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Louisiana

 
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Fairyclo
Plumivores
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MessagePosté le: Mer 12 Nov - 22:28 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

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Ils étaient quelque part entre Bâton-Rouge et Alexandria, sur la route 49 qui longeait le Mississippi. Le bled était si petit qu'il ne figurait même pas sur la carte que Miller avait étalée sur le tableau de bord devant lui. L'état du panneau à l'entrée aurait dû lui mettre la puce à l'oreille : une simple planche en bois pourrie clouée sur un piquet bancal avec Farmer Hill écrit à la peinture blanche, un coup de chance qu'il l'ait vu. Il pleuvait des cordes depuis presque trois heures et c'était à peine si l'on pouvait voir à dix mètres. D'ailleurs, c'était bien pour cette raison que Miller avait stoppé la voiture. Avec un temps pareil, il était hors de question qu'il s'aventure à l'aveugle avec son estimée Cadillac Eldorado dans les marécages de la Louisiane. N'en déplaise à Scott, son collègue qu'il se coltinait depuis Miami et qui n'avait cessé de jacter de ses diplômes, ils attendraient là que Dieu arrête de pisser sur leur tête.

A ce propos, qu'est-ce qu'il foutait Scott ? Ça faisait bien dix minutes qu'il était parti. Tout en râlent dans sa barbe poivre et sel, Miller chassa la buée de la vitre côté conducteur du revers de sa manche et scruta l'extérieur. Il faisait nuit noire dehors et à travers le rideau de pluie, il ne distinguait que le halo lumineux d'une lampe à huile qui se balançait sous le porche d'une vieille bicoque toute rafistolée. Jamais ils ne s'y seraient arrêtés mais c'était la seule baraque, sur les quinze qui semblaient former le village, qui indiquait un semblant de vie humaine. Un tirage au sort à la courte paille avait désigné Scott comme éclaireur. Bercé par le va-et-vient couinant des essuie-glaces, Miller s'alluma une fin de roulée qui trainait dans le cendrier et augmenta le volume de son auto-radio pour passer le temps. Il était encore en train de chercher une fréquence quand la portière côté passager s'ouvrit. Une bourrasque glaciale et humide s'engouffra dans l'habitacle suivie de Scott qui empestait le chien mouillé et dont le trench-coat dégoulinait sur le cuir brun des fauteuils. Ce n'était pas l'envie de hurler qui manquait à Miller mais l'horreur était telle, comme une vague déferlante de rage qui montait le long de son œsophage, que les mots restèrent bloquer dans sa gorge. C'était à peine s'il respirait encore. Ces fauteuils lui avaient coûté les yeux de la tête, il avait casser son plan de retraite pour se payer cette merveille de cuir.

"Quel temps de merde ! " S'exclama Scott en soufflant entre ses mains pour les réchauffer, totalement indifférent à l'angoisse qui étreignait Miller.
"Le type m'a dit qu'il y avait un hôtel un peu plus haut, en face d'une église. T'aurais vu sa gueule et j'te raconte même pas celle du clébard. Tu sais s'il y a une centrale nucléaire dans le coin ?" ironisa-t-il en pouffant de rire. Scott était le genre à rire de ses propres blagues. Preuve irréfutable d'un manque de confiance ou à l'inverse, d'un égo surdimensionné.

Véritable passoire à humour, Miller serra les dents et préféra garder pour lui ses remarques. Plus vite il serait à l'hôtel, plus vite il serait séparé de cet énergumène New-yorkais qui donnait l'impression de découvrir le monde à l'aube de ses trente ans. Lui qui en avait presque soixante, avait la sensation d'avoir déjà trop vécu. Mais qu'est-ce qui avait bien pu motiver ses supérieurs à lui coller un bleu à peine tombé du nid ? Il ne l'expliquait pas.

Dans la chambre d'hôtel, Miller soupira en voyant les deux lits séparés par une minuscule table de chevet. Toutes les chambres sont occupées monsieur, avait dit le réceptionniste. Ce pécore à qui il manquait un œil se foutait de sa gueule. Il avait bien vu la dizaine de clés suspendue au mur derrière le comptoir. Et même en le lui faisant remarquer avec toute l'amabilité qui le caractérisait - c'est à dire aucune - le borgne lui avait répété la même phrase, mot pour mot, sans ciller et avec le sourire en plus. Édente le sourire, bien évidemment. Trente dollars la nuit, salle de bain sur le palier et bouillon sans crouton en guise de repas ; même les chiottes d'une station service avait plus de gueule. Et que dire du reste... Sur les murs du couloir du premier et unique étage, les tapisseries jaunissaient quand elles ne tombaient pas en lambeaux sur le lambris troué par les vers. Au sol, le lino imitation tomettes gondolait à cause des infiltrations d'eau et ce soir là, il y avait carrément des flaques. En guise de lumières, des appliques murales en cuivre surmontées d'une ampoule en forme de flammes. Le ringard à son paroxysme que les bien élevés qualifieraient de rétro. La chambre n'était pas en reste. Si les murs paraissaient relativement propres - sains du moins - le plafond quant à lui, ressemblait à une nappe en papier à la fin d'un repas de six heures avec ses auréoles marrons, genre tâches de café.

"Ma foi, les matelas sont confortables." Admit Scott en testant le sommier.

Miller se contenta d'une grimace en guise de commentaire. De toute façon, avec ces odeurs de renfermé et de moisissures, il était certain de rendre son hamburger du midi s'il ouvrait la bouche. Il posa donc son borsalino sur la commode à l'entrée puis s'approcha en silence de l'unique fenêtre de la chambre. Elle donnait sur la rue éclairée par l'unique lampadaire du village qui se trouvait au pied de l'église. D'ici, il pouvait avoir un œil sur sa Cadillac martelée, la pauvre, par une pluie de plus en plus importante. Ce fut à cet instant qu'il vit les phares d'une voiture sombre se garer à côté de la sienne. Le conducteur, abrité sous son parapluie, jeta un coup d'œil aux alentours et se précipita dans l'église. Trente secondes plus tard, une seconde voiture s'arrêtait sur le parking en graviers. Deux individus en sortirent et prirent le même chemin que le premier. Au bout de dix minutes, Miller avait compté dix-sept véhicules dont trois vans transportant une demi-douzaine de personnes. Toutes s'étaient rendues à l'église. Il fallait vraiment être une grenouille de bénitier pour vouloir assister à un messe par un temps pareil. De ce qu'il pouvait voir, la rue était ruisselante d'eau boueuse et la bouche d'égout, au pied du lampadaire, commençait à déborder. Même avec la promesse de se voir offrir cent vierges au paradis, il ne se serait pas risquer à prendre la route pour se rendre dans l'église de ce bled paumé. Quelque chose l'intriguait dans ce manège.

"Lève ton cul, on va faire un tour." Ordonna-t-il en passant devant Scott sans même lui accorder un regard.

Le jeune trentenaire leva la tête du dossier sur lequel ils travaillaient, se demandant s'il n'avait pas rêvé. C'était la première fois que Miller lui adressait la parole. Ils s'étaient rencontrés la veille, au commissariat de Little Havana à Miami et depuis, Miller s'était toujours adressé à lui via une tiers personne. "Qui c'est ce p'tit con ? Pourquoi vous me coller un mioche à une semaine de la retraite ? Il sait faire ses lacets au moins ?" Voilà l'accueil qu'il avait réservé à son nouveau et dernier partenaire. Mais Scott avait sa carrière devant lui et ce n'était pas un vieux briscard prétentieux et colérique à une semaine de l'hospice qui allait saboter ses plans. Miami, il en rêvait depuis sa première année à l'école de Police. Dans une semaine, il serait promu au rang d'inspecteur à la place de Miller ; il n'avait qu'à l'accompagner dans sa dernière mission pour finaliser la chose. Mission somme toute très banale qui consistait à aller chercher le témoin d'un crime crapuleux à Alexandria pour le ramener à Miami : 24 heures de route aller retour. Et basta.
Scott bondit du lit sur lequel il s'était allongé, balança le dossier sur celui de Miller et le rejoignit au pas de course dans le couloir.

Sous le porche de l'hôtel, les deux hommes restèrent quelques secondes à observer le déluge qui s'abattait sur Farmer Hill. Ils donnaient l'impression de réfléchir à la meilleure façon de traverser la route pour éviter au maximum les gouttes. Comme si la pluie répondait à un calcul scientifique.

"Vous voulez faire quoi au juste ?" Osa demander Scott, le col de son imper remonté jusqu'à ses oreilles.

Comme à son habitude, Miller préféra le geste à la parole et s'élança tête baissée sous cette douche divine, Scott dans son sillage. En moins de quinze secondes, ils se tenaient devant la porte en bois de l'église, sous l'avant-toit en bois qui était aussi étanche qu'une moustiquaire.

"Alors là, je ne l'aurais pas parier. Vous qui jurez comme un charretier... une église ?" S'étonna Scott en sautillant sur place pour se réchauffer.
- Tu fermes ta grande gueule et tu regardes si tu vois quelque chose d'anormal!" Lui répondit Miller en poussant la porte.

Des deux hommes, Miller fut le plus surpris. L'église n'était pas très grande et à en juger le nombre de bancs, elle ne pouvait pas contenir plus d'une trentaine de pèlerins. Une simple table en bois servait d'autel, surmonté de deux cierges pascals sans fioritures, seule source de lumière à cette heure avancée de la nuit. Aucun tableau biblique, aucune sculpture pour meubler les angles ou les murs. Miller s'avança dans l'allée centrale comme s'il espérait que la trentaine d'individus qu'il avait vu entrer allait brusquement jaillir de sous les bancs.

"C'est dingue ! S'exclama Scott qui se tenait sur la petite estrade où se trouvait l'autel. Vous avez vu ça ?"

Miller se raidit, son cœur battant un rythme irrégulier. Il aimait particulièrement cette sensation qu'il n'avait pas ressentie depuis bien longtemps. Non il n'avait pas vu. Il avait beau regarder autour de lui, il avait beau se mettre juste à côté de Scott pour suivre la direction de son doigt qu'il pointait vers l'entrée, il ne voyait rien. Si ses intuitions s'avéraient souvent justes, il ne pouvait pas en dire autant de sa vue qui baissait au fil des jours. Il détestait ça.

"Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Grommela-t-il finalement, à bout de nerfs.
- Une église vide ! Il est 23h30, un lundi soir au beau milieu d'un village paumé et il n'y a personne ! C'est insensé !" Brailla Scott avant d'éclater d'un rire trop forcé pour être vrai. De quoi faire fulminer Miller qui, malgré son âge, n'avait rien d'un sage. Il était sur le point de tester l'efficacité de son crochet du droit quand l'estrade, sous leurs pieds, se mit brusquement à vrombir.

Les deux hommes restèrent interdits, s'interrogeant l'un et l'autre en silence. L'estrade commença lentement à s'ouvrir au centre pour laisser apparaître un escalier en bois descendant sous la terre sur une largeur de deux mètres. Ils se précipitèrent aussitôt derrière une rangée de bancs plongée dans la pénombre. Quand ils ne virent personne au bout de deux minutes, ils finirent par se redresser et s'approcher à pas mesurés de ces mystérieux escaliers. Un légère brise glaciale vint leur lécher le visage. Ils tendirent l'oreille mais avec le vacarme que causait la pluie sur le toit en taule de l'église, c'était tout simplement impossible. En silence, Miller donna ses instructions à Scott d'une série de signes et d'un seul homme, ils sortirent leur Beretta. Scott passa le premier, suivi de près par Miller. Dans un ballet réglé au millimètre, les deux hommes descendirent la trentaine de marches, éclairés par des flambeaux plantés directement dans le sol à distance régulière. Ils empruntèrent ensuite un tunnel creusé dont les murs et le plafond étaient d'un blanc nacré à la texture granuleuse. Intrigué, Miller gratta la surface du mur à sa droite puis lécha son doigt.
Scott grimaça. Le vieux avait de ces méthodes !

"Du sel." Affirma Miller avant de poursuivre lentement sa progression.

Une mine de sel. Sous une église. Voilà qui était pour le moins étrange.

Cela faisait maintenant bien dix minutes qu'ils avançaient dans ce long boyau aux dimensions variables et bientôt ils entendirent un bourdonnement sourd et continue. Plus ils avançaient, plus le bourdonnement prenait de l'ampleur et à la fin d'un virage, la lumière se fit plus intense, faisant scintiller le sel sur les murs comme des millions de diamants incrustés. Ils se plaquèrent contre le mur opposé et s'accroupirent derrière un monticule de sacs de sel qui barrait l'entrée d'une immense salle circulaire au toit en forme de dôme parfait.

Miller se redressa lentement pour y voir plus clair et écarquilla les yeux de surprise. Scott l'imita malgré l'ordre qu'il avait reçu et ne put retenir un juron. Face à eux, une trentaine d'hommes et de femmes à genou en cercle marmonnaient à l'unisson en se tenant la main. Certains étaient carrément en transe, leur tête dodelinant dangereusement sur leurs épaules.

"Qu'est ce que c'est que ces tarés !" Chuchota Scott, abasourdi.

Miller ne lui répondit pas, bien entendu. Mais parce qu'il n'avait rien de plus pertinent à dire. Il pensait exactement la même chose. Il avait toujours trouvé que la Louisiane était un état à part et il en avait la preuve devant les yeux. Il n'y avait qu'à compter le nombre de boutiques ésotériques au mètre carré dans cette région pour se faire une idée. Et à la télévision, on pouvait toujours compter sur l'un de ses dégénérés du cerveau pour vous raconter une histoire à coucher dehors sur les esprits démoniaques et autres conneries du genre. Il se souvenait même d'un de ses anciens collègues venu à la Nouvelle Orléans pour se faire exorciser. Soit disant que son alcoolisme était lié au fait qu'il était possédé. Bah voyons !

Il en avait vu assez. Qu'ils marmonnent dans le sel en chantant Kumbaya à moitié à poil s'ils le voulaient, ce n'était pas son problème. Miller s'apprêtait à faire demi tour quand Scott le retint par la manche. Miller baissa les yeux sur lui, près à lui faire regretter son geste lorsqu'il le vit retirer la sécurité de son arme, le regard rivé sur la scène. Miller se retourna et aperçut un type habillé d'une toge blanche s'avancer dans le cercle, tenant dans sa main droite une lourde chaine en métal au bout de laquelle se trouvait une jeune fille entièrement nue. Le sang de Miller ne fit qu'un tour - il avait encore de bon reflexe - et à son tour, il s'arma. Tout ça ne présageait rien de bon.

" Qu'est-ce qu'ils vont faire ? C'est quand même pas une connerie de sacrifice de je ne sais quoi !" Déplora Scott, sur ses gardes.

Miller l'incita à rester cacher d'une main autoritaire sur son épaule. Mais au moment où le "chef" sortit un poignard dont la lame luisaient à la lueur des flammes, les deux hommes jaillirent dans la salle, beuglant dans une cacophonie assourdissante leurs injonctions. Ils pointaient leurs armes dans tous les sens, visant à tour de rôle les cinglés qui, visiblement, n'en avaient rien à faire. C'était à peine s'ils avaient noté leur présence. Leur regard était vide et ils continuaient à baragouiner une langue inconnue. Seul leur chef avait daigné leur adresser la parole :

"Messieurs reculés, cette cérémonie est nécessaire, pour le bien de l'humanité. Le temps nous est compté !"

Miller eut une grimace de dégoût et pointa son arme dans sa direction.

"Toi le vaudou, tu lâches ton arme et tu t'éloignes de la fille ! Aboya Miller.
- Je vous en supplie, faites ce qu'il dit, implora la fille tenue en laisse, je suis volontaire ! C'est ma destinée ! "

Scott et Miller échangèrent un regard ahuri. Dans quelle mascarade ils avaient foutu les pieds ?

C'était une blague, quelqu'un les filmait quelque part ! Si Scott pariait sur un bizutage pour son arrivée dans la police, Miller imaginait que c'était une farce pour son départ à la retraite. Pour autant, aucun d'eux ne baissa son arme. Des marginaux, des originaux, ils en avaient vu d'autres, mais là, on touchait les bas fonds de la connerie. Et plus la connerie étaient grande, plus la méfiance était de mise.

"Ecoutez, reprit Scott, je sais pas à quoi vous jouez mais vous allez tous vous allonger au sol, les mains derrière la tête. Dernier avertissement !"
- Je suis désolé, mais il est l'heure et la déesse n'attend pas !" Eructa le chef. Il marmonna une incantation, le poignard tendu vers le zénith ; la jeune fille leva la tête, un mince sourire aux lèvres, prête à offrir sa gorge.

Miller ne réfléchit pas plus longtemps et tira en arrière une femme en tailleur chic qui formait le cercle. Aussitôt, tout le monde se mit à hurler. Des cris horrifiés pour certains, des pleurs pour d'autres. Sur le visage du chef, la panique.

"Le cercle est brisé ! Le cercle ! Reformez le cercle !"

Mais Miller tenait fermement la femme. Les conneries, ça allait bien cinq minutes.

"Appelle le commissariat de Bâton Rouge qu'ils viennent me mettre tout ça au trou !" Ordonna-t-il à Scott quand brusquement, une énorme bourrasque incroyablement glaciale s'engouffra dans la cavité par le tunnel. Elle prit la forme d'une tornade légèrement trouble qui tournait lentement autour du cercle brisé.

"C'est trop tard !" Souffla le chef, pétrifié.

La jeune fille lui arracha le poignard des mains et se trancha elle-même la gorge dans un ultime espoir. Le sang gicla à plus de trois mètres devant elle, rouge vif sur la croûte de sel qui recouvrait le sol. Miller n'en revenait pas et Scott en rendit son déjeuner.

Tout le monde courrait dans tous les sens, essayant d'échapper à cette étrange tornade qui les pourchassait. Elle avala sa première victime qui se démembra en une fraction de seconde comme si elle venait de passer dans un hachoir. Du sang et de la chair éclaboussa les murs, puis vint le tour d'un homme à la corpulence massive. Il fut broyé, dispersé aux quatre coins comme une bombe à eau qui éclate. Miller attrapa Scott par le col de son imper et le traîna vers l'entrée du tunnel. Mais rapidement, alors qu'ils courraient à toute jambe vers les escaliers qui menaient à l'église, ils furent rattrapés par la tornade désormais teintée de rouge, teintée de sang. Ils se jetèrent au sol et évitèrent la "chose" de justesse. Dans un réflexe purement instinctif, Miller se redressa à genou et vida son chargeur.

Du vent. Il tentait d'abattre du vent. Il était devenu fou.

Il ne fallut pas plus de dix secondes pour que la tornade disparaissent puis plus un bruit. Seul persistait l'écho du dernier coup de feu que Miller venait de tirer. Plus personne ne criait, plus personne ne bougeait. Ils étaient tous morts. Le silence avait quelque chose de suffoquant. Miller et Scott se regardèrent, le visage rougit par le sang des autres, méconnaissables.

Qu'avaient-ils fait ? 
Mer 12 Nov - 22:28 (2014)
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Octobell
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MessagePosté le: Jeu 13 Nov - 12:50 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

Rhaaaalalalalalala

Bon, Clo, va falloir qu'on discute sérieusement là !! C'est plus possible d'arrêter d'écrire pendant autant de temps ! Ca devrait être interdit par la loi de laisser ta plume au placard !! Ca m'avait tellement manqué ! Tes persos hollywoodiens, tes descriptions tellement aux petits oignons qu'on a l'impression d'y être et tes histoires complètement barrées. C'est bon, c'est trop trop bon, et j'en reveux, j'en redemande !

Après, juste un tout petit bémol : j'suis pas trop fan de la fin, que j'aurais p'tet aimé un tout petit peu moins abstraite.

Mais sinon, moi j'étais dans du Fincher, avec Morgan Freeman et Brad Pitt, tu vois ^^ et les Williams aussi xD (la déesse ahahah ^^). Bref, du bon, du très bon, de l'excellent boulot ! Encore, encore !
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
et ne sont en aucun cas le reflet de l'opinion de JE! Corp.
Jeu 13 Nov - 12:50 (2014)
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Fairyclo
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MessagePosté le: Jeu 13 Nov - 13:24 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

Hehe merci Mo... j'avoue que sur la fin j'ai longuement hésité. .. puis j'ai opté pour le twist à la Cabin in the wood. Je ne suis pas à 100% convaincue non plus mais mes autres idées étaient bancales. 
Jeu 13 Nov - 13:24 (2014)
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La Plume du Chakal
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MessagePosté le: Jeu 13 Nov - 15:24 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

Bonne nouvelle, niveau description c'niquelz, 


les persos sont coolz aussi, et donc ouais la fin, moi j'aime 

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"Un blog qu'il est bien pour le lire"

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Jeu 13 Nov - 15:24 (2014)
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ATea
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Inscrit le: 18 Sep 2013
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MessagePosté le: Ven 14 Nov - 08:45 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

Un décor qui prend forme dès les premières lignes,
Des personnages qui prennent vie dès les secondes lignes (bin, oui),
Une histoire qui se construit avec tous ces ingrédients. 


C'est fluide, c'est agréable, ça se lit sans difficultés ET avec plaisir.


Pour la fin, du coup, je l'ai trouvé un peu rapide. Enfin s'entend par là, que je trouve que les mots se sont bien enchaînés. Ils nous précipitent rapidement vers la fin et du coup, je regrette qu'il n'y en ai pas plus. ^^


C'est un chouette texte. Qui du coup va me marquer parce que je vais penser à ce qu'il a bien pu se passer, ce qu'il pourrait bien se passer, ce que tu pourrais en faire dans la suite. Donc des tas de réflexions quoi  
_________________
ATea.
Ven 14 Nov - 08:45 (2014)
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Fanylill
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Localisation: Bordeaux

MessagePosté le: Ven 14 Nov - 15:51 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

QOUI ??? C'est déjà fini ??? mais je veux la suite moi !!!! 
ce qu'il ont fait après l'explication irrationnelle et tout le toutim !!!!
Tu n'as pas le choix tu dois en faire un roman entier avec chapitre et tout ! 
BRAVO !!!!
_________________
"si le ridicule tuait ça ferait longtemps que je serais mort tu sais"
Ven 14 Nov - 15:51 (2014)
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christine
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Localisation: cholet

MessagePosté le: Dim 16 Nov - 10:56 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

Vraiment super, tes personnages je les ai imagine sans peine tellement j'ai ete projete dans ton texte.
L'histoire, l'ambiance tout est parfaitement decrit presque comme au cinema.
par contre ah ben oui une suite, il en faut plus tu ne peux pas nous laisser comme ca.
Bravo 
_________________
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Dim 16 Nov - 10:56 (2014)
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hector vugo
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Inscrit le: 18 Sep 2013
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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 12:54 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

Cette nouvelle est un régal. Ça coule tout seul et c'est riche en détails comme si ta plume se transformait en caméra.


Tu as le souffle pour écrire un roman


C'est un retour en fanfare Clo. 


J'en redemande 
Dim 16 Nov - 12:54 (2014)
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Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 06:54 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

C'est clair que tu nous as manqué Clo, pfiou la la...

On est clairement dans un film, tellement tes descriptions sont précises, imagées... On a le bruit, l'odeur.. On a tout sous les yeux et on en prend plein la tronche, ça fait du bien...

Moi j'ai juste rien à dire, je m'incline.

Reviens-nous vite, hein, quelque soit tes personnages, tes histoires, tu nous dépayses totalement.
_________________
Rafistoleuse
Mar 18 Nov - 06:54 (2014)
Auteur Message
Linelea
Plumivores
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Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Mer 19 Nov - 15:59 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

rha la la

depuis le début d ela semaine je lorgne sur ton texte que j'ai envie de lire, en plus j'ai fait l'erreur de lire les coms du coup j'étais encore plus impatiente. ^^

Et bien j'ai pas été déçue !
Ton texte est géniale, tes personnages j'adore !

Bon après je suis comme d'autre la fin avec cette tornade m'a un petit peu laisser sur ma fin. C'est vrai quoi c'est quoi cette tornade ! Qu'est ce qu'elle va faire au reste du monde...

Bon une suite pour toutes ces questions c'est envisageable ?
Mer 19 Nov - 15:59 (2014)
Auteur Message
Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Jeu 20 Nov - 14:50 (2014)    Sujet du message: Louisiana Répondre en citant

Tu crées une atmosphère rendue avec force détails. C'est vraiment bien écrit. Savoureux par moment. J'ai aimé te suivre dans ce texte.
C'est vrai qu'une fois le texte terminé on regrette la fin un peu rapide rapport à tout ce que tu mets en place au long de ton récit.
En tout cas bravo, chouette texte
Jeu 20 Nov - 14:50 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:25 (2016)    Sujet du message: Louisiana

Aujourd’hui à 14:25 (2016)
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