira d’un coup sec vers les pieds. Lady Jin sourit lorsqu’elle vit le caleçon tendu par le sexe de James, satisfaite. La dose de benzodiazépine glissée dans le cocktail maison, n’avait pas eu raison de sa virilité. Elle joua quelques instants avec ses doigts sur le tissu, puis lorsque James émit un soupir, se saisit d’un ciseau et découpa le coton d’un geste franc. Le membre vigoureux s’échappa de sa prison et se dressa fier. James se sentit soudain très vulnérable. Lady Jin savoura le frisson qui parcourait son invité. Elle se délectait de cette situation. 
  
« James, sous vos tenues trop sérieuses, vous cachez remarquablement bien vos atouts ! Emily sait-elle ce qu’elle rate ? Est-ce que vous pensez à elle en ce moment ? » 
  
Sans attendre le moindre geste en guise de réponse, elle le prit en bouche, puis entama un va-et-vient, lentement, très lentement le long de la hampe. Les poignets pris, James luttait pour essayer de lui maintenir la tête. Il ne voulait pas qu’elle s’en aille, il voulait accélérer le rythme, il voulait qu’elle aille jusqu’à la garde… Il se sentait au bord de l’explosion lorsqu’elle cessa. 
  
« Lorsqu’on me supplie de continuer, lorsqu’on crie encore, est-ce moi qui suis harcelante ? » 
  
Lady Jin vit la mâchoire de James se contracter. Il hurlait dans sa tête. Ferme-la ! Continue, bordel ! Continue ! J’oublierais ton dossier ! J’oublierais tout putain mais continue ! 
  
La bouche de Lady Jin revint envelopper son sexe. James gémit et se contracta. L’intérieur de la bouche était chaud, la langue était glacée. Lady Jin promena sa langue sur la peau fine du membre viril, jusqu’à s’arrêter sur le gland gonflé d’envies. Elle l’agaça, le lécha, le frustra aussi jusqu’à sentir James près à lui échapper. Celui-ci s’était cambré, tendu. Elle le tenait, elle le savait. Elle ne ferait plus qu’une bouchée de lui. Elle monta sur la table et le chevaucha. Guidant le sexe de James jusqu’à son intimité, elle s’enfonça doucement, puis accéléra le mouvement de ses hanches. Elle dansait sur lui, enfonçant ses ongles dans le torse, le griffant par moment. Lady Jin ne pensait plus qu’à son plaisir. James était son objet de plaisir, tous comme les employés de son mari. Sans âme, juste un corps membré pour lui donner du plaisir. Sans autre chose que leur corps pour la satisfaire. Elle que son homme délaissait. Elle que son homme trompait à tort et à travers. Elle prenait son pied en utilisant chacun des hommes dans l’entourage de son mari. Il ne s’en doutait pas. Elle en jouait. Elle jouait à la pieuse épouse. Bon nombre tombait dans le piège, mais peu osait s’en vanter face à cette femme en furie. Lady Jin fut soudain prise de spasmes et ne pensa plus à rien. Son esprit était brouillé, la tête rejetée en arrière, le corps arqué sur celui de son amant. 
  
James ne put se retenir plus longtemps et céda. Sa semence chaude fut expulsée en plusieurs salves. James se sentit plus libre que jamais, même entravé. 
  
Lady Jin se retira encore palpitante mais désertée de tout désir. L’inspecteur du travail n’avait plus d’intérêt pour elle, hormis d’être une proie en cage… 
  
« James, le dossier dont vous étiez venu m’entretenir, vient de s’enrichir d’une pièce à conviction, une vidéo pour information. Malheureusement, cette même pièce vous compromettrait sérieusement. Je vous invite à ne pas négliger cet aspect… » 
  
James réalisa l’ampleur des conséquences au fur et à mesure qu’il reprenait ses esprits… Il crispa sa mâchoire et serra les poings. 
  
« Bien, je vois que vous comprenez vite. Cela dit, pour saluer votre investissement professionnel, je souhaite vous offrir une petite contrepartie. » 
  
Lady Jin s’éloigna non loin de lui. Saisit un téléphone et composa un numéro.  
  
 « Emily ! Mon Dieu ! Enfin vous répondez ! James a eu un malaise, il ne peut pas conduire dans cet état, venez le chercher, je vous en prie ! » 
  
La voix était mélodramatique au possible, digne d’une parfaite comédienne. James songea à Emily. Affolée, elle devait déjà être dans sa petite twingo bleue, appuyant sur le champignon. Elle serait probablement là d’ici dix minutes. Il l’imaginait en train de se maudire de l’avoir laissé, en train de jurer, ou au moins d’essayer de jurer… Il entendait toutes les remontrances qu’elle lui ferait, il pensait à bien des choses quand Lady Jin se rapprocha. 
  
Un souffle chaud. Un murmure au creux de l’oreille de James. 
  
« Gageons qu’elle ne résistera plus à l’appel du corps lorsqu’elle vous verra dans pareille situation… » 
  
Un courant d’air. Un parfum de femme qui s'évapore. Lady Jin s’éloigna. 
James réalisa alors qu’elle n’avait aucune intention de le libérer. 
  
Au loin, des pneus crissèrent sur le gravier… 
  
*** 
 
 
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Mar 14 Oct - 10:16 (2014)
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MessagePosté le: Mar 14 Oct - 12:43 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

Bwhahaha !! J'adore cette Lady !! Un autre style que celle de Raf', elles sont vraiment canons vos Dames de...coeur  

Alors, au début, j'ai failli pas continuer, surtout vers le début du milieu parce que j'pensais que ça allait rester...hum...nian nian chiant !! Mais en fait, ça fait un contraste de malade avec la suite, c'canon xD J'imaginais bien c'pauvre inspecteur qui s'retrouve pris à son jeu dans une version un poil plus...bourrin....



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Mar 14 Oct - 12:43 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 05:59 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

My God, j'adooore ta Lady moi aussi ! Mr. Green

Tes personnages sont bien campés et ton histoire se lit avec délectation !

Y a rien à dire, tes dialogues sont parfaits...

Bref, bravo !
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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 07:29 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

Chakal, je visais justement le contraste entre les deux femmes, deux ambiances différentes, deux approches opposées... qui perturbent notre Inspecteur puisque là où il insiste sur le côté sexuel du dossier avec Emily, il s'empresse de préciser sur le côté harcèlement moral avec Lady Jin de peur de ne trop l'échauffer. Un changement de position. Dominant/Soumis. 


Mais, dans ma tête, Emily va peut-être profiter de l'aveuglement et des liens sur James pour oser en profiter, en abuser. Le déclic en somme ^^
Tant d'années de frustration qui se déclenche, ça doit donner. 


Merci pour vos lectures / commentaires.


Et Ravie que Lady Jin vous plaise. 
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Mer 15 Oct - 07:29 (2014)
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Perrine PONT
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MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 06:52 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

Les hommes sont si prévisibles et naïfs... Moi non plus je l'aurais pas détaché !

Je ne m'attendais pourtant pas à ce que le mari protège sa femme...

Je suis d'accord avec les commentaires précédents: Les personnages sont géniaux.
Jeu 16 Oct - 06:52 (2014)
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Octobell
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MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 15:39 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

Pouh c'est chaud !

Je suis totalement admirative de ta maîtrise du genre, Atea ! Jamais trop, jamais pas assez, t'as pas peur d'employer les mots qu'il faut, c'est vraiment parfait !!

Le contraste entre Emily et Lady Jin est vraiment bien maîtrisé. Le côté gnangnan du début ne m'a absolument pas dérangé dans ma lecture, et au contraire, j'ai aimé toute la psychologie distillée dans ce passage. Au final, James, bien qu'il soit basiquement un homme xD, est presque insaisissable.

Cela dit, je doute très fortement que la prude Emily profite de la situation.
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
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Jeu 16 Oct - 15:39 (2014)
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Auteur Message
Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 21:09 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

Je ne m'attarderai pas sur le style. Rien n'a entravé ma lecture, C'est clair, propre, rythmé, fluide. 


J'ai lu un récit savoureux avec la sainte d'un côté, et la pute de l'autre, tu te sers de cette vision toute masculine pour la détourner, et lui donner corps et ainsi faire tomber James de son piédestal (une chute plutôt agréable, cela dit^^).
 Pris entre les deux, le mec ne fait plus le fanfaron et se trouve finalement tourné en bourrique (c'est le cas de le dire).
En somme tu venges Emily. Pas trop méchamment parce qu'il n'est pas si mauvais que ça, l'ami James.
Un seul petit reproche, la fin ouverte me paraissait en l’occurrence pas si nécessaire que ça. Parce que, comme Mo, je ne crois pas qu'on puisse douter de la réaction d'Emily. Même pas parce qu'elle est prude, mais parce que dans un tel contexte, une personne équilibré n'en profiterait pas. 
Conclusion, merci pour le bon moment de lecture. Bravo.
Jeu 16 Oct - 21:09 (2014)
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Auteur Message
Linelea
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Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Ven 24 Oct - 12:43 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

J'ai beaucoup aimé cette lecture et se que tu as fais de tes personnages.

Rien ne m'a choqué dans l'écriture tu as toujours le bon mot. Pour ce qui de la fin ouverte elle ne me dérange pas non plus, car certes il y a peu de chance qu'Emily en profite mais en même temps ce n'est pas si décalé que Lady Jin y pense.

Bravo
Ven 24 Oct - 12:43 (2014)
Auteur Message
ATea
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Messages: 945

MessagePosté le: Mar 28 Oct - 01:46 (2014)    Sujet du message: Corruption & Cie. Répondre en citant

Merci pour vos commentaires.


Je voulais un contraste entre les deux personnages mais je me demandais si je n'avais pas fait dans l'excès d'un côté comme de l'autre. Et la lecture de vos commentaires me rassurent.


Pour la suite, je ne pense pas qu'Emily tentera quoique ce soit dans cette position (mais l'image de la découverte la poursuivra forcément!).


Perrine, pour te répondre, je pense que beaucoup d'êtres humains sont prêts à préserver leur image avant tout, surtout dans les hautes sphères. Mais surtout, dans ma tête, ils vont bien ensemble. Couple de Pervers qui s'unissent dans leurs pratiques, joue aux marionnettes avec les autres pour trouver du plaisir ensemble. Lui prend du plaisir à utiliser ses employés pour leurs mains et leurs compétences, les broie. Et elle les utilise pour abuser d'eux mentalement et sexuellement. A eux deux, ils souillent l'humain dans tous ses recoins.


James est un ange à côté avec ses petits jeux de séduction. ^^ Mais oui, il mérite bien sa petite sentence. Bon, ça n'a pas l'air de lui déplaire, et n'est ce pas là ce qui va le déranger? Parce que Lady Jin joue avec la corde sensible de James (Je parle bien d'Emily hein...), elle use et abuse de ça. Je voulais justement qu'il ne soit plus maître sur le moment, qu'il soit manipulé et que dans un autre épisode, il se sente coupable d'avoir eu du plaisir. Dans ce cas, est-ce que ce ne serait pas de l'harcèlement dans toute sa splendeur? S'insinuer dans le plus profond de son être, dans ses pensées, lui pourrir son plaisir. C'est sadique. Lady Jin est sadique. Et sexy. 


Bref. Je m'arrête là. 
En tout cas, merci de vos commentaires. 
Merci Octo pour l'enthousiasme et le CDC
_________________
ATea.
Mar 28 Oct - 01:46 (2014)
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