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"A quoi bon .. .. "

 
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La Plume du Chakal
Super Coup de Coeur
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MessagePosté le: Mar 17 Mar - 16:51 (2015)    Sujet du message: "A quoi bon .. .. " Répondre en citant

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"A quoi bon des poètes dans un temps de détresse ?"   
Hölderlin
   

Ce matin-là, j’me tire plus tôt que prévu du boulot. Boulot à la con, ça va m’rendre dingue, faut qu’j’me tire d’ici. Je filoche en douce, en évitant le contremaitre qui, à cette heure, se trouve généralement dans son bureau, occupé à s’faire turluter par sa secrétaire qui espère encore le voir quitter sa femme. Scénario à la con joué un milliard de fois dans toutes les usines à la con de ce foutu putain de pays remplis ras-la-gueule d’autres cons. Pas forcément plus con, mais au moins autant. Arrivé sur le trottoir, devant l’immense bâtisse en tôle ondulée dans laquelle j’allais m’enfermer toutes les nuits depuis cinq ans, j’allume une cigarette, une Blue Veins, et j’attends que Hank se pointe avec la bagnole. Je l’avais prévenu avant de quitter l’appartement que j’allais avoir besoin de lui une heure plus tôt que d’habitude, ce p’tit enfoiré a plutôt pas intérêt à m’avoir zappé, parce que je garantis que son cul aura des airs de zone dévastée une fois que je m’en serais occupé. J’adore Hank, mais je déteste qu’on fasse pas les choses comme je dis, quand j’le dis. J’écrase mon mégot sous la semelle. Il a déjà trois minutes de retard. Putain d’connard, c’est quand même pas compliqué d’radiner ses miches à l’heure dite ! J’allais allumer un deuxième clope quand le moteur de ma vieille Cadillac s’annonce, et Hank avec, au coin de la rue embrumée. Il s’arrête à mon niveau, je grimpe à la place du mort. Il s’excuse aussitôt pour les trois minutes de retard et m’tends une bouteille de vodka, alors j’dis rien.
 
            « Hé, Dan, pourquoi tu m’as dis d’rappliquer plus tôt ? Il t’plait plus ton boulot ? »
« Oh, Hank ! C’que t’peux être con des fois ! Trouves moi un seul homme qui aime son boulot, et ce sera soit un fou, soit une petite salope bouffeuse de merde, tu peux m’croire ! J’peux plus bosser, c’est trop débile, alors on va s’tirer ailleurs. »
« Où ça, Dan ? »
« Ailleurs, Hank, ailleurs, on va passer la frontière avant le lever du jour, ensuite on mettra plein sud et on ira chercher de l’argent. Parce qu’il va nous falloir de l’argent pour vivre sans turbiner. »
« D’accord, Dan, c’est toi qui vois. »
 
Merde, bien sur que je vois, sale enfoiré. Sans moi, Hank serait probablement mort ou à la rue, ou à bosser sur une chaine comme une espèce d’automate sans âme. Je sirote la vodka et allume une nouvelle cigarette tandis que les lumières de la ville s’éteignent à mesure que le ciel s’éclaircit. On fout le camp de ce trou minable, traversons une longue route droite sans personne dessus, pas même un connard d’autostoppeur ou une gonzesse en train de tapiner. J’allume la radio qui balance un morceau d’un groupe de tarlouzes à cheveux longs. J’ai jamais pu blairer le rock et ces musiques de sauvage. Mais Hank a l’air d’apprécier, alors pour le moment, je laisse tel quel. Je bois encore un peu de vodka, rebouche la bouteille et ferme les yeux. Je signale à Hank de me réveiller quand on sera arrivé à notre première destination, un bled juste après la frontière, où on devrait trouver assez de fric pour passer une seconde frontière et être peinards jusqu’à c’qu’on crève. Le décor change pas mal, faut dire qu’en plus de changer de pays, on change de continent, passant de celui du nord à celui du sud. On en changera encore avant la fin d'cette histoire si tout s'passe bien. J'nous verrais bien filocher vers les continents de l’est, ‘parait qu’on peut faire c’qu’on veut là bas. J’éteins la radio. Hank râle, dit qu’il aime bien ce groupe.
 
            « C’est des mecs de Nashville, le groupe n’existe plus mais ils faisaient des bons trucs. »
 
Si tu l’dis, merde, pour c’que j’en ai à foutre. On passe la frontière, y’avait personne pour la garder, sans doute l’heure de la turlute ici aussi, avec un léger décalage horaire. Ou d’la défonce, va savoir. Toujours est-il qu’on n’croise pas un seul uniforme, ça baigne et tant mieux. Je prends une nouvelle gorgée de vodka, et tends la bouteille à Hank qui s’en envoie une grande rasade derrière les amygdales. Hank est mon frère, de pile poil un an mon cadet. Mais il est né avec un truc à la caboche, alors il est un brin plus lent que la moyenne, faut bien lui expliquer les choses à mon frère, sinon il bite rien. Il ferait pas d’mal à une mouche, et pourtant, il a la force de dix caves, c’est un putain de colosse, il serait capable d’écraser un crâne à main nue s’il le voulait. Mais il le veut pas, c’est un gentil mon frangin. Notre génitrice est morte y’a quelques mois, alors je m’occupe de lui, infoutu qu’il est d’articuler ses dix doigts correctement, c’est tout juste si j’dois pas lui torcher le cul. Des fois j’me dis qu’i’ s’fout d’ma gueule, surtout quand je l’vois piloter ma bagnole avec autant d’aisance. On s’arrête dans un diner’s, quelques bornes après la frontière, avec dans l’idée de s’taper un p’tit déj. On doit aller récupérer du fric, on peut pas faire ça le ventre vide. Le rade est quasiment désert, à l’exception de la serveuse, d’un cuistot et de deux types installés au comptoir. Ils boivent du café et mangent des œufs brouillés. Un grand et un petit, coiffés avec des Stetson noirs, bottes aux pieds, chemises à carreaux et futals trop serrés, ces deux putains de cow-boys ont autant l’air de deux frères que de deux tarlouzes en costume assorti pour une fête déguisées. Putains de cow-boys. Hank et moi, on s’installe dans un box, sur des banquettes en skaï rouge brillant, constellés de cratères noirs minuscules, autant de brulures de cigarettes. La serveuse, plutôt jolie dans son petit uniforme bleu ciel, vient prendre nos commandes :
 
            « Qu’est-ce que je vous sers mes chéris ? »
              
Je lui dis qu’on veut du café et des œufs, comme les cow-boys. J’sais pas pourquoi, ça la fait marrer. Elle s’paye ma fiole ou quoi ? J’fais signe à Hank de me passer la bouteille de vodka. J’en prends une grande lampée sans lâcher du regard la serveuse. Sur son badge y’a écrit « Jenny ». Jolie petite Jenny. Ca t’fait marrer, alors ? Que mon frangin et moi, on puisse avoir envie de becter la même chose que deux enfoirés suceurs de pines, ça t’fait marrer, hein ? Tu t’dis surement que vu qu’on prends la même nourriture qu’eux, on doit aussi être des avaleurs de foutre ? J’peux pas blairer les connasses dans son genre qui t’foutent des étiquettes à la con ! Hank dit que je devrais me calmer. J’lui dis d’aller s’faire foutre et prends une nouvelle gorgée de vodka. Hank dit que je suis saoul. Je lui r’dis d’aller s’faire foutre, et ajoute qu’il pourrait bien s’prendre la bouteille dans le fion s’il continue à m’souffler dans les bronches. Jenny revient avec nos œufs et deux tasses de café.
 
            « Bon appétit. »
 
Hank lui réponds merci tandis que je siphonne la vodka. Jenny m’lance un regard en biais et un sourire forcé, elle me juge cette pute, elle doit croire que j’sais faire que ça, sucer des queues et vidanger des couilles…Merde, petite salope, tu m’crois pas capable de t’baiser si j’le voulais, hein ? Les deux cow-boys terminent leurs assiettes, laissent quelques billets sur le comptoir et s’tirent en remerciant Jenny pour son service impeccable. Jolie petite Jenny. Elle vient nous resservir en café et puis nous dit de l’excuser cinq minutes, qu’elle revient vite s’occuper de nous. Elle se dirige vers les gogues et je décide de m’occuper d’elle. Jolie petite Jenny. Hank me dit de ne pas y aller, qu’elle est gentille. Ouais. Jolie et gentille petite Jenny. Elle me prends pour un moins que rien, elle doit s’foutre de moi intérieurement, s’dire que je suis qu’une raclure de fiotte et que j’aurais jamais la moindre chance avec une jolie et gentille môme dans son genre…Jolie et gentille petite Jenny. J’intime à Hank de fermer sa gueule et d’me filer le flingue.
 
            « Dan… »
« Hank, je t’ai dis de me filer ce putain de flingue. Ne me dis pas que tu as oublié ce putain de flingue ? Je t’avais  bien dis hier soir, de prendre ce putain de flingue avec toi, Hank. Alors, dis moi, as-tu, oui ou non, songé à prendre ce putain de flingue ? »
« Ouais, Dan, je l’ai, mais j’suis pas sur que tu devrais aller voir Jenny avec. Elle est gentille… »
« Jenny nous prends pour des tarlouzes Hank, Jenny pense qu’on se pompe le chibre. Dis moi, tu crois pas qu’elle devrait savoir que ça n’est pas le cas ? »
« Ouais, Dan, t’as p’tet raison… »
« Hum ? »
« Ouais, Dan, t’as surement raison… »
 
Hank me tends ce putain de flingue, seul souvenir de notre paternel, et je rejoins les chiottes de ce rade minable. Je retrouve Jenny qui grille une cigarette. Elle allait probablement m’dire que je n’avais rien à faire ici mais n’a pas le temps d’articuler quoique ce soit avant que je lui décoche un coup de crosse directement dans le pif. Elle est en tombe à la renverse et l’arrière de son crâne émet un craquement étrange lorsqu’il rencontre le coin d’un radiateur. Ses yeux se révulsent et se ferment. Je retrousse sa jupe, retire sa culotte blanche et tente de la baiser un bon coup, qu’elle voit que j’suis pas un espèce de pédé. J’la lime quelques minutes et lui retapisse l’intérieur avec mon foutre.
 
            « T’aimes ça ? Tu l’aimes comme ça, hein ? Jolie petite Jenny… » 
 
Elle reste parfaitement inerte. Pendant que je la baise, une flaque de sang se forme sous sa tête dodelinant au rythme de mes vas et viens. Une fois que j’ai terminé, je m’essuie la queue dans sa jupe et la rhabille. Je la secoue un peu mais elle ne se réveille pas alors je la laisse en plan. Sur l’appuie de fenêtre, je remarque seulement la présence d’un chat noir qui me fixe avec une grande attention. Il miaule dans ma direction et puis fout le camp dehors. Je rejoins Hank. Il a fini ses œufs. Il me demande si Jenny va revenir. Je lui dis que c’est peu probable.    
 
            « Hé, Dan, tu lui as pas fait d’mal, hein ? »
« Te biles pas Hank, j’lui ai simplement fait comprendre qu’on est pas ce qu’elle pensait qu’on est. »
« D’accord, Hank, j’te crois. »
 
On remonte en bagnole, je prends le volant, et on met les gaz vers le sud. On a encore quelques heures de route devant nous avant d’arriver à la villa du vieux. La route est sacrément longue, et y’a personne dessus. Loin à l’horizon, en plissant les glozzes, on peut voir le nuage de poussière émanant du cul d’une autre bagnole. Mais impossible d’en distinguer plus. J’appuie un peu sur l’accélérateur, pour voir si c’était jouable de la rattraper, comme ça, pour s’distraire. Finalement, je décide de m’arrêter quand on passe devant une station-essence. J’fais l’plein de la guimbarde et dis à Hank d’aller nous acheter de la vodka et des bières. On s’remet en route. La bagnole n’est à nouveau plus qu’un point au bout d’la route. J’entame de plusieurs gorgée la bouteille de vodka et me met de nouveau en chasse. Je veux dépasser cette bagnole, voir si j’peux aller plus vite que le cave qui s’planque à l’intérieur. J’écrase l’accélérateur et on bouffe à toute bringue les derniers kilomètres nous séparant de notre destination, mais impossible de récupérer le retard pris sur cette putain de bagnole, espèce de salope, elle me nargue, avec son nuage de poussière. On sort du désert et on arrive à l’orée d’un bois. On a perdu la voiture de vue depuis cent bornes environ, et on est à court de vodka. Ca doit faire une vingtaine de minutes qu’on roule en forêt, suivant une route en zig-za, quand on arrive à un carrefour. Je prends à gauche, et on s’enfonce sur un petit chemin, menant à la villa du vieux. Hank me tapote alors sur l’épaule et pointe son doigt droit devant. Y’a déjà une bagnole garée devant la villa du vieux. Très probablement la même que tout à l’heure. Je coupe le moteur à bonne distance, et je fais signe à Hank de descendre, en silence. On termine la route sur la pointe des pieds, presqu’accroupi. Y’a un truc qui cloche. Personne n’est censée connaitre cette adresse. Qu’est-ce que cette putain de bagnole fout ici ? Ca peut pas être celle du vieux, il a toujours détesté ce genre de modèle. Alors qui c’est, bon dieu de chierie ?! La lourde de devant n’est pas fermée. Je dis à Hank de rester sur le perron pour le moment, et de faire le gué. J’enclenche doucement le loquet et la pousse en douceur. A l’intérieur j’entends des éclats de voix et des hurlements étouffés provenant du salon. J’avance doucement mais manque de m’viander sur une table basse et de renverser un pot de fleurs, une étrange combinaison entre des glycines et des chrysanthèmes. Quand on arrive dans le salon, le spectacle est à gerber. D’ailleurs j’me gêne pas pour dégueulasser le tapis persan du contenu de mes tripes. Devant l’âtre de la cheminée, penchée en avant et futal sur les chevilles, y’a mon vieux qui s’fait bourrer le cul à coup de tisonnier par les deux enfoirés de cow-boys croisés ce matin !
 
            « Putain d’enfoirés, qu’est-ce que vous foutez ?! »
 
Le cow-boy qui n’était pas occupé à sodomiser mon vieux pointe son flingue dans ma direction.
 
            « Merde, t’es qui toi ?! »
            « Qui je suis, MOI ?! Sacrée chierie, c’est l’cul d’mon paternel que vous êtes en «  train de bourrer !! »
            
Je profite du moment de surprise général pour dégainer à mon tour. Le deuxième cow-boy lâche son tisonnier et me met en joue. J’ai deux pétoires braquées sur ma gueule.
 
« Ecoute mec, il doit y avoir comme un espèce de quiproquo. Ce type est une raclure de la pire espèce et on est là pour récupérer son pognon. »
« Ouais…Bah figurez vous que moi c’est pareil. Alors vous allez foutre le camp fissa d’ici avant que j’troue vos gueules de tarlouzes à chapeaux !! »    
 
Merde, on a pas l’temps pour ces conneries, on doit encore passer une frontière, on doit dégager d’ce continent, et vite ! La tension monte, je dois agir, mais avec prudence. Le moindre geste brusque et c’est la fin, je peux en avoir un mais pas les deux, et encore, avec une sacrée putain d’veine. Faut la jouer fine, tout doux…Tout doux…J’entends la porte grincée…Pas eux…Merde, Hank, je t’en supplie, fais gaffe…Surtout, fais putain d’gaffe, le moindre geste brusque, le moindre bruit, et c’est la fin.
 
            « Dan ? »
 
Hank ne fait pas gaffe. Hank se ramasse dans la table basse dans l’entrée et je n’ai que le temps de voir le vase se briser et les fleurs se répandre sur le parquet avant d’recevoir une volée de plomb à travers les gencives. Et merde.
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Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
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MessagePosté le: Mer 18 Mar - 07:30 (2015)    Sujet du message: "A quoi bon .. .. " Répondre en citant

Comme toujours, j'aime le style Chakal, l'univers de tes personnages qui vont de bancal à complètement déglingué, selon les histoires que tu nous racontes

Là, Dan il fait un genre de burn-out, il veut se casser, s'inventer une vie ailleurs. Mais ce road trip entre frère bascule, je sentais que ça allait basculer en même temps, mais à ce point Mr. Green
Pourquoi tant de violence, Jenny elle avait l'air d'être une chic fille merde ^^!

Et puis après ben j'ai pas trop compris, l'histoire du père, des cowboys, du fric. Que Dan vienne chercher du fric avec son père, ok, mais pourquoi ces cowboys ? Doit y avoir un truc peut-être que j'ai pas capté.


Bon, le côté noir c'est noir, j'aime bien, mais faut m'expliquer les cowboys

Je pense que t'as une putain de suite dans la tête et j'espère qu'on la lira ici
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Mer 18 Mar - 07:30 (2015)
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MessagePosté le: Mer 18 Mar - 11:51 (2015)    Sujet du message: "A quoi bon .. .. " Répondre en citant

D'abord merci pour ta lecture et ton retour

Nan y'aura pas d'suite, c'juste un "one shot" , et en fait, j'ai pas voulu le développer pour pas perdre le rythme de l'action , et pour laisser le lecteur s'faire sa version des faits etc. mais en fait les deux cow-boys sont aussi les enfants du vieux.


 
Citation:
« Ecoute mec, il doit y avoir comme un espèce de quiproquo. Ce type est une raclure de la pire espèce et c’est notre père et on est là pour récupérer son pognon. »
« Ouais…Bah figurez vous que moi c’est pareil. Alors vous allez foutre le camp fissa d’ici avant que j’troue vos gueules de tarlouzes à chapeaux !! »


Donc en fait les deux paires de frangins viennent faire la même chose , au même moment , se venger de ce père qui les a abandonné et récupérer leur "héritage" .

Ouais . . . en m'relisant j'me rends compte que c'est un poil capilotracté mais j'voulais garder le trucz assez flou parce qu'au final c'est vraiment pas c'qui importe, ce qui m'intéressais ici c'était d'montrer un type péter les plombs et s'inventer des excuses, telle que l'absence du père. 'pis , coïncidence, y'a deux autres types qui pètent les plombs au même moment, pour la même raison fantasmée . . . .'fin y'a plein d'trucz dedans en fait , j'crois :p  Mais ouais , j'en laisse beaucoup pour le lecteur (j'vais pas m'torcher tout le boulot non plus )
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Mer 18 Mar - 11:51 (2015)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Mer 18 Mar - 13:53 (2015)    Sujet du message: "A quoi bon .. .. " Répondre en citant

Je découvre un texte cru et un bon cru chakalien^^
Tu attaques ton texte mezzo forte puis au fur et à mesure que le récit se livre le texte monte en intensité. On se dit "il va pas quand même" puis si, tu oses, et on est horrifié... et ferré. C'est trash, tu nous balades dans ton scénar jusqu'à cette chute qui m'a un peu moins emballé. Du road trip crade et glaçant raconté par un psychopathe imbibé, on bascule dans la farce. Quoique la chute de la chute j'aime bien, mais l'histoire des frères et du père, j'accroche moins, ça nous sort un peu de l'esprit brut du texte, parce que c'est pas tellement crédible. 
En conclusion, j'ai vraiment aimé ton défi où tu parviens à allier à la forme, un bon scénar bien sale. Y a du rythme, des instants de tension, l'écriture sert vraiment bien l'histoire. Bref, bravo.
Mer 18 Mar - 13:53 (2015)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Jeu 19 Mar - 15:06 (2015)    Sujet du message: "A quoi bon .. .. " Répondre en citant

En fait j'avais bien lu ce passage, mais j'ai cru simplement qu'ils avaient tous trop bu pour être un peu conscient de qui étaient leur père ... En fait comme on a que le point de Hank et Dan, les cowboys semblent être des figurants, et du coup à la fin, j'ai eu l'impression de manquer un truc... Au final t'as plutôt bien illustré le pétage de plomb et tout le monde en a eu pour son grade

Et je suis plutôt comme toi sur ce défi, je laisse du taf au lecteur donc je te rejoins
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Jeu 19 Mar - 15:06 (2015)
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El.
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MessagePosté le: Ven 20 Mar - 10:37 (2015)    Sujet du message: "A quoi bon .. .. " Répondre en citant

J'm pas les types qui vrillent comme ça, j'm pas quand c violent à mort, mais étrangement avec toi ça passe...j'pense que c parce que j'suis genre bluffée par le style et le rythme que tu proposes, dans l'coup suis forcée de suivre jusqu'au bout, et en général sur la fin j'ai aucun regret Mr. Green
Aucun regret parce qu'au-delà de la violence du premier plan, ce que j'aime et que je trouve assez brillant, c'est que t'y vas comme un bourrin, pour faire passer l'air de rien, un truc de grande tolérance, de respect, y a des valeurs fortes dans tes jets, et moi j'lis genre tolérance, liberté, grands espaces, et amour dingue aussi derrière les lignes folles, trash, parfois sordides et grinçantes que tu craches...en fait j'adore t'fais un road trip, assez bad mais en filigrane derrière, on peut tâter d'un autre genre de voyage...et ça m'le fait
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:08 (2016)    Sujet du message: "A quoi bon .. .. "

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