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LE CARNET

 
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hector vugo
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 11:32 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

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LE CARNET

Auguste arrive à un âge ou la vieillesse ne veut rien dire. Il a traversé le siècle, l’air de de rien. Il s’étonne encore d’être de ce monde. Il a 100 ans aujourd’hui. Un miracle.
Ce n’est pas un collectionneur. Peu d’objets ont grâce à ses yeux. Seul compte pour lui un carnet relié de cuir qu’il gratte de sa belle écriture depuis l’année de ses 10 ans. Il ne le quitte pas. Il couche presque avec.
L’aurore venu, après avoir enfilé sa robe de chambre, notre homme fonce vers son secrétaire, prend la clé bien en évidence près du correspondancier, puis ouvre un tiroir. Il saisit le calepin, le caresse avec dévotion, en consulte une page. Ce cérémonial est immuable, tout comme le kiwi qu’il dévore et le café qu’il boit.
A peine lavé et habillé, Auguste revient à son bureau. Il met le carnet dans la poche de son pantalon. Quelle surprise d’apercevoir cette relique littéraire vivante, en dépit de son état décharné et famélique.
Elle ressemble à une éphéméride aux pages arrachées.
Il en reste si peu.
A la question d’une auxiliaire de vie curieuse qui lui demande chaque matin : c’est quoi ce que vous tenez dans les mains ? Auguste lui répond : « c’est mon carnet de rêves ».
Rêves avec un s. Il adore mettre le pluriel à ce mot. Il tient à la grammaire comme à la vie.
Atteindre le ciel ou s’en approcher a été la quête de son existence. Tant d’aspirations caressées et obtenues. À force de monter une échelle, de jouer à la grenouille, ses pieds ont gravi, dans l’allégresse, un barreau après l’autre.
A quand le dernier ? Il n’est pas pressé.
Ce n’est pas un homme aigri, loin de là, malgré son corps en vrac, ses morts, leurs souvenirs dont les effluves embaument les pièces de l’appartement.
Divine odeur.
Ça ne sent pas le renfermé, juste la fraîcheur exquise de la nostalgie poussée par un courant d’air.
Les fenêtres ouvertes du petit matin l’offre à ce quartier. Auguste en connait chaque centimètre, chaque habitant.
Il aime le regarder dans les yeux, ausculter son âme, tâter son pouls, le voir sortir de son sommeil à 6 heures, puis être pris d’une nervosité salutaire.
Cette excitation ne va pas le quitter. C’est l’humeur du temps. L’époque souffre d’une épilepsie chronique et lente.
Les hommes et les femmes courent de partout, ne se saluent plus. Quant à se sourire, c’est inenvisageable.
Les gens passent en automate devant les boutiques, le kiosque à journaux. Ils longent le jardin public. Aucun ne s’arrête devant.
S’ils savaient qu’ici même….
Mais chut, c’est un secret de famille. Il ne faut pas en parler aux étrangers.
Le jardin est un sanctuaire.
Auguste s’y est rendu, la première fois, le jour de ses 10 ans, au printemps 1925.


Un souvenir encore très présent.

Il était fier d’être au bras de sa mère, de s’afficher avec elle en public. Avoir une trentenaire à côté de soi lui donnait un semblant de respectabilité, vite dégradé par sa taille et son âge. Il était trop petit pour jouer le marié.
Combien de femmes autour de lui s’affichaient avec leur homme ? Trop peu. La guerre en avait fauché tellement. A commencer par Emilien : son père.
Sa mère et lui en parlaient souvent. Sans pathos, avec dignité. C’était un moyen comme un autre de le garder vivant auprès d’eux.
Un détail surprenait Auguste. Quand ils évoquaient « papa », ils n’employaient jamais le conditionnel passé, le temps du regret. Rien n’énervait plus Emilien que le regret.
Le pauvre en avait une définition bien à lui : un regret est un rêve qui a échoué.
Un rêve, ça se gardait, ça se cultivait, ça se notait pour qu’on ne l’oubliât pas.
Vivant, Emilien avait consigné les siens dans un carnet.
La mère d’Auguste en faisait de même. Le jour de son anniversaire, elle se rendait au jardin public.
Pour quoi faire ? Auguste l’ignorait. Ça l’intriguait. Il se posait des questions. Avait-elle rendez-vous avec quelqu’un ? Il lui avait demandé directement : Que fais-tu dans ce jardin maman ? Et elle de le renvoyer d’un ton sec : « quand tu auras 10 ans, tu sauras. »
Ce 22 avril 1925, Auguste fêta ses 10 ans. Pas de démonstrations abusives, pas d’effusions, à peine une allusion au calendrier quand sa mère souligna la date d’un sourire plein de tendresses.
Et pourtant c’était une journée à marquer d’une pierre blanche, parce qu’Auguste allait connaitre la réponse à sa question sur le jardin.
Il s’attendait à ce cadeau-là, à une justification calmant l’irritation de sa curiosité. Des surprises autres que celle-ci alimenteraient une terrible déception.
Alors quand sa mère lui tendit, sous ses yeux, un vulgaire carnet en cuir, Auguste eut un pincement au cœur, la première marque physique d’une trahison. Jusque-là, « maman » avait tenu toutes ses promesses.
C’était quoi ce carnet ? A quoi lui servirait-il ? A noter la liste des courses, les leçons à retenir ?
C’était bien une bêtise d’adultes. On ne pouvait donc jamais se fier à eux. Il aurait suffi seulement que sa mère lui expliquât ce qu’elle avait fait dans le jardin. Mais non, elle lui tourna le dos, et chercha son propre carnet. Aurait-elle le courage de regarder enfin son fils dans les yeux ? Non, pas cette fois ci. Elle baissa encore la tête, réprimant avec difficulté quelques larmes.
Auguste pleura lui aussi. Bravo pour le jour de fête !
Sa mère, ne lui dirait donc rien. Pas aujourd’hui, pas maintenant.
A moins que….
Sa main saisit la sienne, et elle l’emmena dans la rue. Son corps était plus bavard que sa langue.
Le fond de l’air était gai, insouciant, presque irrationnel dans ses bourrasques intermittentes. Ils permettaient aux cheveux des passants d’être libre. Enfin ceux des hommes, car les femmes portaient un chignon stricte. La liberté avait pour elles le gout de l’absence et de l’ivresse mélangée dont on ne cultivait jamais la nostalgie. C’était contraire aux mœurs. Hier émancipées dans la douleur, elles réintégraient aujourd’hui leur second rôle en silence. Toujours avec le sourire en devanture et la curieuse impression que rien ne les avaient touchés vraiment, pas même la guerre.
Ce sourire là leur donnerait sans doute à nouveau un homme à leur bras.
La mère d’Auguste ne souriait pas. Elle cachait son visage rougi derrière un voile.

Il n’y aurait pas d’après Emilien. D’ailleurs ce n’était pas le sujet. Le sujet c’était le jardin.
Auguste et sa mère avaient marché quelques mètres, frôlant une boulangerie, une mercerie, ne répondant pas au salut du cordonnier, pour passer en coup de vent chez le fleuriste et acheter une rose. Ils étaient à présent devant une grille à hauteur de hanches que quelques enfants intrépides sautaient sous le regard amusés de leurs parents. Ces derniers choisissaient une manière moins acrobatique pour rentrer dans le jardin.
Plus démonstrative aussi. Une vaste porte s’ouvrait sur l’allée centrale, et ils l’avaient empruntée.
C’était toujours douloureux de voir ces groupes de trois ou quatre personnes, ces familles. C’était pénible de les suivre, d’observer leur bonheur. Autant bifurquer, prendre d’autres chemins. Ils y en avaient suffisamment dans ce jardin. Auguste sentait la main de sa mère transpirer et trembler. Il leva la tête et vit son visage changer de physionomie. Elle ne pleurait plus. Elle reprenait un aspect heureux. Elle lui dit: « tu vas enfin savoir, mon chéri ». Cette bifurcation n’était pas le fruit du hasard.
Au bout de la route, Ils virent un banc, un arbre et un mur blanc.
Juste un instant s’assoir et regarder autour de soi, respirer un peu et parler. Voilà en substance la liste des obligations que sa mère suivit.
Elle montra du doigt l’arbre et s’adressa de nouveau à son fils.
« Tu vois Auguste ces trois soliflores autour de ce cerisier. Nous avons chacun le nôtre. Un pour ton père, un pour moi, un pour toi. Une fois par an, j’y dépose une rose. Papa ne le fait plus. Tu sais bien pourquoi. Mais ce n’est pas l’objet principal de cette visite ici. »
Un moment de silence se posa. Elle montra son carnet puis reprit : « regarde ce calepin, Auguste. J’y note mes rêves. Chaque page a le sien. Le jour de mon anniversaire, j’en arrache une, je la lis et je la déchire. Cela signifie que le rêve est atteint A présent tu as ton carnet. Prends en bien soin ».
Ce 22 avril là, Auguste déposa une rose dans son soliflore. Il comptait bien enterrer son premier rêve l’année suivante.


Depuis ce jour de 1925, combien de rêves ont été mis en terre ? Assez pour écrire trois vies.
Nous sommes le 22 avril 2015. Quand il sort de son domicile, on le regarde avec déférence, on s’attache à lui glisser un mot gentil. Auguste est une vedette dans le quartier. Bon pied, bon œil, il marche d’un pas alerte. C’est sa gymnastique du matin.
Les boutiques ne sont plus aussi nombreuses qu’aux temps de son enfance. La boulangerie, la mercerie et la cordonnerie ont disparu, une banque occupe leur place. Seul reste le fleuriste avec ses roses. Auguste s’y arrête et en achète une.
Le vent est toujours aussi printanier, il voyage dans la chevelure des passants. Cette liberté capillaire se conjugue à tous les genres. On perçoit sur le visage des femmes, le droit enfin obtenu de vivre à leur guise. Elles en jouissent et le rendent bien. Jamais, elles n’ont été aussi belles et matures. Les hommes, eux, hésitent à parader encore. Beaucoup rasent les murs et souhaitent achever leur psychothérapie sans que cela ne se sache pas trop. Tout ce beau monde a un téléphone portable, angoisse dès que sa température corporelle dépasse le 37,5 et espère avoir assez de cash pour s’offrir un lifting avenue des Champs-Elysées. Les plus pauvres iront au Maroc.
La vie moderne est ainsi faite. Auguste s’en moque. Il y a longtemps que le thermomètre n’est plus son obsession, que la jeunesse de son visage ne l’empêche plus de dormir. Quant à son psychiatre, il est mort il y a 10 ans. Il a racheté son divan. Son unique concession au 21éme siècle est le smartphone. L’usage du texto est pour notre vieillard un passe-temps délicieux.
Dans la poche droite de son pantalon cohabitent le carnet à rêves et l’iPhone. Deux visions du monde pas si antagoniste que cela.
Des rêves… Il veut en avoir encore. C’est son carburant à lui. Le 90éme il va l’enterrer aujourd’hui. Il sait qu’il l’a atteint.
Aucun mérite. Il a suffi de vivre.
Que reste-t-il d’ailleurs du premier rêve exaucé ? Un diplôme, son certificat d’études. Auguste l’a eu à 11 ans. Puis quelques années plus tard, il a décroché son bac, l’agrégation d’histoire pour terminer le chapitre scolaire.
La vie se résume-t-elle à un carnet de notes ? Non. Et heureusement. Notre homme a rêvé d’autres choses, d’aimer une femme, d’avoir des enfants, de fonder une famille, de réchapper à la guerre, d’en revenir, d’inculquer à ses filles et ses garçons l’impossibilité d’haïr l’autre, de transmettre ce qu’il pensait et pense toujours être bon.
A-t ‘il rêvé aussi de caresser la joue de ses petits fils et filles, de les faire sauter sur ses genoux, de les faire rire ? Oui. Le destin a été bienveillant avec lui. Parce qu’il a su le tordre à sa façon.
L’homme sculpte son histoire par son refus de la subir. Auguste a su jouer le Rodin.
Même s’il a vu, un à un, ses êtres chers partir avant lui, prendre rendez-vous avec la postérité des âmes.
Il rassure souvent son auxiliaire de vie en lui disant : « n’ayez crainte, mes morts veillent sur moi, ce sont mes anges gardiens ».
Ont-ils connu cet Auguste polyglotte, courant le monde tant que sa santé lui en a permis ? Non. Mais ils savent qu’il a atteint ses rêves les uns après les autres. A savoir parler le chinois, l’arabe, l’italien, voir la grande muraille, la Mecque et le colisée.
Et quand ses jambes l’ont quelque peu abandonné, réduisant son territoire au quartier, au jardin, ses fameux anges, de là-haut, ont été témoin de sa curiosité culturelle, de sa soif de savoir, de son rêve d’apprendre encore et encore. Ont-ils été surpris par ses cours de piano, de chant, de peinture, de cette ouverture à l’informatique malgré son âge canonique ? Non, mille fois non.
Le père d’Auguste avait raison : le regret est un rêve qui a échoué.
Notre bon vieillard n’a jamais connu l’échec.
En ce 22 avril 2015, c’est nouvelle victoire qu’il va fêter.
Le jardin est là, sans sa grille à hauteur de hanches, mais toujours avec son allée principale. Les chemins adjacents sont moins nombreux. Toutefois il reste, celui menant au cerisier et aux soliflores.
Auguste l’emprunte à un tempo lent. Il profite. Il accueille les bonheurs simples : la joie des premières chaleurs, le parfum des femmes, le rire des enfants, la mélodie d’une fontaine toute proche.
Il s’assoit sur le banc. Il regarde devant lui. Le vent d’avril dépose sa douceur sur le cerisier et là-bas les lilas en fleurs. Ils sont hauts. Ils ressemblent à des bambous souples et déployés, leur tige contre le mur d’un immeuble mitoyen au jardin sur lequel ils s’appuient.
La ville et les plantes savent, parfois, cohabiter pour le meilleur. Elles s’apprivoisent comme ces couples du 19éme siècle à qui on a imposé l’alliance pour de vulgaires histoires d’argent.
Aujourd’hui les gens s’aiment à leur sauce, mus par les sentiments et rien d’autre. C’est mieux ainsi.
Les parents d’Auguste ont été des pionniers dans ce domaine. Les premiers mariés d’amour, les premiers à exaucer ce rêve.
D’autres rêves ont suivi et ont pris chair.
Le cerisier est si beau, il est si blanc. Si seul aussi. Les soliflores se sont vidés. Il ne reste que le sien, celui d’Auguste.
Il se lève, le rejoint, y dépose la rose. Il sort son calepin. Il l’ouvre. Il arrache la page. Il la lit à haute voix : « Je rêve d’avoir 100 ans », puis la déchire.
On peut pleurer à cet instant, s’apitoyer sur le sort. Pas Auguste. Lui pense déjà à la concrétisation de son prochain rêve.
Dim 26 Avr - 11:32 (2015)
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Alinoë
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 12:18 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

Que dire, Hector... Encore une histoire qui me transporte.

Ton Auguste est juste magnifiquement dépeint; sa vie, ses rêves, tout. Tes mots sont simples, finement choisis, vont droit au but; le tout saupoudré d'un agréable vent de poésie.

Et puis, tu as choisi un angle totalement différent des autres participations que je ne peux qu'applaudir le résultat.

Okay
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https://www.youtube.com/watch?v=OttPq7ceH9E&feature=youtu.be&eml=2015September21%2F2733333%2F6010044&etsubid=30262197
Dim 26 Avr - 12:18 (2015)
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El.
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 12:27 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

C'est assez magistral. C'est à dire que comme souvent, on plonge dans ta nouvelle presque comme dans un roman. C'est très bien écrit, c'est bossé, ce bonhomme, sa vie, 'tain Hector tu te fous pas de la gueule de tes lecteurs sérieux, j'ai aimé prendre le temps de lire ce texte, ta façon différente d'aborder le défi en le respectant à la lettre...excellent boulot quoi, bravo!
_________________
El.

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Dim 26 Avr - 12:27 (2015)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 15:13 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

Pfiou... C'est vraiment superbe

Auguste nous accroche le cœur avec son parcours, ses rêves... Tu prends le temps de nous le présenter, et c'est captivant.
La fin n'est pas une fin, et elle est très belle !
_________________
Rafistoleuse
Dim 26 Avr - 15:13 (2015)
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Cerise_david
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MessagePosté le: Lun 27 Avr - 14:13 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

Je suis  Embarassed  


C'est mon CDC. Parce que c'est rondement mené. Que c'est enclin de poésie. Que c'est doux comme un murmure et que çà se finit sous un cerisier... Non, sans rires. J'aime ce texte, presque moralisateur mais simplement sincère. L'histoire d'une vie. Il n'y a pas qu'un rêve. Et sans doute qu'Auguste je lui ressemble un peu... A se lancer des défis. Et les atteindre. j'aime ta définition du regret...


Merci et sincèrement Félicitations pour ce texte.


Les anges gardiens j'ai bien aimé aussi !
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Lun 27 Avr - 14:13 (2015)
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Fanylill
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MessagePosté le: Mar 28 Avr - 11:08 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

<=== tout cet espace là c'est du silence....Hector...je sais pas quoi dire et me clouer le bec c'est un sacré exploit....Je décide aujourd'hui de m'acheter un carnet...j'ai 60 reves à réaliser avant d'avoir 100 ans...Mat va en acheter un aussi ou il va rever que je tienne pas jusqu'a 100 ans...Auguste ...une leçon de vie, de bonheur, de fraicheur, de douceur !....quoiquue je dise ça me parait fade apres tes mots....je me tais donc et j'aprécie la vie pour tout ces bonheurs...."C’était un moyen comme un autre de le garder vivant auprès d’eux."
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"si le ridicule tuait ça ferait longtemps que je serais mort tu sais"
Mar 28 Avr - 11:08 (2015)
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valet2trefle
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MessagePosté le: Mer 29 Avr - 12:57 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

Encore une fois, ce que tu as écrit est magique. J'admire à chaque fois tes personnages, si réels, poétiques et touchants. Vraiment bravo!
_________________
I've never been wise

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Mer 29 Avr - 12:57 (2015)
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hector vugo
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MessagePosté le: Ven 1 Mai - 11:08 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

Un très très grand merci pour vos commentaires. J'ai aimé faire ce voyage, j'y ai trouvé du plaisir. Mais il n'est pas plus grand plaisir que d'en donner aux autres.


Le vôtre me ravit.
Ven 1 Mai - 11:08 (2015)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Ven 1 Mai - 23:44 (2015)    Sujet du message: LE CARNET Répondre en citant

Tu nous offre un très beau texte plein douceur et de poésie. La magie de ta plume sert à merveille ce voyage de vie optimiste. Merci !
Ven 1 Mai - 23:44 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:14 (2016)    Sujet du message: LE CARNET

Aujourd’hui à 12:14 (2016)
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