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LA CLE DE TON COEUR

 
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hector vugo
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
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MessagePosté le: Mer 22 Oct - 19:05 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

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LA CLE DE TON COEUR 
 
  
 
Comment lui dire.  Le comprendra-t-elle ? 
 
Je dois être court, toucher précisément, ne pas faire dans le malentendu. Ces idées-là tournent en boucle dans ma boite crânienne. Je prends mon stylo. Je suis à quelques millimètres d’y aller. J’hésite, mon bras se contracte, ma main se raidit.  
 
Je regarde la feuille du correspondancier.  Elle ne me souffle rien à l’oreille. Rien de précis. Je cherche le mot juste, le mot vrai, le mot qui dira tout. La clé de ton cœur. 
 
Ecrire pour soi est chose aisée, écrire pour les autres un peu moins, écrire pour toi me semble l’exercice le plus périlleux qui soit. Et pourtant, tu es à l’origine de ces histoires qui trottent dans ma tête, celles que je déverse avec une prétendue facilité. En quelque sorte, tu es une muse à qui je dois mon inspiration. 
 
Parle-t-on à sa muse ? Non. Lui avoue-t-on que sans elle, vous êtes un fantôme ? Non. Enfin pas directement. L’écrivain digresse. Il tourne autour du pot. 
 
Avec toi je tourne tellement autour du pot que je creuse la terre.  Si je continue, c’est ma tombe que je prépare. 
 
Le moment est venu. Il faut être cash. C’est une question de survie. 
 
Je dramatise l’enjeu ? Non, je suis lucide.  Ici, je cloue mes ailes pour aller à l’essentiel. C’est un contre-emploi, en vérité je ne sais pas le faire. Je ne suis pas ce golfer qui putte sur le green pour le par.  Je  mets toujours la balle dans les herbes hautes, je la cherche quelques secondes, quelques minutes parfois. Je suis le type qui atteint le trou au 15éme coup alors que 3 suffisent. 
 
J’ai la maladie de l’avocat, celui qui use de son éloquence pour cacher sa timidité. 
 
Au cinéma, le plaideur est beau, svelte, les tempes poivres et sels, le regard bleu. Il croit à ce qu’il dit. Je ne lui ressemble pas physiquement. Je bavarde pour calmer le doute. C’est la pire des plaidoiries. 
 
D’ailleurs en est-ce réellement une ? Inutile de se cacher derrière son petit doigt, c’est une déclaration ni plus ni moins. 
 
Par pitié, fais dans la concision, et fiche le camp ! 
 
Impossible, les mots me viennent en escadrille 
 
  
 
  
 
Oui. 
 
Les mots me viennent en escadrille 
 
Et je survole ces contrées 
 
Ou les gens me parlent de toi 
 
Comme on raconte des légendes 
 
Celles que l’on glisse aux petits 
 
Le soir pour les émerveiller. 
 
  
 
Devant toi j’ai ce regard de gamin. Je me surprends à rajeunir sans cesse. Tu sais, si bien, maîtriser le temps, le rendre doux, le rendre heureux.  Quand bien même il se révolte et congédie le jour pour accueillir la nuit, tu le rends calme et romantique par la chaleur de ta présence. Enfin je l’imagine faute de mieux, car nous ne vivons pas ensemble. 
 
Tout cela je ne l’écrirai pas, il me faut résumer, synthétiser. C’est ma seule chance. 
 
Ça ne vient pas, j’ai des crampes à la main. Je pose mon stylo. La plume se couche. L’abdication. 
 
Mais j’y pense. Après l’abdication, il  y a le retour, les cent jours !!! 
 
Je reprends espoir, je reprends la plume. 
 
Toujours la même raideur au bras, toujours la même hésitation. 
 
Mes ailes me chatouillent encore. Ça se corse. 
 
  
 
Aucune île de beauté ne sera jumelle de la tienne 
 
Quand le soleil se lève sur ton dos dénudé 
 
La fenêtre de ta chambre s’ouvre sur la Seine 
 
Moi je n’y vois que la Méditerranée 
 
  
 
  
 
J’y suis rentré dans cette pièce, en simple invité. Vais-je y vivre un jour ? Oui, si je trouve le fameux mot. Seulement je suis en panne. Ecrire est donc si difficile. Quand le désir de plaire se fait trop grand, on en devient un imbécile. 
 
J’en suis un. Je le regrette profondément. 
 
Alors je me rabats sur la rédaction de l’enveloppe. Je connais ton adresse par cœur. J’y passe tous les matins, scrutant la fenêtre de ton appartement dont les rideaux bougent parfois. 
 
Ma main tremble. C’est dire dans quel état je suis. Je n’ai pas bu, je n’ai pas dormi aussi. 
 
La quête du mot m’a empêché de fermer l’œil. 
 
Je note le code postal, la ville. L’encre noire s’allonge dans la douleur. Le timbre ne se mouille plus avec la langue. Que voulez vous, je suis nostalgique. Au dos de l’enveloppe, j’inscris mon nom et mon prénom, mon adresse aussi. Il parait que c’est l’usage. 
 
Ensuite il faudra glisser la lettre sitôt la formule trouvée et gravée dessus, sans oublier de la signer. 
 
Je n’en suis pas encore là. La page est toujours blanche. Les mots se bousculent comme s’ils veulent rentrer dans une boîte de nuit sélecte. 
 
  
 
Il est venu le temps de te le dire 
 
D’accrocher ce courage à mon cœur 
 
Quitte par refus, à connaître le pire 
 
Ou d’un oui toucher le meilleur 
 
Je ne saurai te l’expliquer 
 
Ce sentiment qui se déploie 
 
Comme le chrétien illuminé 
 
Je touche enfin du doigt la foi 
 
  
 
Comment un tel mariage a-t-il été possible 
 
Sur ce visage d’ange où l’enfance a un lien 
 
Avec une jeune femme à la peau si fragile 
 
Que l’on oserait à peine embrasser sur la main 
 
  
 
Cette main,  je désire la tenir le reste de mes jours 
 
Pour décliner sans cesse les versions de l’amour 
 
Ne point perdre son latin et ses tendres thèmes 
 
Le mot je l’ai enfin trouvé je vais écrire : 
 
Je saisis le stylo. Ma main ne tremble plus. 
 
Je vais écrire : Je t’aime. 
 
Mer 22 Oct - 19:05 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 05:29 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

Cette déclaration est pleine de sincérité, elle sonne vrai.

J'aime toujours autant les digressions que ta plume empreinte sur son chemin, et la poésie que tu y apporte
_________________
Rafistoleuse
Jeu 23 Oct - 05:29 (2014)
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christine
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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 15:08 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

tres belle declaration, un poeme touchant.
Comme ce chercheur de mots. 
Je t'aime sont- ils  des mots si difficiles a trouver qu'il faut se torturer la tete pour savoir les ecrire?
Vraiment bravo j'ai adore
_________________
Un sourire ca fait toujours plaisir
Jeu 23 Oct - 15:08 (2014)
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El.
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MessagePosté le: Ven 24 Oct - 10:07 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

Tu vas à l'essentiel de ces trois mots en prenant le temps de la plume en balade, et inutile de te dire, c'est un vrai cacheton de plaisir pour moi ce voyage. Tu glisses la poésie en uni-doses, juste ce qu'il faut, de-ci, de-là, dans le fil de la pensée brouillée de ce type profondément humain.
Je dis que j'aime l'humanité de tes mots et leur poésie, ta capacité à raconter un vrai truc sans que j'm'emmerde à lire (même quand t'en écris des lignes et des lignes) et ça...c'est pilule bonheur.
Thème et contrainte parfaitement respectés et j'conçois que c'était pas aisé
Merci beaucoup Hector pour ta jolie participation
_________________
El.

http://aubordeldesrev.eklablog.com/
Ven 24 Oct - 10:07 (2014)
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Perrine PONT
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MessagePosté le: Ven 24 Oct - 19:56 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

J'aime, j'adore.

Je n'ai qu'une chose à dire : Magnifique !
Ven 24 Oct - 19:56 (2014)
Auteur Message
Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Ven 24 Oct - 22:16 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

Tu es parvenu à écrire un texte romantique, sans tomber dans la mièvrerie, et cette fraîcheur-là fait du bien. Pas d'ironie blasée, pas de posture, tu te mets à nu (au sens figuré) et parle d'amour avec grâce. Tu digresse tout de même un peu, comme on prendrait un pas d'élan avant plonger, une respiration avant de jouer à pile ou face.
C'était osé, bravo
Ven 24 Oct - 22:16 (2014)
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Auteur Message
Linelea
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Messages: 938

MessagePosté le: Ven 24 Oct - 23:32 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

Un texte poétique, que j'ai apprécié. J'avoue t'avoir déjà bien plus préféré dans d'autre style, mais tu l'as écrit avec délicatesse.
Ven 24 Oct - 23:32 (2014)
Auteur Message
hector vugo
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Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Dim 26 Oct - 10:36 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires
Dim 26 Oct - 10:36 (2014)
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isa belle
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MessagePosté le: Ven 31 Oct - 20:58 (2014)    Sujet du message: Re: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

hector vugo a écrit:
LA CLE DE TON COEUR  

   

Comment lui dire.  Le comprendra-t-elle ?  

Je dois être court, toucher précisément, ne pas faire dans le malentendu. Ces idées-là tournent en boucle dans ma boite crânienne. Je prends mon stylo. Je suis à quelques millimètres d’y aller. J’hésite, mon bras se contracte, ma main se raidit.   

Je regarde la feuille du correspondancier.  Elle ne me souffle rien à l’oreille. Rien de précis. Je cherche le mot juste, le mot vrai, le mot qui dira tout. La clé de ton cœur.  

Ecrire pour soi est chose aisée, écrire pour les autres un peu moins, écrire pour toi me semble l’exercice le plus périlleux qui soit. Et pourtant, tu es à l’origine de ces histoires qui trottent dans ma tête, celles que je déverse avec une prétendue facilité. En quelque sorte, tu es une muse à qui je dois mon inspiration.  

Parle-t-on à sa muse ? Non. Lui avoue-t-on que sans elle, vous êtes un fantôme ? Non. Enfin pas directement. L’écrivain digresse. Il tourne autour du pot.  

Avec toi je tourne tellement autour du pot que je creuse la terre.  Si je continue, c’est ma tombe que je prépare.  

Le moment est venu. Il faut être cash. C’est une question de survie.  

Je dramatise l’enjeu ? Non, je suis lucide.  Ici, je cloue mes ailes pour aller à l’essentiel. C’est un contre-emploi, en vérité je ne sais pas le faire. Je ne suis pas ce golfer qui putte sur le green pour le par.  Je  mets toujours la balle dans les herbes hautes, je la cherche quelques secondes, quelques minutes parfois. Je suis le type qui atteint le trou au 15éme coup alors que 3 suffisent.  

J’ai la maladie de l’avocat, celui qui use de son éloquence pour cacher sa timidité.  

Au cinéma, le plaideur est beau, svelte, les tempes poivres et sels, le regard bleu. Il croit à ce qu’il dit. Je ne lui ressemble pas physiquement. Je bavarde pour calmer le doute. C’est la pire des plaidoiries.  

D’ailleurs en est-ce réellement une ? Inutile de se cacher derrière son petit doigt, c’est une déclaration ni plus ni moins.  

Par pitié, fais dans la concision, et fiche le camp !  

Impossible, les mots me viennent en escadrille  

   

   

Oui.  

Les mots me viennent en escadrille  

Et je survole ces contrées  

Ou les gens me parlent de toi  

Comme on raconte des légendes  

Celles que l’on glisse aux petits  

Le soir pour les émerveiller.  

   

Devant toi j’ai ce regard de gamin. Je me surprends à rajeunir sans cesse. Tu sais, si bien, maîtriser le temps, le rendre doux, le rendre heureux.  Quand bien même il se révolte et congédie le jour pour accueillir la nuit, tu le rends calme et romantique par la chaleur de ta présence. Enfin je l’imagine faute de mieux, car nous ne vivons pas ensemble.  

Tout cela je ne l’écrirai pas, il me faut résumer, synthétiser. C’est ma seule chance.  

Ça ne vient pas, j’ai des crampes à la main. Je pose mon stylo. La plume se couche. L’abdication.  

Mais j’y pense. Après l’abdication, il  y a le retour, les cent jours !!!  

Je reprends espoir, je reprends la plume.  

Toujours la même raideur au bras, toujours la même hésitation.  

Mes ailes me chatouillent encore. Ça se corse.  

   

Aucune île de beauté ne sera jumelle de la tienne  

Quand le soleil se lève sur ton dos dénudé  

La fenêtre de ta chambre s’ouvre sur la Seine  

Moi je n’y vois que la Méditerranée  

   

   

J’y suis rentré dans cette pièce, en simple invité. Vais-je y vivre un jour ? Oui, si je trouve le fameux mot. Seulement je suis en panne. Ecrire est donc si difficile. Quand le désir de plaire se fait trop grand, on en devient un imbécile.  

J’en suis un. Je le regrette profondément.  

Alors je me rabats sur la rédaction de l’enveloppe. Je connais ton adresse par cœur. J’y passe tous les matins, scrutant la fenêtre de ton appartement dont les rideaux bougent parfois.  

Ma main tremble. C’est dire dans quel état je suis. Je n’ai pas bu, je n’ai pas dormi aussi.  

La quête du mot m’a empêché de fermer l’œil.  

Je note le code postal, la ville. L’encre noire s’allonge dans la douleur. Le timbre ne se mouille plus avec la langue. Que voulez vous, je suis nostalgique. Au dos de l’enveloppe, j’inscris mon nom et mon prénom, mon adresse aussi. Il parait que c’est l’usage.  

Ensuite il faudra glisser la lettre sitôt la formule trouvée et gravée dessus, sans oublier de la signer.  

Je n’en suis pas encore là. La page est toujours blanche. Les mots se bousculent comme s’ils veulent rentrer dans une boîte de nuit sélecte.  

   

Il est venu le temps de te le dire  

D’accrocher ce courage à mon cœur  

Quitte par refus, à connaître le pire  

Ou d’un oui toucher le meilleur  

Je ne saurai te l’expliquer  

Ce sentiment qui se déploie  

Comme le chrétien illuminé  

Je touche enfin du doigt la foi  

   

Comment un tel mariage a-t-il été possible  

Sur ce visage d’ange où l’enfance a un lien  

Avec une jeune femme à la peau si fragile  

Que l’on oserait à peine embrasser sur la main  

   

Cette main,  je désire la tenir le reste de mes jours  

Pour décliner sans cesse les versions de l’amour  

Ne point perdre son latin et ses tendres thèmes  

Le mot je l’ai enfin trouvé je vais écrire :  

Je saisis le stylo. Ma main ne tremble plus 
Je vais écrire : Je t’aime.  


C'est un tres joli texte ,,,,,,, j'adore la reflexion de ce poete timide des qu'il sort de son oeuvre ,,,,
_________________
un début d'abus
Ven 31 Oct - 20:58 (2014)
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MessagePosté le: Sam 1 Nov - 13:28 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

Merci beaucoup Isa
Sam 1 Nov - 13:28 (2014)
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isa belle
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MessagePosté le: Sam 1 Nov - 14:06 (2014)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR Répondre en citant

C'est toujours avec grand plaisir que je plonge dans tes textes  hiiiii Embarassed
_________________
un début d'abus
Sam 1 Nov - 14:06 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:45 (2016)    Sujet du message: LA CLE DE TON COEUR

Aujourd’hui à 13:45 (2016)
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