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Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire.

 
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El.
Mega Coup de Coeur
Mega Coup de Coeur

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MessagePosté le: Jeu 19 Fév - 17:04 (2015)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire. Répondre en citant

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Marche doucement car tu marches sur mes rêves.
Alecia sur le banc de bois enfile ses Repetto. Elle récite dans sa tête la citation de William Butler Yeats comme un mantra. Une audition pour toute une vie (croit-elle). Romain est parti cette nuit. Peut-être pour une semaine comme la dernière fois, peut-être pour toujours cette fois. Alecia avance doucement, elle avance sur le plancher, le toucher délicat de la plante des pieds sur le plancher, elle avance, sur ses rêves, son rêve. En fond de salle elle aperçoit le jury, ils sont quatre. Cette nuit avec Romain, elle a bien cru qu’ils allaient s’entretuer cette fois, comme un réflexe à leur survie. Il faut qu’ils se battent, depuis qu’ils s’aiment, ils se battent. Elle lui a griffé le visage, il a sans doute une marque rouge sur la joue. Elle regarde son bras et la trace des doigts de Romain, imprimée en bleu/violacé, parce qu’il a encore serré trop fort avant de la lâcher, dans un air de désespoir, atterré sans doute par sa propre violence.
Alecia, 20 ans à peine, essaie de marcher doucement (car sur ses rêves) et traverse la salle de bal immense. A mal, très mal, sur le côté droit. Cherche à ne pas s’en inquiéter. Seule dans sa tête, rêve encore à son homme qui lui fait bouffer depuis deux ans son cœur en cicatrices de gosse abandonné. Romain et ses nuits en chien de fusil, ses cauchemars et ses hurlements dans la nuit. Romain qui a vu devant ses yeux, mourir sa mère sous les coups de son père. Romain qui s’est relevé malgré sa souffrance, ses croutes aux genoux, sa haine en toile de fond, son idée de l’amour ravagée par la sauvagerie des hommes. Romain, le type au sommet, les fans en furie, investissant les plateaux télé, les radios, enchaînant les tournées, faisant tanguer les foules. Celui dont tout le monde pense qu’il est l’artiste d’une décennie alors qu’il n’est qu’un gosse en lutte contre sa propre rage tellement on l’a cogné si fort.
Dans son baggy noir et débardeur blanc, chaussons usés et cervicales branlantes, Alecia s’installe au centre de l’espace danse. C’est une audition sans musique. Elle a bossé très dur pour réussir. Dans le hall de son immeuble la nuit pour ne déranger personne, au jardin public aussi pour sentir les éléments, et puis dans la petite salle de son quartier avec Madeleine, sa prof.
Avec Romain, ils se sont battus hier soir, et elle a mal. Ça n’est pas la douleur physique qui l’aveugle, c’est l’amour. Un amour de poison. Réussir l’audition pour que Romain soit fier. Ainsi que son père qui la regarde de là-haut dans les cieux. Réussir pour les autres plutôt que pour elle-même, puisqu’elle ne se sent vivante que dans l’amour que les autres lui portent. Même les morts, oui, même ceux-là.
Son front se mouille, une goutte sur ses tempes. Elle accroche son regard aux jurés puis elle se lance, doucement, sur ses rêves en lattes de plancher.
Silence.
Juste les pas de danse sur le plancher.
Frrttt…frrttt….
Depuis l’âge de quatre ans, Alecia marche à pas de velours sur son rêve, avec son corps d’enfant qui a grandi pour se mouler dans celui d’une danseuse qui à cet instant flotte au-dessus du sol, se laisse dériver sans regret, les mouvements épousant l’émotion, et les souvenirs. La danse comme écriture de sa propre histoire, des ressentis, des peurs, des joies, de tout ce qui fait soi et l’autre aussi.
Dommage cette douleur trop vive qui explose dans ses côtes, gâche sa liberté et coupe son souffle. Alecia presque à regret termine sa chorégraphie. Salue. S’incline. Scrute les visages à la recherche du moindre indice. Rien évidemment.
Elle retourne s’assoir sur le banc de bois, à la recherche de son souffle, cherchant à éviter les aiguilles douloureuses qui lui vrillent les flancs. Se rhabille, détache ses cheveux, enfile son écharpe, son gros gilet et son bonnet, sort dans le froid mordant de la rue (pavée). Alecia fait le constat qu’elle ne va vraiment pas bien, que la douleur des côtes gagne son ventre et le bas de son dos, qu’une chaleur anormale se diffuse au centre de son corps, alors qu’elle se sent de plus en plus glacée. Elle se souvient de cette fois où, clouée au pieu par un sale virus, Romain avait pris soin d’elle comme un père protecteur et aimant. Ses mots doux, sa main froide sur son front brûlant, ses sourires apaisants, les tisanes au miel. Il lui avait même lu un livre, une histoire d’orphelin, une histoire de gosse sans famille. Romain aime les livres, personne à part elle ne le sait, mais il adore les livres. Il fait la rock star, le type camé et fou que rien ne peut atteindre, le prodige de la gratte saturée, avec sa voix fêlée et son cul qu’il bouge sur scène chaque soir, le mec arrogant, violent et qui ne craint rien, ni personne mais au fond…le vrai Romain, celui qui aime les histoires pour enfants, celui qui hurle ses peurs la nuit au milieu de son sommeil, celui qui offre des fleurs bleues à la vieille voisine seule, celui qui peut fondre et faire fondre dans un sourire inattendu, celui qui tient les vraies promesses, celui-là, elle, Alecia, le connait bien aussi. C’est le sien de Romain. Elle voudrait qu’il soit là, elle voudrait qu’il la serre contre lui, elle a froid, elle a peur, elle n’a plus de force, là dans cette rue moche.

***

Romain ne comprend pas bien lorsqu’on lui demande de venir le plus vite possible.
Il ne reconnaît pas la voix de la meuf, ne sait pas où se trouve l’aile gauche du CHR, regrette d’avoir répondu à son phone, demande deux fois à la fille à l’autre bout du fil de lui répéter les informations. Se sent effrayé, comprend que quelque chose ne va pas, que rien dans sa vie ne sera désormais plus jamais comme avant. Il ne cesse de penser à Alecia depuis l’aube, ce lever du soleil timide où il a quitté l’appartement furieux. Furieux contre elle, contre eux, mais contre lui-même surtout. Il aime cette fille à en crever, elle et son corps brindille qui bouge comme une branche de saule dans la brise de l’été, elle dont les yeux de diamants sont immenses et… Et putain il n’a pas osé l’appeler pour lui souhaiter bonne chance avant l’audition, pour lui dire combien il l’aime, même si il est un connard qui panique de jalousie, qui gueule trop fort sans réfléchir, qui ne vaut pas mieux qu’un pantin et… il l’aime comme un dingue. Il aimerait savoir aimer. Surtout elle, parce qu’elle fait briller son univers.

Il pénètre dans le hall, ça pue comme une odeur de chlore, de mort, de mauvais sort. La mère d’Alecia est là, effondrée sur une chaise en plastique rouge, il ne s’approche pas d’elle, sait combien ils ne peuvent pas se blairer tous les deux. Alors l’évite. A compris de toutes façons, a pigé qu’il sera désormais toute sa vie seul, que son diamant est brisé, que leur histoire s’arrête là. Deux flics se pointent se dirigent vers la mère d’Alecia. Celle-ci le montre du doigt, avec un air de mépris et de haine, lui rappelant ce même regard que son père posait sur lui lorsqu’il tentait vainement de protéger sa mère.
Les flics ne lui passent pas les menottes, juste expliquent qu’ils ont quelques questions à lui poser.
Romain est une star, tout le monde le connaît, la presse va se jeter sur la mort de son trésor, il veut seulement crever, là maintenant, que tout s’arrête. Ne trouve pas le courage. S’effondre dans le hall, pleure comme un gosse.

***
L’histoire doit-elle toujours se répéter et former la même boucle ? Alecia aurait-elle pu se cogner contre le canapé lorsqu’il lui a lâché le bras et qu’elle a perdu l’équilibre cette nuit-là, plutôt que sur le coin de la table ? Aurait-il compris ce qu’il se passait à l’intérieur de son corps, aurait-il pu l’emmener aux urgences à temps si seulement il était resté auprès d’elle et l’hémorragie aurait-elle pu être arrêtée ? Il avait ce sentiment d’avoir quitté l’appartement pour la protéger de lui-même justement, pour ne pas lui faire de mal, s’en tenir là, cet affrontement là des mots, des cris, de rancœurs et de peurs enfouies… c’était suffisant. Il avait fui en claquant la porte pour ne pas la frapper, pour la protéger du monstre en lui et après ?
Ça l’avait tuée. Il l’avait tuée quand même.

Il y a eu cette lettre quelques jours plus tard dans la boîte aux lettres.
Alecia n’ouvrit jamais l’enveloppe dans laquelle était confirmé qu’elle avait été largement à la hauteur de son art, et qu’elle partait avec la troupe du ballet national pour une tournée de six mois à travers le monde.

Marche doucement, car tu marches sur mes rêves…
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El.

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Jeu 19 Fév - 17:04 (2015)
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Fairyclo
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MessagePosté le: Dim 22 Fév - 16:34 (2015)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire. Répondre en citant

J'aime bien le mélange que tu as fait entre la vidéo, le thème et la contrainte. Tout est lié c'est fluide et ça fait une belle histoire. J'ai particulièrement aimé le questionnement à la fin.

Je n'ai pas toujours compris le choix du registre familier par certains moments "meuf, blairer" qui, à mon sens, gâche un peu le ton. On vacille entre les points de vue omniscient, externe, interne, c'est un peu confus et en tant que lecteur, on a dû mal à se positionner. Du coup je suis passée à côté de l'émotion que ce texte dégage.

Merci pour ta participation en tout cas !
Dim 22 Fév - 16:34 (2015)
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Linelea
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MessagePosté le: Lun 23 Fév - 09:38 (2015)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire. Répondre en citant

J'ai eu la sensation que tu as tâtonné en l'écrivant ce jet. Ce qu'il en ressort est très beau et très dur, mais le style que tu as voulu n'est a mon sens pas tout à fait abouti. Tu as voulu tenter quelque chose et pour ça bravo parce qu'on sent que tu y étais presque. Un mélange de mélodies, de rythme et de rime...

En tout cas bravo, personnellement j'ai beaucoup aimé malgré cette hésitation et puis tu as tenté ^^
Lun 23 Fév - 09:38 (2015)
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La Plume du Chakal
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MessagePosté le: Lun 23 Fév - 18:40 (2015)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire. Répondre en citant

Putain, canon meufz, j'ai beaucoup aimé le bordel maitrisé, tu gères bien c'côté là j'trouve, découdre un peu le machin, virer les pronoms, jouer sur les formes des phrases, t'as un trucz plutôt habile à c'niveau là , perso ça m'perd pas , bien au contraire 

Donc ouais la forme est coolz et l'histoire est carrément pute, c'du tout bon Okay
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El.
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MessagePosté le: Mar 24 Fév - 12:09 (2015)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire. Répondre en citant

Hey merci tous pour les coms et vos lectures !
Disons que j'ai pondu ce jet en 90 minutes chrono, pendant la grippe et sur cette même semaine où nous n'avions que 5 jours et une nuit des plumis, et que j'ai adoré m'y coller, parce que le défi me branchais bien mais que possible il ne soit pas à la hauteur de ce que j'envisageais au départ Mr. Green

J'ai écrit l'trucz plutôt à la manière dont j'écris dans mes romans, en essayant de raconter une histoire, sauf qu'on n'était pas dans un roman quoi alors forcément j'comprends l'incompréhension que ça peut apporter, même si j'm'en rends pas trop bien compte en vrai ^^
A la relecture et avec vos coms, j'vois mieux comment j'ai un peu coupé dans le vif, et j'ai zappé des étapes clairement, mais j'suis plutôt sur les défis dans un truc fun, donc très sincèrement j'l'ai écrit tranquille quoi pour le plaisir d'écrire.
Ce qui me manque le plus c'est que j'ai pas su retranscrire les ressentis liés à la danse, et pour une meuf comme moi qui y consacre autant d'heures acharnées à danser (et à écrire ça m'a fait chier Evil or Very Mad ).

Pour le style, la forme, je sais que je peux pas et j'veux pas faire sans les "chier", "putain", "bite", "meuf" etc ... parce que c'est ma manière d'écrire et j'l'aime quoi mais j'comprends aisément que ça puisse être désagréable...
Chakal j'suis hypra touché putain que tu aies repéré le bordel que j'fous avec les pronoms, et la forme assez peu conventionnelle de certaines de mes phrases...tain suis vraiment comme une gamine à qui t'as donné un A + parce que c'est un gros boulot pour moi (tout en étant un truc aussi assez spontané) et je sais que pour certains lecteur c'est pas agréable, et je le capte tout à fait, parce que c'est assez malmenant pour la litté dite "classique" et que si j'arrive à faire kiffer ne seraitc-e qu'une poignée de lecteur avec ce bordel maîtrisé putain c'est une victoire pour moi ...enfin bon j'm'égare et tout mais c'était un com pour vous dire que je tiens compte de toussa et qu'j'avance (comme une tortue eskimo mais quand même)...

La biz les bô!

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Mar 24 Fév - 12:09 (2015)
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MessagePosté le: Mar 24 Fév - 21:58 (2015)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire. Répondre en citant

Je ne crois pas que la construction soit mise en cause, au contraire j'ai trouvé l'histoire vraiment bien troussée, et quand tu parles de roman, c'est marrant parce que c'est ce que j'ai ressenti. Dans ce texte il y a quelque chose de plus tenu, de moins sauvage et foufou que ce que tu offres parfois, de plus construit dans le rythme, le langage, la structure, sans perdre en poésie. Ton souffle est clairement là.
Effectivement du coup il peut y avoir des ptits décalages sur le registre de langue. ça m'a pas choqué.
La fin vient contrebalancer la douceur, du début, ça secoue. Bien joué
Mar 24 Fév - 21:58 (2015)
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MessagePosté le: Mer 25 Fév - 23:21 (2015)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire. Répondre en citant

Moi non plus le registre familier m'a pas trop dérangé. En fait, la partie sur Alecia, j'ai bien aimé. Le style est plus soft, pas trop bordélique. La partie sur Romain change un peu, c'est là que ça part en cacahuète, ce qui en soi, n'est pas dérangeant, ça correspond au perso. Moi, au contraire (ouais tu vas pas t'en sortir avec tout ça), j'aurais presque préféré que tu ailles encore plus loin dans ce style, et te passer complètement de la narration omnisciente qui interfère parfois. J'pense que ça aurait encore mieux reflété chacun des personnages, la ballerine et le voyou.

Cela dit, j'suis d'accord, 5 jours + la nuit, c'était presque mission impossible.

Pour ma part, j'ai moins aimé les questionnements de la fin. L'information sur le fait qu'elle était prise, juste comme ça, histoire de marquer l'ironie du sort, ça m'aurait suffit.

M'enfin en tout cas, c'est clairement une fucking love story, et ton Romain, il aurait presque pu s'appeler Bertrand quoi

Et j'ai A-DO-RE ta citation ! Elle est magnifique !
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 10:52 (2015)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire. Répondre en citant

J'ai commencé à lire ton texte, le jour où tu l'as posté. Et me suis très vite arrêtée, parce que j'ai senti que je voulais aborder le même thème de la violence. Sauf que je n'ai pas eu le temps de poster...
Au final, je pense que nos textes n'ont rien de comparable
Je me prend une de ses claques en te lisant, et j'adore ça.

J'aime ton style, tu le sais, ce registre familier, cette urgence et ce truc vivant, cette poésie à feu et à sang que tu as dans ta plume, je trouve ça superbe.

Je ne vais mas redire tous les compliments qui t'ont été faits, mais je les partage largement.

Bravo, et merci.
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Rafistoleuse
Ven 27 Fév - 10:52 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:45 (2016)    Sujet du message: Sur le plancher, hors-sol et système interstellaire.

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