S’enregistrer FAQ Rechercher Membres Groupes Profil Se connecter pour vérifier ses messages privés Connexion
Un arrière-goût désagréable.

 
  Jetez l'encre ! Index du Forum » » Historique des Défis » Défis n°51 à 100 » Défis n°61 à 70 » Défi n°67
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
ATea
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 945

MessagePosté le: Dim 25 Jan - 08:45 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Un bruissement d’aile et une silhouette majestueuse s’envola d’une grange abandonnée. Les deux aiglons à peine nés, réclamaient déjà à manger. Une seule mission pour le père Aigle, aller chercher de la nourriture saine pour sa femelle et sa progéniture. En quelques coups d’ailes et à quelques kilomètres de là, il arriva au dessus d’une ville. Les bâtiments étaient vidés d’âmes, les portes restaient closes, recouvertes de poussière. Les rues étaient pavées de restes, de déchets, de cadavres parfois. Ici et là, la nature reprenait ses droits petit à petit. Les herbes folles parsemées en étaient la preuve et les rongeurs pullulaient dans la cité désertée. « La voie est libre… » se dit-il par réflexe car il n’avait plus rien à craindre. Cela faisait plusieurs années qu’il n’avait plus aperçu son prédateur. En fait, cela faisait plusieurs années qu’aucun humain n’était vraiment sorti de sa tanière. L’Aigle ne se souvenait plus trop de leur morphologie, de leurs habitudes. Un animal à deux pattes, parfois quatre. Il ne savait plus s’il pourrait les reconnaître même dans sa mémoire. 

 
Et pour cause…  

 
Planqués dans les hôpitaux aux accès majoritairement souterrains, les Hommes veillaient leurs malades à travers les bulles de plastique. Ils veillaient ceux qui, comme eux, n’avaient jamais pris la menace du virus G301 au sérieux. Tout le monde le voyait sur des téléviseurs écran plat, dernier modèle. Ils s’imaginaient être protégés, comme si les technologies pouvaient être un vaccin ou un préservatif. Il était facile d’appuyer sur le bouton et mettre hors tension les images terribles qui circulaient. Ne voir que ce qu’ils voulaient voir, le beau, le sain, l’agréable. Pendant ce temps, des milliers de personnes mourraient. Mais heureusement la télévision était toujours là, salvatrice. Puis ce furent des millions de personnes. Mais heureusement encore, il y avait les mers, les océans, et si cela venait à dégénérer, ils  n’auraient qu’à fermer les frontières, les liaisons aériennes et maritimes. Ils n’auraient qu’à les laisser dans leur marasme. Ils n’auraient qu’à réduire jusqu’à annihiler les relations humaines réelles.  

 
Ce que tout le monde ignorait encore, c’était les mutations subies par le G301. Des mutations sournoises. Si la période d’incubation était relativement courte au départ et se faisait connaître grâce à des symptômes détonnants, il devenait de plus en plus silencieux, discret et sournois. Il s’insinuait, modifiait l’organisme de l’humain sans aucune réaction inflammatoire importante. Un coup de chaud, un coup de suée comme chacun pouvait avoir lors d’une marche un peu trop rapide ou d’une montée d’escalier un peu trop vive, et c’était le seul signe avant que le virus ne s’endorme pour une période indéterminée. Les populations continuaient à manger, boire, faire la fête, s’embrasser et baiser comme des lapins. Les populations continuaient de voyager sur les territoires protégés, offrant une belle possibilité d’expansion au G301. 

 
Et un jour, pourquoi ce jour, pourquoi pas un autre, le virus s’était déclaré chez une personne saine. Un cas qui fut isolé rapidement, Dieu merci. Enfin, c’est ce que déclara la télévision, maintenant ainsi le doux rêve de protection inaltérable. Puis on n’entendit plus parler du patient. La Mort était venue le libérer mais la médecine omis de préciser qu’ils n’avaient rien pu faire, ni le soigner, ni permettre aux scientifiques d’étudier la maladie. Et ce fut un raz-de-marée humain, emportant les gens sur chaque continent. Le virus était ici, était là. Le virus était partout. L’affolement était général. La panique était légion. Les écrans s’éteignirent au fur et à mesure que leurs acheteurs décédaient. Les chaînes télévisées ne purent plus diffuser quoique ce soit, faute de journalistes, rédacteurs et autres intermittents. Alors les haut-parleurs n’émirent plus qu’un son grésillant, et la neige tomba sans interruption cet hiver de deux mille cinquante huit…  

 
L’Aigle n’avait que faire de tout cela. Il cherchait un rongeur grassouillet car le virus G301 n’avait d’appétit que pour la chair humaine. Dieu merci.  

 
Sauf pour Lucy.  

 
Son père était une de ses victimes. Il y a quelques heures encore, c’était une victime malade. Maintenant, il n’était plus qu’un nom à inscrire sur une liste. Sauf qu’il n’y avait plus personne pour tenir cette liste macabre. En fait, à ce stade, il devenait plus intelligent de tenir une liste des survivants. Elle, sa maman, Docteur Bayesco, Eddy, Jules, Louison, la femme de ménage qui jouait plus à l’infirmière qu’à la ménagère, et le Monsieur-en-costume-noir qui emportait les corps des gens et leurs noms vers l’oubli. Il y’en avait d’autres mais Lucy était trop petite pour s’en souvenir, elle n’avait que cinq ans. Et du haut de ses cinq ans, elle comprit qu’aujourd’hui, le Monsieur-en-costume-noir était venu chercher son papa. Lucy pleurait surtout de voir sa mère pleurer parce qu’elle ne le connaissait pas vraiment son papa. Depuis sa naissance, elle était surtout avec sa maman. Chaque jour, c’était elle qui lui coupait le jambon pour le mélanger à la purée sous la hotte. Chaque jour, c’était elle qui lui mettait robe, chaussettes et chaussures avec des gants. Chaque jour, c’était elle qui s’assurer que les bouches d’aération étaient correctement fermées entre sa chambre et les autres pièces. Son père, elle ne le connaissait qu’allongé, couvert d’hématomes et de plaies purulentes. Son père, elle l’avait toujours entendu grogner quelques mots au prix d’un effort titanesque. Son père, elle ne l’avait vu tendre sa main qu’une seule fois pour essuyer les larmes sur les joues de sa mère. Son père était une ombre pour elle. Il le serait encore plus lorsque la porte se refermerait derrière le Monsieur-en-costume-noir… 

 
*** 

 
L’Aigle regardait son petit déployer ses ailes. Au bout de huit mois, il allait enfin se lancer dans une grande escapade. Chaque jour, il trompettait aussi fort qu’il le pouvait, pour l’accompagner jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. Et ce matin, c’était son tour. L’Aiglon ignorait tout de la destination mais imaginait le trajet à force de suivre son père des yeux. Ils arrivèrent dans la Cité merveilleuse. Aiglon regarde tout, épie tout, voit des êtres étranges ici et là. Il est effrayé mais son père, l’Aigle le bouscule. Il faut qu’il apprenne à chasser. 

 
Quelques mètres plus bas. 
« Viviane, je me dois de te poser cette question…  
- JAMAIS!, s’écria la maman de Lucy 
- Viviane! Ca suffit. Ta fille et les trois autres sont le dernier espoir pour notre Humanité!, s’exclama le Dr Bayesco 
- Je refuse! Regarde où nous a mené cette saloperie. Droit vers le chaos. Elle ne mérite pas de survivre. 
- Et Lucy ne mérite-t-elle pas de vivre? 
- Merde! N’essaie pas de me faire culpabiliser. Je te l’ai dit. Je refuse d’enfermer Lucy dans ton cercueil de verre. Vas-y toi! 
- Tu es ignoble. Tu sais que je suis contaminé. Tu sais tout ça…  Tu ne te rends pas compte de la situation, je vais devoir agir, même sans ton accord… 
- Tu n’as aucune autorité sur elle, vociféra la maman de Lucy. Je suis sa mère, même malade, je suis et reste sa mère.  
- … Et tu es gravement atteinte par le G301, qui fait décidément beaucoup trop de mort, poursuivit le Docteur Bayesco. 
- Qu’est-ce que tu insinues? Damien? Damien, réponds-moi! 
- Viviane, je suis sincèrement désolé, je te respecte profondément mais je ne peux pas te laisser détruire notre dernier espoir… dit-il en se dirigeant vers la paillasse. Il saisit une seringue préparée et revint vers le tuyau de la perfusion, ouvrit le robinet et injecta lentement le produit. 
- Non, non tu n’as pas le droit!, s’époumona-t-elle, effarée, Tu ne peux pas me tuer, pas comme ça. A l’aide! Lucy! … »  
  
Docteur Bayesco tourna le dos à sa dernière patiente, qui se tordait de douleur. Son visage était tiraillé, ses bras maigres et faibles tentaient de le saisir dans un dernier élan de vitalité, puis elle rendit son dernier souffle, subitement et retomba dans les draps sales et puants. Le médecin recouvrit le corps du même tissu, se recueillit une minute puis s’éloigna du lit. La porte sécurisée s’ouvrit. Il pénétra dans le sas de sécurité, jeta ses gants, ôta sa tenue, passa dans le processus de décontamination même s’il savait que cela ne lui servait plus à rien, et se retrouva dans la chambre qu’il s’était aménagé. Il ouvrit les stores de séparation. Une tête blonde se précipita. Il croisa son regard vert, un regard innocent et sain, puis murmura :  

 
« Lucy, ma grande, Maman est partie au ciel rejoindre Papa…  
- Maman! Je veux la voir! 
- Mon ange, ce n’est pas possible. Il faut que tu te souviennes d’elle quand elle était en vie, quand elle était belle…  
- Maman… sanglota la petite fille. 
- Ta maman t’aimait énormément tu sais et elle m’a fait promettre quelque chose. 
- Quoi? 
- Que tu puisses vivre dans un monde meilleur… » 

 
Lucy se mit à pleurer. Il n’y avait pas de monde meilleur. Sa maman était partie. Elle l’avait laissé là, toute seule. Elle se jeta désespérément dans les bras  les plus proches, ceux d’Eddy. Louison et Emmanuel s’approchèrent en silence et lui caressèrent ses cheveux, tendrement. Ils avaient déjà vécu ces moments-là eux aussi. Eddy chuchota: « Tu n’es pas seule Lucy, on est là nous. On sera toujours là, et Docteur Damien va nous sauver. Il nous l’a promis. » Lucy observa son meilleur ami à travers ses yeux embués. Elle lui prit la main et la serra très fort. Derrière la vitre, le Docteur Bayesco soupira. Il transmit au garçon le plus âgé, Emmanuel, les instructions sur tablette électronique et leur fit ses derniers adieux. Le petit groupe se chargea de provisions, d’eau filtrée puis sortit dans le couloir. Emmanuel regarda le plan dessiné minutieusement puis emboîta le pas. 

 
Depuis le début de la pandémie, le médecin avait pensé à une sortie de secours pour les personnes saines, pour lui aussi, surtout. Il avait lui-même étudié le chemin le plus fiable, le plus sain, le plus propre. Les couloirs avaient été nettoyés de fond en comble, stérilisés puis interdits d’accès par une petite équipe. Et lorsque les collaborateurs contaminés avaient voulu l’utiliser pour s’échapper, le Docteur Bayesco les avaient tués, un à un. Il devait préserver l’accès… C’est sur ces traces-là que les quatre survivants marchaient ce jour-là. Le plan les mena par un accès souterrain à une multitude de bâtiments. Ils n’en cherchaient qu’un, celui qui était en rouge sur leur tablette. Le petit groupe entreprit sa marche non sans difficultés. Affaiblis par le manque de nourriture consistante, par le peu d’exercice physique quotidien, leurs muscles étaient atrophiés, manquaient d’énergie. Les uns et les autres se soutenaient. Lorsqu’ils émergèrent à nouveau au dessus du sol, ils eurent derrière les carreaux, une vision désolante.  

 
Seuls les bâtiments les plus bas, ressemblaient encore à quelque chose. Les autres, plus grands, étaient tous délabrés. Quand le poids des branches, qui émergeaient des fenêtres pesaient et les faisaient tomber en ruine. Leurs fondations étaient, elles, soulevées par d’épaisses racines. Le goudron au sol, totalement déformé, s’accumulait en tas, offrant de multiples terriers. Des rats aussi gros que des chats courraient d’un trou à un autre, d’un amas de déchets à un autre. Des animaux dont ils ignoraient le nom mangeaient l’herbe verdoyante. Pour eux, c’était Byzance depuis que la civilisation n’était plus reine dans les parages. Louison arrêta son regard sur le centre du carrefour, quelques mètres plus loin. Elle essayait d’imaginer une scène, un lieu que ses parents auraient pu lui montrer sur des photographies, des vidéos, d’anciennes cartes postales. Mais elle n’y arrivait pas. Le kiosque à journaux, jadis entouré d’allées joliment fleuries et entretenues par les employés des espaces verts, n’était plus reconnaissable que pour ceux qui l’avaient connu. Des lianes le parcouraient, l’entouraient, l’encerclaient. La végétation luxuriante lui donnait l’aspect d’un de ces temples enfouis dans la forêt tropicale indonésienne ou sud-américaine. Là où le soleil arrive parfois à créer une douce lumière. 

 
Tous saisis par ce paysage, ils restèrent la bouche bée. Emmanuel fut rappelé à l’ordre par la tablette qui vibra. Le Docteur Bayesco les suivait en temps réel. Il savait que cette traversée pouvait choquer, il savait que ces minutes passées pourraient mettre en péril l’humanité. Cela faisait maintenant dix minutes qu’ils ne bougeaient plus. Ils devaient reprendre leur route. Ils auraient tout le temps à leur réveil de contempler l’environnement. Emmanuel entraîna ses pairs et ils atteignirent un bâtiment sans étage. Il ne payait pas de mine et pourtant, c’était là que tout se jouerait. Emmanuel ouvrit la porte délicatement. Ses yeux s’habituèrent doucement à la pénombre. Docteur Bayesco avait prit soin de voiler les fenêtres pour qu’aucun intrus épiant de l’extérieur, ne puisse s’attarder sur l’équipement de haute-technologie. Les « cercueils de verre » installés les uns à côté des autres, avaient des dimensions titanesques. Les capsules étaient ouvertes, presque accueillantes avec la couche molletonnée. Lucy serra un peu plus la main d’Eddy. Elle avait peur. Elle ne voulait pas le quitter. Elle avait l’impression qu’elle allait être dévorée. Emmanuel les installa, les uns après les autres. Suivit minutieusement les réglages et branchements que lui dictait le médecin. S’allongea à son tour puis fit un signe de la main avant que la capsule ne se referme automatiquement. Il n’avait jamais dormi quinze ans. Pourtant, même s’il était le plus âgé, il était encore beaucoup trop jeune pour imaginer qu’il y avait des sommeils dont on ne sortait pas… 
  
*** 

 
L’Aiglon est devenu grand et avec ça, un chasseur aussi doué que son père. Peut-être même plus. Il est revenu sur le territoire de chasse de son enfance depuis que ce dernier est mort et l’a étendu. Il a investi d’étranges lieux où il se cogne parfois sur des masses rectangulaires énormes, où il joue à faire virevolter des feuilles de papiers posées en tas, où tout un tas de choses lui servent de terrain de jeu. Planant à quelques mètres, il vient de repérer un de ces rongeurs qu’il affectionne tant, se faufiler dans un petit bâtiment par une ouverture qu’il avait lui-même causé. Il se souvient encore de celui qu’avait ramené son père dans son enfance et remarque que ses proies perdent de l’envergure depuis quelques temps. Les repas se font de plus en plus rares, de moins en moins bons aussi. Mais s’il rêve de trouver la cachette des beaux spécimens d’antan, il connaît ses priorités. Et, à cet instant, il s’agit d’attraper et se délecter de la bestiole qu’il entend fureter quelque part là-dedans.   

 
Dans une pièce baignée par une douce lumière, les imposantes capsules trônent toujours. A l’intérieur, reposent des corps reliés à de nombreux tuyaux. Eux-mêmes reliés à des appareils externes. Un cadran affiche pour chaque capsule, la prochaine mise en route de l’alimentation parentérale. Un autre annonce la régulation du taux d’oxygène et le maintien d’une température correcte derrière chaque vitre. Un autre encore annonce que l’ouverture aura lieu dans deux ans, trois mois, six jours et quelques heures. Lorsqu’ils se réveilleront, ils seront adolescents ou jeunes adultes. Leurs corps auront grandi, leurs visages se seront durcis mais leurs âmes, leurs coeurs… Se souviendront-ils de ce qu’ils ont vécu? Se souviendront-ils qu’ils ont encore un avenir à construire ? Pour l’instant, seule une ampoule LED verte répond que tout se passe pour le mieux, que tous les systèmes sont bien alimentés. Ces systèmes qui portent des noms gravés sur chacun des socles. LUCY. EDDY. LOUISON. EMMANUEL. 

 
L’Aiglon s’en fout, il ne sait pas lire. L’Aiglon s’en fout, il ne sait pas ce que sont ces animaux. Le seul qui l’importe, vient de se jeter entre deux capsules. Difficile à atteindre, le rongeur profite de ces quelques minutes de répit. Il sait qu’au moment où il sortira de sa cachette, le rapace fondra sur lui et qu’il n’aura aucune chance. Ce sera sans espoir. En attendant, il joue et jouit de ses derniers instants en se jetant sur un truc à ronger. Un goût de caoutchouc. Un goût ferreux, comme du sang. Un goût cuivré. 

 
Et puis, plus aucun goût. Son coeur s’est arrêté avec une violente impulsion. Il ne sent plus rien, n’entend plus rien. Il n’est plus qu’un corps inerte sur des fils électriques dénudés et inutiles. Aiglon a perçu un mouvement, la queue du rat est apparue dans un interstice. Aiglon s’en approche précautionneusement. Il est perturbé par une ampoule LED qui clignote rouge. Quelques secondes plus tard, elle s’éteint. Aiglon se saisit du rongeur et, malgré l’état avarié de ce dernier, l’emporte au loin pour se sustenter. Il ne peut pas savoir que le virus G301 a encore muté, il y a plusieurs années déjà. Il ne peut pas savoir que bientôt, les animaux aussi connaîtront l’agonie.  

 
Un dernier bruissement d’ailes et enfin, le silence… 

_________________
ATea.
Dim 25 Jan - 08:45 (2015)
Visiter le site web du posteur Skype
Auteur Message
christine
Super Coup de Coeur
Super Coup de Coeur

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 988
Localisation: cholet

MessagePosté le: Mer 28 Jan - 08:06 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

Je trouve l'idee tres originale.
Tu nous embarques dans ton histoire avec differents points de vue.
Les aigles, la petite fille et les adultes contamines.
J'aime la fin, la fin de tout.
Vraiment tres bon bravo
_________________
Un sourire ca fait toujours plaisir
Mer 28 Jan - 08:06 (2015)
Auteur Message
Odepluie
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 381

MessagePosté le: Mer 28 Jan - 12:50 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

Approche du thème :
Bon on est complètement dans le thème, aucun doute =) ou devrais-je plutôt utiliser ce smiley : =( hehe
Déjà je tiens à dire que j'aime vraiment beaucoup cette vision animale aussi ! Excellente idée ! ça offre un vrai détachement par rapport au drame humain (ces répétitions de "il s'en fout"), et l'approche est du coup super originale ! Après il y a donc une histoire dans l'histoire, avec ces enfants mis à l'écart, qui m'a fait penser pendant un temps à un roman de Barjavel (une Rose au Paradis), mais avec une chute beaucoup plus... con xD Mais que j'aime bien hihi J'ai un peu moins aimé la partie explicative (notamment le dialogue entre Lucy et le docteur enlève un peu de poésie), mais j'ai vraiment eu un gros coup de coeur pour ces aigles (l) Bien trouvé ! Rah puis ta fin qui en rajoute encore une couche supplémentaire, pour nous faire déprimer !! =( Grrr (oui je sais, je l'ai cherché ^^)

Respect de la contrainte :
haha rien à dire, tu vas même jusqu'à nous expliquer le pourquoi du comment ils en sont arrivés là. Good.

Ma phrase préférée :
Arf j'en ai cherché une autre pour ne pas céder à la facilité, mais la dernière phrase reste celle que je préfère:
"Un dernier bruissement d’ailes et enfin, le silence…" Bouh =(
Mer 28 Jan - 12:50 (2015)
Visiter le site web du posteur
Auteur Message
Octobell
Coup de coeur
Coup de coeur

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 1 670

MessagePosté le: Sam 31 Jan - 01:07 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

Rha noooooooooooooooooon je déteste ta fin !! J'aime pas quand c'est sans espoir ! ... Bon, ok, c'est le thème, ET ALORS ?

Bref, cela dit, j'ai A-DO-RE !! C'est un scénario hallucinant et complètement abouti, étonnant en si peu de lignes. Y'a un contexte sous-jacent, et suffisamment explicite pour qu'on ne s'y perde pas. Je pense que le point de vue des aigles, qui apporte un certain recul sur la situation, aide à se faire une idée. Astucieux !

Ce que j'ai aimé aussi, c'est que les personnages, bien qu'ils soient presque en retrait par rapport à la situation, ont tous un certain charisme, et sont suffisamment riches pour qu'on les distingue facilement. Encore une fois, j'admire ! T'arrives à en faire quelque chose en peu de mots. Bravo !

Et mention spéciale pour le passage sur la télé comme remède/placebo (bien que j'approuve Aude sur la partie explicative un peu trop longue). Ca donne une dimension presque dystopique à ton univers, et en tout cas très certainement philosophique. J'adore quand des textes font cet effet.

Bref, c'est excellent quoi !!
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
et ne sont en aucun cas le reflet de l'opinion de JE! Corp.
Sam 31 Jan - 01:07 (2015)
Visiter le site web du posteur
Auteur Message
Linelea
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Sam 31 Jan - 02:04 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

C'est un scénario très abouti que tu nous as donné !

Même si j'ai vu quelques longueur dans de petits passages mais rien de franchement bien important tant tu nous as plongé dans le récit.

Bravo j'ai beaucoup aimé
Sam 31 Jan - 02:04 (2015)
Auteur Message
Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
Coup de Coeur ...

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 4 563

MessagePosté le: Sam 31 Jan - 02:47 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

Wow, ça époustoufle. Je trouve que l'angle choisi est parfait, original et captivant. J'ai trouvé ce que j'aime trouver dans tes textes, de l'émotion, une précision photographique souvent, c'est toujours hyper agréable à lire.. Même quand c'est terrible...

Et j'ai particulièrement aimé le passage sur la télé, le ton cynique et sarcastique. Juste dosé comme il faut

Bravo bravo !
_________________
Rafistoleuse
Sam 31 Jan - 02:47 (2015)
Auteur Message
Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
Giga Coup de Coeur...

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 836

MessagePosté le: Sam 31 Jan - 16:39 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

Ton texte est vraiment bien construit et tu sembles y avoir consacré pas mal de temps. L'histoire nous embarque clairement dans cette univers très visuel, et elle ne s'essouffle pas. Un bon moment de lecture. Bravo.
Sam 31 Jan - 16:39 (2015)
Visiter le site web du posteur
Auteur Message
hector vugo
Super Master CDC *
Super Master CDC *

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Dim 1 Fév - 10:50 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

Vision très noire servie par un scénario superbe. J'en ferai un série. Cette double histoire du rapace et des survivants est menée avec brio. Comme dit Yannick on sent qu'il y a eu du travail derrière.


Victoire plus que méritée. Bravo!!!!!
Dim 1 Fév - 10:50 (2015)
AIM MSN Skype
Auteur Message
ATea
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 945

MessagePosté le: Dim 1 Fév - 12:50 (2015)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable. Répondre en citant

Alors pour répondre aux commentaires de façon générale : MERCI ! 


Et plus précisément, 




Je n'y ai pas consacré plus de temps que ça en fait. Genre, elle se la pète. Non mais j'ai été moi-même assez surprise puisque je ne me sentais pas forcément de faire du post-apocalyptique... Et puis, j'ai pensé à des animaux qui verraient ça d'en haut. A partir de là, j'ai tiré le fil. J'ai pensé à ce qui donne de l'Espoir. La Nature avec les animaux, les Enfants et la promesse de meilleurs lendemains, la Technologie qu'on arrête pas de développer pour être plus performant, plus ceci, plus cela. Aller plus haut, plus vite, plus loin. Et cette satanée télé qui me fait toujours cet effet. Enfin je crois que j'ai été assez explicite sur ma conviction profonde, je ne vais pas reprendre ici. Quoique ce n'est pas forcément la télé, mais l'utilisation qu'on en a. Avaler les informations, les gober sur le canapé en train de s'empiffrer, sans analyser, sans réfléchir, sans... bref. 






Et pour aller jusqu'au bout, ce qui m'a pris du temps a été... ma recherche approfondie sur les rapaces. ^^ Mais je me perdais (C'est fou les particularités de chacun!), et je me suis rendue compte que ce n'était pas non plus une recherche ornithologique qu'on me demandait. Donc, je suis restée sur ma première impression. Je pensais aux Aigles, j'ai juste vérifié si l'espérance de vie, le temps pour quitter le nid, et tout ça pouvait coller à mon envie. Et oui. Après, j'ai écrit, écrit, écrit. Puis j'ai laissé poser une nuit. Le lendemain, avant d'envoyer, j'ai surtout relu, réajusté ... 
Parce que j'ai allongé le passage du dialogue entre la petite et le médecin puisqu'au début, j'avais juste écrit. "Ta maman est partie rejoindre ton papa, mais elle m’a fait promettre une chose, que tu puisse vivre dans un monde meilleur...".





Pour le thème du Sans-Espoir, je me suis dit que ces oiseaux pouvaient bien nous regarder de haut, mais ils y passeraient aussi. C'est une vengeance assez froide.


Donc je suis absolument ravie que vous ayez accroché, que vous ayez plongé dans l'histoire jusqu'à hurler de désespoir! ^^ 






Je vous dis un Nouveau Merci. 
Et Merci Ode pour ton Coup de Coeur. 
_________________
ATea.
Dim 1 Fév - 12:50 (2015)
Visiter le site web du posteur Skype
Auteur Message
Contenu Sponsorisé




MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:03 (2016)    Sujet du message: Un arrière-goût désagréable.

Aujourd’hui à 03:03 (2016)
Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet   Jetez l'encre ! Index du Forum » Défi n°67

Page 1 sur 1
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures

Montrer les messages depuis:

  

Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB GroupTraduction par : phpBB-fr.com
Xmox 360 by Scott Stubblefield