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Malfrats du dimanche - Part IV

 
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Octobell
Coup de coeur
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Messages: 1 670

MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 14:54 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part IV Répondre en citant

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Dans les épisodes précédents...

Part I
Part II
Part III


_________________________


Petit panorama du bureau dans laquelle la scène se déroule : un ordinateur dernier cri, une photo de famille – l’inspecteur, sa femme, ses deux enfants, un garçon et une fille évidemment, tout souriants – deux ou trois objets éparpillés pour créer l’illusion d’une vie là-dedans, car trop de perfection tue la perfection, un téléphone qui sonne. Derrière, les placards métalliques sont alignés et bien rangés, triés par dates. A côté de la fenêtre, un bonsaï en pot, aux feuilles vertes à la couleur éclatante et taillées avec une minutie qui témoigne du passe-temps favori du propriétaire des lieux.

Et le bigo qui sonne, inlassablement.

La porte s’ouvrit brusquement sur l’inspecteur, qui se précipita sur le téléphone, au pas de course.

« Inspecteur Nagazaki ! » S’exclama-t-il d’une voix étranglée par l’effort.
« O ? »
« Maman ? P… Pourquoi tu m’appelles sur le téléphone du bureau ? »
« C’est pour une affaire, O. Une de mes filles a disparu. Je pensais qu’elle avait juste décidé de partir, ça arrive après tout, mais ce matin, j’ai reçu un… Une lettre… Anonyme… »

Nagazaki entendit sa mère s’effondrer de l’autre côté du téléphone. Il coula une œillade en direction de la porte restée entrouverte. Personne ne semblait ralentir en arrivant devant son bureau.

« Tu ne peux pas appeler la police locale, maman ? C’est que je suis un p… »
« Mon chéri, il s’agit d’une de mes filles ! Je veux faire appel au meilleur ! »

Ah, elle savait comment le prendre par les sentiments, la mère Nagazaki ! Forcément, c’était elle qui l’avait forgé comme ça. Elle le connaissait comme si elle l’avait fait. Un petit compliment, une petite caresse dans le sens du poil et…

« Ok, » soupira-t-il en laissant échapper une certaine mauvaise volonté, faiblesse qu’il ne s’octroyait que devant sa génitrice. Après tout, elle avait changé ses couches, alors il pouvait difficilement la berner. « J’arrive. »

***


Le gravier crissa sous les pneus de la berline, qui se gara devant cette villa cossue du bord de mer. Le ciel, bien que nuageux, était d’un blanc éblouissant, et les flaques restées ci et là témoignaient d’une longue période de pluie qui venait de s’arrêter. Nagazaki, lunettes de soleil sur le nez, sortit du côté conducteur et fit claquer la portière, dont le bruit résonna jusqu’à la baie qui se découpait de l’autre côté de la demeure. Sa poitrine se gonfla de ce bonheur nostalgique qui l’étreignait chaque fois qu’il revenait dans cet endroit. En bas, sur la plage, les touristes imaginaient beaucoup de choses à propos de cette villa qui dominait l’espace. La résidence secondaire d’une star hollywoodienne, le lieu de retraite d’un milliardaire, l’héritage d’une famille de la noblesse. Peu de gens savaient en réalité ce qu’était ce lieu, hormis ceux qui le fréquentaient.

Nagazaki grimpa les marches du perron et entra sans toquer. Après tout, il était chez lui. Ou plus exactement chez Lady N., mais comme elle était sa mère, c’était pareil !

« Olivier, mon fils ! » S’exclama la lady en descendant les larges escaliers du palace avec le charisme et la grâce qui la distinguaient. Elle écarta largement les bras, prête à accueillir son petit garnement comme il se devait. Vu d’ici, c’était comme si aucun événement récent ne l’avait troublée. Elle portait un peignoir de satin rouge vif qui, pour l’heure, dissimulait ses formes généreuses révélées par des sous-vêtements échancrés qui auraient fait rougir plus d’un spécialiste.

Car la villa de Lady N n’était ni la résidence secondaire d’un milliardaire, ni l’héritage d’une famille de la noblesse. Lady N était la tenancière du bordel le plus sélect et le plus secret de la côte normande, et ce depuis plus de trente ans ! Nombre de politiques venaient se détendre auprès de ses demoiselles triées sur le volet, aussi, elle ne se sentait nullement en danger en ce qui concernait la légalité de son établissement. Près de trois décennies plus tôt, Olivier était arrivé comme un cheveu sur la soupe, erreur de protection qui ne lui avait valu que du bon. Enfant, il était la coqueluche de la maison, aussi adoré qu’admiré. Les filles qui passaient par là lui apprenaient tout de la galanterie, et il retenait des hommes leur prestance et leur manière de se tenir. Il avait été choyé comme un diamant, tout le temps qu’il avait passé ici. C’était dans ces couloirs qu’il avait cultivé l’art d’être parfait.

« J’ai entendu la voiture arriver. Je me languissais tellement de te revoir ! » S’exclama Lady N. en attrapant son fils par la figure pour lui claquer deux bises retentissantes sur les jours. « Que tu es beau ! Tu es chaque jour un peu plus beau ! Comment va la famille ? »
« Elle va. » Répondit évasivement Nagazaki, qui n’en avait strictement rien à faire de sa famille. Il avait les yeux levés vers les étages, où deux silhouettes venaient d’apparaître des tentures qui dissimulaient les affaires de Lady N et ses filles aux regards trop avides. Ils s’appuyèrent sur le balcon de la mezzanine. Un homme et une femme qu’il n’avait jamais vus jusqu’alors. Jamais était en réalité un bien grand mot puisqu’il s’était déjà trouvé devant le portrait de l’un des deux au poste de police. Il fronça les sourcils, enfilant tout de suite son costume d’inspecteur impeccable sous tout rapport. A côté de lui, il percevait la nervosité de sa mère, pas si bien dissimulée d’un second abord.

« Maman, qui sont-ils ? » Demanda-t-il en lorgnant plus précisément sur le révolver que l’homme tenait avec une certaine nonchalance. Ce dernier eut un sourire affable.
« Permettez-moi de me présenter, inspecteur Nagazaki. Je m’appelle Jean-Claude Levy, et voici mon associée, Maria. »
« Associée en quoi ? » Questionna le flic, soupçonneux.
« Chaque chose en son temps, nous y viendrons. »

***


« Mais le matsé revient – le jour suivant ! Le matsé revient – il est toujours vivant ! »

Mace administra un sourire patient à son irrésistible co-équipière, bien qu’il commence à admettre que la côtoyer plus de quelques heures était extrêmement fatigant. Tous deux essayaient tant bien que mal d’ignorer les gémissements provenant de l’arrière du van, et Nana était incapable de le faire calmement. Elle avait chanté, raconté des histoires, sa vie, des blagues, re-chanté, questionné Mace qui était malheureusement beaucoup moins loquace qu’elle, puis re-re-chanté, étalant à peu près toute l’étendue de son coffre. Mais à présent, elle n’en pouvait plus ! Un peu plus et elle allait donner de véritables raisons à la gémisseuse de gémir. Elle fit coulisser la petite encoche qui permettait de communiquer entre les deux parties de la camionnette.

« Hep ! Tu veux pas t’arrêter de miauler deux secondes ? Y’en a qui essayent de chanter ! »
« Laisstomber… » Commenta Mace à côté d’elle.

Et derrière, la voix qui reprenait ses pleurs. Nana leva les yeux au ciel et referma vivement l’encoche.

« Oh qu’elle m’énerve ! J’vais faire un tour à la plage moi ! »

Elle se précipita hors du van et s’élança au pas de course sur l’étendue de sable. A cette période de l’année – le printemps à peine entamé – il y avait peu de monde sur les côtes normandes. Le vent fouettait les visages, décoiffait les cheveux et s’insinuait dans chaque espace laissé par les vêtements. Nana ignora les frissons qui la saisissaient, ôta ses chaussures puis remonta son pantalon, pour s’enfoncer pieds nus dans le sable glacial. Ah, si Jethro avait été là pour l’accompagner. A la pensée de son frère, elle sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Certes, l’un et l’autre avaient déjà été arrêtés plus de fois que de raison, mais toujours pour de menus larcins. Aujourd’hui, Jethro était soupçonné de meurtre, et il n’était même pas coupable ! Ils savaient trop bien comment fonctionnait la justice, et en dépit de tout son optimisme et son enthousiasme, Nana s’inquiétait véritablement pour lui.

C’était d’ailleurs pour la même raison que Levy avait décidé de se faire sa propre justice. Pas tellement qu’il s’inquiétait, mais l’arrestation de Jethro contrariait quelque peu ses plans, et là-haut dans la capitale, prisonnier lui aussi, Eddie avait un avenir encore plus incertain que celui de Jethro.

***


« Voilà comment va se dérouler notre affaire. Non merci, pas de lait pour moi. »

Ils se trouvaient dans le confortable salon de la villa. Une fille déguisée en soubrette leur servait le café. Les yeux verts de Maria la détaillèrent avec un farouche dégoût, et lorsque la fille quitta la pièce d’une démarche hautement chaloupée qui ne fit se retourner ni Levy, ni Nagazaki, elle reporta son regard sur la tasse et afficha une grimace franchement révulsée. Qui sait ce qu’elle avait fait de ses mains juste avant de leur servir le café ? Levy ne semblait pas s’offusquer de ce détail. Confortablement installé dans son moelleux fauteuil, son révolver toujours à portée de main, il dégustait son arabica avec un évident plaisir.

« Hmm, Lady N, votre café est un pur délice ! » Flatta-t-il en la dévorant du regard, ce qui irrita Maria plus qu’elle ne l’était déjà. Bon dieu, cette godiche avait au moins 60 ans ! Elle était sûre que sous ses apparats et son maquillage, elle ressemblait à toutes les vieilles du monde, avec des rides et les seins qui tombent. Lady N gloussa derrière sa main et papillota des paupières.

« Merci. Il provient d’un commerce équita… »
« Venons-en au fait ! » Coupa Nagazaki en faisant preuve d’une étonnante impatience. C’est qu’il n’appréciait pas non plus le regard gourmand que le criminel promenait sur sa mère, quand bien même n’était-il pas le premier.
« J’aimerais faire une affaire avec vous. » Répondit Levy sans se démonter. « La fille kidnappée en échange de la libération de Jethro Silva. »
« Jet… Pourquoi lui ? » Interrogea Nagazaki en revêtissant le masque de l’enquêteur.
« Parce qu’il est innocent. »
« J’ai un témoignage solide qui prouve le contraire. »
« Votre témoin est un menteur. »
« Silva, qui plus est, est un habitué des postes de police. »
« Jamais pour un quelconque acte de violence. »
« Qui est le coupable alors ? »
« Je n’en sais rien, c’est votre affaire, pas la mienne. Sa garde-à-vue se termine ce soir. A l’issue de celle-ci, je souhaite que vous le laissiez tranquille. »
« Hors de question. » Claqua Nagazaki, incorruptible.

Levy et Maria échangèrent un regard équivoque. Celui de Maria semblait signifier un « je te l’avais dit ! » tandis que celui de Levy avait l’air de répondre un « j’en fais mon affaire. »

Il se pencha en avant et posa précautionneusement son café sur la table basse sculptée dans l’ivoire.

« Dans ce cas, la fille mourra. »

Lady N retint un hurlement d’effroi en portant ses deux mains à sa bouche.

« O, tu ne peux pas laisser se produire une telle chose ! Pas toi ! Pas chez moi ! »
« Je ne les laisserai pas faire, mam… je ne les laisserai pas faire. Qui me dit qu’elle n’est pas déjà morte ? » Reprit-il en reportant son attention sur Levy.
« O ! » S’offusqua sa mère.
« Vous n’avez que ma parole. Si elle meurt, d’une manière ou d’une autre, notre marché est caduc, et vous faites ce que vous voulez de Silva. »
« Qu’est-ce qui vous intéresse tant en lui ? C’est un voyou, il n’a connu que la rue. »

Nouvel échange de regard entre Maria et Levy. Cette fois, ce fut Maria qui parla.

« Si on vous raconte l’histoire, vous devez promettre de le libérer. »

Nagazaki hésita fortement. Collaborer avec l’ennemi, c’était aller contre son principe de base. Il frotta lentement ses mains l’une contre l’autre dans un tic qui trahissait sa nervosité.

« Il est innocent ! » Jura Maria. « Il a bien vu Marcello le jour du meurtre, mais quelqu’un est passé derrière lui. Et si ça vous tient tellement à cœur… En échange de votre collaboration, on peut vous aider à le trouver. »
« J’ai déjà une équipe complète de gens honnêtes pour m’aider, merci. »
« Et au bout d’un mois de sur-place total, vous avez arrêté le mauvais gars. J’avoue, je m’incline face à l’efficacité de votre équipe ! »

Nagazaki adressa un regard noir à Maria, qui lui retourna avec un supplément provocation, histoire d’enfoncer un peu le clou. Lady N posa doucement la main sur le bras de son fils.

« Qu’est-ce qui te retient d’accepter, O ? La vie d’une personne est en jeu… »

La vie d’une pute est en jeu, eut en vie de corriger Nagazaki. Il se contenta de pincer les lèvres.

« En réalité, il n’y a pas qu’une vie en jeu. » Intervint Levy, ce qui capta l’attention de l’inspecteur. Il venait de sortir son téléphone portable et composa tranquillement un numéro. « La raison pour laquelle nous avons autant besoin de Jethro Silva est… Oui, vous pouvez vous préparer à couper le premier auriculaire. »
« Non ! » Hurla presque Lady N. « O ! Ne les laisse pas faire ! »

Nagazaki peinait à maintenir une attitude correcte. Il avait envie de museler sa mère, et il avait envie de prendre le flingue de Levy pour tous les assassiner avec. Mais les ongles profondément enfoncés dans les accoudoirs, il parvint à afficher un air neutre et imperturbable.

« Je n’ai pas dit oui, mais je n’ai pas encore dit non. » Lança-t-il avec un mince sourire en coin, calculé au millimètre.
« Je vous rappelle. » Informa Levy au téléphone avant de raccrocher. « Un homme est en danger mortel, et Jethro est le seul qui puisse le sauver. »
« Il s’appelle Eddie Tellier, » ajouta Maria. « Et il a été capturé par le gang des Etoiles Noires. »

A cette information, Nagazaki soupira franchement et se frotta le visage avec les deux mains, jusqu’à les laisser courir sur son crâne lisse. Les Etoiles Noires… Qu’on se le dise, ce n’était pas parce qu’ils tiraient leur nom d’une comédie musicale qu’ils en étaient moins dangereux. Ils avaient à leur actif des dizaines de meurtres barbares et sanglants, des kidnappings d’hommes influents, des tortures, des enlèvements d’enfants, du marchandisage d’ukrainiennes et autres joyeusetés de ce genre. Marcello était presque un enfant de chœur à côté d’eux. La Cosa Nostra, l’honneur en moins.

« S’il est entre leurs mains, il est mort, vous vous en doutez, hein ? » Avança-t-il en levant la tête sur eux.
« Il n’est pas mort ! » S’enflamma Maria en se levant brusquement de son siège, prête à sauter sur l’inspecteur. Mais Levy la retint de justesse par le bras.
« Calme-toi, Maria. Nous avons la preuve qu’il n’est pas mort. Dites oui, inspecteur. Un simple ‘oui’, et non seulement nous libérons la fille, mais nous vous racontons toute l’histoire également, sans omettre aucun détail. Et nous accepterons volontiers votre aide si vous le souhaitez, bien qu’après ce que je vous raconterai, si je vous ai bien cerné, vous allez nous supplier de nous aider. »

Nagazaki se redressa sur son siège. Sur son bras, il sentait la main de sa mère qui le broyait comme les serres d’un rapace. La justice, la justice ! Son image volerait en éclat s’il ne conservait pas la justice sur son piédestal. Mais ne serait-il pas juste d’accepter ? Ne passerait-il pas tout bonnement du côté des héros ? Un petit côté sombre ne le rendrait-il pas plus parfait encore ? The dark side of Nagazaki. Ecorner la surface trop lisse de sa carapace ne lui ferait probablement pas de mal.

Ses yeux se rétrécirent en deux fentes noires.

« D’accord. » Abdiqua-t-il alors. « Collaborons. »

***


Nana abandonna le portable sur le siège passager, et se précipita à l’arrière du van pour ouvrir en grand les deux portes. Son large sourire enfantin affola la prisonnière plus que de raison. Ficelée comme un saucisson et solidement bâillonnée, elle frétilla comme un poisson hors de l’eau. Dépitée, Nana la laissa faire quelques secondes, avant de se pencher en arrière :

« Eh Mace ! T’as fait quoi du couteau ? »

La prisonnière, derrière son bâillon, hurla autant qu’elle le pouvait, les larmes inondant plus encore ses joues déjà trempées.

« Ohlala mais tu vas arrêter oui ? On te libère. LI-BERE ! T’as vraiment cru qu’on allait te faire du mal, sérieux ? Nous ? Moi j’suis une brindille, et lui, regarde ! »

Mace apparaissait à son tour dans l’ouverture des portes, un mince sourire au coin des lèvres. Qui aurait été capable de croire qu’il puisse faire du mal à qui que ce soit ? Nana elle-même peinait à comprendre pourquoi tant de gens en voulaient à sa vie. Il était tellement adorable !

« Et encore ! T’aurais vu Clothaire, là t’aurais carrément rigolé ! »

Nana empoigna solidement le couteau que Mace lui tendait, et cisailla les cordes qui retenaient la prisonnière attachée. Puis elle défit le bâillon et se recula d’un pas pour admirer son œuvre, tout sourire, comme si elle venait simplement d’ajouter la dernière touche à la robe de mariée.

« Et voilà ! N’est-elle pas toute belle notre libérée ? Oui bon, ok t’es un peu crasseuse, mais je leur avais dit de nettoyer le van avant de s’en servir. Ils ont rien voulu entendre ! Mais tu verras ! La vie aura une autre saveur après ça ! Une expérience à vivre, j’te jure ! Bon ok, j’ai jamais été enlevée, mais si j’me retrouvais avec des kidnappeurs aussi cools que nous, j’aurais vachement aimé tenter le coup, tu vois ! Sans rancune ? »

Nana tendit la main en direction de la demoiselle, qui l’observa avec des yeux exorbités. Un moment de flottement, puis la fille se jeta sur Nana, et la balança violemment contre la paroi du van, avant de sauter hors du véhicule et courir dans la rue en hurlant et en agitant les bras. A moitié sonnée, Nana se redressa mollement, et loucha légèrement avant de réussir à fixer son regard sur la silhouette qui disparaissait au loin.

« Oh bah mince… »

_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
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Jeu 16 Oct - 14:54 (2014)
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Auteur Message
Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 835

MessagePosté le: Jeu 16 Oct - 21:57 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part IV Répondre en citant

Tu t'appuies sur une écriture visuelle, riche et parfaitement maîtrisée pour offrir une vraie profondeur de champs à ton texte. Tes personnages ont de l'épaisseur, le décors est planté, et finalement, le lecteur est hameçonné. C'est fluide,cinématographique. Les dialogues sont bien menés. 
Un travail d'écriture impressionnant, pour un vrai bon texte. Chapeau.
Point négatif les premiers chapitres ne sont plus très frais dans ma mémoire et ça a pu me gêner un peu ici ou là, rapport au contexte.


Bref, une chouette lecture, une écriture vivante et savamment dosée,  bravo !
  
Jeu 16 Oct - 21:57 (2014)
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Auteur Message
Perrine PONT
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 05 Oct 2014
Messages: 55
Localisation: Le CHESNAY

MessagePosté le: Ven 17 Oct - 00:11 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part IV Répondre en citant

J'aime beaucoup quand deux histoires se mélangent... Style un peu Granger !

Par contre j'ai pas trouvé la fin... La troisième histoire dans l'histoire...
Ven 17 Oct - 00:11 (2014)
Auteur Message
Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
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Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 4 563

MessagePosté le: Mer 22 Oct - 03:38 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part IV Répondre en citant

Mouahaha ! Mr. Green

Bon déjà, soyons clairs, je connaissais les personnages et j'étais contente à l'idée de les revoir... Mais je n'ai pas relu les premières parties exprès, pour voir si d'une, je me sens larguée et d'autre part si l'histoire peut être compréhensible en lecture seule.
En fait c'est sur si on voit le titre on se dit, mince, on a loupé des trucs mais Mo nous a bien facilité le travail en mettant les liens avant (plus d'excuses!) Mais si on ne sait pas, qu'il y a une histoire avant, moi je trouve que celle-ci est très abordable et complète à elle seule. Les personnages sont facilement identifiables et même si elle mentionne quelques noms en plus, les personnages principaux de cette histoire sont faciles à suivre... Moi je me suis pas sentie perdue, du tout, même si j'avais plus tous les détails en tête... Et je me suis pas sentie frustrée non plus, parce que bien qu'on se rende compte que l'histoire est bien plus longue que les frontières de ce texte, il y a quand même une fin, et pas de frustration donc

Concernant les personnages, tu as toujours cette aptitude à nous les rendre vivant, et tu les décris si bien qu'on a l'impression de les voir et même de les entendre... Et puis je me suis rendue comte d'un truc c'est que ta narration tu la travailles vachement pour qu'elle colle à l'univers et aux personnages... Je sais que tu travailles beaucoup tous les aspects de ton texte mais au de-là des dialogues, qui sont vifs et frais, (comme Nana ^^) ta narration a le même punch que les personnages... Y a un vrai travail là-dessus, tu adaptes ça à chaque histoire, et c'est peut-être normal mais moi c'est un truc que je sais pas faire alors je trouve ça vachement bien !

L'histoire en elle-même... J'ai beaucoup aimé comment tu tu nous dépeins la relation de Nagasaki et sa mère, comment il a grandi etc... Et puis une Lady N en maman tenancière d'un bordel, j'adore ^^
Ton histoire est originale, et surtout très drôle... Le genre d'histoire où les "méchants" le sont pas vraiment et on s'y attache très vite....
Cette Nana je l'adore, vraiment, et même loin de son frère elle reste toujours aussi délirante... Avec la répartie qu'il faut et puis comme disait Nick, c'est hyper visuel... La fin je la vois très bien et je me suis marrée toute seule ...

J'ai ADORE !!!

Et moi je dis, à quand la suite ?
_________________
Rafistoleuse
Mer 22 Oct - 03:38 (2014)
Auteur Message
Linelea
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Mer 22 Oct - 15:55 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part IV Répondre en citant

Bon alors ça m'a pris un peu plus de temps que prévu parce que du coup j'ai eu envie de tout relire pour voir le degré auquel tu as réussi dans la continuité. Et je dois dire chapeau !!

J'ai adoré retrouver Nana même si cette fois Jethro n'est pas présent, et ce p´tit inspecteur qu'on découvre petit à petit semble avoir un put... de potentiel ! J'aime de plus en plus son histoire à celui-la aussi.

J'adore ta façon de nous immerger dans l'ambiance même le vocabulaire que tu emploies dans tes description correspond à tes personnages !

Je crois que la richesse de ce texte (et des premier chapitres) sont tes personnages. L'histoire est prenante on a envie de savoir un peu plus sur la réalité du tueur de Marcello, pourquoi Jethro va pouvoir aider Eddie, tu nous laisses d'ailleurs savamment mariner pour le prochain épisode, mais tes persos nous distillent une ambiance savoureuse.

Bravo


Édit: j'suis d'accord avec Nick, l'ambiance est très visuelle je le vois bien adapte en film ce texte.
J'avais pas lu les com avant de poster le mien, je constate qu'avec rafi on a la même lecture sur le travail que tu fourni pour donner une cohérence à ton texte, aussi bien dans les dialogues mais pas seulement.
Mer 22 Oct - 15:55 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:59 (2016)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part IV

Aujourd’hui à 05:59 (2016)
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