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"Dont let me down..."

 
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Alinoë
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MessagePosté le: Mer 23 Sep - 23:29 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

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« Don't let me down... »
  
  


Jack se réveille en sursaut pour la troisième fois de la nuit, au moins. Les jambes emberlificotées dans les draps, le souffle court, la sueur qui colle ses cheveux noirs à son front, les mâchoires crispées et le corps endolori lui donnant la désagréable sensation qu'il sort à peine d'un combat épique. La cicatrice de son abdomen, stigmate de guerre, le tiraille. Une douleur fantôme comme celle qui lui irradie le crâne. Assis dans le fauteuil, devant la fenêtre, sous la seule lampe allumée de la pièce, Ira décolle vaguement les yeux de l'écran de télé pour aviser le sergent ; sans commentaire, encore une fois. Il retourne à son émission passionnante en se disant que, finalement, il ne s'en sort pas si mal avec ses insomnies. Les programmes nocturnes sont aussi creux et inintéressants à Paris qu'à Londres mais, au moins, ils détournent vaguement ses pensées de son manque criant de contact physique... contrairement au corps moite du soldat à quelques mètres de lui.


L'air hagard, ce dernier parcoure la pièce plongée dans la pénombre d'un regard circulaire en dégageant son front d'une main fébrile. Il se fige, avise l'étui à guitare soigneusement rangé dans un coin safe et son propriétaire impassible, toujours assis dans son fauteuil, avec sa tenue impeccable et ses cheveux parfaitement coiffés. Un sifflement filtre entre les lèvres de Jack tandis qu'il détourne la tête vers la table de nuit, son zippo et ses cigarettes. Il tend la main gauche et saisit ses précieuses sans se rendre compte que la droite, machinalement, recoiffe sa tignasse. Il coince une Davidoff entre ses lèvres, fait claquer son briquet et tire sa première bouffée dans un râle de satisfaction étouffé. La fumée ne ressort que quelques secondes plus tard, par ses narines, en petite volutes bleutées qui s'empressent de rejoindre le nuage collé au plafond de la chambre d'hôtel.


Il repousse le draps en boule au pied du lit, se lève et, le pas lourd, rejoint la seconde fenêtre, ouverte, devant laquelle s'agitent les épais rideaux dans une bouffée glacée d'air parisien. Un vague « Sorry. » lorsqu'il passe devant l'écran, auquel Ira répond d'un claquement de langue sur son palais. Le tic arrache un demi-sourire à l'américain. Il écarte les pans de tissus gris et s'assied sur le rebord.


Un pied dedans, un pied dehors.


Il termine de fumer sa clope en regardant le ciel beaucoup plus clair que chez lui. Le vent fouette sa peau nue, lui hérisse les poils sans parvenir à lui arracher ne serait-ce qu'un frisson. Il a froid. Il s'en fiche. C'est toujours mieux que de suer en caleçon dans ses draps.


L'irlandais soupire, éteint la télé et quitte son fauteuil. Aucun intérêt, de toute manière. Une série pseudo érotique pathétique à la bande sonore à peine digne d'un ascenseur. Il rejoint le soldat qui lui tend machinalement son paquet de cigarettes.


« Tu r'gard' plus ton truc ? », s'étonne faussement Jack, une lueur moqueuse dans son regard cerné.


Hilarant. Avant toute réponse, doué pour ménager son effet, Ira pioche une cigarette, la porte à ses lèvres et la plonge dans la flamme bleue que lui tend le sergent en lui adressant une oeillade emplie de défi. Si Jack veut de la moquerie, il va être servi.


« Tu m'as gâché le plaisir avec tes gémissements. », lâche-t-il dans un nuage bleu. Et toc.
« J' croyais qu' t'aimais ça, les gémissements. », ricane l'américain, loin de se laisser démonter. C'est qu'il commence à aimer ça, leurs petites joutes verbales gratuitement provocatrices.
« Seulement quand ils sont virils. », rétorque Ira, un sourire narquois effleurant son visage un bref instant. Il lutte contre lui-même, contre ses envies et ses pulsions profondes. Une allusion, peut-être celle de trop. La limite est si vite franchie, surtout avec un inconnu. Parce qu'il doit l'admettre, il ne sait pas grand chose sur Jack, mis à part son obsession pour son Emilie...
« Ton ex s'rait heureuse de l'apprendre ! », s'esclaffe le sergent. En guise de ponctuation, il écrase mollement son poing contre le biceps d'Ira qui vacille légèrement. Pas si mollement que ça, en fait.
« Et la tienne. Si elle t'as pas plaqué, que c'est une Parisienne, t'attends quoi pour aller la retrouver ? », rétorque Ira sans y penser, trop occupé à masser son muscle douloureux. Du peu qu'il en sait, l'histoire entre Jack et sa caporale française ne s'est pas très bien terminée. Pas mieux que lui et sa Daphné. Peut-être un mal pour un bien, au fond ?


Le soldat détourne la tête en grimaçant. Il envoi promener son mégot d'une pichenette, directement dans le caniveau en contrebas, et s'empresse d'en allumer une autre. Le sujet qui fâche, son Emilie.



« C'est pas l'envie qui manque... », marmonne-t-il dans sa barbe naissante. Un soupire. Sa main glisse dans ses cheveux en pétard, les ébouriffe un peu avant qu'il ne relève les yeux vers Ira, lui adressant un regard intense, à faire fondre n'importe quelle femme... et certains hommes aussi. « Elle a été tuée dans un accident d' voiture, y a trois ans, en quittant Paris pour aller au mariage d'un d' ses cousins. J'aurais dû être avec... » Un nouveau soupir, plus long et plus lourd que le premier. Il baisse les yeux vers le trottoir quatre étages plus bas. « J'lui ai dit qu' j'aimais pas les églises. Elle m'a pas forcé. J' suis rentré à New York. J' l'ai appelée dès qu'on a atterri. Elle était d'jà au volant. Elle s'est rangée pour décrocher... » Un bref silence, quelques secondes, le temps de reprendre son souffle et de ravaler son surplus d'émotion. « On a causé, un peu. Elle voulait raccrocher... » Il laisse un échapper un léger rire amer, les yeux perdus dans le vague, dans ses pensées, ses souvenirs ; le visage d'Emilie. « Un crétin lui est rentré d'dans... », souffle-t-il en secouant doucement la tête. « Elle était rangée, putain ! », s'exclame-t-il soudain. Emporté par sa contrariété, il bondit à l'intérieur de la pièce et attrape Ira par les épaules : « GAREE, BORDEL ! Sur le côté parce que c'est plus PRUDENT ! Plus prudent, MON CUL ! » Il le relâche brutalement, se détourne et administre un bon coup de poing dans le pan de mur violet entre les deux fenêtres. Un craquement et un nuage de plâtre.


Il arme le bras, prêt à réitérer. Le corps du musicien réagit avant que son cerveau n'ai le temps de formuler la moindre pensée. Elan d'héroïsme ou de stupidité ? Il s'interpose entre le mur et le poing du soldat, lequel se fige de justesse, à quelques millimètres de sa joue crispée, déjà prête à encaisser. Jack reste un instant interdit, le bras en encore en l'air et les muscles cabrés, sur-tendus comme les cordes d'un guitariste amateur. Les pupilles dilatées au point d'effacer presque totalement le bleu-vert de ses iris, shooté par l'accumulation de fatigue et une bonne dose d'adrénaline. Ses paupières papillonnent, il dévisage le malheureux témoin de sa première – et dernière – confession, le regard emplit d'une profonde incrédulité. Les gens évitent ses poings, généralement. Ils n'essayent certainement pas de les intercepter. Il se détourne en sifflant, empoigne d'une main sa tignasse comme s'il cherchait à l'arracher de son crâne.


« Il lui est rentré d'dans à pleine vitesse. Elle avait aucune chance... », souffle-t-il, agrippant sa main libre au pied métallique du lit pour ne pas s'effondrer par terre, les jointures de ses doigts blanchies par la pression. « Et pendant tout l' temps qu'elle se vidait d' son sang, j' étais au téléphone... Pas'que ce PUTAIN de téléphone à continué de fonctionner jusqu'à c' que les s'cours me disent qu'elle était morte. » Il réprime un sanglot d'une secousse de tête, lâche son seul appui et, instable sur ses jambes, pivote vers l'irlandais, lequel n'a toujours pas bougé de devant le mur renfoncé. « Et tu sais l' pire dans l'histoire, c'est qu'le débile profond qui l'a tuée s'en sort indemne, quedal ! Pas une égratignure, même pas de poursuites ! Du verglas sur la route, pas sa faute qu'ils ont dit. PAS SA FAUTE ! »



Sa voix monte et puis se brise. Jack vacille, baisse la tête et se laisse tomber lourdement à genoux sur la moquette aussi fade que le reste de la pièce. Il plaque ses mains devant sa figure sous l'oeil interloqué de l'irlandais. Qu'est-on sensé faire dans ses cas-là ? Une douleur pareille, ça ne se soulage pas. Ca ne guérit jamais totalement. Une plaie qui suppure, vous dévore de l'intérieur, vous ronge, vous consume lentement mais surement, comme le désire bouillant perpétuellement au creux de ses reins.


« J'aurais dû être avec... », répète le soldat, à deux doigts de s'octroyer les claques auxquelles le pan de mur a miraculeusement échappé.


Le geste à peine esquissé, Ira approche, s'accroupit et lui enserre fermement les poignets pour l'arrêter. Si Jack veut s'en prendre à quelqu'un, qu'il y aille. Il est prêt, il est là mais personne ne l'accusera de regarder un être humain se faire du mal sans réagir. Un connard peut-être, pas un insensible. Le sergent relève les yeux, l'observe derrière ses cils empaquetés par l'humidité.


« Et après ? », lâche Ira, pragmatique.


Un tour de mains. Celles de l'américain empoignent celles de l'irlandais tandis qu'il rapproche son visage jusqu'à pouvoir sentir un souffle chaud sur sa peau.



« Elle se serait pas arrêtée... », répond-t-il dans un murmure à peine audible.


Silence. Les doigts du musicien glissent entre ceux du soldat, se resserrent comme pour l'empêcher de fuir, cette fois. Plus qu'une poignée, un affrontements de membres et de regards.


« Et vous vous la seriez peut-être mangée à deux, cette plaque de verglas. Où pire... »


Jack grimace, voudrait s'éloigner mais il est épuisé et Ira, presque aussi fort qu'il est têtu. Les deux hommes finissent debout, leurs mains emmêlées, leurs visages pratiquement collés.


« Tu serais probablement mort et enterré. », rajoute le musicien tel un coup puissant de marteau sur la tête d'un clou réfractaire.
« J'suis déjà à moitié crevé. », rétorque le soldat dans un soupir blasé, ses bras retombant mollement en entraînant Ira avec lui, presque contre lui. Il détourne la tête, ferme les yeux pour fuir le regard trop clair avant qu'il ne pénètre totalement son armure.
« Je serais pas là, sans toi... »


Ira s'arrête en entendant ses propres mots raisonner dans sa tête. Mort. Pour une connerie. Un détail, une broutille. Le savoir, c'est une chose ; le formuler, une autre. Alors, l'admettre...


« Connerie ! », grogne Jack. Un mouvement sec. Il rompt le contact et file vers la fenêtre où traine encore son paquet de cigarettes. Sa Davidoff allumée, coincée entre les lèvres, il rajoute en regardant l'immeuble d'en face sans vraiment le voir. « Quelqu'un d'autre aurait très bien pu t'sauver. »

« Et qui ?! », s'exclame Ira en s'élançant à sa suite. Une main sur l'épaule pour le forcer à se tourner. « Tu en connais beaucoup qui risqueraient leur peau pour sortir un inconnu d'une caisse en flammes ?! »


Le soldat siffle entre ses dents, secoue la tête. C'est l'inverse qui lui semble aberrant. Comment peut-on regarder quelqu'un, un inconnu ou même son pire ennemi, mourir sans bouger ? D'un geste brusque, il se libère et reprend place sur le rebord.


Un pied dedans, un pied dehors.


Il en faut plus pour décourager Ira, lequel s'installe immédiatement face au sergent :
« Combien de fois t'as risqué la tienne, ces trois dernières années ? Combien t'en as sauvés ? »


Silence. Le visage fermé, Jack l'ignore royalement. Il regarde les pavés, les voitures et la routes, les passants qui traversent la vie inconscients de son prix. Il les envie. La sienne ne sera plus jamais la même, elle ne retrouvera plus jamais son petit goût d'éternité, parti, balayé en même temps que sa moitié et les maigres résidus de sa naïveté.


« Bordel, Jack ! », insiste l'irlandais, les mains posées sur les genoux du soldat, espérant lui arracher un coup de poing, un regard, quelque chose, n'importe quoi. « C'est horrible, injuste, tout ce que tu veux mais elle est morte, putain ! »


Bingo. Jack relève la tête et l'empoigne par le col de sa chemise, le décollant sans peine du rebord :
« Ferme-la ! Tu crois quoi ? Que ça m'amuse ? Que ça m' plait d' me sentir comme une sous-merde ? D'avoir l'impression d' tromper la femme que j'aime chaque fois que j'ai le malheur d'en r'garder une autre ? »


Au tour d'Ira de grimacer, plutôt mal à l'aise dans cette posture, à moitié suspendu. Le sergent ne semble pas vouloir le lâcher. Au contraire. Il resserre sa prise, tire le musicien un peu plus près de lui et rajoute :
« Tu te tapais la même gonzesse d'puis la pré-gardienne, tu peux piger ça, nan ?! » Il agrémente sa question d'une secousse.


Réflexe de survie primaire, Ira s'arrime fermement à son poignet en arguant :
« Je pigerai tout autant avec le cul posé sur le rebord... »



Ce n'est pas vraiment sa position qui l'effraye. Il n'a pas particulièrement le vertige. Mais plutôt le tempérament légèrement impulsif de l'homme qui le retient à bout de bras. Colérique. Un poil agressif, pour ne pas dire violent. Un soldat diablement sexy. Et éperdument amoureux d'une femme, morte de surcroit. On peut difficilement faire un mélange plus explosif.


Le nez de Jack se fronce, les sourcils suivent. Malgré sa flagrante contrariété, il baisse lentement le bras, jusqu'à ce qu'Ira puisse à nouveau sentir la pierre froide – et l'inconfortable châssis en bois – sous ses fesses.


« T'as d' la chance. », siffle le sergent, les mâchoires crispées pour museler la rage qui bouillonne dans son corps. Un grognement se coince dans sa gorge. Il relâche le musicien, baisse les yeux et rattrape de justesse le paquet de Davidoff avant qu'il ne bascule dans le vide. Si ça c'est pas un coup de bol.
« De la chance que ?! », interroge Ira tout en rajustant ses vêtements, la voix emprunte d'une bonne dose d'incrédulité. Un petit re-coiffage pour la route.
Les prunelles claires de Jack glissent des cigarettes au visage du musicien – un tantinet vexé – , l'observe un instant comme s'il espérait que la réponse vienne d'elle-même avant d'expliquer dans un soupir :
« Que j'peux pas t' cogner dessus. »

« Et d'où ? », s'outre l'irlandais, peut-être un peu plus vivement qu'il ne l'aurait voulut. Sa langue claque sur son palais. « Je suis pas une nana, j'ai pas de lunettes, je suis pas blessé, à terre, encore moins handicapé. C'est quoi ton principe à la noix ? » Bref silence. Jack l'observe derrière ses longs cils noirs, une ébauche de sourire aux coins des lèvres. « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ?! », rajoute Ira, plein de sarcasme.
Malgré le ton, la remarque arrache un léger ricanement au sergent.
« A quoi ça sert que j' te sauve les miches si j' te pète les dents just' derrière ? », rétorque-t-il, le ton emprunt d'une certaine suffisance, comme si c'était l'évidence même.
« Tu préfères te péter les tiennes... »


Ira, un point ; Jack, zéro. Ce dernier, la mine froissée autant que l'égo, se détourne, pivote sur le rebord.


Deux pieds dehors.


« Si c' tait l' cas, j' s'rais d'jà en bas. », murmure-t-il, le regard perdu sur les pavés humides.


Le musicien avise alternativement le sol et le profil soucieux du sergent, un peu largué. Il glisse une main dans ses cheveux, comme si ce geste pouvait l'aider à réfléchir. Un imperceptible soupir filtre entre ses lèvres. Il pivote à son tour en agrippant fermement la main gauche de Jack.


« Y t' prends quoi, là ? », grogne le soldat, sans pour autant chercher à se dégager.
« Je t'empêche de faire n'importe quoi. », réplique Ira avec un apparent aplomb très convaincant.


Au fond, il n'en mène pas large, pour ne pas dire qu'il a la trouille. Il tient à la vie, lui, et plutôt deux fois qu'une. Mais si l'américain est bien l'homme de principe qu'il prétend, il ne sautera pas tant que l'irlandais s'arrimera à son bras. Silence. La tête de Jack pivote doucement, les sourcils en accent circonflexe.


« Tu crois quand-même pas que j'vais sauter ?! », s'exclame-t-il au bout de plusieurs secondes.
« Et tu fous quoi ? », enchaîne Ira en lui octroyant un regard de biais pour le moins sceptique.
« Rien. On cause. »

« Tu causes toujours au-dessus du vide ? »


Jack laisse échapper un petit rire narquois à cette remarque. Ses doigts se resserrent un poil autour de ceux d'Ira, une lueur de défi au fond des yeux.


« Il a peur de tomber, le buveur de Whisky ? »
« Il tient à sa vie, lui. », répond ce dernier d'un ton sec en empoignant fermement le châssis de sa main libre. Un accident est si vite arrivé...
« Personne t'a forcé à t' met' là. »

« Personne te force à jouer au con. »
« J' joue pas. C' t' inné chez moi. », déclare fièrement le soldat.


La mine d'Ira se froisse, sa langue claque. D'un mouvement brusque, il récupère sa main, bondit à l'intérieur de la chambre glacée par le courant d'air et file en direction le mini bar. Un point partout. Le cou de Jack se tord tandis qu'il le suit du regard, un rictus de sale gosse au coin des lèvres. Il dégaine une Davidoff en pivotant. Le couvercle du zippo claque. Il plonge l'extrémité de sa cigarette dans la flamme bleue, tire une profonde bouffée et, tandis que la fumée imprègne ses poumons, il se laisse aller contre le châssis, la tête rejetée en arrière. Il ferme les yeux, sourit un peu plus et, juste assez fort pour qu'Ira l'entende, il commence à chantonner « Don't let me down », visiblement très bien sur son rebord.


Un pied dedans, un pied dehors.
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Mer 23 Sep - 23:29 (2015)
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valet2trefle
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MessagePosté le: Jeu 24 Sep - 11:09 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Oh et ben, elle est sacrément bien cette petite histoire! Bon ok, je suis peut être pas très partiale, j'ai toujours aimé ce genre de relation ambigüe entre deux personnages forts... mais je trouve que tu as particulièrement bien gérer les dialogues.
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Alinoë
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MessagePosté le: Jeu 24 Sep - 11:15 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

AAAAH Merci Valet!!!


C'est des perso auxquels je tiens (D'ailleurs, si vous voulez un guide, vous pouvez retrouver Ira dans certains textes d'ici et puis, SURTOUT, dans un super bouquin. XD) alors que t'ai plu, c'est coool!



Et j'adooore les dialogue.. haha XD (tu comprends pourquoi l'envie d'écrire une pièce... :-p)

Merci encore pour ta lecture et ton com rapide!
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MessagePosté le: Jeu 24 Sep - 11:28 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Alors alors... Moi j'étais dans les coulisses du texte, j'ai pu signer des autographes avec les personnages, tout ça... Merci Ali !!

Bon, déjà, t'as pas relevé un défi mais plusieurs... Parce que t'as largement respecté le thème, parce que t'as eu le culot de reprendre un personnage qui existe déjà dans mille et une (j'exagère à peine) histoires... Et qu'en plus ce personnage est un personnage fétiche, et pas celui de n'importe qui quoi, madame Octobell ! Et c'est pas fini Déjà tout ça est un défi audacieux (auquel d'autres se sont prêtés avec plus ou moins de ratés ^^) mais là, tu as réussi à saisir le personnage d'Ira, tout en le faisant parler avec tes mots... C'est pas facile, du tout, ne serait-ce que pour la petite pression que ça a dû te filer ... Pour tout ça BRAVO.

Tes personnages sont dans un shéma émotionnel et physique complexe, y a de la tension, c'est sauvage, et fort, y a une violence dans les gestes qui cachent une violence intérieure... Y a du désir, des souffles, c'est poétique. J'aime le silence et la tornade qui se succède tour à tour.

Je suis entrée dans ton texte, à fond. Les deux pieds dedans !
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MessagePosté le: Jeu 24 Sep - 11:39 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Embarassed Ahhh Merci Rafiii!


Pour ton commentaire et puis, ton aide aussi!! XD

Embarassed

Vala. je sais pas quoi dire d'autre alors encore merci!
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Agostino
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MessagePosté le: Dim 27 Sep - 00:19 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Un dialogue que je trouve solide et bien construit.  Un texte bien mené. 
Dim 27 Sep - 00:19 (2015)
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christine
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MessagePosté le: Dim 27 Sep - 18:34 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Quelle confrontation je l'ai lu d'un souffle presque.
Vraiment j'ai adore et puis Ira ben je l'aime bien aussi.
Tres bon bravo
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Dim 27 Sep - 18:34 (2015)
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MessagePosté le: Mar 29 Sep - 20:37 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Il y a du boulot derrière et ca se voit. Ca se lit aussi. Et plutôt bien. Une amitié virile , un destin fracassé, Une histoire d'amour inachevé.


Et une seule envie pour le lecteur : ne jamais laisser tomber Jack et Ira.


Bravo
Mar 29 Sep - 20:37 (2015)
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MessagePosté le: Mer 30 Sep - 04:55 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Embarassed Merciiii les gens!


Hector: héhé c'est pas prévu de les lâcher, les deux cocos XP


D'ailleurs, pour ceux qui le savent pas, merci à Octobell pour le prêt de son Ira. :-p
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MessagePosté le: Mer 30 Sep - 12:18 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Le sens de la mise en scène, des personnages bien campés, une atmosphère électrique. Ton texte est maîtrisé de bout en bout. Et on adhère complètement, bravo! 
Mer 30 Sep - 12:18 (2015)
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La Plume du Chakal
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MessagePosté le: Mer 30 Sep - 20:59 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Très très bien menée cette danse !! 


J'aime beaucoup leur rapport à ceux deux là  , très intéressant à lire , et à suivre ,



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"Un blog qu'il est bien pour le lire"

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Octobell
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MessagePosté le: Jeu 12 Nov - 14:32 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

ALOOOOOOOOOOOOOOORS

Bon je sais, il a mis du temps à venir ce commentaire, alors du coup faut que j'le soigne bien eheh ^^

Bon déjà, j'vais commencer par l'ambiance générale du texte. J'ai adoré l'atmosphère dans laquelle tu as plongé nos deux zigotos : sombre et poisseuse. Ca leur va bien. T'as réussi à mêler de la pesanteur à la violence, et ça transmet une sensation presque dérangeante. Rien que dans l'ambiance, y'a presque quelque chose de sexuel.

La difficulté qu'il y a je trouve, c'est que Jack et Ira sont deux personnages qui se ressemblent beaucoup. D'en faire deux entités distinctes, c'est un vrai défi, et je le trouve brillamment relevé. J'ai A-DO-RE l'opportunisme d'Ira qui ressemblerait presque à de l'héroïsme, tel que Jack pourrait en faire pour de vrai. Peut-être qu'il aurait d'ailleurs fallu un poil plus insister sur le fait qu'Ira s'intéresse moins à l'histoire passée de Jack qu'à ce qui peut en découler. Moi je le sais, parce que j'le connais par coeur (ah bon ?), et qu'en plus, t'as le très bon ton au début d'évoquer ses pulsions sexuelles. Mais voilà, faut pas hésiter à montrer le côté égoïste d'Ira ^^ C'est un connard après tout.

Mais de toute façon, globalement, t'as vachement bien retranscrit le perso, ça fait plaisir. Puis bon, j'adore Jack quoi, il est sexy à souhait, et dans une scène comme ça, ça donne un peu chaud ^^

Donc voilà, j'ai kiffé à mort et, bon... c'est pas que, mais il me manque mon p'tit irish ! Merci de lui faire honneur
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Octobell

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Jeu 12 Nov - 14:32 (2015)
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Alinoë
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MessagePosté le: Jeu 12 Nov - 15:19 (2015)    Sujet du message: "Dont let me down..." Répondre en citant

Embarassed haha ça y est le com est arrivé! *mode trop contente*

C'est cool que ça t'ai plu en tous cas! XD Ira est un zigoto pas facile à cerner et surtout, comme tu dis, pas difficile à différencier de Jack de prime abord.

Effectivement, j'aurais pu faire ressortir plus son côté selfish, ça renforcerait la différence entre les deux loustics et puis ça accentuerait l'ambiance, la tension, etc. (j'y penserai quand je retravaillerai les 30 autres pages. HAHAHA)


Brefouille, merci merci merci de ta lecture, de ton com et puis de me prêter ton perso chouchou! :-p






Oh, t'as lu la version 2.0? XD
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