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Never let you down

 
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El.
Mega Coup de Coeur
Mega Coup de Coeur

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MessagePosté le: Dim 15 Mar - 17:44 (2015)    Sujet du message: Never let you down Répondre en citant

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J’ai posé le flingue sur la table à côté du vase de jonquilles.
Face à toi.
Face à moi.
Entre toi et moi.
Un flingue, un bouquet de fleurs jaunes un peu fanées.
T’as pas fait ton malin ma gueule et c’était bien fait. A toujours prétendre que t’étais là pour moi, mais finalement être trop occupé ailleurs, j’avais finalement décidé de tout nier, de l’explicite à l’implicite. Tout. Et te foutre une balle dans le cœur en prime puisque tu continuais ta putain de mascarade.

-On bouge d’ici. J’ai dit.

-Mais j’peux pas !

T’allais commencer à pleurnicher sur tes obligations de merde, ton taf, ta famille, ta bite, ton coiffeur, et ton cours de piscine de 19h…j’le sentais venir gros comme une pastèque et ça m’incommodait grandement. Moi j’en pouvais plus de ce vieux continent, triste à chier. Et du quotidien, du mensonge, de l’évitement, de notre propre prison. Vieille Europe. Vieille France. Terre d’accueil à qui je devais tout mais qui rendait mon air un peu vicié à force d’ordinaire. C’est pour ça, j’ai pris le flingue, j’ai visé le milieu de ton front et j’ai redit :

-On bouge et tu me suis.

Face à la mort t’étais quand même bien merdeux, et soudainement j’avais le pouvoir. Putain que ça faisait du bien, après toutes ces années à me faire balader comme ton plan B. Avoir enfin la main sur tout ça, c’était pas que bien, c’était…Jubilatoire.

J’ai mis dans le sac à dos : une bouteille de Bourbon, un paquet de Lu, mon phone. J’ai explosé le tien contre le mur de pierres, t’étais livide, je crois que si t’avais eu le cran, tu te serais pissé dessus, mais ça ne s’est pas fait comme ça. J’ai pris les clés de ta bagnole. J’ai choppé mon cat par la peau du cou, et ça te faisait chier parce que tu savais qu’il était très possible qu’il pisse sur tes sièges, et la pisse de chat olfactivement…comment t’expliquerais ça à ton retour (si jamais un jour tu revenais)?

-T’es comme un connard, mais un vrai maintenant. Enfile ta veste, on bouge.

T’avais donc pas le choix. Des milliards de fois dans ta vie bien rangée, bien chiante, bien puante, t’avais eu le choix de moi et tu ne l’avais pas fait. Aujourd’hui ça s’inversait, je t’imposais le truc, et t’allais en chier, t’allais enfin comprendre à côté de quoi t’étais passé tout ce temps. T’allais enfin piger c’est quoi d’être bien vivant. Fallait te menacer de mort, voire te buter pour que tu piges réellement l’importance de la vie. Tu pouvais compter sur moi pour te faire biter ça.

J’avais même pas l’intention de te laisser conduire ta caisse de connard, j’ai fait hurler la boite de vitesse et j’ai à moitié défoncé la jante arrière sur le trottoir. Et puis j’ai explosé tous les radars sur le périph. Ensuite on s’est engagé sur l’autoroute, et à 190 au compteur elle se défendait plutôt bien ta familiale. J’ai allumé une clope avec l’allume cigare. Le chat s’est endormi sur la plage arrière après avoir vomi sur le tapis de sol. Je t’ai tendu la bouteille de bourbon et t’as avalé trois gorgées. Tu m’as souri et tu as passé ta main dans tes tifs. J’adore ce geste-là.
Tu commençais à comprendre, tu commençais à te détendre.
On a d’un commun accord convenu de mettre le flingue dans la boite à gants.
On le sortirait plus tard.

-Et toi ? Tu vas t’en arranger comment de tes obligations ?

Tu jouais la provocation, ton passe-temps favori. Un truc que je hais, un truc qui me rend furie, parce que ça ne te va pas, parce que je veux que tu sois au-dessus de ça. C’est naze de ma part je sais. Je devrai accepter comme tu es, sauf que non, quand tu fais ça, j’peux pas.
Alors, j’ai monté le son pour ne pas t’entendre me rabâcher qu’on n’était pas libre, et que j’étais simplement en train de jouer, de faire pour de faux. Comme dans les films, comme dans les romans.
Semblant.
J’ai senti les larmes me monter aux yeux parce que je voulais seulement avoir 17 ans, et reprendre tout depuis le début, revenir en arrière, quand j’étais encore la fille de mon père, quand toi t’étais mon meilleur allié, mon pote de sang, mon âme la plus fauve, le reflet intemporel de moi. Ce temps-là, où seul le voyage comptait et non pas sa destination, où toi et moi on n’avait pas besoin de parler pour comprendre ce que l’autre ressent, quand on se sentait dans le même sac, prisonnier et menteur d’accord mais aussi et surtout…inséparable.

-Tu roules trop vite, tu roules comme un mec trop con, tu roules comme moi, comme ton père. Arrête s’te plaît. Je suis là et j’ai compris. Ralentis, t’as pas besoin de faire comme ça, je suis là.

-On va où putain maintenant??

Je t’ai demandé ça en hurlant, les larmes et la morve plein la tronche. Le son dans l’habitacle était trop violent, c’était ce putain d’album du gamin des bois dont toi et moi on est fan absolu. Et je sais bien qu’on l’écoute chacun dans notre coin la nuit sans rien dire, juste en pensant l’un à l’autre, et même en ne pensant à rien.

-Ralentis. On va se foutre en l’air, et c’est pas ça que tu veux. Ralentis.

T’as posé ta main sur la mienne qu’était toute crispée sur le volant.
A ton contact ça s’est fissuré en moi et j’ai commencé à aller mieux mais en même temps à me sentir sans défense, à la portée du vent, à ta merci, plus d’armure, plus aucun contrôle. C’est pour ça que j’veux jamais trop que tu m’approches, que tu me touches. Parce que je sais l’effet dingue que cela peut avoir sur moi. Comme si je basculais sur un autre continent, un lieu neutre. Le continent du neutre de moi. En équilibre, et sans savoir de quel côté je vais tomber.
Tu poses ta main sur la mienne et ça m’envoie en zone neutre, comme dans une bulle, ça se calme, ça amorti les violences et ça lisse mes aspérités, mes angles trop saillants, mais aussi, ça me laisse sans arme, vulnérable. La neige tombe, ça me plonge en Alaska et je deviens un esquimau. Ouais, quand tu me touches, ça fait pareil que quand j’écris, et que j’me sens en équilibre sur les mots cherchés, les mots trouvés, les mots…écrire. Neige, froid, blanc, boréal.
Tu as posé doucement ton regard dans le rétroviseur, tu as apprivoisé mes yeux fous et furieux, et je sentais la paume de ta main, j’étais hypnotisée par tes iris si bleus et clairs. Tu reprenais le pouvoir doucement. C’était comme un soulagement et une terreur à la fois. Et moi en équilibre entre ces deux émotions-là au milieu de la banquise.

J’ai levé le pied de l’accélérateur, et j’ai garé la caisse sur une aire d’autoroute glauque et abandonnée. La nuit nous tombait dessus comme les regrets et les secrets. La nuit. Nos nuits. Notre cachette. Un continent nouveau encore. Sur lequel on s’était envolé tant de fois, en tournoiements incessants, comme les oiseaux nocturnes. Cet espace en planque asiatique, où nous nous cachions derrière les ombres, les étoiles, les rêves sous le regard du petit renard. Au cœur des esprits de la forêt, prenant le thé. Ce bout de terre immense comme une île lointaine, que nous avions explorée tant d’années durant, main dans la main, espoirs après désespoirs, confidences contre démence, solitude et peurs du noir. Des estampes, de la délicatesse des contours, de l’archaïque au moderne, à la fois indomptables et pourtant si dociles, nos yeux brillants de fatigue et la lecture des mangas, les petits verres de Saké. Japon de toi, Japon de moi. OoKami.

Tu as baissé le son, les vibrations dans ma tête et mes tripes se sont calmées. On a bu au goulot en plongeant dans la nuit. On savait parfaitement que rien ne serait plus jamais comme avant. Mais est-ce que ça pourrait être bien aussi si nous faisions autrement ?
Tu t’es mis a parlé calmement, de cette façon-là, si vraie, si honnête, si juste. Cette voix que je n’entends plus depuis des siècles parce que tu passes ton temps comme moi, en représentation de toi, à vouloir prouver que t’es grand et fort et que t’as toujours raison, le dernier mot, le pouvoir, la maîtrise.
T’as parlé de ta voix douce, aussi simplement qu’une respiration. C’était comme une berceuse. Le cat est venu s’installer sur mes cuisses et le ronron s’est déclenché, ça devenait de plus en plus calme à l’intérieur de moi, de plus en plus loin, de plus en plus au temps présent.

-Je suis toujours là. Je suis chaque fois là mais…tu ne me vois pas.

-…

-Tu ne me vois pas parce que je m’y prends mal c’est vrai mais aussi, parce que ta propre souffrance, elle te rend comme aveugle.

-…

-T’as pris ce flingue et tu as bien fait, ça m’a obligé. Mais pour quelques heures seulement et tu le sais. Pour quelques heures et pas pour la vie. Parce que toi et moi, on est pareil, on est enfermé pareil, on ne veut pas être libre, on fait juste semblant de le vouloir. On ne quittera jamais le vieux continent.

A travers le pare-brise j’observais sous les réverbères les parterres de bruyère. On aurait pu décider de s’enfuir pour toujours mais on ne le ferait pas. Et à cause de ces putains de pensées morbides, de mes propres peurs, de tous ces enculés de regrets que je vomissais chaque matin au lever, je n’osais plus rien te dire, rien te confier. T’allais croire que j’étais devenue folle, que j’étais encore moins fiable qu’avant, et mon inconstance à nouveau qui te bousillerait le crâne, tu pourrais rien comprendre encore et ça finirait mal.

J’ai desserré un peu les dents.

-Je préfère être en colère, je préfère t’accabler, te viser à bout portant, être injuste et tous ces trucs moches contre toi parce que je sais que tu pars, je sais que tu es parti…j’te retrouve plus comme avant, t’as tout changé de toi, tu te comportes en connard, tu gueules comme un connard, tu te prends pour le roi, le seigneur, le mec qui sait tout mieux que personne, avec ta vie super établie là, ton arrogance, ta putain d’arrogance donneuse de leçon et tes certitudes alors que putain on ne peut pas compter sur toi…on ne peut pas…tu as trop changé, je te cherche mais je te retrouve pas...

-J’ai compris ça je crois.

-Je t’ai cherché partout…tant de nuits, tant de fois…tu me manques tellement putain, tellement…tout le temps…l’autre de toi, celui que tu caches, que tu ne laisses plus sortir…

-Et toi ?

-Quoi moi ?

-Où te caches-tu ?

Je me suis remise à chialer. A grandes eaux. Tu es une des rares personnes à avoir cette possibilité de me voir pleurer comme une pauvre fille trop faible qui n’arrive pas à gérer. Et déborder comme une fontaine.
Trop d’horreur. Honte de mon eau qui coule.
(J’aime encore mieux mordre le dedans de mes joues)
Tu as passé ta main derrière ma nuque, et je suis venue me caler contre ta carcasse en reniflant. Ça m’a rappelé cette première nuit, si lointaine où on avait signé ce putain de pacte avec les étoiles.

-On peut voyager partout, et être ensemble toujours parce que c’est en nous, et c’est toi qui m’a appris ça, c’est toi l’écrivain, c’est toi qui te la joue avec les mots. On s’en fout un peu du décor, même si je sais que ça te contrarie quand je dis ça, quand je le pense mais…c’est vrai, on est ensemble depuis notre première rencontre toi et moi. On pense l’un à l’autre chaque jour, chaque nuit même si on essaie de lutter…t’es gravé dans ma peau, dans ma tête, c’est comme ça. Et on avance et même si c’est de la manière la plus foireuse, moi j’y crois. Il y a un truc qui s’appelle espoir…tu te souviens ? J’t’en ai parlé y a longtemps…

Tu souriais dans le noir, ça commençait à cailler dans l’habitacle. Cette complicité perdue depuis si longtemps, ça me rendait tellement fragile et forte aussi de la retrouver. Tu as sorti un paquet de Daims de sous le siège conducteur.
Tu me l’as tendu en disant :

-Je le garde en planque pour une éventuelle grande occasion…t’aimes ça ?

Et ça m’a fait sourire, parce que tu sais que j’adore, parce que « une éventuelle grande occasion » ouais on y était…

On a grignoté nos cochonneries puis tu m’as installée côté passager. J’me suis foutue en boule sous ta veste. T’as remis le son. J’ai enfin réussi à dormir. Toi non, mais pour toi, le sommeil, c’est devenu optionnel.
On a roulé toute la nuit. Je n’ai pas rêvé, ça n’était pas utile, je voulais juste du repos, être en pause.
Le jour s’est levé sur l’océan, ça sentait l’iode dans les vents, et nos culs dans le sable mouillé étaient gelés.

-Tu m’crois folle si j’te dis qu’ici, c’est comme si mon père était partout ? J’veux dire dans chaque élément…

-C’est pas toujours facile à gérer pour moi, mais ça me plaît que tu sois folle.

J’ai haussé les épaules, avec l’envie de t’envoyer « connard » à la face, mais j’ai retenu en levant les yeux au ciel.

-Où t’as mis le flingue ? Je sais que tu l’as enlevé de la boîte à gants pendant que j’dormais.

-Je l’ai donné à une dame. Une mémé aux yeux gris/verts/marrons, elle portait une parka, elle avait un regard étrange, comme en mode veille un peu, tu vois ?

-Ouais j’vois carrément…

-Et aussi…ah ouais aussi tu vas adorer ça !

-Quoi ?

-Cette vieille, ce n’était pas n’importe quelle vieille…

-Ah ouais ?

-C’était une vieille esquimau.

-Ah bon ? Mais pourquoi elle voulait le flingue ?

Tu m’as serrées contre toi, il n'y avait aucune autre intention dans ce corps à corps que celui qu’on soit proche, qu’on se protège, qu’on se réchauffe, qu’on se perde plus jamais toi et moi.
Tu m’as serrée, t’as frotté mon dos de ta main parce que je commençais à me frigorifier et t’as murmuré à mon tympan glacé :

-Répète-le pas hein ? C’est un genre de secret mais…elle m’a dit qu’elle s’en servirait pour sauver les bébés phoques…

-Tu déconnes là ?

T’es resté silencieux mais en réponse t’as souri (ma gueule).

Never let you down.



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El.

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Dim 15 Mar - 17:44 (2015)
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MessagePosté le: Lun 16 Mar - 06:08 (2015)    Sujet du message: Never let you down Répondre en citant

J'ai beaucoup aimé... Je l'ai lu plusieurs fois, et chaque fois je changeais inconsciemment les accélérations... J'ai aimé ça... J'ai aimé lire ce bout d'histoire de ces deux-là, ce lien un peu fou, qui les lie quoi qu'il arrive. J'ai aimé qu'il y ai un flingue, des continents, mais qu'on puisse décider nous même si c'était vrai ou une métaphore.
Je sais pas si c'était voulu

J'ai aimé toutes les lignes, et entre aussi.

Bravo. Bravo.
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Lun 16 Mar - 06:08 (2015)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Mer 18 Mar - 02:19 (2015)    Sujet du message: Never let you down Répondre en citant

Ton texte commence fort, un drame semble se nouer. Celui-ci vire au road trip et l'on se rend compte que c'est à l'intérieur qu'il se joue. Dans l'habitacle, et dans la tête de ton personnage.
J'ai aimé comment tu nous mènes, avec finesse, justesse, sur la route des émotions, parsemée de bulles de fantaisie. Le côté dramatique échevelé poétique m'a fait penser à du Kusturica dans l'esprit.
Puis y a une tenue dans l'écriture qui rend l'ensemble très agréable à lire. C'est fluide et le rythme est bon, l'émotion gagne au fil de la lecture, bref un très bon moment passé. Bravo.
Mer 18 Mar - 02:19 (2015)
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La Plume du Chakal
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MessagePosté le: Mer 18 Mar - 12:00 (2015)    Sujet du message: Never let you down Répondre en citant

Putain, géant  Shocked

Beaucoup trop canon cette virée en interne(-ment), plein de sous entendus , d'images, d'humour, de pas drôles , une forme de détresse légère , comme un morceau de banquise qui part en dérive, mais doucement, sans s'presser malgré la vitesse de la bagnole, 'fin j'sais aps, j'ai trouvé ça super , j'me suis baladé entre tes lignes, c'était savoureux !

Merci
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Mer 18 Mar - 12:00 (2015)
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MessagePosté le: Jeu 19 Mar - 15:09 (2015)    Sujet du message: Never let you down Répondre en citant

Ah ! Je me disais bien que je t'avais vu Jackal !

(entre ses lignes... )


En tout cas, encore bravo pour ce jet, toujours aussi intense en le relisant.
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Jeu 19 Mar - 15:09 (2015)
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El.
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MessagePosté le: Ven 20 Mar - 10:20 (2015)    Sujet du message: Never let you down Répondre en citant

Merci, suis hyper touchée de vos com, merci, merci...ça m'donne de la force d'avoir des lecteurs comme vous dans mon sillage, ça m'aide à garder la gnak dans ce monde impitoyable de l'écriture, des flingues, du "entre les lignes", et des chats qui gerbent sur le tapis de sol de la bagnole ...
thanks
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:23 (2016)    Sujet du message: Never let you down

Aujourd’hui à 22:23 (2016)
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