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El.
Mega Coup de Coeur
Mega Coup de Coeur

Inscrit le: 05 Oct 2014
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MessagePosté le: Sam 5 Déc - 20:24 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

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Mon portable est déchargé. J’ai sonné sur le bouton rouge. C’est une urgence. Mais le personnel est débordé. Je voudrai juste que quelqu’un m’aide à brancher le câble sur secteur. Je veux qu’il m’appelle je veux qu’il me réponde. J’ai mal. Je n’ai jamais eu mes os de cassés. Autant de fractures et de morceaux d’acier vissés dessus pour ne pas que tout mon squelette s’écroule, ça ne m’est jamais arrivé. Autant de chirurgiens qui se penchent sur mes radios en levant les yeux au ciel. Des aides-soignantes qui me lavent le cul. Ma femme et mes gosses qui retiennent leurs larmes en me voyant. Non. Jamais. 
 
Et puis, cette sonde pour pisser. Ce matelas à eau sous mon corps. La douleur. Les injections trois fois par jour. Je suis en train de pourrir.  
 
Je ne veux pas crever. 
 
La vie vaut la peine.  
 
Je veux Peter dans cette vie. Je le veux contre moi. Et boire du thé encore, celui qu’il emballe, derrière la caisse enregistreuse, en évitant de croiser mon regard les premières fois, puis en me souriant crânement parce qu’il veut mon corps quelques semaines plus tard. Du thé noir, fort. Je veux écrire notre histoire. Je veux écrire la sienne, pondre le roman du siècle, le lui dédicacer ensuite au salon du livre.  Je veux l’emmener dans le village où je suis né. Je veux qu’il entre dans l’église où j’ai salué mon père une dernière fois. Je veux son corps encastré dans le mien cent fois, mille fois, cent mille fois. Je veux qu’il rencontre mes mômes et ma femme, je veux le présenter à ma famille, mes amis. Je ne veux plus qu’il soit un secret, je ne veux plus qu’il ait peur de lui, je veux qu’on le voit, je veux qu’il s’aime et qu’il se pardonne. Je suis en vie. Je veux qu’il danse pour moi. Qu’il me sourit. Caresser son tatouage. Embrasser son corps sous tension. Vivre. 
 
Mon portable est déchargé et la seule chose qui compte-là maintenant c’est de pouvoir le brancher au plus vite. Parce qu’il va me rappeler, ou répondre à mes messages, je le sais. Je ne veux pas rater ça. 
 
J’appuie sur le bouton rouge une seconde fois. C’est une urgence. Mais le personnel est débordé. Peter je t’en supplie, rejoins-moi. Je suis en vie. 
 
  
 
*** 
 
  
 
  
 
-         C’est à cent bornes, c’est loin… 
 
-         Peter, pourquoi tu te cherches des excuses ? 
 
-         La peur j’imagine. 
 
-         Ça fait combien de temps que tu attendais un mec comme lui dans ta vie ? Je veux dire un de ceux qui te pose, qui te prenne comme t’es, en entier, qui t’offre de tout partager ? 
 
-         J’sais pas…cent ans peut-être mille… 
 
  
 
A ce moment précis où Jude essaie de me convaincre de partir rejoindre Yvan, je me sens comme un mec à moitié crevé, témoin d’une vie dont il n’a jamais voulu, cassé en deux, minable. Je sais qu’il suffit de louer une bagnole, ou prendre un billet de train. Cent bornes c’est rien d’autre qu’une excuse foireuse. Je sais qu’Yvan a mal, je devine à quel point il souffre, dans ses chairs et dans sa tête aussi. Je sais que mon phone et ma boite mail sont saturés de ses messages, que je laisse sans réponse parce que je suis terrifié.  
 
Ma frangine me fixe de son regard bleu tempête, et ça me rappelle lorsque nous étions mômes et qu’elle s’interposait entre notre vieux et moi parce qu’il me démolissait la gueule. A cause de l’alcool et sans doute du fait que je ressemblais à ma mère comme deux gouttes d’eau… Arrête putain de me regarder comme ta salope de mère pauvre batard ou j’te crève !  
 
Et il cognait.  
 
Fort.  
 
Jude s’interposait. Il n’écoutait qu’elle. Tout le monde écoute ma sœur. Tout le monde sauf moi. Parce que je suis un con. Le paternel avait raison de me cogner. Un con. Un batard. 
 
  
 
Elle prend ma main, elle sourit, elle dit : 
 
-         Pete, cent bornes, cent ans c’est rien dans une vie. Rejoins-le. 
 
-         Sauf que la nuit de l’accident, il m’a quitté…il partait. 
 
-         C’était avant l’accident justement, les choses ont changé Peter. Parfois tu meurs une première fois pour revivre plus fort. Ça arrive. C’est ce qu’il se passe pour Yvan. Il est mort une première fois cette nuit-là, il te veut pour revivre désormais. C’est humain Peter, rien d’autre. Laisse-lui cette chance… 
 
  
 
Jude lâche ma main, se lève, ouvre la porte du placard, sort deux verres qu’elle remplit de vodka glacée. On boit en silence. On entend juste les gouttes de pluie qui s’écrasent contre les carreaux et les tôles de son cabanon de jardin. La chaudière à fuel carbure au sous-sol. Son fils dort à l’étage. Son mari est à Londres. Le chat fait une boule noire sur le canapé Ikea. 
 
  
 
Yvan s’est pris une bagnole de face, dans le bide. Ça s’est passé sous mes fenêtres au petit matin, il fuyait de chez moi. Il a traversé sans regarder, le type au volant ne l’a pas vu. Voilà. Sur l’instant, je n’ai rien compris. Ça m’a fait comme une chute, un trou noir. Je l’ai cru mort je crois. Difficile les souvenirs. Je me suis défoncé non-stop plusieurs jours après ça. Je ne savais rien. Je pensais Il est mort, je suis l’illégitime, personne ne me préviendra.  
 
A coup de cachetons et d’alcool, je mélangeais tout.  
 
Ma vie de gosses en famille d’accueil avec ma frangine, mon entrée au conservatoire de danse, ma passion. Les échardes dans la voute plantaire à force de pirouettes sur le parquet. Les auditions. L’espoir. L’avenir. Et puis mon propre accident. La chute de 8 mètres un soir de beuverie et d’engueulade. Le bruit de mes os qui se brisent sous le choc. Trois vertèbres en miettes. Mon rêve de danseur aux oubliettes. La chirurgie, la rééducation. La morphine. La nausée. Mon père à la barre, face au juge qu’il insulte. Sa condamnation ferme pour dix ans. Une seule et unique visite au parloir et son haleine de fauve lorsqu’il me crache au visage. Les enculades et les pipes dans les chiottes crades avec des inconnus. La main de ma frangine qui n’a jamais lâché la mienne. Sa protection sans faille. Son sourire doux, son regard de louve. Mais toujours ma peur. L’absence de ma mère. Sa disparition. Ma fuite. Oublier. Faire son deuil. Ma rencontre avec Lui, Yvan. Ma vie qui bascule dans ses pupilles. Son corps inerte sur le bitume. Je pensais Yvan est mort, mais moi où j’en suis? Qu’est-ce que je deviens sans lui ? 
 
Les semaines ont passé. 
 
Et puis sa femme m’a appelé Yvan vous réclame, il a besoin de vous.  
 
Elle pleurait.  
 
J’ai compris que j’avais bousillé sa vie, et sans doute celle de leurs gosses. Celle d’Yvan je savais déjà depuis des mois que c’était fait.  
 
Je me souviens, j’avais seize ans, je couchais avec cette fille, très fine, très légère. Elle était silencieuse, c’est ça que j’aimais. Ses yeux disaient tout. Un truc chez elle, si proche du souvenir que j’avais de ma mère. Et son odeur. Je me concentrais sur son corps, je faisais au mieux. Je pensais Tu dois être doux, tu dois être romantique. Mais je la baisais. Cent fois elle a pleuré. Cent fois je l’ai baisé. Un jour elle a dit stop, elle ne pouvait plus, elle a laissé filer jusqu’à mon oreille T’es pas capable d’aimer Peter. On t’a trop cassé, tu ne sauras jamais aimer sans détruire… Elle a remis ses fringues et la porte a claqué. C’est comme ça que j’ai vraiment pigé. A quel point je ne pourrais jamais faire du bien. Que j’étais mauvais. Brisé. Dès le début avec Yvan, j’ai su que j’allais le démolir, je n’ai jamais pu faire que ça, tout foirer.  
 
  
 
Lorsque j’ai croisé son regard à la boutique la première fois, j’ai pourtant fait bien gaffe à l’éviter. Il cherchait un thé aux épices, il m’a accosté Excusez-moi, bonjour, vous travaillez ici ? Vous êtes nouveau on ne s’est jamais croisé ?  
 
Ça faisait seulement deux jours que j’étais embauché. C’était un habitué des lieux Un très bon client a soufflé la patronne, Bichonne-le. Je lui ai filé une des meilleures boîtes, j’ai fait le paquet, il a sorti sa Gold pour régler. J’ai évité son regard, j’ai ignoré mon trouble, j’ai fait la pierre. Au début du moins. Les trois premières fois peut-être. Mais il s’est accroché. Il en boit trop du thé. Il venait et il revenait. Avec son sourire toujours, et son air du type venu d’ailleurs. Un soir il a attendu la fermeture, il m’a offert un verre et j’ai commencé à sentir mon cœur se fissurer. Parce qu’il était différent. Parce que ce qu’il ressentait pour moi était vrai, sincère et cela changeait mon reflet dans le miroir. Parce qu’il me trouvait beau. Parce qu’il me plaisait. Parce que j’avais confiance et que doucement, ça me gagnait, ce sentiment-là de sécurité. 
 
Yvan a déverrouillé des trucs en moi. Il a quasiment l’âge de mon vieux. Il ne m’a jamais fait mal pourtant. Il a évolué près de moi, comme une ombre, un voile de soie. Il a fait que je me regardais sans dégout. Il m’a aidé à perdre l’envie de cogner. Il m’a caressé sans détourner le regard. Il m’a serré contre lui et j’arrivais à rester sans bouger. A l’abri.  
 
C’était bien. Il m’a fait des promesses. J’y ai cru. Cent fois il a promis, cent fois j’y ai cru. Puis refusé d’y croire. Cent fois je l’ai aimé, vénéré, puis cent fois je l’ai insulté, frappé, évité. 
 
Ensuite, sa femme a deviné. Il avait changé, il était moins présent, elle n’était pas d’accord. C’est tellement classique. Un court instant j’ai pensé que peut-être il me choisirait. Un instant vraiment court, parce qu’au fond je ne supportais pas l’idée d’être celui qui bousillerait sa famille, sa vie, tout ce qu’il avait construit. Yvan était pris au piège. Il l’aimait. Elle si entière, mère de leurs gosses. Elle qui l’avait mené au plus haut, à qui il devait sa carrière, sa belle maison, sa bagnole, les soirées au théâtre, les vacances à l’étranger. Sa femme blonde et coquette. Sa femme exclusive qui ne voulait que lui, pour toujours, sans condition et sans partage. Il l’aimait. 
 
Et il m’aimait. Moi le mec sauvage, instable, chatain. Sans origine, sans appartenance, sans avenir.  
 
Le truc impossible et foireux. 
 
Il avait un choix à faire. 
 
Alors il m’a quitté cette nuit-là. J’avais pas su le retenir. A la fois ça me démolissait, à la fois ça m’arrangeait. Il réglait le problème de mon incapacité à savoir aimer, ce sentiment d’enfermement et d’ambivalence des émotions que je ressentais. Il soulageait sa femme. Il sauvait sa famille. Il me libérait. 
 
  
 
Il m’a quitté, ça aurait pu être réglé et s’arrêter là. Mais rien n’est jamais si simple. 
 
  
 
Il est parti, il a traversé ma rue, la bagnole lui a brisé les côtes, a défoncé son bide. Le cours des choses s’est figé. L’ambulance l’a embarqué. Je me suis foutu des heures sous la douche pour sortir du cauchemar mais l’eau me faisait seulement périr. Rien d’autre. C’était il y a douze semaines et quatre jours. Je suis resté un mois entier sans nouvelle avant que sa femme ne m’appelle. Elle demandait mon aide. Pour le sauver. Mais j’ai pas eu le courage. J’ai continué à faire semblant. Vendre du thé le jour, me défoncer la gueule la nuit et danser ivre mort sur les pistes les plus glauques. Vivre sans respirer. Dormir sans rêver. Il m’avait quitté, il avait eu raison je ne le méritais pas. Je serai incapable de le sauver, ça n’était pas moi le héros, je n’étais rien qu’un batard, incapable d’aimer. L’histoire était réglée. 
 
Sauf que… 
 
Il m’écrit.  
 
Par centaines. Des mails. 
 
Depuis qu’il est sorti du coma, il m’écrit. 
 
C’est son art. Ecrivain. 
 
Il m’écrit. 
 
Et il m’appelle. 
 
Il me laisse des messages. 
 
Il me supplie d’y croire. Comme lui. 
 
  
 
Il croit que c’est pas fini. Il croit qu’il m’aimera toujours. Il croit qu’il a besoin de moi. Il croit qu’il s’est trompé. Il croit qu’on est capable de s’aimer sans tout foutre en l’air lui et moi. Il croit que la bagnole n’était pas là par hasard. Il croit qu’il peut aimer sa femme et son amant. Il croit qu’il peut tout avoir. Il est vivant après avoir frôlé la mort.  
 
  
 
Il croit que l’amour, c’est ça la vie. 
 
Qu’on n’en a jamais trop à offrir. Jamais trop à recevoir. 
 
  
 
Conneries. 
 
  
 
J’ai appris à recevoir des coups et rester debout. 
 
Donc je ne cède pas. 
 
Je ne pleure pas. 
 
Je ne l’écoute pas. 
 
Je ne réponds pas. 
 
  
 
  
 
La tête au-dessus de la cuvette bleue je dégueule la vodka. Le jour se lève. Léo 15 ans se lave les dents assis sur le rebord de la baignoire et me sourit T’as un peu trop bu tonton Pete ? 
 
Il a le même bleu dans les yeux que sa mère, avec une auréole presque argentée sur ses boucles blondes, une peau fine et blanche. 
 
J’ai toujours adoré ce gamin. Je l’ai tenu dans mes bras la première fois il n’avait que quelques minutes de vie, il m’a foutu en équilibre sur un fil, rien que son regard, immense espoir. 
 
-         Vodka… 
 
-         Faut pas en abuser c’est clair ! Tu restes longtemps ? 
 
-         Non c’était juste pour cette nuit. 
 
-         Ah…dommage…j’aime bien quand t’es là. 
 
Il tend sa main vers moi. Il m’aide à me relever. 
 
-         Café ? 
 
-         Ouais. J’prends une douche et je te rejoins. 
 
  
 
Léo sur un tabouret, accoudé au comptoir, un mug dans la main gauche. Il regarde des clips sur l’écran plat. Du rap. J’ai mal au crâne, une barre d’acier qui relie mes tempes en passant par mon front. Mes yeux me brûlent.  
 
-         Tiens, bois. 
 
Il me tend la tasse fumante tout en baissant le son avec la télécommande. Ce gosse. Un ange. 
 
-         Comment tu te sens ? 
 
-         Plutôt minable… 
 
-         Maman est partie bosser, elle t’a laissé ça. 
 
Il me donne un papier déchiré, plié en trois et il dit : 
 
-         Je dois aller au lycée, prends soin de toi, j’aime pas savoir que t’es mal. 
 
Je le serre contre moi. Pas longtemps sinon mon corps va trembler et je vais perdre mon cœur. 
 
-         Merci Léo, toi aussi fais gaffe à toi. 
 
  
 
J’entends son scooteur dans l’allée, puis le silence. Une crampe me tort les tripes. Je dégueule violemment le café dans l’évier. Sueurs froides. Je rejoins mon tabouret, déplie le message froissé, le lis.  
 
  
 
Cent bornes, cent ans… 
 
Cent bonnes raisons de l’aimer encore et de t’aimer toi. 
 
Rejoins-le. 
 
Jude. 
 
  
 
  
 
  
 
  
 
  
 

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Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
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MessagePosté le: Dim 6 Déc - 13:52 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

Rha la la... Je m'étais empêchée de lire, parce que je craignais, d'être influencée par le sujet... Si je savais, si j'avais su de quoi et surtout de qui parlait ton défi, j'aurais pas eu à résister

Peter et Yvan, je les aime. J'aime cette urgence dans leur façon d'aimer et de vivre, c'est violent, c'est entier. D'ailleurs cette phrase au début, et qui est répétée, ça peut pas être un hasard ..."J’ai sonné sur le bouton rouge. C’est une urgence" Ces deux-là, ils font que s'allumer toutes les alarmes l'un chez l'autre, celles du corps et celles du cœur.

J'ai adoré connaître Jude, la relation qu'elle a avec son frère, la bienveillance qu'elle a, leur complicité. Et cette façon de le connaître par cœur (ce qui n'est pas une évidence pour moi, même quand on est frère et sœur)

Bref, j'aime, j'aime beaucoup.
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MessagePosté le: Dim 6 Déc - 21:26 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

Raaaaah El!!!!! Tu m'avais manqué!!  Crying or Very sad
J'aime trop ton histoire, ces personnages à fleurs de peau, si violents et poétiques à la fois, sans fioriture. J'ai toujours envie d'en lire plus, de les suivre encore, et encore.
Tu as un don sérieux!
Un grand bravo!
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Dim 6 Déc - 21:26 (2015)
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Iwik
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MessagePosté le: Ven 11 Déc - 00:01 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

Ca m'a pris aux tripes, tellement c'est direct et sans détour. 
C'est une très belle histoire, avec des personnages vraiment profonds, détaillés, qu'on peut imaginer sur le trottoir d'en face à deux pas de soi. 
Merci pour ces quelques minutes.
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MessagePosté le: Ven 11 Déc - 08:18 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

Superbe ton texte El. Non seulement très bien écrit et fluide, mais qui fait se poser des questions importantes sur nos choix de vie, parce que justement, jusqu'à preuve du contraire, on n'en a qu'une.
La vie vaut la peine qu'on prenne des risques, qui finalement ne sont pas bien importants, ton personnage l'a compris au seuil de la mort.
_________________
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Ven 11 Déc - 08:18 (2015)
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El.
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MessagePosté le: Sam 12 Déc - 18:32 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

Hey merci à tous les 4 ça me touche   et pis merci à mes deux perso fétiches, en fait c'est eux qui font tout quoi...moi j'me contente de les écrire 


bon sur ce on dirait qu'il y a pas mal de lecture sur le fofo pour ce défi 100... j'vais donc m'y mettre quoi...
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Sam 12 Déc - 18:32 (2015)
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Linelea
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MessagePosté le: Sam 12 Déc - 20:46 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

Ah la la il est dur ce texte !


Cet amour non voulu puis la vie nous fait comprendre que la vie il faut la vivre a pleine dent et ne pas trop songer au il faut pas c'est pas bien, ça ne se fait pas etc...


J'espère que la suite sera positive ^^ et que le portable d'Yvan va sonner.
Sam 12 Déc - 20:46 (2015)
Auteur Message
Yannick Darbellay
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 837

MessagePosté le: Dim 13 Déc - 23:51 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

Tu as écrit un texte âpre, formidablement servi par ta poésie tourmentée.
La fureur des sentiments révèle la complexité des hommes et les met à l'épreuve.
Un texte puissant et libre. Bravo.
Dim 13 Déc - 23:51 (2015)
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Auteur Message
Octobell
Coup de coeur
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Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 1 670

MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 01:19 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

"Cent ans, c'est rien dans une vie". Ça m'a fait rire ^^


Quand on y pense, dans les livres, dans les films, les héros sont rarement influençable. ils font leurs choix tout seuls, sans écouter les conseils des autres. La vraie vie, c'est l'inverse.  Si on n'était pas poussé par notre entourage, on n'irait pas bien loin. Et là, tu colles  à la vie. Et rien que pour ça, je l'adore, Jude. Elle incarne une réalité. 


Puis bon, Peter et Yvan je les aime aussi, alors forcément...


J'ai aimé ton texte, parce qu'il était plein de sobriété. Toujours ce côté tranchant et écorché, mais au service d'un vrai récit, où ton style s'est un peu épuré. Moi j'adore ^^
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
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Jeu 17 Déc - 01:19 (2015)
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Philippe Mangion
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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 01:41 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

Un personnage bien complexe comme je les aime, ce Peter.
Mais perso je crois qu'il n'ira pas finalement.
Par flemme, par vengeance, ou tout simplement parce que c'est trop loin.
Je le vois en vrai méchant, moi, Peter !
_________________
Philippe Mangion
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Jeu 17 Déc - 01:41 (2015)
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Alinoë
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MessagePosté le: Mer 23 Déc - 21:02 (2015)    Sujet du message: Rejoins-le... Répondre en citant

"Je le serre contre moi. Pas longtemps sinon mon corps va trembler et je vais perdre mon cœur."

El, tu m'as tuée... Bravo! Enorme!




ps: désolée pour la pauvreté du com, cerveau trop cassé. XD
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https://www.youtube.com/watch?v=OttPq7ceH9E&feature=youtu.be&eml=2015September21%2F2733333%2F6010044&etsubid=30262197
Mer 23 Déc - 21:02 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:06 (2016)    Sujet du message: Rejoins-le...

Aujourd’hui à 08:06 (2016)
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