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Je. Me. Casse.

 
  Jetez l'encre ! Index du Forum » » Historique des Défis » Défi n°111 à 115 » Défi n°114
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Auteur Message
Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
Giga Coup de Coeur...

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 835

MessagePosté le: Mar 28 Juin - 15:53 (2016)    Sujet du message: Je. Me. Casse. Répondre en citant

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Je me casse. J'en peux plus de. D'eux. De moi.
Je.
Me.
Casse.
Cesse, crasse, trace, presse, pisse, transe, errance, vacances.
Vacances.
Je veux... Je veux... Je veux renouveler mes horizons.
Prison, peine, perdu, espoir.
Tu es. Je suis.
Appartiens-toi enfin. Liberté. Ose. Impose. Crée des univers, réoriente la terre.
Miroir, croire.
Que tout peut se faire. Vaincs-toi. Tu es ce tout indompté. La tempête et le voilier ballotté sur l'océan composé du fluide de ta volonté.
Je pars.
Espace, envol, dépasse, déplace.
Chauffe ton sang farouche. Enrage-le, deviens fou dans ta chair. Brûle ta peau battue par le temps, par les drames et les contraintes. Impulse ton cerveau exténué. Ravive-toi, guerrier dément. Prête serment à la furie.
Bois, baise, trapèze, hauteur, candeur.
Aère ton âme entravée. Indiscipline-la.
J'ai bouclé ma valise.
N'emporte rien !
Je veux... m'accomplir... Non ! S'accomplir suppose un aboutissement. Ne te ramollis pas. Évite d'atteindre tes limites, mais cherche-les, pars en quête d'émerveillement, saintement, inconscient de ta personne.
Je veux vivre en état d'étonnement perpétuel.
Ruisselle de vie pure. Ose tout.
Voyages, présages, mer, pôles, vol, voile, étoiles, décolle.
Je.
Pars.
Je pars.
Un pied devant l'autre, chaque pas au-delà de soi est une victoire. Chaque pas me rapproche de.
Pied, pied, regard, cuisine, salon, porte d'entrée.
De l'inconnu.
Dénudé, démasqué, risqué, quai. Clef.
Départ.
Mais.
Ma main sur la poignée, on sonne. Sur le palier, il y a...
Jésus, Mahomet, Bouddha, Yahvé, la raison, la morale, la conscience, les castes, les classes sociales, les croyances, la norme, le confort, l'envie, l'apparence, la superficialité, les écrans, la publicité, le consumérisme, l'individualisme, le prosélytisme, les objectifs, l'économie, les marchés, l'argent, le travail, le temps, les règles, l'ambition, les patrons, le pouvoir, la politique, les armées, les armes, le mépris, le rejet, les reproches, les complexes, l'indifférence, les convenances, les on-dit, la solitude, les convertis, les lois, les régimes, les frontières, les juges, les clivages, les sacrements...
Où vais-je.
Que fais-je.
Surmonte-toi et affronte-les. Avance. Et ferme les yeux. N'oublie pas que tu existes.
Tu.
Existes.
Ils m'encadrent, m'oppressent, m'orientent, chinoisent, me désorientent, respirent mon air, m'oxydent, m'avertissent, me divertissent, me dissèquent, me dispensent leurs conseils, me nourrissent de consignes, puis digèrent mon repas, pensent pour moi.
Avance. Repousse-leurs avances.
Je les ignore et je me lance dans ce couloir qui se ressert, s'assombrit. Leurs bras comme des serres. On n'en sort pas. On ne peut pas.
Je.
Ne.
Peux.
Pas.
Peux. Pas...
Asphyxie, tiédeur, heurts, nuit, cris.
Bande ta volonté ! Expulse-toi, respire !
Les voilà qui s'estompent. La liberté m'effraie. Vais-je y parvenir ?
Dépouille-toi de ta cuirasse, coule vers la lumière.
Paroi, miasmes, humidité, sang, fuite, suite, sommet, velours, vagin.
Jaillis au monde, enfanté par toi-même. Quand se dissipe l'enfance, séquelle d'un chagrin trop vaste, séquelle d'un chagrin entré en rémission, séquelle d'un chagrin de trop, la poésie s'amenuise. Par résignation, ou par nécessité, on cautérise le noyau d'où s'écoule la sensibilité, la source de tous les mots. On se défait de la pureté devenue trop lourde à porter. On se caparaçonne. On s'atrophie.
La vieillesse.
Si je veux ranimer la flamme je dois.
Ouvre des yeux conquêtes, Débride ton cœur comète. Enivre ton existence affolée, Et renais !
Il me faut renaître. J'avance vers.
Sème des mots jusqu'à ce que lèvent les germes de ta survie, baignés de lumière juvénile. Vie, poésie.
Je m'extraie de l'utérus providentiel, et je surgis, nu, dans une forêt vierge. Et je pleure comme un nouveau-né.
Je suis.
En.
Partance, transe, chance, vice, danse.
Vacances.
Mar 28 Juin - 15:53 (2016)
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Auteur Message
christine
Super Coup de Coeur
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 988
Localisation: cholet

MessagePosté le: Mar 28 Juin - 17:37 (2016)    Sujet du message: Je. Me. Casse. Répondre en citant

Au debut je dois dire que ton texte m'a perdu. 
Pourtant chaque mot claque et crache quelque chose, et puis il y a (une sorte) d'explication...
Je vais juste te poser cette question naitre est ce vraiment des vacances????
Merci pour ton texte
_________________
Un sourire ca fait toujours plaisir
Mar 28 Juin - 17:37 (2016)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:25 (2016)    Sujet du message: Je. Me. Casse.

Aujourd’hui à 14:25 (2016)
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