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Viennoiseries et chewing-gums.

 
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 14:24 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

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Je traverse la rue. Je dois ressembler à un touriste, en tout cas on peut lire sur mon visage l’air embêté de celui qui ne veut qu’on l’imagine perdu. Je ne suis pas dans mon coin habituel.
J’ai un médecin, qui me traite sans être mon médecin traitant. Cet homme me donne des Efferalgan, sous la forme que je préfère. Effervescente. Il m’a toujours prescrit ces boîtes, quel que soit mon mal. Et je dois dire que souvent, ça passe. Je me suis attaché à cet homme, je ne me reconnais pas en lui – il a le crâne dégarni de cheveux qui ont migré sur son menton, une chemise qui hésite toujours entre rentrer et sortir, son allure générale donne l’impression qu’il vient, chaque fois, de sortir précipitamment des toilettes – mais je lui trouve une urgence et un manque de compassion qui le rend plus humain.

Mon problème de ce matin, c’est qu’il ne travaille pas, et que je me suis promis de ne plus jamais acheter de boîte de cachets sans me faire rembourser.

Je suis donc dans une rue que l’application pages jaunes m’a indiquée. Un médecin généraliste et orthodontiste devrait s’y trouver. Mais à part le hall d’une résidence, un bar-tabac, une école primaire. Une pharmacie, oui mais non. Je traîne le pas, le médecin existe forcément mais je n’ai pas très envie de sacrifier mon samedi matin. Ma femme attend que je lui ramène le pain qu’elle m’a commandé, et ma fille, ses chewing-gums qu’elle se croit trop vieille pour quémander.
Je passe devant une baie vitrée, avec une porte, déjà ouverte. Elle donne sur une pièce toute blanche – un couloir, celui du paradis ? - avec deux barres affublées de sièges que l’on ne peut pas déplacer. La clarté qui anime cette pièce est celle qui habite les endroits encore vierges de bruits et de sueurs, vierges de vies. Je m’attends en y jetant un œil, à voir surgir un bonhomme en bleu de travail, criant à son collègue que ça y est, le taf est nickel. Mais deux choses appellent ma curiosité, une porte, qui est pour le moment qu’une simple tache brune rectangle, et une petite table, dont les pieds sont écarquillés contre nature. Je pense salle d’attente. J’y pénètre.

Le couloir est long et surtout, vide. Il n’y a pas d’odeur particulière, pas d’affiche sur le cancer du sein, ni sur les symptômes de l’hypertension. Aucune publicité contre le tabac. Je ne marche lentement, et me rapproche de cette fameuse tâche en bois. Ce n’est pas une porte classique, elle n’a pas de poignée mais elle est dotée d’un écran. Un message défile : Bienvenue au cabinet de sofathérapie. J’appuie dessus. Il est tactile. « Nom » clignote, suivi du tiret de la barre du huit. Je me sens comme un gosse qui doit marquer son pseudo pour valider son score de malade à un jeu vidéo. Je pose mon doigt sur l’écran, chaque lettre décharge une vibration. L. Je ne sais pas pourquoi je le fais. U. Ma femme va encore râler et s’imaginer que je suis en train de boire une bière. C. Je suis curieux. Après deux secondes d’hésitation, je rajoute K et Y, c’était comme ça qu’on m’appelait y a bien longtemps.

A peine mon nom est-il validé que la porte s’ouvre, lentement. Je suis content. Je ne devrais pas être là, mais j’y suis. Je ne sais pas ce qui va m’arriver. Je me ferai peut-être enguirlander. Dans l’entrebâillement de cette porte, là, j’ai cinq ans.

La porte s’ouvre enfin entièrement je lance un dernier regard derrière-moi, de peur qu’on me surprenne, mais je suis seul. A l’intérieur, personne non plus. Je passe un pied, j’ai le cœur qui bat vite. Le deuxième prend le même chemin en hésitant moins. Une fois à l’intérieur la porte se referme lentement. Je pense d’abord au vent. Et en revenant sur mes trois pas, je constate un écran, qui ressemble d’avantage à celui de ma première Game Boy. Et ce message qui défile sa menace. Il vous reste une heure. Tout à coup je me sens oppressé, asphyxié malgré l’espace de la pièce. Je pianote en vain sur l’écran frigide. Rien. Juste ce compte à rebours qui ne fait pas sens. Cette pièce – cette prison – a tout d’un bureau de médecin. Pas le petit médecin de campagne. Il y a une vitre posée sur des rondins de bois en équilibre. Comme une construction de fortune, mais ce doit être de l’art pour les fortunés. Le médecin qui travaille ici, doit être sacrément réputé. Son bureau est ordonné, les chemises en carton sont classées selon un nuancier de couleurs. Sur le pan de mur face au bureau, est appuyé un vieux canapé. Le même cuir que celui de Tante Régina, et je me souviens ma sœur et son mini-short, et ses cuisses qui ventousent la peau du canapé quand il fait chaud.

Je m’assieds donc à cet endroit, m’interdisant de me mettre à l’aise. J’attends. Comme je craignais à l’époque, les réprimandes de ma mère et les coups de règle de monsieur Delafausse. J’attends que l’on me dise « il faut sortir monsieur maintenant ». Mais rien, ni personne ne vient troubler le calme angoissant qui s’insinue par tous les interstices de la pièce.

Le décompte des minutes se poursuit, cela m’angoisse légèrement. J’ai envie de sortir mais tous les coups de pieds mollassons que je donne sont inutiles. La porte ne tremble même pas.
Sofathérapie. Je relis l’inscription et cela me laisse perplexe. Je me demande quel est le but, comment le spécialiste parvient-il à vous aider, de part ce canapé. Il n’a rien d’exceptionnel, il n’est même pas beau.

Ce doit être une arnaque. Je ne payerai pas, c’est certain. Je me demande quelle idée m’a pris, de vouloir entrer dans ce bureau vide, qui laisse penser qu’il y a eu quelqu’un quelques instants plus tôt. Je tourne en rond. J’inspecte le canapé, sous toutes ses coutures. Il est terriblement banal.
Il reste une vingtaine de minutes, et j’ignore encore ce qui va se passer. Un homme va peut-être rentrer. Une femme ce ne serait pas plus mal. Je n’ai pas de carte de crédit, j’ai juste assez pour la boulangerie. C’est embêtant. Si j’ai quelque chose à débourser, ce sera ma peine pour avoir été curieux. Peut-être est-ce un piètre canular ? Les questions déplient d’autres questions, et aucune réponse. Juste ce temps qui passe. Irrémédiablement.

Deux minutes avant la sortie. Je suis perplexe, j’attends la fin comme un homme condamné, et n’ayant aucune idée de la sauce il va être mangé. Je me lève, fais les cent pas et mesure du même coup la superficie importante de cette pièce. Tant d’espace inoccupé, c’est une perte considérable.
La minuterie se fige et mon visage se crispe, seul signe de la panique qui joue dans ma tête.
La porte s’ouvre sans grincer. Et j’ignore si c’est le soulagement que rien ne se soit passé ou justement la déception que rien ne se soit passé du tout, mais lorsqu’elle s’ouvre j’hésite à sortir, quelques secondes. Puis le pain et les chewing-gums me convainquent pour de bon.

Tout est, au dehors, comme je l’avais trouvé avant d’entrer. Mon téléphone me confirme que l’heure s’est effectivement écoulée. La porte se referme et au bout de trente seconde et affiche de nouveau le message sur lequel j’ai tapoté.

Je rentre avec un retard qui passe étrangement inaperçu, mais je ne vais pas m’en plaindre.

*

Cela fait une semaine, jour pour jour, que j’ai été dans cet endroit bizarre. Je regarde Oli caresser la vaisselle, puis frotter énergiquement quand c’est nécessaire. Elle a la même douceur que lorsqu’elle… Et la même vigueur que quand… Hier soir, c’était merguez au four, puis… Merguez au four. Je me vois déjà le dire à mes collègues qui se gausseront joyeusement. Oli, lorsqu’elle fait le ménage, ne porte aucune attention à moi, je n’existe pas. Je suis un meuble à qui elle peut dire de se pousser tout seul. Elle est concentrée, acharnée, rapide. Mais la vaisselle, c’est son plaisir. On n’habite pas près de la mer mais je mettrais à couper que si elle pouvait, elle y laverait sa vaisselle. Elle en maillot de bain…

Gabrielle pulvérise mon fantasme bizarroïde en rentrant dans le champ, comme une tornade fatiguée. Ses longs cheveux ont dormi d’une drôle de façon et je ne me pose pas plus de question en voyant le bandeau dans son cou. Elle n’a pas idée de se coucher avec une chose pareille. Je le lui dis. Elle ne réagit pas. Pas parce qu’elle est mal réveillée. Mais parce qu’elle a 14 ans. Elle ne se maquille pas comme les poupées aux espoirs défigurés, qui attendent inconfortablement sous les arrêts de bus lorsque plus aucun bus ne passe. Elle a un sac à dos pour aller en cours, y a même des livres et des cahiers à l’intérieur. Elle est sublime mais se trouve passable. Elle a des amis, une vie sociale bien remplie. Il arrive qu’elle n’allume pas la télé de tout un weekend. Elle ne refuse jamais un chewing-gum. Oli et moi avons bien bossé. Gabrielle a fait le reste.
Cela fait une semaine, jour pour jour, et je tourne en rond. J’attends que ma femme me donne une raison de sortir. Si c’est moi qui demande, elle m’accusera de vouloir fuir mes responsabilités du samedi midi, c’est-à-dire cuisiner.

La journée passe sans que je n’obtienne une raison valable de sortir seul.

*

On est dimanche. J’ouvre les yeux et ma femme tente de m’imiter, en vain. Elle se rendort, lourde de rêves. Et je suis bien décidé à y retourner. Je ne sais pas si c’est ouvert mais je dois essayer. Je ramènerai des croissants.
Les viennoiseries, c’est le summum du romantisme pour Oli. Mais pas dans le lit, ça fait des miettes et ensuite c’est aspirateur, secouage de draps et remballage de désirs. Olivia préfère le romantisme après, il est toujours plus sincère, et plus apprécié. Avant le sexe, ce n’est qu’une monnaie d’échange. Je ne partage pas forcément son avis mais la ferveur avec laquelle elle défend ses arguments me donnent souvent envie d’elle.

Je m’extirpe du nid dans un froissement de sueurs. Je file à la douche. Jette un œil sur le sommeil de ma Gaby retroussée sous sa couverture.

Dans le saladier qui porte honteusement le nom de vide-poches, ma clé de voiture, un roman à Oli, des piles usagées, un trombone tordu, un aimant brisé en petits bouts tous agglutiné les uns sur les autres, le tout sur ma clé. .Je détache cet aimant à la con de ma clé, et pique le bouquin de ma femme, on sait jamais.

J’emprunte la rue tout haletant, tout excité d’y retourner. Bingo. C’est ouvert.
Toujours personne sur ces sièges, dont les grilles aérées rappellent les plaques de pâtisserie sur lesquelles Oli fait cuire ses macarons. C’est moins étonnant, pour un dimanche. Je suis un peu déçu.
Néanmoins je tape mon surnom au lycée. Lucky. Mon prénom, c’est Luc. On revient au lycée après deux mois de vacances. On s’était tous promis de faire des soirées, d’aller à la plage. Et finalement on a tous fait ces même choses chacun avec des gens différents et on a une foule de choses et de personnes à se raconter. Je vois Anthony et je crie Tony !! Il me voit et m’interpelle. Luc…ky !! Mon prénom monosyllabique ne se prête probablement pas à des retrouvailles de lycéens. Les surnoms les plus tenaces naissent souvent de presque rien.

La porte s’ouvre, un instant trop tard je me dis que j’aurais dû essayer un autre prénom, juste pour voir ce qu’il se passe. La pièce n’a en rien changé. Elle est identique. Je m’installe dans le canapé, sors le livre de ma femme. Et sans quitter les yeux de la première page, je continue le pèlerinage mental de mon adolescence. Il y a des trous. Des trucs béants. Béant m’a toujours semblé un mot dégoutant, j’y associe une notion de pandouillement qui me révulse. Mais pandouillement n’existe pas. Je repense au gosse que j’étais au lycée. Lucky. J’essaie de me souvenir du premier jour où j’ai tenu une clope. Mais ça m’a moins marqué que le premier jour où j’ai fait croire à mes potes que je fumais pour la première fois. Au cas où je m’étouffais. Je neme souviens pas non plus de ma première cuite. J’avais peut-être six ans alors c’est compréhensible. J’avais mélangé tous les fonds de verre comme un alchimiste, ça n’avait pas explosé. La mixture était parfaitement infecte. Mais dont je me suis persuadé du goût transcendant, parce que je l’avais imaginé comme ça.

Je réalise que j’ai souvent fait ça. Ma première fois n’a pas eu grand-chose de magique. La suite n’a été que douleur, tâtonnements, impatience d’en finir avec et angoisse d’avoir mal fait. Mais mon magique réside dans la décomposition. Le regard de cette fille, dans lequel elle me tendait son enfance à bout de bras hésitants. Son sourire soulagé de femme née. Ce petit bisou sur la joue qui avait encore le goût des fraises Tagada qu’on s’était enfilées par paquets en regardant des séries débiles. Et mon incapacité, ce jour-là, de me rendre compte que moi aussi, j’avais changé.
Je suis toujours allongé, je lâche le bouquin que je ne lirai pas. Il me reste encore quarante-trois minutes et je me dis que je devrais consacrer ce temps à quelque chose de concret, quelque chose que je ne peux pas faire habituellement. Je me remémore la première fois que je suis resté seul à la maison. Les mots d’adulte que mes parents ont balancé pour me faire peur et se rassurer. Confiance. Responsabilité. Attention, tu dois tout bien fermer. Alors que dans ma tête de dix ans et demi, je pensais dévaliser le placard à confiseries, atteindre le plus haut niveau de mon jeu vidéo, faire des blagues au téléphone.

J’ai quartier libre. Et c’est terrible. Je ne sais pas quoi faire. Je n’ai jamais de travail à rapporter à la maison. Je n’ai pas de passion dont je suis frustré de ne pas y accorder plus de temps. Je n’ai pas de mails à envoyer. Vraiment, je n’ai rien à faire. Je ne vois pas ce que je fiche ici. Je dois sûrement piquer la place d’un patient en quête de son moi intérieur. Alors que le mien, de moi, se porte plutôt pas mal.

Je cherche à comprendre. Pourquoi vient-on ici, qu’est-ce qu’on y trouve, à part du silence matelassé. Il doit y avoir des caméras, des micros. Il y a forcément quelqu’un qui s’assieds à ce putain de bureau. Je farfouille les dossiers, mets un souk monumental. Mais rien.
Je décide de vider mon sac. Sacoche, est plus appropriée. Rien de folichon. Un briquet, des Marlboro un peu écrasées, mon téléphone. Un stylo-lampe. Mon portefeuille. Il renferme tout un tas de conneries. Que je ne jette pas, pas par esprit de collectionneur, mais par flemme. J’attends que cela m’échappe. Il y a des tickets de retraits de carte bancaire, qui sont presque blancs, comme jamais imprimés. Des tickets de cinéma. Des cartes de visite de professionnels que je ne visiterai jamais. Des photos d’identité de ma femme et de ma fille. Ces photos qu’Oli m’a offertes comme un cadeau obligatoire. Tiens, c’est pour ton portefeuille. Peut-être pour être sûre, que je n’oublierai jamais leurs visages. C’est un peu con, mais touchant. Il y a une carte d’une pizzeria tamponnée neuf fois. Et je pense à mon collègue avec qui j’ai dévoré la totalité de ces pizzas, et qui m’a demandé il y a deux jours, comment je vais. Je lui ai dit que ça va. Formule de politesse. Non mais vraiment ? Il a insisté. Et sur le coup j’ai répondu que ouais ça allait bien. Formule mécanique. Je pense qu’il attend que je lui propose. La dixième, la gratuite.
Je me repose mentalement la question, puisque je suis sur un sofa et que je suis visiblement une pseudo-thérapie. Vraiment, comment je vais ?

Et je m’endors.

Je me réveille en sursaut, je suis paniqué. Je crois avoir raté l’heure. Personne ne m’a réveillé. Ce n’est pas étonnant. Qu’est-ce que je fous dans cet endroit ! Il me reste encore dix minutes. Je range mes affaires et redonne un semblant d’allure à la pièce. Je quitte les lieux comme la fois dernière, avec ce même espoir lorsque la porte s’ouvre. Qu’il se passe quelque chose de nouveau. Et il ne se passe que ce qu’il se passe. Je rentre chez moi, avec les croissants et les chewing-gums.


*

Chaque semaine, je passe une heure, engouffré dans ce canapé. A ne rien faire. Du temps pour rien, et je crois qu’il en faut.
Je pousse la porte chaque fois, avec ce même rêve fou qu’il se passe quelque chose de plus que la fois précédente. Dans un mois, dans dix jours, dans vingt ans, ce sera peut-être différent.
Je ne sais rien des « demains » qui vont suivre. Je peux les rêver.
Et au fond c’est ce que j’ai toujours fait.

J’ai les viennoiseries et les chewing-gums.
Je vais bien. Vraiment.
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El.
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 16:11 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

C'est un texte d'artiste. Un truc je sais pas...virtuose peut-être? Déjà, ton écriture est superbe, c'est parfaitement dosé à mon gout quoi, le fil se déroule, et on te suit, c'est tellement bon la manière dont tu fais le récit de...ce type là, et son aventure si particulière...en fait tout se passe dans le rien, et c'est ça l'intelligence du texte à mon sens. Cette sorte de méditation que ce cabinet tombé de nulle part oblige c'est une idée que j'adore grave, comment le type s'enroule sur lui même, voire s'enferme finalement, et la manière dont cette parenthèse donne une autre dimension à sa vie quotidienne...tain sérieux...
J'aime beaucoup ce que tu fais en général, mais celui-ci va me rester quoi parce que profondément humain, particulièrement bien écrit, un univers très original mais pour au final nous raconter de l'ordinaire (et ça j'adore putain), un vrai fil qui se déroule, forme une boucle, puis un noeud sur la fin mais on a trop envie de lire encore et encore, savoir si le noeud se défait pour de vrai ou pour de faux...et est-ce que ce mec va changer quoi? Et est-ce que c'est important tout ça? Est-ce que nos rêves suffiront à nous tenir toujours? Est-ce qu'il faut qu'il se passe un truc? Rien? Tout?

Sauf que peut-être les chewing-gums c'est du pneu que tu mâches et que j'suis un Eskimo écolo qui aime mieux boire des herbes et des fleurs cultivés sur sa banquise quoi, mais sinon...en fait...rien.

Trop bien
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Alinoë
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 16:44 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

El. a tout dit, je crois.

C'est vraiment énormissime le concept de ton cabinet, ce lieu où il ne se passe Rien et où, malgré tout, il revient, juste pour voir s'il se passera quelque chose ou justement pour profiter de cette heure de vide absolu au milieu de nos vie de fous. XD

En plus, ta plume est plus sublime et subtile que jamais.

En bref, Rafi, certainement un de tes meilleurs textes!
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 17:03 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

Hum ... Je sais pas quoi dire, c'est un peu beaucoup pour ma pomme Embarassed

Merci quoi. Vraiment.

El, t'as tout capté, de mon intention, des questions que je voulais soulever, des émotions que je voulais faire passer...

Mais pfiou.. Merci les filles ...




Pour les chewing-gums, je voulais un truc de l'enfance, mais ouais j'aurais pu dire les bonbons
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MessagePosté le: Lun 27 Avr - 14:01 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

Il n'ira plus chercher d'eferalgan... Smile  


Sinon, j'ai aimé. Çà se lit en douceur, on veut connaitre la fin... mais rien de change et c'est ce qui fait le rêve au  fond, toutes les possibilités mais une seule issue, le réveil. J'ai aimé. Sa vie plus que les parenthèses, sa façon douce de décrire les gens qu'ils aiment... 


bravo !
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MessagePosté le: Lun 27 Avr - 14:45 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

Oh si si je pense qu'il continuera quand même

Merci beaucoup Cerise !
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MessagePosté le: Mar 28 Avr - 09:25 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

Rafi,Rafi Rafi !
A chaque fois que je lis un démarre la lecture d'un de tes textes je me dis...je vais retrouver son style, je vais la reconnaitre ...et PUTAIN RAFI tu me scotches à chaque fois !
J'y ai trouvé le sofa, le psy, les questions existencielles qui ne se posent pas et qui finalement se devine, le quotidien décrit demanière à ce qu'on sente même l'odeur de la chocolatine (et oui chez moi c'est pas des pains au chocolat !!!)....
Je relirai ce texte parce qu'en fait je me rend compte qu'il est entêtant, troublant, énorme...Il a certain livre que j'ai du mal à laissé...je les finis, les pose sur ma table et n'arrive pas à commencer une autre histoire tellement ce livre me marque....et bien voilà c'est ça !
Bravo jumelle
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MessagePosté le: Mar 28 Avr - 14:36 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

Fan, très très heureuse de te revoir parmi nous !

Et un grand grand MERCI !! Embarassed


Je suis quand même vraiment surprise... Je ne sais pas si vous avez tous capté mon intention direct (dans ce cas Allelujah parce que c'est rare dans mes textes ^^) ou si El a joué les éclaireuses J'avais quand même cette petite angoisse, qu'on trouve aucun intérêt, qu'on s'attendent à plus, à quelque chose de concret, et j'ai essayé de penser à une autre fin. Mais j'ai pas réussi à me défaire de celle-là.

Après sans vouloir en rajouter une couche, je sens des petits changements dans mon écriture... c'est infime mais voilà...Puis y a pleins de textes, où je me suis faite violence, que je fais tout pour rendre ça fluide et parfois ça marche, et je suis contente. Mais là j'ai pas forcé, j'ai pas buté sur l'idée trois plombes avant d'écrire. Voilà, ça fait du bien. (Bon ok, vous pouvez dire que je me la pète mais je sais pas si vous réalisez ce que vous m'apportez tous par petites pierres )
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MessagePosté le: Mar 28 Avr - 16:53 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

T'sais on en avait déjà parlé de c'truc là, mais j'crois que c'est super essentiel parfois de ne pas trop "penser" ce que l'on écrit...ça donne une grande liberté je trouve, et le résultat est parfois loin d'être dégueu, voire plutôt délicieux même...ouais j'suis encore dans les pâtisseries en fait en même temps que j'écris ce com
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MessagePosté le: Mer 29 Avr - 01:30 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

c'est le bon mot, schotché... c'est juste tout sauf binaire, éthéré , imagé, passons, scotchant ! quel exercice de style et de fond !
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MessagePosté le: Mer 29 Avr - 14:16 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

J'ai l'impression qu'on a tous fait ça aller dans un endroit ou il n'y a rien a faire, et ou l'on ne fait rien...

C'est une idée très originale, et je suis sur que ce genre de thérapie ferait beaucoup de bien à bon nombre de nous^^

Bravo
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MessagePosté le: Mer 29 Avr - 16:50 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

Basetti, Line, encore merci

Et oui, je pense que ça ferait du bien, un concept à mettre en place Mr. Green xD
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Dim 3 Mai - 22:42 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

Y a ces moments de rien qui permettent à ton perso de prendre la mesure de sa vie, de son quotidien. Il se la réapproprie d'une certaine façon, malgré les imperfection, en conçoit la valeur en soupesant les détails, (tout est dans les détails ^^ )
Et puis s'en accomode, parce qu'elle est pas si mal finalement, même s'il garde l'espoir utopique qu'un truc magique envole son avenir.
Et, finalement n'est-ce pas l'équilibre, qu'il a trouvé, entre rêve et réalité?
Dim 3 Mai - 22:42 (2015)
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MessagePosté le: Mar 5 Mai - 19:39 (2015)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums. Répondre en citant

En fait c'est ça, Nick, il prends la mesure de sa vie. Après il rêve qu'il se passe quelque chose autant qu'il espère secrètement que rien ne change.. Il ne sait pas, et ça lui va bien.

Merci
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:04 (2016)    Sujet du message: Viennoiseries et chewing-gums.

Aujourd’hui à 03:04 (2016)
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