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Défi Basetti : Héros entrelacés
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Basetti Prod
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MessagePosté le: Jeu 14 Mai - 19:50 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

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Une ombre assassine ondule sur les vaguelettes de sable de ce désert si rouge depuis quelques jours. Tantôt vif et fulgurant, tantôt immobile et patient, le prédateur enveloppé de noir progresse dans cette nuit sans lune.  Dans un éclair, de l’ombre jaillit la lumière de l’acier pour mordre sa proie.

Le premier corps choit sur lui même, les mains sur l’abdomen tentant de rattraper ses entrailles qui s’en échappe avec des doigts bien trop fins et impuissants pour garder la vie en lui. Le deuxième corps est étranglé dans son sommeil. Le troisième ne peut émettre un son, un poignard introduit dans sa nuque et ressorti par sa bouche en lui éclatant les dents lui enlevant toute capacité de réprobation.
 
Ari de l’Hopital fait sa prière avant de décapiter son dernier adversaire. Il ne prie pas pour lui même, mais pour le pauvre damné qu’il envoie sous d’autres cieux, ou aux tréfonds de l’abime.

A quelques lieues des remparts de Saint Jean d’Acre, dans la campagne environnante de la place forte de l’ordre de Saint Jean et plus grand port de commerce du levant…
 
1291. Le 1er avril et personne ici ne prend pour une mauvaise farce les événements qui secouent cette ville si précieuse de la Terre Sainte. Et certainement pas Ari.
Au cœur des premières lignes ennemies, Ari et quelques frères hospitaliers sont en mission de sabotage pour neutraliser les catapultes sarrasines qui ravagent les fortifications franques. Hommes, pierres et moral ne sont plus que poussière et douleur.
 
 
« Ces chiens d’infidèles peuvent tenter ce genre de futilités désespérées » vocifère Al Ashraf , sultan et commandant de l’armée mamelouk assiégeant Saint Jean d’Acre. Il fulmine, va et vient, et harangue ses subalternes avec de grands gestes belliqueux.
 
Il reprend : « C’est juste le dernier tressaillement de la musaraigne du désert devant la puissance d’Allah. Mamelouk, debout ! Fiers combattants du miséricordieux, debout ! Nous allons leur montrer leur erreur par le sang et la terreur ! »

Solennellement, Al Ashraf cite le verset 39 de la 2ème sourate du Coran, Al-BAQARAH, devenu le cri de ralliement de ces guerriers depuis le début de la lutte contre l’impérialiste Franc.
 
« Et ceux qui ne croient pas (à nos messagers) et traitent de mensonge nos révélations, ceux-là sont les gens du feu où ils demeureront éternellement. »
 
Ses 200 000 combattants lui répliquent en cœur, d’un cœur qui ferait vibrer n’importe quel impie, tant la conviction et l’unisson donnent du poids à :
 
« ALLAHU AKBAR ! ALLAHU AKBAR ! ALLAHU AKBAR ! ! »
 
« Trouvez moi ce maudit Hassan ! Je veux Hassan ! Est-il encore en train de se terrer dans sa tente sous prétexte de piété au lieu de verser le sang de nos ennemis ? HASSAN ! Le temps n’est plus à la prière mais au génocide de ces porcs de l’occident ! » Continua le Sultan.
 






 
 
 
 
 
 
 
Non loin de là, d’une tente surmontée d’un fanion vert ornée de caractères arabes vantant les vertus du seigneur, sort un homme au corps fuselé, les cheveux longs en arrière, le regard perçant et profond. Sa garde rapprochée n’est qu’un seul homme autour de lui en quelques secondes, et tel Achille et ses Myrmidons, ce groupe faiseur de mort se dirige au centre de l’océan de tentes multicolores. L’aube est rouge sur la Tour St Nicolas, un des endroits le plus fortifié de la muraille protégeant la ville, donc un des plus exposé et l’un des plus vulnérable par voie de conséquence. Juste à sa gauche, Ari contemple la Tour Neuve qui fait l’angle autour de la muraille intérieure. Il se dit que c’est la que se déclenchera l’enfer et s’abattra l’ire des trébuchets ennemis, animés par ses servants Mamelouks.
 
A coté de lui, Geoffroy, son frère de l’ordre tient encore debout grâce a l’appui d’un bouclier noir, frappé d’une croix blanche pâtée. Comme tous les autres, sa barbe est un mélange de poils hirsutes, de sang, de bave et de poussière. Ses yeux fatigués ont perdu la résolution guerrière de l’appel à la croisade depuis longtemps.
 
« Ari, je sais que je vais mourir, aujourd’hui, demain, ou encore le jour d’après, je sais aussi que je suis ici par la volonté du seigneur bien que je sache aussi que certains d’entre nous sont venus pour la richesse et la gloire. Mais comment fais tu pour avoir encore cet air digne ? »
 
« Geoffroy de Lusignan, tu devrais aller te reposer et penser aux douceurs de l’au-delà plutôt que de te torturer. Jésus t’attend dans le royaume des cieux, moi aussi, mais pour l’instant nous sommes sur la pierre, sur la terre, et bientôt les épées tailladeront la chair et les os, et je ne partirai pas de ce monde sans avoir la joie au ventre. J’aurais fait ce que j’ai voulu du temps qui m’a été imparti, avec la liberté de mes convictions, le reste importe peu.»

Geoffroy toise son supérieur et ami et une flamme lointaine commence à remonter dans son cœur. 






 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« Tu m’auras toujours étonné frère Ari, d’ailleurs quel prénom pour un Hospitalier !  Tout le monde t’appelles Eudes, pourquoi m’as tu demandé de t’appeler Ari un jour ?»   
« Tu es mon ami, frère Geoffroy. Ari est la façon dont m’appelait affectueusement mon père. Ari, pour Aristote. Il a passé sa vie à essayer de réconcilier les sagesses grecques et la foi en notre seigneur. Il y est parvenu à mon sens. Mais nos contemporains n’ont pas apprécié ce qui pour eux a toujours été une tocade si ce n’est une hérésie. Ce qui est certain, c’est que jusqu'à mon dernier souffle, j’aimerai le seigneur mais je n’agis pas en son nom, mais en mon nom, celui qui fait que la raison sera toujours un rempart à l’obscurantisme. Par les temps qui courent Geoffroy, c’est un luxe, et ça suffit pour me rendre heureux.
  
« Hein ? Quoi ? Qu’est ce ?
  
« Ca veut dire cher Geoffroy que je veux que la maxime de mon action soit érigée en loi universelle. »
 
« Je comprends encore moins Ari, tu vas finir sur un bucher à force de dire des choses de philosophe de donjon. Garde cette phrase pour dans quelques centaines d’années, ça sera plus approprié sûrement. »
 
« Il s’agit pourtant de vertu, de conviction, de libre arbitre mon frère. »
 
« Comprends rien Monseigneur Aristote ! Ton cerveau détraqué me dépasse, mais tu auras réussi à me donner envie de croire à quelque chose de plus joyeux que ma tête sur une pique sarrasine ! Merci Eudaristote le Franc-Grec ! »
 
Une bourrade virile et fraternelle clôt ce débat improbable en haut des remparts entamés par les projectiles, le vent, la pluie et la colère des hommes.
 
Des milliers d’oriflammes, d’étendards et de drapeaux claquent au vent chaud et sec de la Palestine. Parfois on se surprend à attraper au vol des fragrances de fleur d’oranger et de menthe qui surpassent l’odeur de l’homme à la guerre et de la mort qui vient.
 
Hassan est sur sa monture, parée également pour la guerre, trépignant de s’élancer sur l’ordre de son maitre. Tous alignés, les fiers mamelouks, anciens esclaves sont aujourd’hui les seigneurs de l’Égypte après les pharaons.  A leurs cotés les fantassins sanglés de cuir et d’acier portent les échelles d’assaut. Derrière les mangonneaux, catapultes, trébuchets et autres balistes commencent a cracher la parole d’Allah sur la cité vieille de 3000 ans.
 
Cette parole est faite de pierres, de rochers, de feu grégeois et autres artifices délicats de destruction massive. Quatre grandes tours de siège s’élancent lourdement vers les murs ennemis. Elles sont chargées de guerriers prêts a se battre jusqu’à la mort, jusqu’au paradis promis. En attendant les réjouissances spirituelles, ils s’aspergent d’eau les uns les autres, afin de gagner quelques secondes de temps de vie sous les flèches enflammées ennemies, l’huile brulante et ce feu grégeois inventé par les musulmans que les croisés ont vite repris.
 
Al Ashraf exhorte une dernière fois ses soldats au sacrifice ultime en ne laissant aucun doute à l’issue du combat.
 
Silencieux, Hassan se plonge dans ses pensées pour ne pas entendre l’hypocrisie du jihad de ce ventripotent sultan. Pour Hassan, le jihad est d’abord une quête spirituelle personnelle et interne. Pas un prétexte religieux pour asseoir un pouvoir de Khalife sur un autre Khalife en utilisant l’envahisseur qui d’ailleurs est venu en terre sainte plus pour obtenir de nouveaux fiefs que pour libérer le Saint Sépulcre.
Enfin se dit Hassan, ceux qui vont se fracasser contre la pierre sont persuadés de le faire pour la bonne cause, ceux qui derrière donnent les ordres savent aussi que cette cause et surtout la leur, leur intérêt immédiat.
 
Hassan n’est là que pour défendre l’idée de la miséricorde de son Dieu, mise à mal par les viols et meurtres de l’envahisseur. Aucune autre sœur ou épouse ne doit être ravagée par une horde de soldats avides de chair et de chère.
 
C’est avec cette certitude qu’il éperonne son destrier pour partir à l’assaut des convictions ennemies au court d’un duel qui sera pour lui idéologique, et non économique comme pour la plupart des décideurs de ce champ de bataille qui ne mourront pas ou certainement en dernier. 
 







 
 




 
 
 
 
 
  Presque un mois plus tard, les charniers survolés par les vautours se mêlent à l’amas de pierres brisées qu’était la tour Saint Nicolas il y a encore quelques jours.   Une aube nouvelle se lève sur la foi des hommes, qui ne savent souvent plus pourquoi ils étripent leurs congénères, et pourquoi leurs frères d’arme se sont fait étriper avant eux. C’est la dernière aurore pour les défenseurs d’Acre en ce 18 mai 1291. Certains frères templiers résisteront encore 10 jours retranchés dans leur place forte, piégés comme des rats.   Mais pour le moment, Ari et ses quelques amis rescapés hospitaliers sont en train de courir dans les rues jonchées de débris minéraux et organiques de l’autrefois si belle Saint Jean d’Acre.  Ils ont eu à peine le temps de célébrer matines, office obligatoire de tout frère soldat, même au combat.
De leur coté, les mamelouks se ruent dans la cité, renforcés et raffermis par leur propre prière matinale avec la ferme intention de massacrer toute âme qui vive. Cela fait 100 ans que Saladin est mort, et avec lui toute tentative honnête de faire des compromis et des marchés. En cette fin d’occupation latine en terre d’islam, chaque tentative de négociation est clairement assumée comme étant une façon de dire « attendez un peu que je réfléchisse à la meilleur façon de vous exterminer. »
 
Ari est convaincu de cet état de fait et sait que cet ordre d’annihilation de l’ennemi est l’ordre le mieux exécuté de cette guerre. L’amour de Jésus et la miséricorde d’Allah sont mis de côté par la perfidie de l’ennemi, car c’est l’autre qui a commencé. Mais qui est l’autre ?

C’est exactement ce qu’est en train de se dire Ari qui est en train de rattraper un autre groupe de fuyards alliés. Tous essaient de trouver un abri pour rallonger encore un peu cette existence si fragile. Ils traversent ce qui fut le dernier quartier musulman de la ville car fut une époque pas si lointaine ou musulmans chrétiens et juifs cohabitaient et commerçaient ensemble.

Il suit le groupe devant lui et s’engouffre avec eux dans une maison en proie aux flammes mais tenant encore debout.
 
Il pensait pourvoir mourir avec le sourire mais ce qu’il découvre là lui ôte toute joie et amour de l’homme. Deux hommes sont en train de jeter un bébé arabe sur un mur, ils le piétinent et l’écartèlent en le traitant de sale indigène et d’insulte à Dieu. Trois autres sont en train de violer sa mère et sa grande sœur de 8 ans. Ces femmes ne hurlent plus, la douleur, la tristesse et la honte leur ont coupé la respiration. Des flammes crépitent et des morceaux de poutres tombent de part et d’autre de ces femmes souillées, martyrisées. Leurs agresseurs n’ont aucune autre raison d’être des monstres que la peur de leur propre mort et le plaisir sadique de torturer quelqu’un qui ne peut pas se défendre.
 
Ils suent, éructent, sont fiers d’eux et s’encouragent mutuellement. La lâcheté est bien plus facile à assumer à plusieurs. Dieu ne leur a jamais dit d’éventrer et massacrer ces femmes après avoir joui d’elles dans une violence qu’un animal aurait honte de produire. Mais quelqu’un a dit que quelqu’un avait dit que quelqu’un a cru que Dieu voulait que…
 
Ari, Aristote et Eudes sont trois âmes dans un même corps à ce moment là. Aussitôt qu’il arrive à gérer une irrépressible envie de vomir, il se jette sur le premier groupe de bêtes humaines. Il prend le premier meurtrier par les cheveux, et lui éclate le crâne contre un mur. Le son creux résonne dans la maison et son cerveau dégouline en morceaux sur les pierres. Son comparse a à peine le temps d’un soupir de surprise avant d’essayer de rattraper sa tête qui se détache de son corps.
 
Ari se dirige vers le deuxième groupe et dans un mouvement souple fait passer son épée entre les jambes du premier violeur, et après lui avoir sectionné d’un geste le sexe et les testicules entreprend de le pourfendre par le milieu en remontant. Avant de se diriger vers le suivant, il n’a pas vu venir le coup par derrière que lui donne un des rescapés. Son foie à l’intérieur de son ventre éclate sous la pression de la lame ennemie.
 
Un genou a terre, Ari laisse tomber son épée trop lourde pour lui et d’un coup de poignard caché dans sa botte il fait sauter l’œil de son agresseur de son orbite avant d’enfoncer son arme dans la tempe du fraichement borgne.  Le dernier adversaire, le plus honteux , celui qui violait Aïcha, la grande sœur de 8 ans, n’est pas encore remis de son orgasme indigne et se terre dans le coin de la pièce. Il ne violera plus personne mais son âme portera la marque de l’infamie pour toujours.
 
Ari jette ses dernières forces à le massacrer à mains nues, avec une pierre reposant à terre, avec un pied de chaise, avec un tison trouvé dans la cheminée. Les larmes d’Ari sont des larmes de douleur, car il se meurt aussi, des larmes de colère, de haine, de honte d’être de la même espèce de ceux qu’il vient de massacrer. Quand Ari reprend ses esprits, il est en train de se vider de son sang, et n’arrive pas à identifier l’amas de chair dans lequel il baigne.

Il est temps pour toi Aristote de faire la paix avec toi même lui dit son père dans un rêve.
 
Ari se met à genoux péniblement en trainant son corps endolori. Dans un ultime effort, il se redresse au milieu de la pièce et joint ses mains pour la dernière prière de sa vie qui se termine avec du sens, une violence extrême mais du sens.
 
Son père, son seigneur et son âme le transportent dans un état où il ne peut pas entendre les trois hommes qui rentrent dans la maison.
 
Les deux premiers s’avancent dans son dos et dressent leurs armes recourbées, prêts à frapper.
 
Le troisième homme un peu en retrait, un homme élancé aux cheveux en arrière et à l’œil perçant hurle :
 
« Non frères ! On n’assassine pas un homme qui prie ! »
 
Un des deux hommes se retourne tandis que le second est prêt à exécuter froidement le croisé en tunique noire, la croix qui fut jadis blanche est vermillon désormais.
 
« Hassan, nous te respectons, mais cet infidèle mérite la mort, comme Allah le prescrit ! Alors tiens toi en dehors de notre route ! »
 
« Ahmed, je crois entendre Al Ashraf, mon Allah me parle de miséricorde, le tien n’est qu’une invention de notre sultan pour te rendre malléable. Le chien d’infidèle est celui qui ne croit en rien, qui n’a pas de principe. Laisse cet homme mourir dignement, regarde autour de lui, je ne pense pas qu’il mérite ton jugement hâtif. »
 
Avant qu’aucun autre mot ne pu être prononcé, les poignards des anciens compagnons d’arme fendirent l’air avec une vitesse fulgurante. Hassan trancha net la gorge de son adversaire qui se vida de son sang en quelques secondes. L’autre se retourna et d’un coup violent sectionna l’artère fémorale d’Hassan au niveau de la cuisse, qui éclata en un geyser. Le dernier geste d’Hassan fut de s’effondrer sur son meurtrier, lame en avant pour l’emporter dans la mort avec lui.

Dans un dernier mouvement qui ne peut pas être un hasard, Hassan termina sa vie allongé aux cotés d’Aristote, les yeux fermés tous deux, dans une impression de sommeil éternel.










 
 
 
 
 
 
 

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Dernière édition par Basetti Prod le Lun 18 Mai - 04:20 (2015); édité 4 fois
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MessagePosté le: Jeu 14 Mai - 20:24 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Bon, allez, je me jette à l'eau pour ton premier commentaire...

Déjà, un énorme bravo à toi pour l'effort que tu as fournit (qui se ressent à mort dans ton texte) et ta ténacité pour le terminer!

Alors, bien sûr, je pourrais chicaner, chercher les redondances, les petites imperfections mais j'ai même pas envie.

Alors, passons directement au positif.
- Ari et Hassan; deux personnages forts, deux héros (pour moi) dépeint avec brio.
- Le sujet; même si ton histoire ne se passe pas à notre époque, le conflit catho-musulman est plus qu'actuel. ^^ J'ai vraiment aimé le point de vue que tu "défends"; le fait que l'un comme l'autre sont, au final, aussi monstrueux.
- Ta plume; bon sang, quelle évolution! Je ne sais pas si c'est l'acharnement pour le terminer, juste le fait que le sujet te tiens à coeur ou un déclic qui t'as permis de lâcher mais, entre le vocabulaire, le fond, et même les dialogues, il n'y a pas photo avec tes textes précédents.

"La lâcheté est bien plus facile à assumer à plusieurs." Une phrase parmi toute celles qui m'ont vraiment marquée...

- L'horreur est bien présente et décrite, je trouve, avec finesse malgré l’atrocité des scène (je pense surtout aux viols et au massacre des bourreaux qui s'en suit)
- Le finish; la cerise sur le gâteau. Ari et Hassan qui meurt l'un à côté de l'autre...


Bref, Bas, un vrai grand bravo!!!  Tu m'as scotchée!


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MessagePosté le: Jeu 14 Mai - 20:47 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Ali, je suis si heureux que tu aimes et de ton commentaire que j'en ai déja une larme a l'oeil, déja que Marie m'a rendu si heureux qu'elle aime ça . La putain je suis trop joyce  


alors pour la réponse a l'acharnement, le sujet que j'aime et un déclic, et bien clairement ce sont les 3 !!


J'avais peut etre peur de mettre de mes tripes. Et la j'en ai mis. Je me suis éclaté a écrire, j'étais en transe a un moment. Et puis comme vous m'avez dit hier, je me suis dit qu'on aime ou qu'on aime pas, tant pis, alors je me suis jeté a l'eau... 


Les autres comprendront pas mais merci a toi Ali, a Stéphane, a Sophie et Mo, pour hier soir. 

Ton avis m'importe Ali, mais la ou je suis super content, c'est que j'ai kiffé le faire, et quelque soit le résultat, j'ai été heureux en l'écrivant. Et puis chérie m'a soutenu toute la journée , encouragé, elle a pigé que c'était important pour moi de me botter le cul, et elle a géré lé petite, la maison etc. En gros elle a été mon mécène ! Que de plaisir ! 
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 00:29 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Je me souviens que lorsque j'ai annoncé le sujet du défi tu as dit: "c'est du lourd". Et bien je confirme, c'est du lourd!J'ai été happée par le souffle épique qui balaye le récit de bout en bout et lorsque je suis arrivée à la fin je me suis dit: déjà?!
Ton texte est bien construit, dynamique et les deux héros opposés par la guerre mais si semblables d'esprit sont réussis. Il reste quelques maladresses dans l'écriture mais elles sont compensées par les petites merveilles de phrases qui y sont accolées ("La lâcheté est bien plus facile à assumer à plusieurs", moi aussi celle-ci je l'ai beaucoup aimé!). Les horreurs de la guerre sont dépeintes sobrement, sans y rajouter de morbide, et ça rend les choses bien plus réelles et donc plus révoltantes. Il n'y a ni bon ni mauvais, des deux côtés les religions sont instrumentalisées et un homme se dresse contre cette idée, fidèle à sa raison. J'ai dit que ton texte était épique mais il pourrait presque être historique.
Bref! Je vais pas me lancer dans une analyse complète et je vais conclure en disant que j'ai beaucoup aimé. Bravo!
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 00:39 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Merci Sophie ! Merci beaucoup. Et bien il se veut épique, car lié a la chevalierie. J'ai un amour profond pour les castes qui ont des codes d'honneur, comme les samourais. J'ai hésité a écrire un passage fictif de la vie de Myamoto Musashi. Mais je suis très a l'aise avec l'époque des croisades, et c'est une de mes passions, l'histoire. Donc tu ne peux pas me faire plus plaisir en me disant ça car ça se veut clairement historique. La prise de St Jean d'Acre est un événement majeur de la période et j'ai essayé d'etre dièle a l histoire. 


M'a donne énvie d'érire a nouveau ce genre de choses ! Merci Sophie ! 
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 00:46 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Bravo et merci Basetti.
D'abord bravo pour le boulot, super érudit. C'est très prenant et on en ressort moins con. Comme j'aime bien m'accrocher, j'ai fait des allers-retours sur Wikipedia. En plus, comme ma famille, originaire de Malte, prétend être descendante des chevaliers de l'ordre éponyme (c'est probablement faux, mais la légende est tenace), je m'y suis doublement intéressé.
Merci, parce que c'est super quand les réponses aux défis sont ainsi variées, et la voie que tu as prise, qui se base sur la connaissance, est rare et n'est pas la plus facile. On a souvent tendance à refaire le même type de texte, utiliser le même type d'univers, son univers naturel d'écriture, quelque soit le défi. On ne peut pas dire que ce soit ton cas.
Merci aussi pour Arisote que je vénère en partie, pour son invention de la logique (ça c'est pour mon job), et pour son titre à la sonorité inégalée : "Ethique à Nicomaque". J'adore prononcer ce truc à voix haute.
Enfin, et pour rejoindre Alinoë, j'adore tes expressions d'anthologie. Là, c'est la "philosophie de donjon".
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 07:04 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Merci Philippe, je suis honoré de tes compliments. J'ai pas beaucoup de mérite, c'est un sujet qui m'a toujours intéréssé. Bon il y a une petite incohérence au niveau des dates, mais ça serait chipoter et c'est de l'ordre du détail, mais je ne savais pas comment m'en sortir, je voulais placer mon 1er avril et les combats ont vraiment commencé après le 5. Mais bon, c'est assez léger comme arrangement et je me le suis permis. C'est comme à la fin, je fais passer le 19 avril je crois pour la fin du siége, alors qu'il reste des templiers encore 10 jours apres. Mais bon je crois que j'ai essayé de gérer le truc. 

Je sais pas si ta famille descend vraiment des chevaliers de l'hopital, en tout cas ça mérite d'etre creusé, et puis l'Hopital ce n'est pas une lignée mais une appartenance. Ils ont eu tellement de noms et de formes. Celui que je vais retenir ici est LA RELIGION. Nom porté vers les années 1500 quand ils essayaient de résister aux invasions Turques. 

TIM WILLOCKS en a fait un roman absolument exceptionnel que je conseille vivement aux gens qui voudraient découvrir une facette de l'ancien ordre de Saint Jean de Jerusalem. Ce qui est marquant avec les Hospitaliers, c'est que c'est le seul ordre de chevalerie encore existant , même sous une forme très différente. D'ailleurs il y avait un bateau dans je ne sais plus quelle America's Cup qui en portait les couleurs, l'ordre de Malte pour ceux qui ne savent pas. 
Passons le livre se passe sur Malte et parle bien de l'époque de Soliman le magnifique. 

Pour la petite info, et je ne vous embête plus, les Hospitaliers, après s'est fait virer de Terre Sainte se sont repliés sur Chypre, et c'est ensuite qu'ils se sont dirigés vers Malte pour devenir les chevaliers de l'ordre de Malte. SI il y a beaucoup de fantasmes encore sur les templiers, la réalité est que il devrait y en avoir autant sur les Hospitaliers qui ont ont récupéré un trésor formidable et une influence certaine après la dissolution du temple et la disparition de Jacques de Mollay. 


Je crois que ça m'a donné envie de continuer a écrire des choses historiques...


merci encore


Tim Willocks : La religion (juste fabuleux) 
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 10:22 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Bon, je suppose que c'est loin d'être du même niveau que La Religion mais qu'est ce que tu as pensé du film Kingdom of Heaven? Ton texte m'y a un peu fait penser.
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 11:22 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

J'ai écrit le texte en écoutant la BOF de Kingdom of Heaven.  

Maintenant quand on parle des croisades ou la Terre Sainte, les références se ressemblent. Romans, films, etc , c'est tellement marqué de certaines choses que toutes ces références ne peuvent que se rejoindre. 


La religion en revanche, pas meme endroit pas meme époque. 

Et je pense que je t'ai fait pensé au film car j'ai utilisé de Lusignan comme nom de famille. J'ai réfléchi a un nom, et celui la m'est venu naturellement, je me suis pas plus creusé la cervelle. Mais si tu lis un bouquin d'histoire sur l'époque, c'est un vrai personnage qui a beaucoup compté, pas dans le bon sens malheureusement. Je pensais meme en faite une intrigue pour mon texte, genre le frere ou le cousin éloigné , mais c'était déja bien long donc je me suis ravisé. 

Je voyais bien le gentil de Lusignan frère sympathique des Hospotaliers, et le méchant De Lusignan, qui n'a jamais été templier mais lié a eux, surtout a Gererd de Rideffort, le grand maitre de l'époque, et non pas Renaud de Chatillon comme on le voit dans le film, qui n'étais pas un templier lui non plus au passage.

Mais on peut pas en vouloir a Ridley Scott d'avoir simplifié quelques petites trucs, c'est une période si compliquée. Sybille par exemple, n'est pas la femme dépeinte par le film. Pas du tout. 


Si certains veulent se documenter, Les croisades ou titre dans le genre de René Grousset est le meilleur livre d'histoire sur la période. Attention, pas du tout roman, vrai livre d'histoire, mais diablement bien écrit. Sinon, Les croisades vues pas les arabes, A. Malouf... excellent aussi 
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 11:32 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Les croisades vues par les arabes m'attend déjà dans ma bibliothèque
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 11:32 (2015)    Sujet du message: croisades Répondre en citant

Pareil dans le meme genre Sophie, Tibériade dans le film, est en fait Raymond III de Tripoli et si c'est un personnage positif de l'histoire, sa personnalité est bien différente que celle de Tiberiade dans le film. 

Ouais, bon tu vois, quand je pars la dessus , je ne m'arrête plus, je suis vraiment passioné de l'époque, jusqu'a la personnalité historique des protagonistes. L'époque du film est fabuleuse, car Saladin est pour moi un des personnages les plus épais de l'histoire, un mec génial quoi qu'on en pense mille an plus tard, avec surement beaucoup de méconnaissance. Mais mon histoire, celle d'Ari est 100 ans plus tard , autres problématiques, autres personnages, c'est la déconfiture totale dans tous les sens. Les croisés s'en vont de Terre Sainte, et les différents partis arabes se tirent dans les pates, avec un clivage sunnite chiite déja très prononcé avec l'intervention des assassins ou Haschichin, secte chiite très puissante a ce moment... 

A l'époque de mon récit, tout le monde trahit tout le monde , il n est pas rare de voir une armée franque alliée a une armée arabe contre une autre armée franque alliée a une autre armée arabe. 

Viendra le temps ou turques et mongoles interviennent aussi et la c'est le chaos ! J'adore cette période. Car tout vient de la et on voit très bine que rien n'est manichéen dans l'histoire. Les grands maitres des ordres militaires, temple, Hopital, Teutoniques sont complètement les putes des souverains de l'époque et il s'agit de terres, de posséssion et de domination...
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 15:14 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Bien sûr, je ne vais pas être très objective, je t'ai déjà dit ce que je pensais de ce récit mais je tiens à ce que les autres le sachent aussi... Ce texte est juste fabuleux, riche d'histoire, de culture et de vocabulaire. L'histoire et les personnages sont bien posés, tes mots sont bien placés, certaines phrases sont chocs (pour ne pas citer celle qui l'a déjà été), la violence avec laquelle tu décris certaines scènes n'en fait pas un texte glauque parce qu'elle est tout à fait liée au contexte, on s'y croirait ! Enormément de connaissances sur le sujet, bon ça, je le savais mais les autres non, tu sais sortir de certains sentiers battus dans lesquels tu te cantonnes parfois et tu surprends ! Pour avoir été témoin de l'énergie que tu as mise dans ce défi, je te dis un grand bravo ! Je suis fière de toi et tu peux l'être aussi !
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 18:51 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Et dire que ce texte est le fruit d'un type qui doute de sa plume. Je ne vous raconte pas le resultat le jour ou il mettra aux orties ses complexes.


Quel boulot ! Que d'inventions ! Que d'idées brillamment mises en place !


C'est un mix entre Cecil B de mille, Maurice Druon, et Ridley Scott.


Les guerres de religions sont immondes, mais elles donnent parfois l'occasion de croiser des seigneurs. Tes deux héros le sont.
Ven 15 Mai - 18:51 (2015)
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:13 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Hector, tu veux me faire un calin s'il te plait ? ! Je t'aime ...  Very Happy


Si tu savais à quel point tes mots sont du miel pour mon ame. Je dirai certaines choses en privé, et si je me suis un peu sorti les doigts, c'est grace a tout le forum, mais les deux derniers qui m'ont supporté et remonté le moral une nuit, c'est toi Stéphane et Mo. J'ai du vous saouler, mais vous avez été d'une patience ! Passons, oui, j'ai des pbs de confiance, et parfois comme tous les complexés j'en deviens prétentieux. Une alternance . J'en ai conscience et je me soigne, et pas envie de pleurer sur mon sort, j'ai tellement de chance de pouvoir écrire et encore plus avec vous tous, ma femme aussi et vous autres gens de lettres, intelligents et sensibles. 


Donc je vais essayer de moins chouiner et de bosser plus mes textes pour etre a la hauteur de vos talents, de vos encouragements sur ce coup. Et Hector, venant de toi, c'est très particulier, car j'ai une réélle admiration pour ton écriture, tu as une plume si fine si lettrée et percutante, je te jure, je suis devenu tout rouge ! Marie peut en attester... 
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:16 (2015)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés Répondre en citant

Et Cecil B de mille, Maurice Druon, et Ridley Scott, WWWAAAAAAAHHGHHGGGGGGGHHHHHHHGGHHHHHH SA MMMEEEERRRRREEEEEEE  !!!!

si tu savais ce que ces 3 noms comptent pour moi !!!

Juste un clin d'oeil a ceux qui liront, depuis qu'on est la Marie et moi, je suis persuadé qu'on est meilleurs... Merci Jetez l'Encre ! 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:06 (2016)    Sujet du message: Défi Basetti : Héros entrelacés

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