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Octobell
Coup de coeur
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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 17:50 (2015)    Sujet du message: Exit Répondre en citant

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« Je suis du côté du diable et je ne le sais que trop bien. »
William Blake.


Phoenix, Arizona.

Ses longs cheveux bruns flottaient au vent au rythme de la brise qui courait sur la surface rocheuse de South Mountain. En contrebas, le cadavre déboîté de Tom Kennedy, ancien responsable de l’O et traître à l’organisation. Elle ne le lâchait pas du regard. Elle ne cillait pas, ne tremblait pas, comme si tout cela l’indifférait totalement. Tony, légèrement en retrait par rapport à Brooklyn, ne savait que trop bien le peu d’égards qu’elle pouvait ressentir face à la vie d’autrui. Là sous cette peau diaphane, sous cette apparence trop fragile pour être honnête, elle dissimulait une froideur implacable qui la rendait indispensable à l’O.

« Je sais ce que tu as fait, Tony. » Déclara-t-elle sans se retourner.

Le regard lourd de l’hispanique se figea sur son dos. La cigarette qui grésillait paresseusement au coin de ses lèvres s’en échappa, et il grommela dans sa barbe. Il venait juste de l’allumer.

« Je t’ai vu. Je t’ai vu discuter avec lui. Qu’est-ce que vous disiez ? » Demanda-t-elle en lui faisant face à présent.
« Rien. Fallait bien que je me le mette dans la poche. » Répondit Tony de son souffle de voix si caractéristique.
« Arrête ! Ne fais pas comme si je te connaissais pas ! Je sais très bien de quoi tu es capable ! »
« T’es parano ! Viens, on rentre. La mission est finie maintenant. »

Il se tournait déjà, pressé de quitter le désert, le cadavre, Phoenix et sa trahison.

« Je peux pas, Tony… » Reprit la voix de Brook dans son dos. Lentement, il se retourna, son cœur s’accélérant dans sa poitrine alors qu’il savait par avance la situation dans laquelle il allait se retrouver. Ses yeux vert d’eau étaient brouillés de larmes. Mais ces larmes n’étaient pas très flagrantes derrière le canon du Beretta qu’elle pointait droit sur lui. « Je préfère te voir mort que de savoir que tu nous trahis. »

Le coup de feu résonna avec force dans toute la plaine, au point de faire fuir une famille d’aigles qui nichait pas très loin dans la montagne, et faire pleurer un coyote probablement attiré par l’odeur de mort qui planait autour d’eux.

***


Quelques jours plus tôt, Little Swang, Angleterre

Leurs corps se chevauchaient avec fièvre. De leur étreinte, restaient encore les vestiges de leur dernière dispute. C’était souvent comme ça que ça se terminait. Leurs luttes nourrissaient leur désir, et leur désir était le grand gagnant de leurs luttes. Leurs corps se déhanchaient en une danse violente, leurs voix se répondaient dans la rage.

Et la sonnette de la porte qui retentissait.

« Putain, j’vais le tuer ! » Hurla Tony en s’extrayant des draps dans un bond, ramassant à la volée son pantalon qui traînait sur le chemin. Il ouvrit vivement la porte du pavillon dans lequel Brook et lui résidaient au cœur du petit village de Little Swang, parfaite image touristique de carte postale et QG de la terrible machine O, organisation leader sur le marché des armes et des trafics.

Sean se tenait négligemment appuyé sur le pas de la porte, l’avant-bras posé sur le mur au niveau de la tête. Il mâchouillait son éternel cure-dent, vieux prétexte à une tentative pour arrêter de fumer. Tentative qui avait échoué il y a déjà des années de ça, mais en plus de la cigarette, le vice était resté.

Avant que Tony n’ait le temps de se lancer dans une salve de jurons en espagnol, l’irlandais lui envoya un petit flacon de plastique marron, que Tony rattrapa au vol, in-extremis. Il fusilla Sean du regard et s’assura rapidement que Brook ne se tenait pas juste derrière lui. Il fit aussitôt disparaître la boîte dans sa poche, et serra les poings, en proie à une furieuse envie de frapper celui qui se tenait sur son perron.

« Tonto ! Tu veux ma mort ou quoi ? » Articula-t-il dans un murmure précipité. « Je t’ai déjà dit : pas de ça quand elle est là ! »
« Oh ça va, détends-toi… Eh salut Brook, ça gaze ? » S’amusa Sean en faisant un petit signe de la main derrière Tony, qui se retourna vivement. Le couloir était vide.
« Cabron… »
« Je suis pas là pour ça, en fait. Réunion express à la chapelle, une mission nous attend. »
« Nous qui ? »
« Nous tous. Toi, moi, Brook, tous ceux qui ont assez de temps pour eux pour faire un petit séjour aux States. Aaah, depuis le temps que j’rêvais de me faire dorer la pilule à Phoenix ! » S’exclama Sean en s’éloignant du porche, les bras largement écartés. Il adressa un dernier clin d’œil à Tony, et disparut en une foulée. Tony resta un instant perplexe sur le pas de la porte.

« Brooook ! » Appela-t-il avec force, sa voix se cassant plus que d’ordinaire encore. « Rhabille-toi, Babe, on a du boulot ! » Et là-dessus, il referma la porte sur un coup de pied.

Vingt minutes plus tard, ils se tenaient tous plus ou moins affalés sur les bancs de la nef, face à un Andrew Wallas qui officiait à la manière du plus ironique des curés.

« Le pôle américain de l’O est en crise. » Annonça-t-il de toute la sécheresse qui le caractérisait. « Il y a eu un retournement d’une partie des agents, qui sont en train de mettre le feu aux poudres. L’O américaine est en train de s’effondrer de l’intérieur. Ca m’importerait peu si leur organisation n’avait pas autant de répercussions sur la nôtre. Le problème présent, c’est que nous ne savons pas exactement d’où partent les informations, ni qui les relaie. Néanmoins, nos soupçons se portent sur le numéro deux : Tom Kennedy. Notre mission sera d’abord de révéler ce petit réseau de rigolos, et après, on s’occupera d’eux à la sauce O. C’est d’accord pour tout le monde ? Faites vos bagages, on part sur le champ. Miss Orleans. »

Alors que tout le monde se levait tels des écoliers dissipés, il y eut un moment de flottement à l’appel du nom de Rose. Wallas ne s’était jamais fatigué à l’appeler autrement que par son nom de jeune-fille, comme marque de mépris par rapport à son mariage avec Jonathan Connelly, le numéro 3 de l’O en Angleterre. Mais ce qui poussait tout le monde à retenir son souffle en vérité, c’était que Rose elle-même était américaine, et qu’elle avait passé la majeure partie de sa vie au sein de la cellule outre-Atlantique. Les agents américains lui étaient plus proches que les agents anglais. La jeune femme prit une grande inspiration, prête à écouter la sentence de Wallas :

« Vous ne vous rendez pas à Phoenix. Vous restez ici. »

Muette, pour une fois, elle se contenta de hocher brièvement la tête, et resta seule au cœur de la chapelle tandis que tous les autres agents quittaient l’espace consacré en silence. Brooklyn jeta un dernier coup d’œil dans sa direction, et Rose lui adressa un piètre sourire pour tenter de la rassurer.

***


Tony, en tant qu’agent de liaison, était en charge de coordonner tous les échanges avec l’agence américaine. C’était Rose qui aurait dû s’occuper de ça en théorie, lui étant surtout détaché aux relations avec les partenaires extérieurs à l’Organisation. Mais c’était pour lui l’occasion de s’approcher directement de Tom Kennedy, premier suspect, qui ignorait manifestement les soupçons qui se portaient sur lui. Wallas avait finement joué son coup en lui faisant croire que toute l’enquête passerait par son intermédiaire.

« On a déjà fait enfermer l’agent Taylor. Il était technicien aux Renseignements, et on a vite eu la preuve qu’il était l’un des rouages essentiels du réseau de rebelles. On vous l’a gardé au chaud. Qui va s’occuper de le cuisiner ? »

Ils déambulaient dans les couloirs aseptisés des locaux de Phoenix, parfait jeu de contraste avec l’extérieur désertique qu’ils pouvaient voir depuis les grandes baies vitrées qui recouvraient presque tout l’ensemble de l’édifice. Rien à voir avec le village de vieilles pierres dans lequel le pôle anglais avait posé ses valises.

« Jason Blake et Brooklyn Jones. » Informa Tony. « C’est leur spécialité. Crois-moi, il leur avouera jusqu’au pire de ses secrets. »
« J’ai entendu dire que vous avez fait enfermer la petite Rose. Tu penses qu’elle est de mèche ? »
« Honnêtement, j’en sais rien. Rose est… »

Rose était l’une des personnes dont il était le plus proche à l’O. Et il l’estimait plus digne de confiance que Sean, qui se targuait pourtant d’être son meilleur ami. Mais au fond, entre indécis, ils se reconnaissaient. Instinctivement, viscéralement. Il ne savait pas si Rose avait vraiment un lien avec la mutinerie américaine, mais il savait, oh oui il savait qu’elle songeait sérieusement à tout plaquer. Ca se voyait dans son regard. Il portait le même dans le miroir tous les matins.

« J’ai entendu parler de Jones. Elle est… Redoutable, parait-il. »

A l’évocation de Brook, Tony ne put empêcher un sourire de se laisser s’épanouir sur ses lèvres.

« Elle est féroce. »
« Féroce, c’est le mot que j’avais entendu, oui. J’ai hâte de la voir en action. »

Tony jeta un coup d’œil en biais à Kennedy, qui partit d’un léger éclat de rire.

« Je vois. Toi et Jones… »
« Moi et Jones, ouais. T’avise pas de poser tes sales pattes sur elle. Avant que j’te décroche ma plus belle droite, elle t’aura déjà émasculé, t’façon. Mais ça m’empêchera pas de te décrocher ma plus belle droite. »
« Relax amigo ! » Se défendit Kennedy en levant les bras. « J’ai aucune intention envers elle. Je sais que je suis un vieux bonhomme, mais je ne suis pas de ceux qui font dans la viande fraîche ! »

Vieux bonhomme. Tony n’aurait probablement pas qualifié Tom Kennedy de la sorte. Certes, il était pratiquement un pied sur le palier de la retraite – si le concept avait au moins existé dans la charte de l’O en tout cas – mais il portait ses traits marqués et burinés avec fierté, et une évidente autorité. Tom Kennedy était de ceux qui imposaient le respect. Et l’admiration. De ceux qui pourraient bien entraîner les plus dévots des soldats de l’O dans son sillage. Qui arriverait à retourner la plus convaincue des Brooklyn Jones contre son créateur.

Il y eut un moment de silence entre les deux hommes. Tom finit par s’arrêter de marcher. Il enfonça les mains dans ses poches et détailla Tony de la tête aux pieds.

« Je ne suis pas celui que tu crois, gamin. » Affirma-t-il simplement. Tony hocha la tête. L’information ne mangeait pas de pain quand on n’était pas rongé par le doute comme lui. Sans un mot de plus, ils se quittèrent.

Tony appela Brooklyn pour l’avertir de sa mission au sujet de l’interrogatoire de Corey Taylor en compagnie de Jason. Lui, pendant ce temps, il était libéré de ses obligations.

***


La nuit était déjà bien avancée lorsque Brooklyn franchit la porte de la petite chambre qui leur avait été prêtée. Tony, en l’attendant, avait lancé une conversation Skype avec Santo. Le bambin se tenait sur les genoux de Julia, qui avait promis de s’occuper de lui pendant leur absence, à défaut de Rose. Véritable tête brûlée du haut de ses trois printemps, il n’en avait rien à faire de ce que pouvait lui raconter son père de l’autre côté de l’écran. Il s’échinait à empoigner tout ce qui se trouvait à portée de ses menottes sur le bureau, et prenait un soin tout particulier à tout détruire comme un bulldozer, au grand dam de Julia qui peinait à réfréner ses pulsions destructrices.

Brooklyn s’installa derrière Tony sur le lit, et jeta un bref coup d’œil à l’écran, s’en détournant presque aussitôt lorsqu’elle reconnut la bouille de leur fils. Tony poussa un vague soupir, mais s’abstint du moindre commentaire. Depuis le temps, c’était vain.

« Arrête cette conversation, maintenant. » Ordonna Brook.
« Commence pas, Brook, c’est pas le moment. »
« C’est pas le moment… » Ricana-t-elle. « T’as eu tout le temps du monde pour lui parler ! »
« C’est le matin, là-bas. Il vient de se réveiller. »
« J’en ai rien à foutre ! J’ai pas envie de ça maintenant. Je viens de passer plus de six heures à torturer l’un de nos agents. J’entends encore le craquement de ses os et ses hurlements d’ago… »
« C’est bon ! » S’écria vivement Tony en se redressant. De l’autre côté de l’écran, Santo s’était arrêté dans ses jeux, et il appelait sa maman. On pouvait voir les mains de Julia qui bouchaient ses oreilles pour l’empêcher d’entendre les horreurs proférées par Brooklyn.

« On te rappellera tout à l’heure, bébé. Reste sage avec tata Julia, maintenant. » Déclara Tony à l’ordinateur, qu’il éteignit avant d’être trop imprégné par la vision des larmes de son gamin. Il tourna un regard furieux à Brooklyn, qui sous ses airs dignes qu’elle s’efforçait à afficher, semblait aussi désolée que lui. Il la connaissait mieux que personne, et cette imperceptible lueur brillante, là, au fond de ses yeux clairs, c’était des larmes. Les larmes de cette mère qui souffrait de ne pouvoir regarder son fils en face.

« Des fois, je te déteste. » Articula-t-il de sa voix rauque, avant d’aller fuir vers le balcon pour s’allumer une cigarette. Brooklyn envisagea de le suivre, mais il referma sèchement la porte vitrée devant son nez. Ils se dévisagèrent brièvement à travers la vitre, et Brook, avec fureur, se précipita rageusement dessus pour cogner sur le verre avec force. Appuyé sur la rambarde du balcon, Tony la regardait faire avec indifférence, ce qui la rendait encore plus folle de rage.

« Moi aussi je te déteste, Antonio Rosa ! » Hurla-t-elle, sa voix légèrement étouffée par le double vitrage. « Lâche ! » S’époumona-t-elle alors qu’il lui tournait le dos.

***


Tom s’arrêta dans sa paperasse alors qu’il sentait cette présence dans l’encadrement de la porte derrière lui. Il se retourna lentement, et afficha un demi-sourire en reconnaissant Tony.

« Je savais que tu finirais par venir. Ferme la porte. »

Tony s’exécuta, et avança avec prudence dans le bureau, sous l’œil attentif de son aîné.

« Rose, elle est avec vous ? » Demanda-t-il de son souffle de voix.
« Non. Elle agit seule. Elle n’agit pas encore d’ailleurs. Mais une aide extérieure la pousse à le faire. Je ne sais pas de qui il s’agit, elle n’a pas voulu me le dire. »
« Elle t’en a parlé ? » S’étonna Tony.
« Elle savait… Dis-moi, Tony Rosa, qu’est-ce qui pousserait un orphelin de l’O à passer du côté des traitres ? »

Tony s’échoua sur le petit sofa posé dans un coin du bureau. Il se pencha en avant, la tête si profondément dissimulée entre ses bras qu’il ne montrait plus que ses omoplates saillantes sur son dos. Tom contempla les mains qui agrippaient ses cheveux. Le dos de sa main tatoué d’une rose. Sa marque de fabrique, son identité.

« J’en ai marre d’être du mauvais côté. Je veux être libre. » Avoua Tony dans un murmure quasiment imperceptible. Il leva les yeux sur Tom. « J’ai passé ma vie derrière les barreaux. L’Orphelinat d’abord… Et j’ai dû faire à peu près toutes les prisons du Comté de Londres. J’ai voulu partir, j’ai voulu tout quitter, mais c’est elle qui est revenue. »
« Carolyn… » Devina Tom. La numéro 1 de l’O anglaise, et l’élément le plus redouté de l’organisation. Tom n’avait peur de rien, hormis de Carolyn. Tony hocha simplement la tête.
« J’ai pas eu le courage de lui dire non. J’ai l’impression d… J’ai l’impression de continuer à purger ma peine. J’ai pris perpète. »
« L’O n’est pas invincible. Elle vacille. C’est pour ça que vous êtes ici, non ? Les fondations sont en train de s’effondrer, et elle ne survivra pas longtemps. »
« Chez vous peut-être. Tant que Carolyn est là, l’O est là. »
« Alors tu sais ce qu’il te reste à faire, fils. »
« La tuer ? »

Tom se contenta de le regarder droit dans les yeux. Tony se leva brusquement de son siège, pour faire les cent pas dans la pièce avec nervosité.

« Non, non, non… » Psalmodia-t-il en secouant la tête, les deux mains plaquées sur son crâne. « Je peux pas, je peux p… »
« Il le faut. Il est temps de couper le cordon. »
« C’est pas elle, bordel ! Je peux pas tuer ! J’ai pas votre… Truc à vous, de faire comme si c’était rien ! »
« Alors tu ne comprends rien, Tony ! » S’écria Tom, pour couvrir les exclamations de Tony. Celui-ci s’arrêta aussitôt dans ses divagations et dans ses cent pas. Il leva un regard furieux sur le numéro deux.
« Qu… »
« Tu comprends rien. Si tu n’es pas capable de tuer, c’est que tu es déjà libre ! »

***


Le silence qui suivit le coup de feu fut terrible. Pesant. Mortel. Toute la plaine semblait avoir retenu son souffle, accrochée à la suite des événements.

« Putain mais t’es malade ! » Hurla Tony après les plusieurs secondes qu’il lui avait fallu pour encaisser le choc. « T’as failli me tuer ! »

Il se releva de là où il avait plongé, et épousseta son pantalon trop large. S’il ne savait pas à quel point Brook pouvait avoir la gâchette facile, probablement serait-il déjà mort à l’heure qu’il était. Mais sa cicatrice à l’épaule lui rappelait chaque jour le caractère ô combien volcanique de la jeune femme.

Elle était figée par l’effroi, les deux bras toujours tendus devant elle, et l’arme fumante. Tony s’approcha pour retirer le pistolet d’entre ses doigts serrés, et elle le laissa faire, complètement paralysée. Il admira longuement ses traits qu’il connaissait par cœur, et avec tendresse, essuya les larmes qui sillonnaient ses joues.

« Tu t’es trompée, Brook. » Murmura-t-il à son oreille. « Je t’ai pas trahi. C’est moi qui donné Kennedy. »
« Mais j… J’ai tout vu… »

Il secoua lentement la tête.

« Quand est-ce que tu comprendras, bordel ? Quand est-ce que tu comprendras que je t’aime trop pour ça ? Oui j’me sens en prison putain ! Mais j’en ai rien à foutre, tant que t’es là avec moi ! Je t’aime, Brook ! Je suis un fou, parce que je t’aime ! »

Il avait fini par hurler ces derniers mots, qui se répercutèrent en échos contre les rochers. Il se tenait là, à bout de souffle, les bras écartés. Offert à Brook qui se précipita sur lui pour l’embrasser avec rage. L’Enfer lui-même disposait d’une sortie de secours.

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Octobell

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Sam 21 Fév - 17:50 (2015)
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Fairyclo
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MessagePosté le: Dim 22 Fév - 17:37 (2015)    Sujet du message: Exit Répondre en citant

Bon je crois qu'on tient le synopsis de notre tome 2 ^^

J'vais pas m'en cacher, ce thème, je l'avais lancé en totale subjectivité pour te forcer à écrire sur Tony et Brook :p Mais je m'étais promis de le lire avec le plus d'objectivité possible !

Du coup, si j'adore tout ce que tu as construit autour de leur relation, l'intrigue de fond et tout et tout... Je préfère de très loin les passages sur le couple de Tony et Brook. C'était ce que j'attendais : la relation haine/amour/passion/rivalité dans un couple. Du coup le reste est un peu superflu vis à vis du thème. La scène en particulier : Celle de Skype. Où là, tu n'as pas "fui" l'intimité de leur relation :p

Mais tu me diras, leur relation est basée sur la fuite de la réalité, la fuite des mots... qui explose ENFIN à la fin de ton récit et là bah.... IL L'A DIT ! muahahahah !

Bref, je comprends les difficultés que tu as pu avoir vis à vis de ce texte... les détours que tu as pris avant de te lancer dans le vif du sujet. Et puis quand ça arrive, je fonds ^^

Alors si y'a bien une chose que je regrette, c'est que personne n'ait donné son avis ... du coup, connaissant moi-même les personnages et l'univers, j'ai dû mal à savoir si ça tient la route pour tout le monde. J'ai vu que tu avais expliqué pas mal de choses pour définir le contexte - chose que tu aurais pu t'épargner si tu t'étais concentrée sur leur intimité à eux - mais rien que pour ça, je te tire mon chapeau parce que c'est super chaud à faire !

Bref, j'aime, j'adore... et je suis sérieuse quand je dis qu'on tient notre tome 2 ^^
Dim 22 Fév - 17:37 (2015)
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Linelea
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MessagePosté le: Lun 23 Fév - 00:52 (2015)    Sujet du message: Exit Répondre en citant

Rah la la c'est effectivement dur d'être objective avec Tony ^^... Pas Brook hein XD Tony...

mais non je rigole Clo' ^^

Bon comme la miss j'ai adoré tes passages avec le duo Tony/Brook, mais trouve un peu moins fluide les autres passages.
On sent tout simplement que tu essayes d'en dire suffisamment pour ne pas prendre le lecteur novice dans cet univers inconnu, mais tout ça fait beaucoup d'information, et c'est sûrement ça qui rend les parties or duo un peu moins fluide.

Ceci dit pour la non novice que je suis j'ai entrevue de sympathique possibilité pour l'avenir et je m'en réjouis d'avance.

Bravo
Lun 23 Fév - 00:52 (2015)
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Octobell
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MessagePosté le: Lun 23 Fév - 01:43 (2015)    Sujet du message: Exit Répondre en citant

Merci les filles ^^

En fait le souci, c'est que j'me suis lancée dans une idée trop complexe pour un truc à écrire en 5 jours (même pas 7), et j'ai galéré à mort. Déjà que je galère toujours à mort avec eux, mais alors làààà, j'me suis mis des bâtons dans les roues, en plus de ça (j'voulais pas gagner lol ^^)

C'est clair que j'ai fait un max d'efforts pour essayer de contextualiser les choses, tenter d'expliquer le pourquoi du comment du shmilblick (même si j'peux pas non plus dire si ça a marché) ; ne pas utiliser les 350 personnages utiles à cet univers, et réduire le champ au maximum... Tout en ellipsant, et écourtant l'histoire au max pour éviter d'en écrire 50 pages, autant pour les pauvres âmes qui me liront que pour réussir à finir à temps. Bref, GROSSE-GALERE !

Alors merci pour l'appréciation et... ouais nan, j'sais pas si je te remercie pour le CDC, j'commence à être à sec d'idées défis moi ^^
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Lun 23 Fév - 01:43 (2015)
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MessagePosté le: Jeu 26 Fév - 11:45 (2015)    Sujet du message: Exit Répondre en citant

Yes, super texte, bonne histoire, bonne intrigue en parallèle toussa, 'pis les différents perso, j'ai beaucoup aimé leur caractérisation et leur utilisation , rien n'me semble superflu, ça glisse tout seul, ça s'imbrique nikelz =)

Bien ouéj et bravo pour le CDC
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Jeu 26 Fév - 11:45 (2015)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 11:21 (2015)    Sujet du message: Exit Répondre en citant

Ah ah ah ...J'avais pas lu ton texte, pas même commencé, quand tu avais dit que t'aimais pas ton texte (d'ailleurs je comprends vraiment pas pourquoi avec ou sans CDC ^^)

T'as mis les chances de ton côté en choisissant ces personnages, mais c'était à double tranchant parce que Clo se montrerait super exigeante du coup ^^

Quand j'ai commencé ton texte, je me suis rappelée tout de suite des personnages, de leurs prénoms en tout cas, et d'une relation "suis-moi je te fuis". Je savais que Tony avait fait de la taule, mais j'avoue (honteusement) que je ne me rappelais plus du reste. Et j'ai pourtant lu plusieurs textes avec eux, tu me pardonneras j'espère

Du coup j'ai abordé ton texte en presque novice, et j'ai trouvé ça fluide, j'ai bien senti que tu me prenais par la main à certains moments, pour me replacer le contexte, ce que j'ai apprécié pour le coup Mr. Green

Et comme les filles, j'ai beaucoup aimé les moments de duo !

Je trouve que tu as toujours des répliques de fou (et je parle pas que des dialogues des amoureux !) et c'est toujours un énorme plaisir de te lire !

CDC mérité, pfiou le travail de dingue Shocked
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Ven 27 Fév - 11:21 (2015)
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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 11:33 (2015)    Sujet du message: Exit Répondre en citant

Ah ben merci à vous ^^ C'est toujours rassurant de savoir que ce genre de texte n'est pas complètement hermétique à qui ne connait pas l'histoire. Et merci d'avoir eu le cran de lire ce petit pavé, quand même ^^
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Dim 1 Mar - 12:56 (2015)    Sujet du message: f Répondre en citant

Sans connaître l'univers ou les persos, j'ai été totalement absorbé par l'histoire, sans être perdu. Ton entame nous met tout de suite dans le bain. C'est vraiment bien écrit, visuel, bien mené. Les autres ont un peu tout dit, l'atmosphère, la caractérisation, la relation, tout cela semble avoir été réfléchi et participe à nous captivé.On sent peut-être que ta seconde partie à Phoenix n'a pas pu être complètement développée. J'aurais bien voulu suivre l'interrogatoire, puis savoir ce qui en a résulté. Puis... enfin bref l'enchaînement semble un peu rapide dans la seconde partie mais tu pouvais effectivement pas écrire un roman.
Au final, ton texte est impressionnant, bravo !
Dim 1 Mar - 12:56 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:09 (2016)    Sujet du message: Exit

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