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Cubed

 
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Fairyclo
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:09 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Ma cuisine à Pékin, ma chambre à Bora-Bora, mon salon à Paris... Grâce à la téléportation, ma maison ressemblait à un véritable puzzle dont les pièces étaient disséminées aux quatre coins du globe. J’avais disposé mes petits cubes de vie ici et là comme un milliardaire choisit la destination de ses vacances en pointant son doigt au hasard sur le planisphère. J’avais néanmoins pris le temps de la réflexion pour l’emplacement de mes chiottes : La Corée du Nord n’ayant pas participé au vaste abattage des frontières, j’avais opté pour Washington. L’idée de chier dans les bottes de l’Oncle Sam me faisait beaucoup rire et vraisemblablement, je n’étais pas la seule à avoir eu cette idée là. Au fil des aménagements, Les Etats-Unis étaient devenus une gigantesque fosse sceptique tandis que les cubes-dortoirs s’entassaient comme des tours Jenga dans la savane africaine et les îles de l’Océan Indien.
Et en même temps que l’on construisait des salles-de-bain à Tombouctou, on « débitumait » les sols pour en faire des parcs naturels et replanter des forêts. On transforma les autoroutes en fleuves et les parkings en lacs artificiels. Je ne suis pas une écolo dans l’âme; je pleure encore ma vieille Volvo dont j’ai dû me séparer mais je dois l’avouer, j’ai la sensation d’avoir un troisième poumon depuis que le monde est devenu un Center Parcs de 510 millions de kilomètres carrés.

Mais ce grand chambardement ne fut pas sans revers...

*


C’était un matin de juin. Le mug de café à la main, je regardai une dernière fois les eaux scintillantes du pacifique depuis la baie vitrée de ma chambre avant de pénétrer dans ma télécabine en verre. J’entrai les coordonnées de ma destination sur l’écran digital et une fraction de seconde plus tard, je me trouvais à des milliers de kilomètres de mon havre de paix, dans les bureaux étouffants de la Brigade Anti-Criminelle basée à Singapour.

« Putain Jones ! Qu’est-ce que tu foutais ? Hurla Robertson pour m’accueillir.
- J’étais coincée dans les bouchons, répondis-je, toujours habitée par ce vieux réflexe. »

Mon chef était si rouge que pendant un instant, je crus qu’il étouffait. Sans doute essayait-il de me dire quelque chose, je le voyais dans ses petits yeux de rat et à sa façon de se pincer les lèvres pour s’empêcher de vomir ses pensées. Robertson donnait cette impression d’être constipé à longueur de journée, gonflé comme un ballon de baudruche qui refusait d’éclater malgré la pression. Il avait des gestes brusques et hachés. Ex-militaire en reconversion, il avait cette manie de rassembler ses talons avant de se mettre en marche et de pointer une direction avec son doigt boudiné avant de la suivre. Malgré tout je l’appréciais. Ne me demandez pas pourquoi, je ne vois les gens qu’à travers leurs défauts et ceux de Robertson m’amusaient plus qu’ils ne m’agaçaient.

Un claquement de talons et un doigt pointé plus tard, je le suivis jusqu’à mon bureau où il épingla la photographie A4 d’un type sur un mur qui en comptait déjà une bonne quinzaine. Il tourna vers moi son visage rougeaud des grands jours.

« Tu comptes retapisser le mur en entier ?
- Tu sais que j’ai toujours voulu des rideaux...
- Te fous pas de ma gueule, Jones. Vingt-trois disparitions en 72 heures et tu n’as toujours aucune piste ! Ils ne se sont quand même pas évaporés dans la nature !
- Très bien, il ne me reste plus qu’à placarder des avis de recherche sur tous les poteaux électriques de la planète... »

Robertson n’avait pas d’humour hélas. Je sentis qu’il voulut rajouter autre chose mais sa bouche se resserra une fois de plus, comme un sphincter. Il virait presque au violet. Pour le désamorcer, je lui offris un sourire. Ce n’était un scoop pour personne, mon chef en pinçait pour moi et je profitais allègrement de la situation pour le manipuler à ma guise. Il en était conscient et malgré tous ses efforts pour s’immuniser contre moi, il se faisait prendre au piège à chaque fois. Il agita les mains au dessus de sa tête comme le ferait un type au bord de la noyade puis quitta mon bureau comme un boulet de canon.

Je m’approchai alors de mon mur des disparus. Un chef d’entreprise amateur de cigares cubain, une mère de famille grenouille de bénitier, une étudiante en géologie, un ouvrier alcoolique... Ils étaient tous d’origines différentes mais avaient pour point commun de se trouver à Singapour, dans mon secteur, avant qu’ils ne disparaissent.

Contrairement à ce qu’insinuait mon chef, j’avais des pistes mais j’aimais bien l’exaspérer en jouant les traines savates. Je terminai mon café, échangeai trois banalités avec mes collègues avant d’emprunter une nouvelle fois la télécabine du bureau.

Mexico - 17h15 GMT.

Dans la plupart des villes, on utilisait encore les aéroports comme point de départ et d’arrivée. Si l’herbe recouvrait désormais les pistes, la structure des bâtiments restait la même. A l’intérieur, les incontournables télécabines en verre s’étalaient sur des centaines de mètres, absorbant et crachant la chair humaine dans un va-et-vient continu.
Mexico avait une renommée mondiale. Exit les cactus et les sombreros, elle était surtout le lieu de naissance de la Téléportation. C’était à quelques kilomètres au sud de la capitale, à Cuernavaca, que la société WorldWay Corporation avait accouché de son fabuleux projet dix ans plus tôt. Dix-sept télécabines plus tard - Dieu que ma Volvo me manquait - j’arrivai enfin à destination : dans un bar miteux perdu au milieu de la pampa mexicaine.

Le traditionnel rideau de perles faisait office de porte et l’intérieur était un ramassis de clichés : de la musique, aux sombreros accrochés au plafond en passant par les fresques murales représentant un paysage de cactus rieurs à moustache. Mon regard accrocha la silhouette de Joe Langmann qui s’était installé tout au fond de la salle. A trente ans, il donnait l’impression d’avoir déjà trop vécu. Le dos voûté et le visage marqué par le soleil et la fatigue, il n’était vraiment pas l’image de marque de l’entreprise qui l’embauchait. Dans ses publicités, WorldWay nous vomissait des blondes en chignons plaqué et sourire ultra-bright, secrétaires de vieux-beaux aux tempes grisonnantes qui arboraient l’air sérieux du scientifique en pleine concentration devant sa télécabine dernier cri. Je connaissais Langmann depuis quelques années maintenant. Avant le grand ravalement de façade de la planète, à l’époque où j’utilisais encore ma voiture pour aller chercher mes clopes à deux cents mètres de chez moi, Joe squattait les caves de mon immeuble. C’était un petit voyou sans avenir, habitué des séjours à l’ombre, jusqu’à ce que WorldWay lance son programme de réhabilitation dans les prisons du monde entier. Elle proposait de loger, nourrir et éduquer les déchets de la société sans que, ni le contribuable, ni l’Etat n’ait à dépenser le moindre centime.
L’Aubaine avec grand A. Joe, récidiviste au point d’avoir sa carte de membre à la bibliothèque de la prison de Wandsworth à Londres, entra sans problème dans le programme. Dix ans plus tard, je retrouvai celui avec qui je partageais mes plats surgelés les soirs de foot, quand je ne l’arrêtais pas pour trafic de drogue. Il m’avait fait tourner en bourrique, il m’avait menti, il m’avait promis puis menti à nouveau. Joe était encore plus versatile qu’un parisien pendant l’occupation allemande mais je n’arrivais pas à le détester. Je souffrais sans doute d’un dérivé du syndrome de Stockholm...

Je m’installai donc face à lui et il me grogna en plein visage. A croire que je le faisais chier.
« Je te fais chier ?
- Je risque mon job à te parler et je n’ai franchement pas envie de retourner en taule ! Baragouina -t-il en dissimulant ses lèvres derrière sa main droite. »
Je regardai autour de nous ; hormis un vieillard qui cuvait son rhum sous les pales d’un ventilateur, il n’y avait personne dans le bar.
« Tu crois que c’est un espion de WorldWay? plaisantai-je en dirigeant mon regard vers le vieillard.
- C’est ça, moque-toi ! Tu ne sais pas comment Ils sont. Ils n’aiment pas qu’on vienne fouiner dans leurs affaires. »

Qui aimait ça ? pensai-je. Mais Joe avait de bonnes raisons de craindre les conséquences de notre entrevue. WorldWay jouissait d’une sorte d’immunité diplomatique qui, en dépit de ce qu’affirmait tous les gouvernements du monde et institutions internationales pour se rassurer, plaçait la société mexicaine à peu près au même niveau que Dieu, Merlin ou Paul le Poulpe. Mais Dieu avait laissé des peuples s’entretuer, Merlin était un manipulateur fou et Paul le Poulpe s’était trompé sur la finale de l’Euro 2008. Je comprenais les réticences de Joe mais mon empathie avait ses limites.

« Tu as trouvé ce que je t’ai demandé ?
- Oui. Répondit-il avec un accent de fierté dans le son de sa voix. Il avait même redressé les épaules et levé le menton.
- Alors ? M’impatientai-je.
- Alors... Qu’est-ce que tu me donnes en échange ?
- Toute ma gratitude. Qu’est-ce que tu as trouvé ?
- J’ai pris des risques je te rappelle. »

Je poussai un soupir à faire basculer la tour de Pise une bonne fois pour toute. Je connaissais l’homme, il aurait été stupide de croire qu’il avait changé en dix ans. Je me résolus à attraper mon sac sous ma chaise et en sortis un sachet plastique que Joe m’arracha littéralement des mains. Il regarda son contenu comme s’il s’agissait du Graal, je le sentis ému. Il plongea sa main à l’intérieur puis en retira une grosse poignée de fils acidulés à la fraise qu’il enfourna dans sa bouche.
Je le regardai s’empiffrer comme le gosse qu’il n’avait jamais cessé d’être. Si je pouvais manger des sushis à Tokyo le matin, une paëlla à Madrid le midi, Joe, lui, devait se contenter de ses haricots rouges sauce salsa à tous les repas. Les détenus en reconversion n’avaient pas l’autorisation de quitter la vallée de Cuernavaca avant d’avoir purgé leur peine et les cinq années supplémentaires exigées par les contrats de WorldWay. Ils étaient en semi-liberté, avaient leur propre appartement, disposaient de leur argent et n’avaient pas de couvre-feu. Sur le papier, c’était idyllique, en réalité, c’était juste une autre prison avec du sable et des cactus en guise de maton. Ils fabriquaient, huit heures par jour, des télécabines qu’ils ne pouvaient même pas utiliser. Pour certains, comme pour Joe, ils n’en connaissaient même pas la sensation. Et dans ce contexte, les petits plaisirs comme les bonbons pour Joe, étaient leur seule possibilité d’évasion. C’était aussi sans doute pour ça que j’aimais bien Joe, il ne me coûtait pas cher en chantage.

« J’aimerais bien que tu passes à table avant que le diabète te fauche ! »

Tout en se pourléchant, il me fixait avec ses immenses yeux bleus ombrés de cils noirs et épais comme des joncs au bord d’un lac. Je m’y étais noyée plus d’une fois mais c’était à une autre époque, une autre vie. Je savais, en venant ici, qu’il jouerait cette carte.
Encore une fois.
Mais contrairement à lui, j’apprenais de mes erreurs. Du moins j’en tirais des règles et le concernant, elles étaient plus strictes que celle de WorldWay. Il vit dans mon regard qu’il pouvait bien ravaler son lac et ses joncs et se décida enfin à parler.

« Les télécabines ne provenaient pas de la même série. Certaines ont été installées à Singapour la semaine dernière, d’autres y sont depuis sept ans. Tu sais les défaillances existent... WorldWay ne l’a jamais caché ! »
On appelait « défaillances » les téléportations ratées qui laissait les passagers à l’état de particules atomiques perdues dans l’espace-temps. Elles étaient rares mais on ne décomposait et recomposait pas un organisme aussi complexe que celui de l’être humain sans y laisser des plumes.
« Une défaillance ? m’insurgeai-je. Sur vingt-trois télécabines différentes, toutes situées à Singapour et en moins de 72 heures ?
- Qui te dit que tes disparus ne font pas partie d’une secte hein ? Si ça se trouve, ils sont tous en train de se faire une petite orgie en Antarctique pendant le weekend ? »

Je ne l’avouai pas mais j’avais rétorqué quasiment la même chose à mon chef : Et s’ils étaient en train de s’envoyer en l’air sur orbite ? Les fugues n’avaient jamais été aussi fréquentes depuis l’arrivée de la Téléportation. Un Burn-out à Tokyo se terminait en trek dans les Rocheuses ; une scène de ménage envoyait le mari à Vegas et la femme sur les plages australiennes. La fuite était la réponse à tous les problèmes visiblement mais mes disparus ne correspondaient pas au profil. J’avais surtout découvert quelque chose de plus étrange.

« Si je te disais qu’aucune de ces télécabines n’avait gardé en mémoire la destination des disparus ?
- Impossible, me rétorqua Joe.
- Et pourtant... tu imagines bien que c’est la première chose que j’ai regardé quand on m’a mise sur cette affaire. Les ordinateurs de bord avaient bien enregistré l’identité des passagers, l’heure à laquelle ils sont « partis » et qui correspondait avec l’heure de leur disparition, mais absolument rien sur leur destination. Sur vingt-trois télécabines. »

Joe parut septique.

« Je ne comprends pas, me dit-il les sourcils froncés, sa main droite caressant sa barbe. »
Il faisait toujours ça quand quelque chose le contrariait.
« Une rayure sur une télécabine et c’est toute la série qui va à la poubelle... et le type qui a mal fait son boulot, accessoirement. J’ai vérifié tout le protocole de fabrication des télécabines, tout était en règle. Si t’es certaine qu’il n’y a pas eu de défaillances, alors tes disparus sont forcément quelque part.
- Où alors ? Si on est capable de savoir où le Dalaï-lama a chié ce matin, comment on peut perdre la trace de vingt-trois personnes ?
- Hey, c’est pas moi le flic ici ! J’ai fait ce que tu voulais alors maintenant, tu me fous la paix !»

D’un même mouvement, nous nous renfrognâmes sur le dossier de notre chaise, le visage fermé. Cette affaire commençait sérieusement à me rendre dingue. Je me sentais comme un vieux dépassé par la technologie des « jeunes » et encore, je n’étais pas certaine que le vieillard sous le ventilateur se souciait des affres de la Téléportation. Il devait déjà trouver exceptionnel d’arriver à trainer sa vieille carcasse jusqu’ici pour boire son verre de rhum quotidien. Je soupirai une fois de plus, dépitée à l’idée de devoir annoncer à Robertson que mon enquête piétinait. Ce monde avait décidément trop de courant d’air. J’allai partir quand Joe se racla la gorge pour attirer mon attention. Je levai les yeux et l’interrogeai du regard.

« J’ai bien une petite idée mais ça me parait totalement improbable. »

J’essayai de ne pas me montrer trop enthousiaste, voire désespérée mais à en croire son petit sourire en coin, j’avais échoué. Je me promis de renverser la vapeur plus tard mais pour le moment, je pouvais bien abaisser une barrière ou deux. Pour les besoins de mon enquête. Je me redressai alors sur ma chaise ; il avait toute mon attention.

« Quel est l’unique endroit où les télécabines ne sont pas répertoriées dans la base de données internationale ? »

Soit, il voulait jouer aux devinettes. Je réfléchis. Le Bureau Ovale était dans la liste des destinations, le siège de l’ONU, toutes les banques du monde et même la Zone 51 mais elles étaient évidemment toutes sécurisées. J’avais beau ratisser la planète dans ma tête, je ne voyais pas. Les hommes avaient cette faculté de surprendre et de dépasser les lois de la physique simplement pour assouvir les fantasmes les plus fous. En face de moi, Joe montrait des signes d’impatience avant de se mettre à faire de grands gestes avec ses bras. Je grimaçai, il avait l’air totalement ridicule.

« Cuernavaca ! S’exclama-t-il finalement.
- Je suis venue ici par télécabine.
- Non mais je ne te parle pas de la ville, je te parle d’Eux... WorldWay ! »

Je restai un moment interdite avant de foncer à l’extérieur du bar. Je traversai la voie de circulation - piétonne - pour me rendre dans un ancien bureau de poste qui abritait l’unique télécabine du coin. Je poussai un type qui s’apprêtait à l’utiliser et ignorant ses protestations, je pianotai sur l’écran digital. Sur le planisphère des destinations, je sélectionnai l’Amérique Centrale, le Mexique puis Cuernavaca. Là où se trouvait WorldWay, je ne vis aucun de ces points lumineux qui indiquait la présence d’une télécabine.

« Bizarre hein ? »
Joe m’avait suivie et son arrogance aussi.
« Les taulards n’ont pas le droit d’utiliser les cabines, ça me parait évident qu’il n’y en ait pas ! Et celles que vous fabriquez, elles ne sont actives qu’au moment de leur installation.» rétorquai-je avec le peu de fierté qu’il me restait.
« Alors à quoi servent les quinze télécabines qui se trouvent au dernier étage de WorldWay ? Réfléchis, comment est-ce que tu crois que mes dirigeants viennent bosser dans leur bureau... à pied ?
- Pourquoi les dissimuler ? Ils ont des systèmes de sécurité que même l’ordinateur le plus puissant au monde mettrait des siècles à pirater !
- Qu’est-ce que j’en sais moi... j’suis qu’un taulard qui visse des boulons.
- Et quel rapport avec mes disparus ?
- Ecoute, déclara Joe agacé. Tu m’as demandé où pouvaient se trouver tes disparus. La téléportation nécessite un point A et un point B. Je te donne le seul point B que les GPS ne peuvent pas repérer. J’vais quand même pas faire le boulot à ta place ! Même si, de mon point de vue, je reste sur la théorie de l’orgie sur la banquise ! »

Il riait mais je l’ignorais. Cette histoire de télécabines cachées occupait tout mon esprit. Je ne pouvais pas encore établir de lien avec mon affaire de Singapour ; j’étais même certaine que Robertson me rirait au nez lui aussi si je lui exposais cette théorie, même en usant de mes charmes. J’étais bien tentée de demander à Joe de pousser un peu plus loin ses investigations mais j’entendais déjà sa réponse. Va te faire foutre !

« Il faut que tu me fasses entrer à WorldWay. Décrétai-je en m’accrochant aux pans de sa chemise.
- T’es pas un peu cinglée ! S’écria-t-il en balayant mes mains.
- J’ai besoin de réponses Joe. On nous cache des choses, on nous aveugle avec des artifices ! Tu n’es pas curieux ?
- Je m’en fous ! Je veux juste tirer mes deux dernières années et avoir ma cuisine à Pékin, ma chambre à Bora-Bora et mon salon à Paris !
- Comment tu sais ça ?
- Peu importe. Y’a deux façons d’entrer à WorldWay : en décrochant un diplôme de biochimiste ou une condamnation. »

Je souris en m’installant dans la télécabine. A travers la vitre, je lus l’inquiétude et la colère dans le regard de Joe mais ma décision était prise.

« J’ai toujours voulu braquer une banque, déclarai-je avant de me dématérialiser sous ses yeux. »


Dernière édition par Fairyclo le Sam 16 Mai - 20:16 (2015); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:18 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

Oh bah écoute, c'est vraiment dommage que tu n’aie pas eu le temps de terminer ton texte à temps! J'ai tout de suite accroché à ton histoire grâce à ton écriture légère et fluide. Ça coule tout seul! Le monde que tu nous présentes est original, les personnages fort sympathiques et l'enquête nous donne l'eau à la bouche. Même si c'est hors concours, tu as intérêt à nous donner la suite!! 
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:26 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

Valet, tu m'ôtes les mots...du clavier.


Clo', LA SUITE!!!


Trop trop trop trop bon!!! Rien que l'idée de départ est juste ENOOOORME!!!

Sans vouloir te flatter, y a un putain de potentiel de best-seller là-dedans!!
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:33 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

Merci merci ^^

Best-seller comme tu dis... Je ne m'avancerai pas sur la qualité mais au niveau de la forme, c'est bien parti pour un truc de 50 pages! Et c'est bien ça mon problème. Autant l'univers, je l'ai eu rapidement, autant j'ai galéré pour trouver une intrigue à l'intérieur. Et il n'y a que l'enquête qui m'est venue - sachant qu'à l'heure actuelle, je n'ai pas encore le dénouement en tête lol (comme d'hab j'aime bien me faire des suspenses lol)

Bref, je promets d'y mettre un point final quand même ^^
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:34 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

Idée fabuleuse et putain ce que je me suis pissé dessus de rire... Sérieux, on peut pas faire une dérogation ? J'adore !!!
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:36 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

Oh mais y a pleeein de fin possible rien qu'avec ce que tu esquisses!!

Une au hasard; un "défaut" des télécabines et des téléportations foireuses... Les disparus apparaissent-ils quelque part ou sont-ils simplement "dissous" dans le néant? XD

La suite la suite la suite!! même un point final style prologue ou premier chapitre, on s'en contentera pour commencer... XD


Bas: c'est Clo qui veut pas de rab... lol La règle, c'est la règle!! :p
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 19:41 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

La suite vite !!!!!!!


C'est un régal.


Ton idée d'appart' dont les pièces seraient chacune dans un continent c'est génial. Quant aux chiottes en Corée du Nord alors là c'est topissime
Ven 15 Mai - 19:41 (2015)
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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 23:14 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

Rien qu'en voyant que tu avais écrit, je me suis jetée sur ton texte. Et sur mon écran, je me rends compte que je me mets à presque "bouffer" l'écran. Mes doigts descendent sur l'écran au fur et à mesure que les mots défilent devant mes yeux, sans fausse note, que les images se dessinent nettement dans ma tête. Soudain, je perçois que le texte ne va pas plus loin. Non ćest pas possible, pas Clo, pas si peu.

Et si. Ça s'arrête la. J'ai l'impression de m'être téléporte dans ton monde et qu'une erreur technique m'a bloqué entre deux Espaces-Temps. Et bon sang, j'attends que Jones vienne me sortir de là après son enquête. (Oui, oui du coup, t'es obligée, obligée, de finir ton histoire. C'est du chantage, oui, oui)

Clo, tes traits d'humour sont absolument savoureux. J'ai particulièrement aimé tout l'univers que tu as décrit au début avec, il faut le dire, le choix des WC, mais aussi les autres allusions.
Tes portraits de personnage sont courts mais ne nous empêchent nullement de les imaginer.

Y'a vraiment qu'une chose à redire. Et je le garde pour la fin... C'est TROP COURT! ^^
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Ven 15 Mai - 23:14 (2015)
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MessagePosté le: Sam 16 Mai - 20:34 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

Voilà j'ai édité mon texte avec la suite qu'il manquait. Ce n'est effectivement qu'un prologue... et comme disait Rose dans la Cuisinière d'Himmler :

Citation:
La vie, c'est comme un livre qu'on aime, un récit, un roman, un ouvrage historique. On s'attache aux personnages et on se laisse porter par les événements. A la fin, qu'on l'écrive ou qu'on le lise, on n'a jamais envie de le terminer.



Bref, la frustration est de mise mais je ne vais pas m'arrêter là. ^^

@Bas : Merci, contente que ça t'ait plu ^^ Et non, pas de dérogation ! Je suis fermement contre

@Ali : J'ai un peu fait le mix de tout ça en fait ! Je n'apporte pas de réponse au final mais j'ai pu écrire que ce que j'avais en tête... la suite au détour d'un prochain défi qui sait ... mais celui d'Hector en tout cas lol. Le monde merveilleux est quand même trop foireux pour le coup

@Hector : Les chiottes sont à Washington mais l'idée de fond reste la même héhé.

@Atea : Merciiii J'espère pouvoir y mettre un point final un jour, le défi dans le défi. J'y ai mis du moi là dedans... mes défauts, mes revendications et mes rêves de gamine. Mais écrire à la première personne (re défi personnel) c'est vraiment déstabilisant... d'où les 72h pour écrire ce petit bout d'histoire. Bref. Merci encore, ta réaction me va droit au coeur
Sam 16 Mai - 20:34 (2015)
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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 12:22 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

La suite la suite la suite!! 

Très bonne fin de premier chapitre, en tous cas! Tu laisse la porte ouverte à tellement de possibilité... J'ai l'imagination en ébullition maintenant!

Aussi difficile que puisse être pour toi l'écriture en "je", ça ne se ressent absolument pas dans ton texte, que du contraire! Les mots coulent tout seul, les descriptions sonnent juste (à travers la vision de Jones). Vraiment excellent!

J'ai hâte de découvrir la suite dans un prochain défi (ou ailleurs)!

Chapeau et merci à toi d'avoir un peu apaisé ma frustration en postant cette suite.

Mais queeeel univers de ouf!! :-p
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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 13:13 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

Vu ce que les défaillances entraînent, Merci Clo d'avoir continué ton récit et d'avoir débloqué l'Espace-Temps dans lequel je me trouvais ! ^^ (Et je préfère ça que finir dans la fosse septique à Washington... D'ailleurs, je crois que ça t'a perturbé à un instant. Un petit lapsus septique/sceptique )


Bref, j'y retrouve de nouveau le plaisir de te lire, de poursuivre, de me dire encore une fois "Mais c'est génial!" J'adhère à ton histoire, et j'aime que tu fermes une porte en choisissant un angle d'attaque, pour en ouvrir dix autres derrière, en suscitant toujours autant l'intérêt.


Et question de la narration en "Je", JE trouve que ça glisse tout seul. C'est fluide et tu relèves ton défi plutôt pas mal!


Bon, allez, je te mettrais un peu moins la pression puisque je suis libérée, mais ne considère pas ceci comme un désintérêt! Non, non, non !




(C'EST QUAAAAAAND LA SUITE?)   

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ATea.
Dim 17 Mai - 13:13 (2015)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 15:02 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

A quand l'adaptation cinématographique par Christopher Nolan?!
Hein quoi? J'ai sauté quelques étapes? Dont... la suiiiiiite!!  Mr. Green
Bref j'ai beaucoup aimé
Dim 17 Mai - 15:02 (2015)
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Fairyclo
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MessagePosté le: Lun 18 Mai - 19:06 (2015)    Sujet du message: Cubed Répondre en citant

@Ali : Merciiiiiiii !

@Atea : Ah oui tiens Sceptique/septique ^^ Les US me laissent sceptique en effet Et pour la "suite-suite", ça se fera au détour d'un prochain défi hein ^^

@Yannick : Pouah Nono limite je lui donne le script gratuitement (à condition que ce soit moi qui m'occupe du casting )
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:08 (2016)    Sujet du message: Cubed

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