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Une couverture orange

 
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Octobell
Coup de coeur
Coup de coeur

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 1 670

MessagePosté le: Sam 31 Jan - 18:27 (2015)    Sujet du message: Une couverture orange Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Elle : Donne-moi un peu de couverture. J’ai froid.
Lui : Avec tout ce qu’on vient de faire ? Je suis bouillant, moi !
Elle : Faut croire que ça retombe vite.
Lui : Viens par là, plutôt. Je vais te réchauffer, moi. Viens contre moi.
Elle : Tu sais, les battements de ton cœur…
Lui : Oui ?
Elle : … Comment tu fais pour respirer autant le calme ? Tu trompes ta femme, et ton cœur me dit que ça ne t’angoisse même pas.
Lui : il y a des choses bien plus graves dans la vie que tromper sa femme.
Elle : tout dépend à quelle échelle on se situe… Pour bien des femmes, subir l’adultère est la chose la plus grave qui pourrait leur arriver.
Lui : Mais pas pour toi, n’est-ce pas ?
Elle : Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
Lui : Je sais pas… Ton mec, il sait d’où elles viennent, tes cicatrices ?
Elle : Plus ou moins… Je ne suis jamais entrée dans les détails.
Lui : Pourquoi ? Il vit au quotidien avec toi. Il doit savoir ce que ça te fait, non ?
Elle : …
Lui : Non ?
Elle : Pourquoi ? Tu sais ce que ça me fait, toi, peut-être ?
Lui : Peut-être pas exactement, mais je sais ce que ça fait de vivre avec… Quelque chose. Avec ce genre de poids sur les épaules. Tu sais, un peu comme un masque trop lourd à porter…
Elle : Parce que tu portes un masque, toi ?
Lui : Peut-être… Ca t’étonne ? Après tout, je trompe ma femme. Est-ce que ce n’est pas un masque en soi ?
Elle : Certes, vu comme ça… Et c’est quoi ce poids ?
Lui : Toi d’abord !
Elle : Non, sûrement pas ! C’est toi qui m’en parle depuis tout à l’heure !
Lui : Si tu me livres ton secret, j’aurais peut-être plus de facilités à te livrer le mien.
Elle : Peut-être que ce n’est qu’un piège.
Lui : Et comment est-ce que je te piègerais ? Regarde-moi, regarde-nous ! Y’a que cette couverture orange pour recouvrir notre péché. Autant tout avouer, puisqu’on est les dernières personnes sur Terre qui pouvons trahir le secret.
Elle : Tu crois que tous les amants du monde font ça ?
Lui : Quoi ?
Elle : Livrer leurs secrets. Dans des chambres confessionnal…
Lui : Pas sûr… Probable que la plupart des amants ne se retrouvent que pour niquer.
Elle : Mon dieu comme tu brises la magie du moment !
Lui : Comme tu dévies du sujet initial !
Elle : Je ne parlerai que si tu parles en premier.
Lui : Non. Mais promis, je parlerai.
Elle : Bon… Ok… Qu’est-ce qu’il faut que je te dise exactement ?
Lui : Quelle est la chose qui te pèse le plus au monde ? Ce truc qui rend tes épaules trop lourdes. Je sais que tu sais de quoi je parle. Je le vois dans tes yeux. Tes yeux, ils crient ce truc, là, mais j’arrive juste pas bien à comprendre quoi exactement.
Elle : Est-ce que tu as déjà manqué mourir ? Je veux dire, pour de vrai. Un accident grave, une maladie, quelque chose comme ça.
Lui : Non.
Elle : Ca m’est arrivé. D’où ces cicatrices. En apparence, elles sont le seul vestige. En vérité, elles sont tellement… Tellement plus profondes. Mon corps a été transformé. Tous les jours, je dois prendre des médicaments pour le faire tourner comme il faut. Mais malgré ça, tous les jours, je subis les conséquences de ces cicatrices. Une vie faite de mécanismes dont on ne se rend même plus compte, en surface. Mon petit-ami ne me voit même plus les prendre, ces médicaments. Il ne voit même plus les vertiges, les douleurs, les inconvénients. En surface, je fais comme lui. En surface, je fais comme si je n’avais pas failli mourir. C’est tellement facile, la surface. Rien ne se voit. Mais chaque jour, j’y pense. Chaque pilule que j’avale me le rappelle. Chaque fois que je manque de l’oublier, c’est comme si une petite voix me murmurait qu’un jour j’ai failli y passer. Et puis quoi ? C’est terminé ! Je suis vivante, maintenant, il faut aller de l’avant. En surface, je vais de l’avant. En vérité, je fais du sur-place. J’ai peur. J’ai tellement peur… Pas de mourir. Finalement, mourir, c’est tellement facile en soi. Un instant, on est vivant, l’instant d’après, on ne l’est plus. C’est tout. C’est ça la mort. Rien. C’est peut-être pour ça que ça terrifie tellement les gens.
Lui : C’est quoi qui te fait peur alors ?
Elle : L’oubli. C’est peut-être atroce à dire, mais j’ai peur qu’on m’oublie. Qu’on oublie ce par quoi je suis passée, qu’on n’ait plus conscience que je suis devenue quelqu’un d’autre à cause de ce que j’ai vécu, et qu’on ne pardonne plus mes…Ma frilosité. Et plus encore, j’ai peur de disparaître et de ne laisser aucune trace. Au-delà de mourir physiquement, ne plus survivre dans la mémoire des gens. Je crois que j’ai eu cette conscience de n’avoir rien fait d’extraordinaire de ma vie. Et cette absence d’extraordinaire, ça fait comme un vide. Quand je me suis réveillée, quelque chose est réellement mort en moi. Et ce qui me fait peur, c’est ce néant qui s’est installé à la place de cette chose. J’ai lu des bouquins sur comment mieux vivre sa vie et des trucs comme ça.
Lui : C’est des conneries, tout ça !
Elle : C’est ce que j’allais dire. C’est n’importe quoi. On peut pas se laisser guider par des pseudo-spécialistes, des diseuses de bonne aventure. Et toi, alors ? C’est quoi le poids de ton masque ?
Lui : J… Je sais pas…
Elle : Allez ! Me fais pas faux bond ! Tu as promis !
Lui : Tu vas me détester.
Elle : Je te rappelle que tu trompes ta femme. Je te déteste déjà pour ça.
Lui : C’est quoi pour toi la pire chose au monde ?
Elle : Tu veux dire en dehors de l’adultère ?
Lui : Arrête avec ça ! T’es aussi coupable que moi.
Elle : Un peu moins… Je ne suis pas mariée, moi.
Lui : La fidélité n’est pas supposée avoir besoin d’alliance.
Elle : Quelle philosophie, mon brave ! Cela ne t’évitera point les aveux !
Lui : Comme tu veux ! Un jour, j’ai tué quelqu’un…
Elle : C’est pas drôle ! Sois sérieux, un peu !
Lui : Je suis sérieux ! Je l’ai pas tué volontairement ! C’était un clochard. Quand j’étais gamin, près de mon école, y’avait une voie ferrée désaffectée, où on allait souvent jouer avec les autres gosses du quartier. On n’avait pas le droit, parce que c’était dangereux, mais bon, qui n’a jamais fait de trucs interdits, hein ? Nous on s’imaginait juste que des trains pouvaient toujours passer… On comprenait pas trop le mot désaffecté. Le fait qu’on soit obligés de traverser un pont sur lequel les planches de la voie ferrée étaient complètement pourries ne nous alarmait pas plus que ça. Le fait que le terrain était bien trop escarpé, complètement entouré de crevasses de plusieurs mètres de profondeur non plus. Le fait que ce soit un repaire de clodos et de junkies, encore moins, tu vois. Un jour, j’étais tout seul là-bas. J’aimais bien, des fois, pour me faire peur. Et il y a eu ce clodo qui est sorti de nulle part. Et il m’a fait peur ! Je sais plus trop s’il voulait me dépouiller ou m’emmener quelque part avec lui, je crois que mon cerveau a un peu effacé cette partie de l’histoire. En tout cas, il s’est accroché à moi, et on s’est battus. Et les crevasses, que je te disais… Il a glissé. Il est tombé au fond du trou. Et moi je suis resté là, pétrifié sur le rebord de la voie ferrée pendant une éternité. Je le voyais, là au fond, au milieu des mauvaises herbes et des bûches moisies. Je voyais son espèce de parka verte, la capuche qui s’était rabattue sur sa tête pendant sa chute. Mais il bougeait plus. Je l’ai appelé, je lui ai lancé des cailloux, histoire de voir s’il allait bouger, mais rien. Alors je suis rentré. Je me rappellerai toujours de la nuit que j’ai passé. J’ai pas dormi. J’y suis retourné le lendemain, pour voir s’il était toujours là. Il avait pas bougé. Et c’est là que j’ai compris qu’il était mort. Il était mort à cause de moi. Mais c’était qu’un clochard, donc personne, tu vois. Alors j’ai pas moufté. Et j’y suis retourné presque tous les jours pour le surveiller. Je sais pas pourquoi en fait… De savoir qu’il était toujours là, en quelque sorte, ça me rassurait. Puis un jour… Il a disparu. Y’a sûrement des gens qui l’ont trouvé, ou une bête qui l’a traîné, je sais pas. Je saurai jamais. Mais depuis ce jour où je l’ai plus vu, j’ai ce… Ce truc, là, entre la gorge et le cœur, un truc qui coince. La culpabilité, je crois. Je rêve souvent de lui. Qu’il me retrouve et qu’il m’accuse de l’avoir tué. Je pense souvent à lui en fait… Tout le temps, à vrai dire. Un peu comme toi, tu vois… Sauf que lui il est mort pour de vrai.
Elle : Oh…
Lui : Quelle répartie, dis-donc ! Tu me détestes hein ?
Elle : Non, c’est juste que… J’aurais jamais imaginé quelque chose comme ça. Tu sembles toujours tellement plein de vie.
Lui : C’est bizarre.
Elle : Quoi ?
Lui : Le confier. J’en ai jamais parlé à personne. De toute ma vie. Même ma femme ne sait pas. Et je te dis ça à toi comme si de rien n’était. Comme si t’étais digne de la plus grande des confiances, le plus grand des gardiens du secret.
Elle : Je ne suis pas digne de confiance ?
Lui : J’en sais rien à vrai dire… On verra après.
Elle : Il n’y a pas de meilleur gardien du secret que des gens qui partagent un adultère.
Lui : C’est nul.
Elle : Ah bon ?
Lui : Oui, je trouve ça nul qu’on soit obligé de se cacher pour s’assumer.
Elle : Hm…
Lui : … Tu dors ?
Elle : Non, je pensais.
Lui : A quoi ?
Elle : A tout ça. Je sais pas si je me sens mieux de te l’avoir dit.
Lui : Moi non plus, si ça peut te rassurer.
Elle : je crois qu’il y a trop de ravages à l’intérieur pour que ce soit vraiment mieux. Après tout, on s’est juste contentés de regarder à travers la fenêtre ouverte d’une chambre délabrée. Ca la rend plus réelle de la voir… Mais pas moins délabrée.
Lui : Eh bien y’a plus qu’à entrer et se lancer dans les travaux, qu’est-ce que t’en penses ?
Elle : On se revoit la semaine prochaine ?
Lui : Et comment !
Elle : Ne t’éloigne pas, j’ai encore froid.
Lui : on commencera par mettre une couverture orange, ça l’habillera. La chambre.

_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
et ne sont en aucun cas le reflet de l'opinion de JE! Corp.
Sam 31 Jan - 18:27 (2015)
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Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
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Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 4 563

MessagePosté le: Mar 3 Fév - 15:24 (2015)    Sujet du message: Une couverture orange Répondre en citant

Je trouve ton défi superbe.

On fait silence en rentrant dans cette bulle, et heureusement ils ne nous entendent pas, alors ils sont eux-mêmes, dans une intimité particulière, une relation difficile à définir et à délimiter mais pourquoi faire ? Ce moment est beau.
Aucune phrase hasardeuse, tout est pesé et ça sonne juste.
Pas de grand feu d'artifices, pas de grandiose en apparence. Pourtant....

J'aime la conjugaison des verbes de la dernière phrase aussi.

Je ressors doucement sans l'éclater, la bulle
_________________
Rafistoleuse
Mar 3 Fév - 15:24 (2015)
Auteur Message
ATea
Plumivores
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 945

MessagePosté le: Sam 7 Fév - 12:20 (2015)    Sujet du message: Une couverture orange Répondre en citant

La première fois que j'ai lu ton texte, j'ai tout de suite distingué trois choses et qui se sont confirmées à ma deuxième lecture.


Le dialogue initial fait le lien entre les deux personnes. Ils abordent la fidélité, et par là le mensonge et la vérité. Les mots sont dits, posés. Ils sont concrets, faciles. La confrontation reste en surface… Ce sont des mots d'amants, on titille l'autre. 


Puis, juste avant le premier monologue, on sent un changement de rythme. La plongée est difficile, on sent que tes personnages sont face à quelque chose d'indicible, que c'est compliqué. Ce que je trouve du coup très réaliste. Ils sont tous les deux face à l'autre, mais surtout face à eux-mêmes. Et ce saut dans le vide n'est pas aisé. S'ouvrir aux autres, parler de ce trou béant à la place du coeur, ce trou noir dans lequel ils s'engouffrent, c'est prendre le risque que l'autre creuse encore. Mais, ils n'ont rien à perdre en fait. Ils se sentent déjà perdus dans leur vie. 


Une question, une perche tendue. Et la parole est libérée. Alors, elle parle de Mort, elle parle d'Oubli, oui. Mais, j'y ai surtout lu une Quête de Sens. 


Une recherche effrénée pour laisser une trace indélébile de façon concrète, que l'on peut toucher, et quelque chose de plus subtil, de plus profond. Un sentiment, un souvenir, une émotion, un regard sur elle-même. Est-ce que l'on remarquera son passage en dehors de ces prises quotidiennes, en dehors de ces mécanismes? C'est dans cette phrase que je l'entends le plus : "Une vie faite de mécanismes dont on ne se rend même plus compte, en surface." Les mécanismes, ce sont pour les machines. Et comme tu le dis, une machine, on la fait tourner. Sauf qu'un être humain, ce n'est pas une machine. Et ce ne le sera jamais. Un humain, on le fait vivre, on le fait exister. Alors qu'est ce qui peut transformer une machine en un humain? Trouver un sens à sa vie. Et quoi de plus philosophique? Les cours de lycée, s'ils sont bien conduits, devraient nous amener à ça… Réfléchir sur le sens de notre vie à chacun. 


Ce n'est pas dire "Moi, je serais informaticien, secrétaire, astronaute. Je sauverais des animaux, ou des gens. J'apprendrais des tas de choses et voyagerais à travers le monde" Non, c'est pouvoir dire à un moment "Je suis, je vis et j'existe en dehors de toute case, en dehors de toute définition". Ce n'est pas se mesurer aux autres, c'est trouver sa propre mesure en fait, au rythme des âges. C'est être Libre de toute chaîne. La liberté, ne serait-ce pas là un deuxième concept philosophique ? Surtout lorsque nous savons que nos plus belles chaînes sont invisibles. 


Tout comme ces allusions aux cicatrices. Elle navigue sans arrêt entre surface et profondeur. Le dedans, le dehors comme une prison. Les cicatrices du corps, les cicatrices de l'âme. Des allers-retours incessants. fatigants, éreintants, épuisants. Plus elle se débat, plus elle creuse son trou. Elle s'enfonce dans des sables mouvants. Sauf que le trou, c'est celui de son coeur… 


Et elle ne peut pas offrir son coeur à quelqu'un, ni à son copain, ni même à Lui. Elle le dit elle-même. "Je crois qu’il y a trop de ravages à l’intérieur pour que ce soit vraiment mieux. Après tout, on s’est juste contentés de regarder à travers la fenêtre ouverte d’une chambre délabrée. Ca la rend plus réelle de la voir… Mais pas moins délabrée." Et là, je sens l'image de la couverture. Sans aucun doute.


D'ailleurs, Lui. Ton deuxième personnage, je ne l'ai pas vraiment vu comme un deuxième personnage. C'est la troisième chose que j'ai noté. Ce serait plus une autre facette, l'homme, la protection qui rassure, la présence qui réchauffe un coeur refroidi, un corps qui permet de sentir le sien vivre. 


Celui dont le crime est d'avoir tué quelqu'un par inadvertance, par peur. Il a tué "quelque chose" qui faisait peur, quelque chose et non quelqu'un parce que les clochards ne sont plus des personnes aux yeux de la société. Les clochards sont les laissés-pour-compte, les Oubliés de la Vie. Ceux qui ne laisseront pas de traces, ceux qui s'évanouiront dans la nature. Ce clochard-là ne tombera jamais dans l'oubli grâce à sa mort. Ton premier personnage se bat pour ne pas être oublié quand la deuxième se bat pour l'oublier. Parce que son souvenir est douloureux. Et ces deux-là viennent de communier avec leur corps, de faire communiquer leurs âmes. 


D'ailleurs, la plus belle phrase, même si je la trouve profondément triste, reste pour moi (et je me répète je le sais) : "On s’est juste contentés de regarder à travers la fenêtre ouverte d’une chambre délabrée. Ca la rend plus réelle de la voir… Mais pas moins délabrée." Elle est poétique, imagée. Sublime. C'est un peu comme la Vérité. Rien ne sert de la voir et de la contempler. Le plus dur, c'est de l'intégrer mentalement, la digérer physiquement, en être pleinement conscient pour pouvoir la sublimer et avancer… réellement, pas juste en surface. 


En terme de philosophie, comme je l'ai dit, je ne cherche pas un cours. La théorie, c'est bon pour le lycée. La pratique et la pensée, c'est dans la Vie et je l'ai trouvé sans aucun doute. J'ai lu après coup, que tu disais n'avoir pas fait le lien entre le titre et la couverture. Et c'est marrant, parce que moi je l'ai vu à fond. Non pas la couverture orange. Quoique, sais-tu que l'Orange est la couleur de l'abandon, du don de soi, de l'offrande? Non pas la chambre délabrée, même si ta description est profonde, tout comme le souvenir de Lui. Je vois complètement le paysage, les falaises et crevasses, les planches pourries… Non je vois le Chemin de la Méthode dans ton texte. Pas la méthode au sens strict, avec des règles et tout ça mais Le Chemin de la Méthode pour se sentir exister un jour… La Quête de Sens.




  

 
(Oui, tu sais déjà tout ça mais tu savais pas que je t'avais choisie ^^) 

_________________
ATea.
Sam 7 Fév - 12:20 (2015)
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El.
Mega Coup de Coeur
Mega Coup de Coeur

Inscrit le: 05 Oct 2014
Messages: 429

MessagePosté le: Sam 7 Fév - 14:53 (2015)    Sujet du message: Une couverture orange Répondre en citant

Magnifique Shocked
J'ai adoré.
Bravo pour ce texte, beau, fort et parfaitement mené à mon sens.
_________________
El.

http://aubordeldesrev.eklablog.com/
Sam 7 Fév - 14:53 (2015)
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Linelea
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Dim 8 Fév - 02:00 (2015)    Sujet du message: Une couverture orange Répondre en citant

Je vais pas te redire ce que j'ai déjà dis ^^

 
Citation:

Elle : L’oubli. C’est peut-être atroce à dire, mais j’ai peur qu’on m’oublie. Qu’on oublie ce par quoi je suis passée, qu’on n’ait plus conscience que je suis devenue quelqu’un d’autre à cause de ce que j’ai vécu, et qu’on ne pardonne plus mes…Ma frilosité. Et plus encore, j’ai peur de disparaître et de ne laisser aucune trace. Au-delà de mourir physiquement, ne plus survivre dans la mémoire des gens. Je crois que j’ai eu cette conscience de n’avoir rien fait d’extraordinaire de ma vie. Et cette absence d’extraordinaire, ça fait comme un vide. Quand je me suis réveillée, quelque chose est réellement mort en moi. Et ce qui me fait peur, c’est ce néant qui s’est installé à la place de cette chose. J’ai lu des bouquins sur comment mieux vivre sa vie et des trucs comme ça.



Je trouve ça extrêmement touchant car je pense que c'est le cas de beaucoup de personne.
Bravo, je l'ai relu plusieurs fois et il m'a touche à chaque lecture.

Tu vois qu'il n'y avait pas de doute à avoir. ;-)
Dim 8 Fév - 02:00 (2015)
Auteur Message
Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
Giga Coup de Coeur...

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 835

MessagePosté le: Ven 20 Fév - 21:09 (2015)    Sujet du message: Une couverture orange Répondre en citant

On assiste à un moment suspendu, improbable, à l'intersection de deux météores en phase un instant; un échange de fond de nuit, comme il en naît parfois dans l'intimité, miraculeux par sa justesse et sa simplicité. Chaque mot compte. Et chaque silence. Finalement, seul le silence prévaut, tant on craint de briser la magie de l'instant.
Et ça sonne juste.
Bravo !
Ven 20 Fév - 21:09 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:59 (2016)    Sujet du message: Une couverture orange

Aujourd’hui à 03:59 (2016)
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