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LE BONHEUR EST UN VIRUS

 
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hector vugo
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MessagePosté le: Dim 3 Mai - 15:34 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

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LE BONHEUR EST UN VIRUS
Je ne vois le ciel que par une lucarne avec des barreaux. Bien qu’il soit blanc ou gris, je l’imagine bienveillant. Combien de fois l’ai-je vu déverser son crachin pendant des heures, à l’instar des pleureuses berbères intarissables dans l’expression de leurs malheurs ?
Autant que je me souvienne, la pluie est toujours venue visiter le jour et la nuit.
En cela je ne suis pas surpris d’être sur les îles britanniques.
Leurs geôles sont humides et rendent impossibles le retour à une vie normale.
A mon âge je n’espère rien d’autre qu’une mort sur ma paillasse.
Si j’avais eu le bon goût d’exercer mes talents outre atlantique, j’aurais, sans doute à cette heure, quitté ce monde. Pas dans la douceur certes, mais dans l’efficacité toute américaine d’une fin électrisante et médiatique.
Seulement la peine maximale qui prévaut ici est un enfermement à perpétuité. Le vieux continent joue les pisses froids avec le jugement dernier. On ne va pas jusqu’au bout, on joue la montre et on attend que la peau se détende, que le cœur lâche.
Le mien tient toujours. Quand je regarde ma carte d’identité, j’ai peur. Je suis d’une autre époque. Un dinosaure.
Ce que je regrette le plus aujourd’hui, c’est de ne plus pouvoir massacrer une araignée en la brûlant.
Quand j’étais libre, j’adorais en prendre une et la consumer au contact d’un mégot rouge de cigarette. L’arachnide à quatre pattes fondait. J’avais l’impression de cramer de la pellicule cinématographique ou des cheveux.
Elle mourrait dans le silence et la classe. Ça me changeait des humains, constamment obligés de brailler avant de partir.
C’est le point commun entre la naissance et la mort violente, dans les deux cas on gueule parce qu’on souffre.
Les araignées ont pour elles le décès aristocratique.

Des connaissances m’avaient dit que la prison c’était l’enfer, à commencer par mon avocat. Il tournait presque de l’œil quand il y entrait pour des visites. Jusqu’à mon incarcération, je n’avais jamais eu de contact avec la taule. Pas d’amis en cabane à y voir. Je n’en avais que l’image donnée dans les fictions. Qu’elles fussent littéraires ou autres, toutes me dépeignaient un univers terrible et glauque.
Au contact de la réalité j’étais déçu et je le suis encore. La prison c’est surfait. On y mange, on y dort. Mieux on s’y lave. Parfois, c’est un peu border line humainement parlant. Mais au moins, vos congénères ne puent pas la joie.

La prison me protège d’un microbe que j’exècre : le bonheur.
Si j’écris une plaidoirie sur le sujet, elle sera à charge. Car je ne vois pas, de près ou de loin, ce qui absout cette saloperie de ses pêchers. Personne ne les remarque, c’est fou.
Moi, je vous le dis : le bonheur c’est mal.
Regardez le visage angélique des gens heureux. C’est à vomir. Leur peau est lisse, leurs yeux irradient d’une satisfaction malsaine, leur envie de toucher l’autre fait peur. La facilité avec laquelle ils l’atteignent vous glace.
C’est un virus contagieux.
Quand un homme heureux est dans une salle, vous savez que l’euphorie de tous n’est pas loin.
Jeune, j’avais une conquête féminine devenue, au fil du temps, hygiénique. Pour moi l’amour passait par le corps et non par les mots. Le côté Cyrano, très peu pour moi. Le verbe était et est encore un machin de politiciens ou de publicitaires. Je ne comprenais que le langage physique et avais pour lui toutes les aptitudes de l’homme cultivé.
Outre l’exercice de l’oreiller, j’aimais la baston, le poing sur le pif, la ponctuation de l’avant-bras.
Je suis resté fidèle à la grammaire du gnon. Elle me sert plus que jamais en prison. Je pratique le savoir-faire de la castagne discrète, celle qui me permet d’avoir une double ration, une couverture et une cartouche de cigarettes en plus.
J’ai l’avantage de la surprise aussi. On me prend pour plus faible que je ne suis. Je l’observe dans le regard de mes voisins de cellule. Beaucoup se disent : « tiens voilà un vieux, on va en faire deux bouchées ». Ma viande est non consommable, sa chair trop dure. Ils se sont cassé les dents dessus. J’ai le cuir épais et ne sens plus les morsures que l’on me donne.
Je suis vacciné contre la violence et la douceur, même si j’ai, pour cette dernière, la nostalgie agréable des baisers. Avec l’autodafé de l’araignée c’est que je regrette le plus.
On n’oublie pas sa libido. Faire une croix sur le morpion du désir est difficile.
Depuis je sous-traite manuellement.
J’ignore si un jour l’académie du crime me remettra le Bafta de l’homicide volontaire. Sachez que je le mérite. J’ai même écrit mon discours de lauréat sur les murs de ma cellule au cas où.
« Ce trophée est à toi Tina. Celle sans qui je ne serais pas là »
Je ne suis pas à un paradoxe près. Je remercie l’une de mes victimes, la plus importante, l’inaugurale.
Je l’ai trompée depuis le début
J’ai joué à l’homme sincère tout en sachant que la sincérité meure avec l’enfance.
Après l’amour, il y a ces minutes où la vérité se niche dans nos yeux. On la croit immuable, mais elle fiche le camp aux premiers signes de doute
Je sais de quoi je parle.
Le premier matin succédant à la première nuit, je regardai le visage de Tina fixement croyant lui confesser un sentiment plus fort que tout. La beauté de son corps offert au faux jour aussi laiteux qu’une peau de nouveau-né me poussa à dire la phrase de trop, le quasi engagement : « veux-tu vivre avec moi ? ». En femme amoureuse, Tina ne tergiversa pas. Elle me répondit du tac au tac : « oui ». Trois lettres lourdes de conséquences.
Puis, il y eut un silence, une larme aussi. Mon mauvais génie me souffla à l’oreille : « l’aimeras tu toujours aussi fort dans 50 ans ? ». Pas sûr. Une boule d’angoisse se forma dans ma gorge pour ne plus la quitter jusqu’ à l’instant de la rupture. Elle ne cessa de grandir. Plus je voyais Tina heureuse, plus cette tumeur gagnait en circonférence dans ma trachée artère.
Je ne supportais pas le bonheur de ma femme. Dès lors, Je fis tout pour m’éloigner d’elle. Je m’y pris très mal
A peine au bout de quelques mois, Tina devint un morceau de viande. La boucherie des sentiments ouvrit le chapitre des adieux. Je mentis pour sauver les apparences, me cachant derrière la posture de l’amoureux sans génie : le gars gentil, prévenant, un peu rapide quand le désir l’étreignait.
J’aurais pu partir, couper les ponts, avoir une attitude franche et féminine. Malheureusement j’étais et je reste un homme, un vrai, le genre bourrin, pétri de certitudes et de muscles face à la réalité physique du danger. Dès qu’il y a un peu de psychologie qui rode, je disparais. Je ne sais pas comment faire. La psychologie c’est du savon ou de beurre sur les mains, on n’a aucune prise sur les événements.
Or, à l’époque c’était pire. Je n’avais pas du savon sur les doigts, j’avais de la boue. Je me sentais comme ces catcheurs sur un ring maculé de glaise. J’avais l’adversaire en face de moi sans pouvoir le prendre. D’ailleurs, j’avais abandonné le combat, je subissais les choses.
Libre mais prisonnier, encore un paradoxe.
Il fallait être à l’intérieur pour comprendre le phénomène, car un quidam avec son œil périphérique ne percevait que la lumineuse image de l’harmonie.
La belle-famille m’avait adopté. La belle mère me couvait de ses tendres attentions. Le beau-père usait de l’amitié virile pour se rapprocher de moi. Rien n’indiquait l’arrivée d’un orage.
J’en étais malade de me voir fait comme un rat. La sentence s’annonçait longue car on parlait déjà de mariage pour Tina et moi. On n’avait décidé pour nous, parce que l’officialisation d’une union était la meilleure des solutions pour notre couple. Ma belle-mère me confia, en aparté, « la bague au doigt vous guérira de l’éjaculation précoce ». D’où tenait-elle ce détail intime ? De Tina sans doute. Et d’ajouter avec un sourire complice : « parole de sexologue ». Jusqu’ici j’avais tout ignoré de son métier.
Contrairement à celui du beau-père. Lui était militaire de carrière, un ancien des Malouines.
Un fou des armes. Nous avions cette passion commune. J’étais inscrit dans un club de tirs. Quand il le sut, il ne me lâcha pas. Un vrai pote ? Non, une glue à deux pattes.
Je découvris dans le sous-sol un arsenal impressionnant de fusils mitrailleurs. Le beau-père me les présenta, fier et presque impatient de les utiliser en cas de besoin : « Tu vois, si un Gaucho se ramène et menace ma famille, je le bute ». La banlieue de Londres était trop loin de Buenos Aires. Ça ne risquait pas de se produire
Comment allais-je me sortir de ce guêpier, coincé entre une femme éprise et des beaux parents amoureux de moi ? D’autant que cette troïka avait dans l’idée d’annoncer notre mariage, lors des 70 ans de la belle-mère.
Que faire ? Je m’en confiai à Richard un ami, un avocat promis à un grand avenir. Mon futur défenseur. Il ne comprenait pas ma situation.
- De quoi tu te plains, Andrew ! Ta vie c’est l’autoroute du bonheur. Des gens paieraient pour l’emprunter. Ta femme t’aime, sa famille est riche. Tu vas te marier. C’est quoi le malaise ?
- Je ne sais pas Richard
- Je vais te le dire, Andrew. T’as la trouille.
- Peut être
- Oui t’as la trouille d’entendre la plus belle phrase de l’humanité
- Et c’est quoi la plus belle phrase de l’humanité ?
- Jusqu’à ce que la mort nous sépare.
Jusqu’à ce que la mort nous sépare… La mort, c’était ça la solution.

4 juillet 1984, l’anniversaire de ma belle-mère, le jour de l’indépendance Day, le jour de la finale de Wimbledon. Mac Enroe aura-t ’il droit à sa vengeance sur Lendl ? On ne parlait que cela dans les rues de Londres. Moi je m’en moquais.
J’enfilais mon costume noir, j’avais l’air d’une araignée, le corps fin, les cheveux trop peu nombreux sur le crâne. Moment d’inspection devant la glace. Court et douloureux. J’aurais aimé qu’on me brulât à cet instant à coups de mégot.
« Ça fait comment d’être cramé et disparaître d’un seul coup ? » Mon mauvais génie s’installait en moi. Le côté sombre se réveillait.
Je tournai le dos au miroir. J’ouvrai la fenêtre. Un face à face avec Big Ben sous le soleil. Une anomalie météorologique.
Tina arriva par derrière. Elle mit ses bras autour de mon coup, posa sa tête sur mon épaule.
- C’est un temps parfait pour être heureux. Il fait si beau mon amour
- La perfection n’existe pas Tina. Regarde ce nuage là-bas, il est trop noir pour être honnête
- Tu vois le mal partout, Andrew. Si enfin aujourd’hui tu…
- Tu as raison Tina, soyons positif.
J’avais des raisons valables de l’être. Différentes des siennes.
Le baiser, que je lui donnai, s’approcha dangereusement de la sincérité, nos langues mélangées, douces et humides comme la rosée du matin.
Ce fut le dernier.
En montant dans le taxi, j’avais, déjà, en tête mon scénario. Les dés étaient jetés.
Depuis tout petit, je détestais les mers chaudes et leurs bains trop longs, le souvenir aigre de vacances au Bahamas avec mes parents.
Eh bien, rien que d’être au contact de cette maison, de ces invités je sentais mon corps et mon esprit se ramollir, comme après un bain de mer. J’étais pris par le conformisme ambiant.
Je souriais bêtement devant un commentaire tout aussi bête. Pire, j’acquiesçais, parfois, les dires d’un banquier de la city ou d’un médecin de Soho, risquant la surenchère quand nous parlions politique.
Il fallait à tout prix ne pas se dire travailliste. Les jeunes femmes ressemblaient toutes à Lady Di, les plus âgées à Barbara Cartland. Quant aux hommes, le prisme de l’apparence paraissait plus large : de Sting au prince Charles en passant par Robert Smith, versions édulcorées.
C’était une photographie caricaturale de l’Angleterre mais elle avait le mérite d’exister.
De près ou de loin, je n’appartenais pas à cette caste. J’en étais fière. Hélas pour moi, j’allais y rentrer. Et on le savait. La nouvelle s’était propagée. J’avais mon pass sous le bras : Tina. Nous formions un beau couple, les invités n’arrêtaient pas de nous le dire, avec cette politesse truffée d’obligations mondaines.
Ces gens-là sonnaient faux comme un Steinway n’ayant eu aucune révision depuis des décennies. Ils jouaient une sonate pour lépreux.
Le plan de table m’adjugea le voisinage de mon beau-père et ma belle-mère, la présence en face à face de Tina. La routine quoi. Pêle-mêle j’eus droit à des conversations en duo très hétéroclites : La nécessité de la réélection de Reagan, les bienfaits du tentra dans la retenue masculine du plaisir, la future destination de notre voyage de noces.
Le repas s’était passé bonnant malant. J’avais fait dans le programme minimum diplomatique.
J’étais presque aussi lisse qu’un clown russe en représentation devant Staline. On ne lisait rien chez moi, excepté une envie pressante à satisfaire. Nous étions à quelques minutes du dessert.
En sortant des toilettes, j’avais les mains encore humides, mal essuyées. Il fallait aller tout droit pour rejoindre les autres. Je pris sur la droite, la direction de l’escalier du sous-sol, 10 marches à descendre vers l’armurerie. Une suite logique. Une porte blindée, un code d’entrée que je connaissais pour avoir vu mon beau père le composer. Je sélectionnai un fusil mitrailleur, le plus beau, le plus efficace, le plus rempli de balles aussi.
Muni d’un artifice et respectable dans la terreur, je remontai les escaliers, traversai un couloir dans un état second. Les serveurs ne me remarquèrent pas, trop occupés par la pièce montée. Elle arriva.
Je lui laissai le champ libre. C’était elle, la bande annonce pâtissière de drame.
Quand on présenta le couteau à ma belle-mère pour couper le gâteau, je fonçai dans la salle, tirai sur Tina et ses parents, puis arrosai les invités. Les balles sifflèrent et se logèrent dans le corps des convives.
Ma boule d’angoisse dans la trachée artère disparut d’un coup.
Jusqu’à ce que la mort nous sépare. Richard avait raison. Il n’y avait que la mort pour échapper à la prison du mariage.

Pourquoi avoir tué tout le monde ? Pour une question d’équité.
C’est la raison pour laquelle j’ai pris perpét’. Maintenant, je suis à l’abri du virus.
Fuir de bonheur de peur qu’il ne se sauve. Fuir le bonheur tout court.
Dim 3 Mai - 15:34 (2015)
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Fanylill
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MessagePosté le: Dim 3 Mai - 19:59 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Oh putain de ta mère en short !
Désolée mais il va falloir que je te fasse un aveu... La comme ca devant tout le monde !
J'ai plus le choix je peux plus me cacher !
Hector.... Je ´t'aime ! Enfin ta plume toi ce que tu dis ce que tu écris !
"Ils jouaient une sonate pour lépreux."
Mon dieu mon dieu !
Que tu sois tordue dingue patafré ... Quoi que tu écrives je tombe raide !
Bravo ca suffit pas il va falloir qu'il n règle nos compte autrement !
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"si le ridicule tuait ça ferait longtemps que je serais mort tu sais"
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Alinoë
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MessagePosté le: Dim 3 Mai - 21:37 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Rolala!! Je suis comme Fany, là!! Bordel, Hector! t'attends quoi pour nous sortir un roman!?!

"J’étais presque aussi lisse qu’un clown russe en représentation devant Staline." Et cette phrase, j'ai trop trop trop trop adoré!

Bref, encore un putain de chef d'oeuvre! (et obligée de mettre des gros mots pour que tu saisisse bien à quel point je suis positivement choquée!)
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Philippe Mangion
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MessagePosté le: Dim 3 Mai - 23:53 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Bravo ! Ce texte montre qu'il n'est pas besoin d'effets de style pour être inventif. Cette histoire donne l'impression de se trouver dans un bateau qui débouche sur un delta, on est un peu paumé, mais on se laisse aller, le courant nous emmène tranquillement vers l'embouchure. J'adore l'idée de ce type très bizarre, subversif au fond, qui s'exprime on ne peut plus normalement, ça laisse une impression étrange, comme dans du Marcel Aymé.
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MessagePosté le: Lun 4 Mai - 14:16 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Hector, je ne vais pas te faire de déclaration comme les deux groupies auparavant, mais je pourrais bien Culture, imagination, style, l'humour est terriblement BCBG et ce n'est pas facile de le faire comme ça ... 

Oui, quelques soient les mots et images que tu utilises, c'est chic. Alors je dis grand classe Mr Vugo ! 


En effet, tu as clairement la pate du romancier et c'est bon !

Plus prosaïquement, j'ai adoré au début la confusion liée a la nature de la prison. On aurait pu croire que la prison était la prison, et on pige vite que c'est plus compliqué que ça, pour en arriver a celle du mariage. Et juste pour ma part, je trouve que c'est encore plus compliqué que ça. On peut penser que la prison est la prison, ensuite que c'est le mariage, mais pour moi ce n'est ni l'un ni l'autre. Il est surtout prisonnier de son monde déformé, et original, sincère et maladif. J'ai pensé l'espace d'une seconde au personnage principal d'American Psycho , Bateman, dans le roman de Brett Easton Ellis . Pas sur tout, mais il y a quelque chose. 

Admiration masculine virile (en opposition aux émois de nos ovario-plumivores au dessus  ) 
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MessagePosté le: Lun 4 Mai - 16:35 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Olala, copain, une tuerie encore une fois (ouais, de memoire en valse cillante, je me souviens pas n'pas avoir au moins aime un de tes glaviots craches ici), t'es un sacre conteur en fait, tu raconte super bien, tu depeins les lieux, atmosphere, sentiment avec une precision pas chiante, ca rend le tout 'achement digeste alors qu'il y a tout plein a bouffe, c'canon !!

Et 'pis y a un paquet de perles, d'hab je cite une ou deux favorites mais la y en a a chaque paragraphe
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MessagePosté le: Mar 5 Mai - 11:49 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Pfiou... bon bah je m'y met aussi: à quand un roman?! Je ne suis pas depuis longtemps sur le forum mais j'ai toujours adoré les personnages de tes textes. C'est ton grand point fort, avec ta prose élégante et fluide, bien sûr!
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Mar 5 Mai - 11:49 (2015)
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MessagePosté le: Mar 5 Mai - 17:10 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

"J’aurais pu partir, couper les ponts, avoir une attitude franche et féminine. Malheureusement j’étais et je reste un homme, un vrai, le genre bourrin, pétri de certitudes et de muscles face à la réalité physique du danger. Dès qu’il y a un peu de psychologie qui rode, je disparais. Je ne sais pas comment faire. La psychologie c’est du savon ou de beurre sur les mains, on n’a aucune prise sur les événements. "


J'aime ce passage. cet aveu. Merci pour ce doux moment. Ça se lit doucement, on prend le temps de revenir sur les phrases... et c'est génial de vivre son évasion en direct parce que la prison pour lui ce n'est pas le lieu c'est l'état, être heureux... génial!
_________________
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Mar 5 Mai - 17:10 (2015)
Auteur Message
christine
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MessagePosté le: Mar 5 Mai - 17:58 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Bon vous avez peut être certainement remarqué je ne suis pas très douée pour écrire un commentaire. Et la je ne sais pas comment dire que J’ai adoré. 
Moi je n'ai pas vu de roman mais un film, bien cadré,  avec des silences qui disent beaucoup, des regards qui trahissent le personnage.... enfin tout ça quoi.
Bravo
_________________
Un sourire ca fait toujours plaisir
Mar 5 Mai - 17:58 (2015)
Auteur Message
Marie D
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Messages: 74
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer 6 Mai - 14:56 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Wouatch ! Texte magistral qui m'a fait penser un tantinet à Alexandre Jardin : "Mais revenons en au mariage... Cette institution qui, on le sait, déprave les amants en en faisant des époux."... Mais en bien plus trash ! A se demander même si tu n'es pas réellement en prison. Un récit percutant, très bien écrit, j'ai adoré. 
_________________
Marie D Romancière
Mer 6 Mai - 14:56 (2015)
Auteur Message
Octobell
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Inscrit le: 11 Sep 2013
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MessagePosté le: Mer 6 Mai - 16:57 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Ahah je l'aime bien tiens ta citation, Marie.

On est tous un peu dans une quête du bonheur, et ton perso, lui, il l'exècre. C'est presque une comédie romantique en négatif en fait. J'ai bien aimé.
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
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Mer 6 Mai - 16:57 (2015)
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Auteur Message
Fairyclo
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Localisation: Reims

MessagePosté le: Mer 6 Mai - 22:48 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Nan mais qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Un peu comme pour Christine, je m'attendais à du Hector, j'ai eu du Hector, mais comme j'aime ce que fait Hector depuis le début, bah j'aime ce texte. Le personnage que tu décris surtout. Je garde donc ma carte du fan club ^^
Mer 6 Mai - 22:48 (2015)
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Auteur Message
Linelea
Plumivores
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Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Mer 6 Mai - 23:30 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

J'ai beaucoup, beaucoup aimée !
Ce perso est horrible à souhait !
Seul petit bémol j'ai ressenti une petite longueur de « l’aimeras tu toujours aussi fort dans 50 ans ? à "D’autant que cette troïka avait dans l’idée d’annoncer notre mariage, lors des 70 ans de la belle-mère. "

mais c'était peut-être plus de l'impatience j'avais hâte de voir où tu allais en venir ^^ Mais en tout cas bravo, tu as rempli le contrat avec ton salaud ^^
Mer 6 Mai - 23:30 (2015)
Auteur Message
Yannick Darbellay
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 836

MessagePosté le: Sam 9 Mai - 18:50 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

Ba... tout comme les autres qui disent tout comme je pense. Ton art de la formule, ton aisance d'esprit et de plume tressés avec un scénario dépouillé servent d'écrin au désenchantement psychotique de ton personnage. Pour notre plus grand plaisir de lecteur. Bravo
Sam 9 Mai - 18:50 (2015)
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El.
Mega Coup de Coeur
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Inscrit le: 05 Oct 2014
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MessagePosté le: Dim 10 Mai - 14:30 (2015)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS Répondre en citant

C'est très réussi, t'as un sacré talent dans la plumzz Hector
_________________
El.

http://aubordeldesrev.eklablog.com/
Dim 10 Mai - 14:30 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:48 (2016)    Sujet du message: LE BONHEUR EST UN VIRUS

Aujourd’hui à 12:48 (2016)
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