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défi 92

 
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moyen chog
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Inscrit le: 21 Juin 2015
Messages: 243

MessagePosté le: Ven 25 Sep - 20:07 (2015)    Sujet du message: défi 92 Répondre en citant

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Cela fait maintenant 6 mois que je me cache, que je me terre. Je ne suis pas traqué, non, plus maintenant. Maintenant, c'est moi le traqueur, le chasseur.
Et comme un pitbull, je ne lâcherai pas mon os.
Et comme un lion; je ne lâcherai pas ma proie.
Ils vont payer pour le mal qu'ils m'ont fait.


Quand j'ai rencontré Béa, j'ai su tout de suite qu'elle deviendrait la femme de ma vie, la mère de mes enfants. j'étais commandant au GIGN, je risquais ma vie sur le terrain, en intervention, plusieurs fois dans l'année. Et j'aimais ça. Puis Béa est entrée dans ma vie, comme un ouragan. En vrac, je me suis retrouvé en vrac. A l'époque, j'avais 35 ans, j'ai démissionné du GIGN et 2 ans plus tard, j'avais épousé Béa, nous avions 2 beaux enfants, une belle maison à la campagne, un chien et un chat. Bref, j'avais tout ce que je n'avais jamais voulu.
Et j’étais heureux.


Aujourd'hui, j'ai 45 ans, et je vis dans un petit chalet sordide au bord d'un lac. Pas d'eau, pas d' électricité. J'ai réactivé tous mes anciens contacts au GIGN, j'ai ressorti mon Glock MF14 et ma panoplie de super flic et je me suis remis au sport. De temps en temps je vais au village le plus proche, j’achète des vivres. Je vais au bar, pour le wifi. Un pote du GIGN m'a bidouillé une boite mail indétectable. En plus j'ai changé d'identité, mes cheveux sont devenus longs et la barbe me mange le visage. Au village les habitants me prennent pour un original, ça ne manque pas par ici.
Ce matin, le mail que j’attendais depuis 6 mois est arrivé. On la repérer à 300 km d'ici. Il est temps de se préparer, de fermer le chalet et de se mettre en route. Je suis prêt.




6 Mois auparavant.
Je n'ai pas compris ce qui se passait car je ne suis plus en alerte depuis de nombreuses années. Je mène une autre vie plus calme, plus sereine. Le GIGN n'est qu'un vieux souvenir.


Le Samedi, quand l'attentat s'est produit, nous sommes rentrés à la maison, Béa et moi, les enfants passaient le weekend chez mes beaux parents, nous étions abasourdis. Les images défilaient en boucle sur les chaines d'infos. On y voyait le Président s'affaler sur le pupitre, puis une grande panique dans la tribune officielle et enfin les secours qui arrivent. Des cris, des larmes, de l’incrédulité. La balle lui avait arraché la mâchoire, elle avait loupé de peu la trachée. Il vivait.
J'avais connu ce Président quand j’étais commandant au GIGN, lui dirigeait le ministère de l’intérieur, ses méthodes, sa vision pour notre pays, m'avait conquis. Alors, quand j'ai appris qu'il venait dans notre ville, j'ai demandé à Béa de m'accompagner pour le voir, le saluer.. Nous étions juste en face de la tribune officielle, de l'autre coté de la rue et nous écoutions son discours. Quand il s’écroula. Le coup de feu est parti de derrière nous, j'en étais convaincu. Mais dans la panique qui suivit, je n'ai pas pu me retourner pour voir si une personne s'enfuyait, avec un fusil.


Le Dimanche, avant d'aller chercher les enfants, nous avons fait une petite sortie VTT et au déjeuner un resto sympa, une auberge à la campagne. En rentrant, nous avons trouvé la maison sens dessus dessous. Cambriolage. Sauf que, après rangement et inventaire, rien n'avait disparu. Ni les bijoux, ni l'argent, ni les objets de valeur. Rien.
Apres avoir couché les enfants,, nous bûmes une bonne bouteille de vin, installés dans le sofa de la véranda. Un moment délicieux, rare. Le dernier.


Le Lundi matin, j'ai emmené les gosses à l'école, comme tous les jours. Béa dirigeait une boite d’intérim, elle partait au travail de bonne heure. Moi j'avais mis sur pied une société de protection de personnalités. En bref je fournissais des colosses et des voitures blindées à des chanteurs à la mode. ça me laissait du temps libre et je pouvais organiser mon emploi du temps par rapport aux enfants. Ce jour là je ne rentrais que pour récupérer les enfants à la sortie de l’école. Vers 18 heures, avant que Béa ne rentre de son travail, j'emmenais les mômes au MacDo. De là bas j'ai téléphoné à ma femme pour qu'elle nous y rejoigne. Apres le weekend terrible que nous avions vécus, un moment agréable en famille nous ferait du bien. Effectivement la soirée fut délicieuse, les enfants en pleine forme et Béa radieuse.
Vers 2 heures du matin, , j'entendis le chien. Pas un aboiement, non, mais comme un râle. Cela m’étonna car en général, quand il entendait du bruit, il aboyait fort. Il était dressé pour ça, la surveillance, la défense. Rapidement je sautais du lit, sans réveiller Béa, et je descendis au garage. Et là au milieu de la pièce, sur le sol bétonné, gisait notre chien. La gorge tranchée.
Je n'ai rien dit à Béa. Je n'ai rien dit aux enfants. J'aurais dû. J'aurais dû leurs faire peur. Cela m'aurait obligé d'agir.




Le Mardi matin,au petit déjeuner, j'expliquais aux enfants et à Béa, que dès que j'avais ouvert la porte du garage le chien avait filé dans la campagne, cela lui arrivait parfois il rentrait plus tard, harassé, fourbu et sale. Je passais la matinée à recontacté mes anciens camarades du GIGN. Et a essayé de comprendre. On voulait me faire peur, m'intimider. A midi, j'ai mis la table et j'ai préparé le repas, pour Béa et moi: juste une salade, un poisson grillé et des fruits. A 12 heures trente tout était prêt, et j'attendais ma femme. A 12 heures quarante sept le telephone sonna, je décrochai et je m'effondrai.
Son corps gisait, sous une bâche, au milieu de la chaussée. Quand elle est sortie de l"agence, pour aller à sa voiture,un 4x4 est arrivé à vive allure et l'a projetée en l'air. Elle était déjà morte quand sa tête s'est écrasée sur le bitume. Le peu de témoins présent n'avaient vus aucun visage, aucune plaque d'immatriculation, juste un 4x4 comme les autres.
Alors après le temps des larmes et des regrets, vint le temps de l'action. J'ai téléphoné à mon meilleur ami pour qu'il aille   sur le champ chercher les gosse à l’école. et qu'il les cache dans un endroit sûr, seulement connu de lui et de moi. Je suis passé à la banque pour retirer un maximum de liquide. Les cartes de crédits laissent des traces. Ensuite, je suis retourné à la maison prendre quelques affaires, mon ordinateur portable et mon Glock planqué dans le garage depuis de longues années.
Et je suis parti me planquer. Pour agir. Pour comprendre.


Et j'ai mis 5 jours pour comprendre. Pourquoi ma vie avait basculé dans le néant. Pourquoi je ne reverrais plus Béa et peut être mes enfants.


Le Mercredi matin je me suis installé dans le chalet, je m’étais arrêté au village pour acheter des vivres. Il fallait que je réfléchisse, que j’ausculte mon passé de flic pour trouver la faille.




Le Dimanche matin, j’étais harassé, j'avais passé ma vie à la moulinette. Je décidai d'aller au village pour me changer les idées et regarder mes mails. Je m'installais au fond de la salle du petit bar, j'allumais mon portable et me branchais sur le wifi. Avec la folle semaine que j'avais vécu je n'avais pas allumé mon portable de la semaine. Il n'y avait qu'un seul message. De la part de mon ami: OUVRE VITE BÉA ET TOI ATTENTAT. J'ouvris, il y avait un lien pour aller sur You Tube.
Alors, j'ai regardé le film. 12 secondes.
Un cameraman d'une chaîne d'infos avait  filmé depuis la tribune officielle les spectateurs qui regardaient le Président. On ne distinguait que les visages du premier rang, l'ombres des arbres cachait les autres.
Le travelling commençait par la gauche et au bout de 10 secondes s’arrêtait en plan fixe. Sur Béa et moi. En train de prendre un selfi.  Radieux, Souriants. UN SELFI PUTAIN! Et le plan durait 2 secondes. Une éternité.


Alors, je sortis mon telephone et regarda le selfi. Derrière ma femme et moi, il y avait un visage. Celui du tireur.
L'homme qui nous a cambriolé.
L'homme qui a égorgé notre chien.
L'homme qui a tué ma femme.
L'homme qui a tiré sur le Président.
L'homme qui a bousillé ma vie.
Et derrière l'homme, l'organisation.




6 mois plus tard.
Le mail tant attendu est arrivé.
La chasse à l'homme peut commencé.
Ven 25 Sep - 20:07 (2015)
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valet2trefle
Super coup de coeur...
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MessagePosté le: Sam 26 Sep - 20:33 (2015)    Sujet du message: défi 92 Répondre en citant

Cette histoire pourrait faire le scénario d'un film C'est sûr que là, c'est le détail qui tue! *haha blague pourrie, je sors*
Par contre attention *warning: âmes sensibles s'abstenir* tu fais parfois des petites fautes de conjugaison ou de frappe, et ce serait encore mieux sans! Mais bon, ça n'enlève rien à la qualité de ton histoire ^^
_________________
I've never been wise

https://bibliothequedesophie.wordpress.com/
Sam 26 Sep - 20:33 (2015)
Visiter le site web du posteur
Auteur Message
moyen chog
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Messages: 243

MessagePosté le: Sam 26 Sep - 23:55 (2015)    Sujet du message: défi 92 Répondre en citant

c'est peut être des fautes de petite frappe...
Sam 26 Sep - 23:55 (2015)
Auteur Message
Agostino
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 19 Sep 2015
Messages: 34

MessagePosté le: Dim 27 Sep - 00:06 (2015)    Sujet du message: défi 92 Répondre en citant

J'ai l'impression de sortir d'un film dont j'ai aimé l'intrigue et le rythme.  Pour le détail qui tue, rien à dire, c'est déjà  fait par valet2trefle ^^.  merci pour cette lecture !
Dim 27 Sep - 00:06 (2015)
Auteur Message
christine
Super Coup de Coeur
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 988
Localisation: cholet

MessagePosté le: Dim 27 Sep - 18:15 (2015)    Sujet du message: défi 92 Répondre en citant

C'est vrai que ton texte se deroule comme un film, et bon film.
L'intrigue, ton personnage, l'explication a la fin j'ai vraiment passe un agreable moment il ne manquait plus que le pop corn
_________________
Un sourire ca fait toujours plaisir
Dim 27 Sep - 18:15 (2015)
Auteur Message
hector vugo
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Mar 29 Sep - 19:03 (2015)    Sujet du message: défi 92 Répondre en citant

La force de ton jet tient dans le scénario très bien mené. On a envie de savoir et on est attiré par l'histoire.


Le style est diablement efficace. Une écriture à l'americaine si j'ose dire.


Je devine chez toi des qualités de scénariste.


C'est chouette 
Mar 29 Sep - 19:03 (2015)
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Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
Coup de Coeur ...

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 4 563

MessagePosté le: Mar 29 Sep - 19:27 (2015)    Sujet du message: défi 92 Répondre en citant

Je salue le scénar moi aussi, y a pas de pause, on est tenu en haleine !

Il m'a peut-être manqué un petit zeste d'émotions pour être touchée mais au niveau rythmique et inventivité, rien à dire c'est top !
_________________
Rafistoleuse
Mar 29 Sep - 19:27 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:46 (2016)    Sujet du message: défi 92

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