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Les raisins de la colère

 
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Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 836

MessagePosté le: Ven 11 Déc - 16:28 (2015)    Sujet du message: Les raisins de la colère Répondre en citant

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Il me revient donc l'honneur d'ouvrir le bal. John, m'accordez-vous cette danse ? Le hasard faisant bien les choses, j'avais sans le savoir, un prix Pullitzer entre les mains au moment où j'ai lancé ce défi aux lectrices et lecteurs du forum.
Je traiterai donc ici des « Raisins de la Colère », de John Steinbeck., traduit de l'américain par Marcel Duhamel et M.-E.Coindreau.


4ème de couverture
« Le soleil se leva derrière eux, et alors... brusquement, ils découvrirent à leurs pieds l'immense vallée. Al freina violemment et s'arrêta en plein milieu de la route.
-Nom de Dieu ! Regardez ! s'écria-t-il.
Les vignobles, les vergers, la grande vallée plate, verte et resplendissante, les longues files d'arbres fruitiers et les fermes. Pa dit :
-Dieu tout-puissant !... J'aurais jamais cru que ça pouvait exister, un pays aussi beau. »


Résumé
Oklahoma, dans les années 30. Tom Joad sort de prison et rentre à la ferme familiale. En route il rencontre un ancien pasteur qui fera le chemin avec lui. La ferme est abandonné. Sa famille a trouvé refuge chez son oncle. Victimes de l'industrialisation, ils ont été expulsés de chez eux par des banques désirant mécaniser le travail de la terre afin d'augmenter la productivité. Quand Tom arrive chez son oncle, sa famille s'apprête à partir pour la Californie, terre verdoyante où travail et abondance leurs sont promis.
Au fur et à mesure d'un voyage éprouvant, ils prennent conscience, sans se l'avouer, que la réalité pourrait être bien différente de ce qu'ils espéraient. Des dizaines de milliers de fermiers expulsés, comme eux, sillonnent ces routes, appâtés par des prospectus promettant du travail en Californie.
Ils parviennent à destination, dépourvus de tout.
Sur place ils doivent déchanter. Ils passent de camps de travailleurs en camps de travailleurs, malmenés par les autochtones, méprisés, exploités pour une misère.
Au milieu de temps d'épreuves, dans la difficulté et le malheur, les familles déracinés, ceux qui restent se rapprochent et la solidarité s'installe naturellement.


Mon avis
J'ai refermé le livre il y a un moment déjà. Je m'appuie sur les souvenirs qu'il m'en reste et mes notes pour vous donner mon avis.
D'abord, et c'est le principal, j'ai aimé ce roman. Beaucoup. Et je ne saurais trop vous en recommander la lecture. Lisez-le.
Celui-ci est paru en 1939, et, tant au niveau de la forme que du fond, il n'a pas pris une ride. C'est le propre des grands romans. Voilà une œuvre profondément moderne et universelle.
On y aborde des sujets tels que l'injustice, le déracinement d'une population, la déshumanisation de la société, le capitalisme forcené et sa course à la rentabilité au détriment de l'individu.
Poussés à l'exode, ces fermiers abandonnent leur terre, portés par l'espoir de rejoindre un eldorado, la terre promise. Une situation très actuelle.
Ils se retrouvent confrontés à la défiance des autochtones, amenés à la haine par la peur, et se font exploiter. Les exploiteurs eux-même sont sous le joug des banques.
Dans toute cette crasses, face à cette machine en marche qui les écrasent, la famille se disloque d'abord, puis les opprimés qui restent se défont peu à peu de leur individualisme, par la force des choses, et surmontent leurs craintes pour privilégier le groupe et la solidarité. Un bouillonnement est perceptible qui préfigure peut-être le soulèvement du peuple.


S'agissant de la structure du roman, Steinbeck fait succéder à un chapitre de contextualisation historique, économique, sociale, etc. ,un chapitre « intérieur », dans lequel on suit les membres de la famille Joad, au cœur de la tourmente.
Cette alternance du général au particulier rythme le roman et permet de comprendre pleinement la situation quasi désespérée dans laquelle se trouve cette famille. En l'ancrant dans l'histoire, elle pose également la question de l'individu et de son peu de poids face aux mutations du monde.


Je terminerai en évoquant le style de Steinbeck. Il est à la fois moderne et accessible, tantôt familier tantôt descriptif, toujours riche, et ce dosage parfait rend la lecture de ce roman passionnante, de même que l'alternance des chapitres, les personnages auxquels nous nous attachons, et l'histoire, tout simplement.
Bref, encore une fois, lisez-le !
Ven 11 Déc - 16:28 (2015)
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A vos livres
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Inscrit le: 23 Mar 2015
Messages: 139
Localisation: Toulouse

MessagePosté le: Dim 13 Déc - 13:01 (2015)    Sujet du message: Les raisins de la colère Répondre en citant

Merci Yannick pour ton avis sur ce challenge qui prenait la poussière ! Chouette chronique, si un jour t'en as marre d'être plumi, t'peux toujours faire lecti, hein

Du coup, bah va falloir que je lise le mien maintenant
Dim 13 Déc - 13:01 (2015)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:46 (2016)    Sujet du message: Les raisins de la colère

Aujourd’hui à 10:46 (2016)
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