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Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe

 
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Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
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Inscrit le: 18 Sep 2013
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 01:21 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

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Bon à rien, dans mon lit, le cœur comprimé, j'écoutais s'égoutter mes espérances. Et quoi ! Faut bien crever un jour. Le soleil me fuyait, s'enfuyait. Alors je me suis couché, j'ai déposé les armes, à bout de larmes.
Las d'avoir tant morflé je m'éteignais. Fuir la lumière. S'amenuiser. Moi, dans mon pieu, la cervelle percluse d'insomnies, j'avais cessé de croire.


Et puis j'ai entendu parler d'Irsland.


L'Elfe Imy a dit.
L'Elfe Imy a retracé son voyage épatant parsemé d'instants poétiques vers la terre chimérique. Suspendu à sa plume, j'ai lu et relu ses mots. Dans mes yeux des étoiles incendiaires se sont allumées, éclaboussant d'impacts dorés ma déprime. J'en aurais pleuré tant c'était beau. Je me suis abreuvé de sa musique, persuadé qu'elle disait vrai. Elle a dépeint comme ça, du bout des ailes, les distances insensées qu'elle a couvertes à travers les plaines enneigées. Elle a raconté les roulottes et l'âme tzigane, a dit qu'au-delà des océans verglacés, se trouvait un lieu secret où l'on s'adonnait à des gitaneries endiablées! Pour de vrai, elle a décrit le loup blanc, un mâle puissant au chant d'amour, elle a parlé d'amour et de feux de bois. Et de baise bon sang ! L'Elfe a dessiné de ses mots des corps enlacés au chaud des flammes inextinguibles.
Je veux. Merde ! J'irai à mon tour. Moi, moi, je laisserai pas ma part aux chiens!


Réminiscences.
Je me souviens d'un voyage que j'avais entrepris avec mon amoureuse. Elle et moi accordés ensemble, et marchant côte à côte, unis tout au long du parcours. Notre voyage fut jalonné de corps à corps brûlants. Et de rires. Voilà mes plus beaux souvenirs. C'était royal, bordel. Mais brusquement notre feu s'est éteint et la nuit s'est abattue sur nous, collante, aveuglante. Y avait plus rien à faire.
J'ai perdu la vue, depuis, et j'avance à tâtons. J'ai mal. Je vais mal. Notre histoire court à son mouroir encore et toujours. Aujourd'hui je ne suis plus qu'un pas grand chose, car les sentiments ne cessent de s'effilocher entre cette « elle » et moi qu'étions deux bien solides y a pas si longtemps que ça. On se désencorde avec acharnement, minutieusement. On se désaime, on se déteste. Et j'ai perdu confiance en moi.
Si seulement je pouvais la persuader de reprendre la route à mes côtés, comme autrefois. Que l'on s'enserre à nouveau pour le pire, et pour le mieux. Pour l'Irsland.
Mais je crois bien que non, je crois que je m'en irai seul. Y a plus rien à faire. Faut accepter que ça finisse, pauvre frère, pauvre moi.


Quoi faire. Dites-moi. Je m'en irai seul. Tout seul. Je me figure Jack London, partant prospecter sur les rives du Klondike pour n'en ramener que de l'inspiration. Mais quel trésor !
Pour ma part, je parcourrai les contrées vastes où la neige étouffe les sons, si bien qu'on se met à parler tout bas, comme devant un mourant, dans l'immensité virginale où le pas craque dans la masse blanche. Et le vent vous transit de froid quoi que vous portiez sur le dos, les espoirs de la nation, de l'ambition, ou rien que votre peau... Je veux explorer ce paradis de bohème, où l'on ne se réchauffe qu'à l'autre, à son corps. Je parcourrai les terres d'Irsland pour y chercher des pépites de bonheur.
L'Elfe a dit mais faut-il la croire qu'il existe là-bas, un lieu ou l'on danse au rythme du derbuka en plein dans les « sanglots longs des violons ». Trouverai-je ce pays de cocagne.
Pour l'heure, dans mon ciel y a des gros paquets de coton gris. Un peu comme dans ma tête, les nuages. Qui roulent, roulent à n'en plus pouvoir de noirceur. La déprime je me la tourne et la retourne dans mon crâne à n'en plus finir. Je la questionne, sans que jamais elle ne me réponde. Comme Herzog, le héros de Bellows, j'écris des lettres et des lettres à l'intérieur de moi, à tel point que je ne sais plus rien faire d'autre.
Bon sang, j'irai chercher le vent nouveau. Faut y croire. Y a plus que ça à quoi se raccrocher, la foi.
Est-ce vain ? N'est-ce qu'un vague espoir ? Un doux rêve d'écrivain ? L'espoir je voudrais me le foutre en intraveineuse dans la cervelle et les tripes, oui. Me percer le blanc du bras ; m'en injecter jusqu'aux entrailles, sous l'épiderme, et faire germer en moi un enthousiasme neuf. Je veux attraper le virus, encore une fois. Je veux reprendre confiance en moi, comme on prend une femme, brûlant de désir entre nos bras d'homme. Retrouver mes esprits ou les perdre à tout jamais.
Croire, je veux ; croire que tout n'est pas mort en-dedans de mon corps.


J'ai déployé sur la table ma carte du monde. L'Elfe a dit : pas de carte. Mais je ne sais pas faire sans. J'ai pas le talent pour les choses simples. Je boutique, je compte. J'élabore des plans de conquête. Je dessine un brise-glace sur une page pleine de comètes, de mots grelottants, de « pourquoi », et de « comment ». Je bouscule les lettres pour lui faire de la place à mon bateau, je balaie quelques virgules, estompe un point ou l'autre. J'esquisse un navire large et fort, pour compenser ma faiblesse. J'érige un phare colossal. Puis d'autres et d'autres encore. De loin en loin, leurs regards maternels me mèneront à bon port. Je le sais, j'y crois fort. Autour des phares, il y a la brume, la poix décourageante, les mots sombres, les « je suis triste » et les « je te quitte ». Faudra leurs passer sur le corps. J'y parviendrai. Demain j'embarquerai. Je m'en vais. Je pars avec mon peu d'espoir. Voulez-vous m'accompagner ?


Trois semaines ont passé. Aussi puissant qu'il soit, mon navire s'est retrouvé prisonnier des glaces. J'ai peur. La brume, épaisse et la blancheur me blessent. Je deviens fou. Froid, dingue, froidingue. Ça cloche dans ma caboche. Je me souviens avoir aperçu un narval qui s'est pointé dans une faille à proximité du navire. J'ai admiré sa corne effarante de licorne démente. J'ai croisé le regard de l'animal. Et puis j'ai voulu plonger, m'empaler sur sa terrible épée. Ça n'a pas de sens. Est-ce que je délire ? J'en peux plus de silence. La bête avait l'air pacifique. Ai-je perdu la tête, et la foi? Blanc, blanc, blanc. J'ai ouvert grand mes mirettes. Le silence m'est venu en-dedans, en-dehors, dans la tête. Je le dégueule. Fzzzzzzzz, le vent frissonne. La brume cache des fantômes. Je vomis du désespoir. Est-ce sous mon crâne que ça galope que ça gangrène. Je ne sais plus. Puis le narval a disparu. J'ai scruté l'océan à n'en plus finir, j'en ai perdu le sommeil. J'ai cherché des réponses. Je l'ai attendu -reviens!- je l'ai tant attendu. Le salaud. Y a quelqu'un ? Reviens! Mais plus rien n'a de sens. Et la glace s'est refermée sur mon navire. Pour de bon. Pour toujours. Je gueule pour entendre ma voix. Plus rien à faire. Frimas. Des jours durant le navire a lutté, de toute sa masse. Vaille que vaille, sa carène effilée a fendu le démon blanc. Mais y a plus rien à faire. La coque craque. Sont-ce mes os ? Je ricane. Dingo. Je chiale. Je chie.
Je deviens fou blizzard bizarre. L'Elfe a dit moi j'étais dans le vent des accords de guitare. Où t'es la nuit gitane j'attends de croire mais y a plus de narval. Jsuis narvalo dingue dingo. J'ai les yeux blanc le regard crevé par la neige qui bourrasque des songeries effrénées. La glace grince dans mes dents qui claquemurent mes pensées. Nul part à la lumière d'un phare aucun fanal et je pense à celle que j'ai laissée que je terminais d'aimer ensorcelle que j'aimais que j'aime et à qui je pense et je pense je pense je pense je pense tout le temps. Je deviens fou cramé cramé. L'âme en feu tant il fait glacial avez vous vu le loup. Faut arrêter d'espérer faut interrompre la folle ritournelle. Et son chant crépusculaire.
Dans la cabine du capitaine. Ô capitaine, mon capitaine, y a un flingue et une cartouche et deux cartouches et trois cartouches... En avant moussaillon! Saisis-t-en. La voilà la conne solution mais c'est la seule, hein. Ouida. Seule seule seule.
Je me marre je me marre je me meurs.


Dernière édition par Yannick Darbellay le Ven 8 Nov - 14:46 (2013); édité 5 fois
Ven 8 Nov - 01:21 (2013)
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Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 03:17 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

Waow ... Bon y a plein plein de choses dans ton texte Yannick, et c'est vraiment un très beau jet comme dirait quelqu'un

Déjà, je connais une elfe à qui ça va faire très plaisir, de lire ça

Je vais te dire ça un peu en vrac, j'avoue mais voilà ...

J'ai aimé que le moteur de ton texte ait été celui de quelqu'un d'autres, que tu t'en serves comme trampoline sans jamais donner l'impression de répétition de quoi que ce soit. C'est vachement dur à faire ça, je sais que moi je pourrais pas ...

J'ai aimé toute la poésie de ton texte et c'est vrai que toi et Elfie vous avez cette facilité déconcertante de jouer avec les mots et de les rendre incroyablement forts et beaux en les mariant juste comme il faut. Je reste bluffée à chaque fois...

J'ai aimé lire tous les états par où est passée l'âme du narrateur =) On est dans sa tête, sous son épiderme, on voit avec ses yeux, on ressent les choses... J'ai aimé cette escapade intérieure et extérieure à la fois ...

Et puis y a ce coté tragique, qui me plaît aussi, beaucoup ! Qui est là dès le début, qu'on oublie presque un moment et qui revient cogner à la fin !

Y a vraiment tout un parcours dans ton texte, une évolution qui est rythmée par la musique, on sent les accélérations et les ralentissements, ça colle super bien !

Brefouille, je crois bien que j'ai trouvé ça superbe, ouais.
_________________
Rafistoleuse
Ven 8 Nov - 03:17 (2013)
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Elfie Imy
Invité




MessagePosté le: Ven 8 Nov - 12:38 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

Ton texte, il crache le fondamental, le violent, le dur et jusqu'à la folie même alors que les mots sont murmures, poésie et voyage. Je pense qu'il y a beaucoup de toi dans un jet pareil, ça transpire d'authenticité et de vrai.Ton style est puissant pour ça, tu nous enveloppes de douceur, mais à la fin on a été "fracass", comme la vraie vie, le réel et moi j'aime.Je m'appelle Imy, ça signifie I miss you et c'est franchement pas la peine d'en pondre un roman.
Sauf que le truc de vrai (et que je me dois de développer ici puisque j'ai commencé à faire ma maligne avec Irsland) c'est que, un jour, (tu t'y attends pas, tellement t'as mal du vide et du manque, tellement t'es au sol d'avoir perdu ton amour), mais...y a de loin, d'ailleurs, une autre rencontre qui te tombe sur la gueule et qui te rend meilleur. Elle te prend la main et l'âme avec grand soin et t'embarque pour l'Irsland. 
Bon, c'est hyper loin, long et c'est vrai on en chie grave pendant le voyage intérieur (que l'on est bien forcé de faire seul) mais...t'es comme moi, t'as des ailes, tu trouveras (même sans carte)...
Irsland existe bien et elle est sublime. Reste que le voyage, est aussi fondamental que  le point de chute et que toi, la première étape du voyage, tu l'as foutrement bien écrite! 



Voilà, c'était le commentaire elfique et philosophique à deux doubles croches du jour (pardonnez moi les longueurs...)!
Ven 8 Nov - 12:38 (2013)
Auteur Message
Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 14:38 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

Merci Embarassed
Ven 8 Nov - 14:38 (2013)
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christine
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 15:41 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

 passer après les deux commentaires du dessus ben il ne reste plus grand chose a dire.
j'ai adore le texte de Elfie et le tien c'est presque une suite logique.
je l'ai lu avec beaucoup de plaisir et comme le dit Rafi il y a de la poesie et il y a des phrases sublimes.
bravo
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Ven 8 Nov - 15:41 (2013)
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 18:39 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

c'est très...comme tout le monde l'a dit. Magnifique
Ven 8 Nov - 18:39 (2013)
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hector vugo
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MessagePosté le: Sam 9 Nov - 13:04 (2013)    Sujet du message: C'est beau Répondre en citant

Chapeau bas l'artiste !


J'en connais un qui  parle des moments de grâce.


Je viens d'en vivre un. En périphérie du texte de l'Elfe, ta douleur se décline avec une patte poétique.  c'est magnifique.


Bravo Yannick


PS : la cartouche, il faut la garder pour l'encre de tes mots
Sam 9 Nov - 13:04 (2013)
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Le zèbre
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MessagePosté le: Sam 9 Nov - 16:46 (2013)    Sujet du message: Défi n° 20 Répondre en citant

J'aime bien cette lente correspondance avec Elfie. Dans une lecture à voix haute, vos textes se répondent avec brio
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Sam 9 Nov - 16:46 (2013)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Sam 9 Nov - 19:59 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

C'est flatteur tout ça! Merci. Et c'est cool si ça vous a plus
Sam 9 Nov - 19:59 (2013)
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Octobell
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MessagePosté le: Lun 11 Nov - 15:07 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

Pouah...

C'est sublime, prenant, poignant.

J'ai énormément aimé comment tu as construit ce texte, qui commence presque sagement, et qui se termine comme si t'avais fait tomber toutes les barrières et que tu ne faisais plus que t'abandonner à l'écriture. Le passage avec le narval m'a fait un peu penser au vieil homme et la mer d'Hemingway.

Et j'ai beaucoup aimé aussi que ton texte parle tout simplement de ton ressenti sur celui d'Elfie. A sa place, j'crois que j'en pourrais plus de fierté. C'est bien qu'un texte inspire tant de beauté.

Vraiment, vraiment, vraiment bien, j'en suis toute retournée !
_________________
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Lun 11 Nov - 15:50 (2013)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe Répondre en citant

Oulà, merci beaucoup, Octo!!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:12 (2016)    Sujet du message: Le brise-glace et l'Irsland de L'Elfe

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