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Que la lumière soit...

 
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ATea
Plumivores
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MessagePosté le: Jeu 9 Avr - 11:43 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

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Ton sourire a illuminé ma journée ici-bas… 
  
 « Alors Amy, cette autopsie, ça donne quoi ? Interrogea Lucas en pénétrant dans le bureau médico-légal.
-       Je crains de ne pas pouvoir te renseigner beaucoup. Pour ce qui est du visible, Noah Belion a été étranglé à mains nues. Et vu sa carrure frêle, pas besoin d’être un mec balèze.
-       Juste un taré pour s’acharner comme ça, il a l’air brisé le pauvre gosse !
-       Il l’est. Peut-être l’œuvre d’un amoureux passionné… murmura Amy.
-       Ouais, fin les suppositions, on verra après, maugréa Lucas. Autre chose ?
-       Minute papillon. Donc des traces de luttes forcément j’dirais, mais ce qui est étrange, c’est qu’on n’a rien pu prélever d’étranger. Aucun autre ADN n’a été trouvé.
-       Quoi ? Mais il était en combi plastique l’agresseur ou quoi ? s’étonna Lucas.
-       En tout cas, il était drôlement prudent, répondit la médecin-légiste.
-       Autre chose ?
-       Aucune trace toxicologique. Tous les prélèvements sont revenus négatifs. Et pas de rapports sexuels juste avant le meurtre a priori.
-       La thèse de l’amoureux passionné tombe à l’eau, ma chère Amy.
-       Tant mieux, l’éternelle romantique que je suis s’en remettra plus vite. Sinon, il a aussi un tatouage sur le pectoral gauche.
-       Encore un dégénéré. Et à vingt-trois ans à peine. Qu’est-ce qu’ils ont tous à se tatouer ? C’est quoi cette fois ? Un papillon, un soleil, ou laisse moi deviner, il est jeune, plutôt à la mode, un signe infini avec écrit « Love », ironisa Lucas
-       Ne sois pas si mesquin. Tiens, tu devrais regarder. C’est assez original, et plutôt bien réalisé. On est loin du tatouage fait en taule. »
 
  
… Comme depuis ce jour où tu as posé ton doux regard sur moi … 
  
 « Bonjour, nous enquêtons sur le meurtre qui a eu lieu dans le studio du troisième étage. Pouvons-nous vous poser quelques questions ?
-       Bien sûr. Même si je vous le dis tout de suite, je n’ai rien entendu, et rien vu. Je ne connais pas les habitants de cet immeuble. Je ne suis que le propriétaire de cette galerie. Je n’habite pas dans le coin.
-       Galerie ?
-       La galerie Wassily Kavinsky. C’est une modeste galerie certes, mais qui comporte des représentations d’éclaireurs, de libres-pensants.
-       Bien, bien. Connaissiez-vous la victime, Noah Belion ?
-       Non, non. Vous savez, j’ai quarante-trois ans, j’ai ma petite vie bien réglée et les jeunes de vingt-trois ans ne sont plus vraiment intéressés par l’art de nos jours. Ils préfèrent leurs beuveries, leur mode et leurs extravagances.
-       Oh, vous le connaissiez de vue ?
-       Peut-être que je l’ai croisé, oui mais je ne m’en souviens plus. »


Lucas jeta un dernier regard à son interlocuteur. Marc Legier. Quarante trois ans.
 
« Ce sera tout. Pouvez-vous rester à notre disposition au cas où nous aurions d’autres questions ?
- Bien évidemment. »
 
Lucas s’éloigna d’un pas décidé, le ton affable résonnant encore dans les oreilles.
 
  
Frôlant ta peau dorée, à l’abri des regards indiscrets… 
  
 « Chef, pourquoi revient-on sur les lieux alors qu’on a fait des photos ?
-       Il nous manque quelque chose.
-       Vous pensez à quoi ?
-       Martin, si je le savais, je ne poserais pas la question. Oh et taisez-vous, vous me faites réagir comme l’Inspecteur Kozlova. Ouvrez moi plutôt la porte ! »
 
Les gonds grincèrent. Le studio de Noah était plongé dans l’obscurité depuis plusieurs jours. La pièce abandonnée était imprégnée d’une ambiance particulière. Comme si l’âme n’avait pas quitté les lieux, refusant la mort brutale de toutes ses forces. Le malaise saisit Lucas si fort aux tripes, qu’il se précipita vers la fenêtre pour l’ouvrir. Il poussa à leur tour les volets, qui allèrent brutalement claquer contre la façade. L’air frais s’engouffra dans l’appartement soulageant la nausée de Lucas. Il se retourna sous le regard incrédule de Martin. Ne lui accordant pas plus d’importance, il constata que les rayons de soleil avaient chassé les ombres. Le lieu du drame était dévoilé au grand jour. Le désordre était de taille. Et il ne savait pas ce qu’ils étaient venus chercher…


« Chef…
-       Je ne sais pas Martin, interrompit Lucas, je ne sais pas ce qu’on cherche, regardez si quelque chose vous paraît étrange, puis maugréa : si tant est que quelque chose vous paraisse plus étrange qu’une autre dans la vie.
-       D’accord Chef. Mais je vous le dis tout de suite, Chef, j’ai jamais trop compris les artistes.
-       Moi non plus, Martin. Moi non plus.
-       R’gardez, ce tableau j’y comprends rien. Un truc avec des traits partout. Ou des triangles, je ne sais pas trop, vous avez vu ? Et ça finit dans les galeries d’art en plus. J’pourrais bien …
-       Attendez, montrez-moi ça, celui que vous avez dans les mains ! s’exclama Lucas. J’ai déjà vu ça quelque part…
-       Vous allez dans les galeries d’art ?
-       Non, Martin. Je ne vais pas dans les galeries d’art. Je n’ai pas le temps, ni l’argent pour aller chez les bourgeois. Et quand je vois le gérant du rez-de-chaussée, ce Marc Legier, ça ne m’engage pas à y aller. »
 
Le silence tomba sur les deux hommes. Martin n’osa pas le briser une fois de plus. Il sentait la tension de l’Inspecteur. Finalement, il avait la même sévérité que l’Inspecteur Kozlova. Sauf qu’elle, elle était sacrément jolie. Ce qui ajoutait à son charme. 
 
« Le tatouage ! Le tatouage ! Il s’est inspiré de ce tableau… cria Lucas, tirant Martin de ses rêveries.
-       De quoi vous parlez ?
-       Le mort, il a un tatouage sur le cœur. C’est une représentation de ce tableau.
-       Vous croyez que ça veut dire quelque chose de particulier ? Il l’appréciait beaucoup peut-être ?
-       Merci Martin. Effectivement, on ne se fait pas tatouer quelque chose qui ne nous tient pas à cœur ou qui ne nous plait pas un minimum. Du moins, je l’espère !
-       Ce pourrait être un tatouage secret. Un symbole d’une société secrète.
-       Vous devriez écrire un roman à quatre mains avec Amy. Je suis sûr que vous regorgeriez d’idées saugrenues à vous deux. Cherchez ce à quoi ça correspond. Tout est bon à prendre pour faire la lumière sur cette affaire… »
 
  
Et savourant du bout de mes lèvres, ta saveur si salée… 
  
 La porte d’entrée en bois se referma dans un bruit sourd. Lucas tourna sur la droite et son regard fut attiré par une carte tombée de son dossier au sol. Il la ramassa et, se relevant, se trouva face à une porte vitrée. Galerie Kavinsky. Là, l’observant de l’intérieur, Marc se tenait droit comme un i. Lucas s’engouffra et alla à sa rencontre.
 
«  Bonjour Inspecteur, s’exclama le propriétaire en serrant la main.
-       Bonjour…
-       Puis-je quelque chose pour vous ?
-       Mis à part une radio de la main, rien. Enfin si, je vois que vous avez de beaux tableaux par ici… dit Lucas tout en observant les reproductions exposées.
-       En tant que galerie d’art, nous essayons oui, répondit le propriétaire.
-       Voyez Martin, pourquoi je ne viens pas dans les galeries d’art. On vous prend de haut.
-       Ce n’est pas ce que je voulais dire…
-       Peu m’importe, j’ai quelques questions artistiques.
-       Mais certainement, j’aurais probablement plus de réponses que la dernière fois !
-       Oui, oui certainement, quoique vous m’en avez déjà livré beaucoup. »
 
Lucas vit le visage du propriétaire se tendre, d’incompréhension ou de doutes, il ne le savait pas vraiment.
 
« Vous m’avez l’air malade, vous ne vous sentez pas bien ?
-       Ca ira. Euh… Vos questions, Inspecteur ? , bredouilla nerveusement Marc.
-       Comment choisissez-vous les reproductions, les thèmes de vos expositions ?
-       Eh bien, pour celle-ci, j’ai choisi de rendre un hommage à Kandinsky pour les dix ans de ma galerie.
-       Kandinsky ?
-       Oui, il fut à l’origine d’une libération de l’art. Avant lui l’abstraction était purement géométrique. Kandinsky a amené l’ouverture à l’expression corporelle.
-       Je ne vous suis pas vraiment.
-       Je vais vous prendre un exemple. Tenez. Regardez ce tableau. » Marc les guida vers un coin de la galerie et désigna une toile. « C’est un Kupka. Il n’aimerait pas que je dise ça de lui, mais il fut un maître de l’abstraction. Mais la plupart des gens n’y voient que des formes géométriques sans se rendre compte de l’impact de ce tableau.
-       En effet, il est percutant, murmura Lucas.
-       J’y vois aussi un chemin menant à une lumière. Un tunnel.
-       Martin…
-       Non, non justement. Tout tourne autour de la lumière. C’est le nom de l’exposition d’ailleurs. Vous avez l’œil expert, Inspecteur. Que me diriez-vous sur ce tableau-là par exemple ? désignant cette fois-ci un autre tableau.
-       Wow, ce jaune ! s’enthousiasma Martin, plus de l’importance que l’on accordait à son avis qu’à la toile en soi. Il prit son menton entre son index et son pouce, se recula d’un pas et dit : « Ce coucher de soleil. Serait-ce un château au fond ?
-       Oui, c’est ça. Et …
-       Pour ma part, je dirais surtout que vous avez les mêmes goûts que notre victime, s’agaça Lucas.
-       Que… Qu’insinuez-vous ?
-       Je n’insinue rien. Nous venons à peine de revenir du studio de Noah et il se trouve que nous avons trouvé cette carte. »
 
Marc prit dans ses mains le bout de papier tendu. Flint Castle. William Turner. Au dos, était écrit un mot à la main. Une écriture fine pour une déclaration lourde de sens.
 
  
Peu importe que l’orage gronde, que la tempête éclate ou que le ciel soit gris… 
  
 « Marc, tu es absent ce soir. Tu ne parles pas, c’est la galerie ? Ton client n’est pas venu ?
-       Mmh.
-       Mais parle moi, bon sang ! Ca fait des mois que tu regardes dans le vide, que tu ne vis plus avec nous. Et depuis quelques jours, c’est pire encore !, s’écria Hélène.
-       J’ai rien à dire. C’est ce meurtre, ça fait fuir les touristes… ronchonna-t-il.
-       Bin heureusement qu’ils sont dépensiers parce que déjà qu’ils ne sont pas nombreux... Faut dire que c’est spécial quand même ce que tu vends, je n’ai jamais compris...
-       Tu ne comprends rien à ce que je fais, toi…
-       Ah, MOI ! Et qui peut comprendre à part toi, et d’autres illuminés ? ricana-t-elle.
-       Lui, songea-t-il. Lui ».
 
Marc se retira de la table sous le regard abasourdi d’Hélène, Jaimie et Marie, ses deux enfants plus silencieux que d’ordinaire. Prenant les clefs de la voiture sur la commode, il se précipita vers sa voiture, posa ses mains sur le volant et démarra en trombe quittant ainsi la riche villa familiale. Ce domicile qu’il avait fait fructifier, plus qu’il ne l’avait habité. Ce foyer qu’il avait voulu garder secret pour mieux le protéger. Ce refuge paisible qu’il croyait préserver de toute passion destructrice.
 
Et là, toutes ces certitudes volaient en éclats, comme dans ce foutu tableau de Kupka. Ce n’était pas un tunnel qu’il y voyait comme ce policier simplet, non, c’était plutôt un fossé, un gouffre. En cédant à la folie, il s’était surtout offert un aller direct vers sa perte…
 

 
Sache qu’à l’endroit où palpite mon cœur, ta lumière est d’ores et déjà gravée. 

 
* 
  
« Martin, convoquez Marc Legier.-       Vous n’voudriez pas plutôt qu’on lui rende visite pour voir s’il a de nouvelles reproductions ?
-       Martin, ne me poussez pas à bout… Je n’ai rien à faire dans ce coin-là. C’est sordide.
-       Pourtant, c’est lumineux… Surtout ce tableau jaune. Vous savez, le même que la carte postale, il n’est jamais plus impressionnant que dans ce grand format.
-       Martin, vous devenez snob. J’aime pas ça. Parlez normalement et bougez votre cul. »
 
Martin s’éloigna en grommelant. Il détestait quand les affaires piétinaient comme ça. L’humeur de l’Inspecteur Chef était bien trop perméable. Il saisit le téléphone et composa le numéro du propriétaire de la Galerie Kandinsky. Au même moment, un enquêteur s’approcha de Lucas, des photos à la main.
 
« J’ai retrouvé le tatoueur-artiste. Il se souvient parfaitement de ce projet. Il n’avait pas pour habitude de faire des reproductions de tableaux. C’était un petit challenge pour lui. Et Noah l’avait supplié. Un amoureux transi à ce qu’il paraît. »
 
* 

 
En attendant de vivre à tes côtés chaque jour que Dieu fait… 

 
* 
  
«  Il y a une chose que je ne comprends pas bien, pourquoi nous avoir caché que vous le connaissiez ?-       J’étais perturbé. Et puis, je ne le connaissais pas très bien finalement. Je sais qu’il venait beaucoup à la galerie, il était passionné d’art mais rien de plus. Il m’avait laissé une carte avec une reproduction un jour, avec son numéro. Je n’avais pas répondu et pas compris surtout.
-       Vous ne lui étiez peut-être pas indifférent, suggéra Lucas.
-       Maintenant que vous le dîtes, reprit Marc, une fois il était venu jusqu’à chez moi, à deux pâtés de la maison. Je me souviens de l’avoir vu, un sourire jusqu’aux lèvres, habillé chic, m’accueillant. J’ai repoussé ses avances.
-       Est-ce que vous savez pourquoi il s’était imaginé une relation avec vous ?
-       Je ne sais pas, il était un peu paumé peut-être. Je n’ai rien fait pour en tout cas.
-       Mr Legier, de qui vous moquez-vous ?
-       Je… je ne comprends pas, bégaya Marc.
-       Lorsque je vous ai tendu la carte postale dans votre galerie, bien, je vois que vous vous en souvenez, votre émoi était assez étrange. Démesuré pour quelqu’un comme vous.
-       Je… je ne vois pas de quoi vous parlez.
-       Vous n’avez pas découvert la carte au moment où je vous l’ai donné, vous la connaissiez déjà. Vous l’aviez peut-être même lu dans l’appartement de Noah.
-       Non, je… non!
-       Mr Legier, avez-vous eu une relation de quelque nature qu’elle soit avec la victime ?
-       Non ! Non !
-       Mr Legier, je repose la question, avez-vous eu des relations sexuelles avec la victime, Noah ? questionna Lucas la voix posée. Ce jeune homme de vingt-trois ans qui a eu la nuque brisée par des mains assez puissantes. Aussi puissantes que les vôtres lorsque vous serrez la main.
-       JE NE POUVAIS PAS LE LAISSER FAIRE ! s'écria Marc Vous comprenez ? Il voulait tout détruire. Tout détruire. Tout envoyer valser. Il voulait révéler son amour au grand jour. Son amour, c’est d’un ridicule. Un gosse de vingt trois ans avec un mec dans la force de l’âge. Ca aurait nui à ma galerie, à ma carrière. A ma famille aussi. Il ne me laissait pas le choix. Ce n’était qu’un paumé. Je ne pouvais pas le laisser tout foutre en l’air pour une amourette !
-       Alors vous l’avez étranglé.
-       Je lui ai dit d’arrêter. Je lui ai dit de ne plus venir à la galerie. Je ne voulais pas qu’on nous voie. Il s’est mis à hurler que j’étais à lui. Il hurlait que je ne pouvais pas renier que j’étais homo, que j’aimais ça. Il hurlait que je l’aimais et que je n’avais pas les couilles d’assumer. Petit con. C’était trop facile pour lui. Il n’avait rien à perdre. Et il continuait, il continuait… Il hurlait des horreurs. Il n’arrêtait pas. Ses cris m’ont rendu fous. j’ai essayé de le faire taire. J’ai essayé. Mais il n’écoutait rien. Il n’écoutait jamais rien. Et maintenant, ses cris me hantent. C’est comme un bourdonnement. Sans cesse. Il a tout gâché. Tout. »
 
* 

 
Pour qu’enfin notre amour s’épanouisse, dans notre nid ou au cœur de ta galerie. 

 
* 
  
« Vous vouliez faire toute la lumière sur cette histoire, c’est fait Chef !- Comme vous dîtes, Martin. Et la lumière fût! »
 
 
 
 
 
 
 
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ATea.
Jeu 9 Avr - 11:43 (2015)
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Wilou
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MessagePosté le: Jeu 9 Avr - 20:28 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

J'aime ton style, le ton. C'est très sympa d'avoir utilisé les deux tableaux comme éléments clés d'un meurtre et d'une enquête! On retrouve un flic un peu bourru et son jeune acolyte qui l'agace un peu, ça donne lieu à des moments qu'on pourrait entendre ou voir, comme quand on regarde une série policière. J'aurais seulement aimé être un peu plus surprise par la fin.
PS, j'ai adoré le poème disséminé entre les parties.
_________________
Hopla!
Jeu 9 Avr - 20:28 (2015)
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ATea
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Inscrit le: 18 Sep 2013
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 13:32 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

À dire vrai, je voulais faire en sorte que ce soit la femme. Mais j'aurais bâclé l'histoire. J'aurais dû m'y prendre plus tôt pour avoir le temps de surprendre. Mais c'est comme ça. :)

Merci pour ton commentaire.

Et mine de rien, ce fut le poème qui fut le plus "compliqué" à élaborer pour avoir assez de parties entre chaque vers. Et du coup, construire des moments différents pour correspondre au nombre de vers. Alors j'suis contente qu'il te plaise!

Et faire en sorte que "Tout tourne autour de la lumière".
Merci pour ce défi qui m'a permis de découvrir Kupka. Je préfère cette toile. Elle me parle bien. Et du coup, j'ai pris plaisir à me cultiver sur les liens entre eux, voir que leurs influences sont similaires avec une interprétation et représentation différentes.
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Ven 10 Avr - 13:32 (2015)
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Linelea
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 18:30 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

Bon, j'aime ton écriture ! Cette histoire est prenante, les personnages ont du potentiel. Et puis ces petites touches de poésie au milieu sont superbes !

Il m'en manquerait juste un tout petit peu plus... Ça se dénoue trop vite à mon goût, et l'idée que ce soit la femme aurait bien plus percutant... En fait je crois que j'y crois pas trop au fait que ce soit lui. Parce que dès le début on sent que cette histoire le touche plus qu'il ne laisse le voir...

Mais j'ai compris qu'il t'a manqué du temps... Dommage ceci dit j'ai trouvé certain dialogue percutant et le rapport avec le thème et la lumière super !


Dernière édition par Linelea le Sam 11 Avr - 00:17 (2015); édité 1 fois
Ven 10 Avr - 18:30 (2015)
Auteur Message
ATea
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 22:55 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

Merci beaucoup Line pour ton retour et pour chaque point que tu abordes. Ça me fait sacrément plaisir...
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Ven 10 Avr - 22:55 (2015)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 00:51 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

Je sais pas trop quoi rajouter aux commentaires précédents. L'histoire est vraiment bien écrite, avec précision, rythmée, et l'on se laisse embarquer par le déroulé de l'enquête. Le dialogues sont plaisants, et le poème éclaté amène une coloration particulière à l'ensemble. Il y a juste la chute qui déçoit un peu; pas suffisamment originale.
C'est dommage, parce que jusque à la fin, l'histoire était menée de main de maître !
Dim 12 Avr - 00:51 (2015)
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ATea
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 03:57 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

Je ne vais pas re-dire la même chose à propos de la fin... 


Par contre, un gros merci pour ton commentaire Nick. 
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 06:29 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

Il n’y a peut-être pas l’effet de surprise attendu avec la chute, mais ça ne m’a pas du tout entaché mon plaisir de lecture !

D’abord j’adore Lucas, et ses répliques cinglantes, son ton cynique, c’est rafraichissant
Ensuite j’ai aimé le rôle tout particulier que tu as donné aux tableaux, tu en joues vraiment habilement. Mais au-delà de ça, tu soulèves un peu le débat sur la valeur de l’art, il y a quelques réflexions balancées qui sont pas si anodines. Il y a des jeux de mots, de l’humour donc mais y a toujours une idée derrière, j’aime ça !

Ensuite, tes phrases poétiques, j’ai beaucoup aimé, et encore plus parce que je sais que ce n’est pas du tout ton terrain de jeu de prédilection.
Bravo !
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Dim 12 Avr - 06:29 (2015)
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 09:27 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

Merci Axelle pour ce très bon moment de lecture. Ce polar artistique est bien menė. On ne s'ennuie pas une seconde. La scène d'ouverture excite la curiositė du lecteur. Et l'histoire est originale. 
Dim 12 Avr - 09:27 (2015)
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Octobell
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MessagePosté le: Lun 13 Avr - 14:13 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

Ahah, moi j'ai préféré Martin à Lucas ^^ Il est un peu concon mais très touchant, et il apporte vachement de fraîcheur à l'ensemble du texte.

Encore une fois, je trouve que ton écriture ciselée convient parfaitement à ce genre. Vraiment, Atea, tu as trouvé ta voie, continue là-dedans ! ^^ Y'a des moments où j'me sentais presque dans un vrai roman, et je me voyais limite tourner les pages. Bon, j'ai eu le même avis sur la fin que les autres, mais globalement, c'était un plaisir de lecture.
_________________
Octobell

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ATea
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MessagePosté le: Mar 14 Avr - 11:34 (2015)    Sujet du message: Que la lumière soit... Répondre en citant

Merci Hector, Rafi et Octo.

Je suis ravie que les personnages trouvent leur place à vos yeux et que chacun puisse plaire à l'un ou à l'autre, qu'ils soient reconnaissables, caractérisés, bref vous avez compris.

Merci pour vos retours. Et ravie de vous embarquer dans cet univers polar.
_________________
ATea.
Mar 14 Avr - 11:34 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:58 (2016)    Sujet du message: Que la lumière soit...

Aujourd’hui à 03:58 (2016)
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