S’enregistrer FAQ Rechercher Membres Groupes Profil Se connecter pour vérifier ses messages privés Connexion
PETIT PAPA BOB

 
  Jetez l'encre ! Index du Forum » » Evènements Terminés » La liste de Cadeaux » Cadeaux d'Hiver » Cadeaux de Rafistoleuse
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
hector vugo
Super Master CDC *
Super Master CDC *

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Dim 22 Déc - 14:26 (2013)    Sujet du message: PETIT PAPA BOB Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Bonjour les plumivores,


Quand j'ai vu votre liste de cadeaux. J'ai eu un flash, une idée de nouvelle.


Cette histoire englobe l'intégralité de vos demandes, exceptée celle d'Elfie. Je tacherai prochainement de réparer cet oubli volontaire.


Bonne lecture à vous toutes et à vous tous.




PETIT PAPA BOB 
  
Chapitre un 
Il existe une particularité architecturale à la direction des ressources humaines  Au fond du couloir deux bureaux sont côte à côte, celui de droite accueille les nouveaux entrant ou gradés, celui de gauche se destine aux licenciés. 
Pour accéder à la machine à café il me faut passer devant ces fameux bureaux. Chaque fois que je m’en approche, je suis pris d’une joie et d’une angoisse, sentiments vites gobés par l’odeur de l’arabica et le rire des collègues. 
D’ailleurs un collègue vous savez ce que c’est ? Non. Et bien c’est quelqu’un qui fait le même travail que vous mais moins bien. 
J’aime détendre l’atmosphère avec des boutades. Heureusement que mes congénères ne sont pas trop premier degré.  
Ils sont de bonnes constitutions. 
Le café du matin est une institution ici. On se salue tous. Chacun se connait par son prénom, ce qui est un exploit. Car on se ressemble comme deux gouttes d’eaux avec notre costume rouge et notre barbe blanche. 
-         Comment vas-tu Igmar ? Pas trop de commandes en retard ? 
-         Non, mais on met les bouchées doubles Albert. Tu sais ce que c’est 
-         Ne m’en parle pas. Je fais nocturne en ce moment pour tenir les délais 
-         La tournée c’est bientôt ? 
-         Oui, dans une semaine. Tu te rends compte. 
-         Tu vas ou ? 
-         Je fais l’hémisphère nord 
-         L’Est ou l’Ouest ? 
-         L’Est 
-         Alors tu dois être au courant 
-         Au courant de quoi ? 
-         Ah… On ne t’a rien dit 
-         Non. T’en fais une tête Igmar. Ca ne va pas ? 
-         C’est le café, Albert. Sans sucre c’est triste. 
-         Igmar tu sais quelque chose. 
-         Non rien. Et puis ce n’est pas mes affaires.  
-         Allez, dis-moi ! (mon portable vibre). Pardon, je te laisse, la DRH me convoque.  
-         Le bureau de droite ou de gauche ? 
-         Celui de droite 
  
  
  
Je traverse le couloir. Le bureau de la secrétaire est ouvert. Elle a l’air aimable aujourd’hui. Elle sourit à qui veut lui renvoyer son sourire.  Je ne me fais pas prier. J’adore jouer au tennis dentaire pour peu que cela apporte de la bonne humeur. 
-         Monsieur Grossman est arrivé, Albert. 
Elle m’appelle par mon prénom, c’est nouveau ça. Bientôt viendra le tutoiement à l’américaine, cette fausse proximité amicale. 
-         Il t’attend dans son bureau, tu peux y aller. 
Vous voyez quand je vous disais… Je monte en grade c’est sûr. La direction ne tutoie que les hauts cadres ici. 
  
On m’a parlé de ce 100 mètres carré avec vue sur Rovaniemi, de ce fauteuil en cuir rouge ou vous vous enfoncez jusqu’à voir précisément les boots que le boss porte. On m’a raconté tout cela avec une foule de détails, trop sans doute. Un peu comme ces légendes qui font peur aux enfants. 
Rentrer dans son bureau, ça fout la trouille. Parce que d’abord, lui fout la trouille. Lui c’est Grossman. Plus communément surnommé l’ours, de par son physique imposant, sa pilosité hors du commun et son caractère imprévisible. La rumeur prétend qu’il a le regard perçant du physionomiste de boîte de nuit et la voix grave d’outre-tombe. 
Mes jambes tremblent. La porte est là, apparemment fermée. Je frappe. 
-         Rentre Albert c’est ouvert 
Ça rime et c’est dit avec un accent chantant. Divine surprise. 
L’ours ressemble à une asperge, imberbe de surcroit. Comme quoi il ne faut jamais se fier à ce que l’on vous raconte. 
-         Ne reste pas planter là, assied toi. 
-         Bien 
-         Je sais ça fait drôle de me voir comme ça. J’ai changé. On m’a pompé toute ma graisse, je n’ai plus un poil sur moi. C’est top. 
-          Super 
-         Bon. Allons droit au but. On a pensé à toi pour la succursale de. Kingston  en Jamaïque, ça te branche ? 
-         C’est que j’ai ma tournée. 
-         T’inquiéte, Stan s’occupera de ton secteur, enfin ton ancien secteur. Je le vois tout à l’heure 
-         Vous avez pensé à tout 
-         Tu, Albert. Ici c’est tu. 
-         Alors pour moi, c’est Kingston. 
-          Oui. T’auras droit à un logement de fonction, un scooteur volant dernier cri et même un 15éme mois. 
-         Et bien si je m’attendais 
-         Content ? 
-         Plus que ça 
-         Parfait 
-         Tu commences dans deux heures. 
-         Pas le temps de faire un topo ? 
-         Non, à part que ton prédécesseur est carbonisé.  Là-bas on ne croit plus trop au père Noel. Le concept a du plomb dans l’aile. 
-         Et je dois rajeunir le concept 
-         C’est ça t’as tout pigé, Albert. Bon, file. Va voir Michou. Tu dois changer ta garde-robe. Car Kingston, ce n’est pas l’Est de l’Hémisphère Nord. Il va y avoir choc thermique. 
Grossman m’a serré la main en homme. Il m’a tapé l’épaule virilement. Je me demande même s’il ne me l’a pas déboitée. 
A peine sorti et remis de mes émotions, la secrétaire exige que je signe le registre de passage. 
J’aperçois Igmar Il sort du bureau de droite. C’est fini pour lui.  Il y a une semaine, il a refusé le poste de Kingston. Il n’aurait pas dû. On l’emmène à la clinique. Il va être recyclé. Les cendres ne sont plus notre avenir. La mort n’existe plus dans notre monde. 
-         Que vas-tu devenir ? 
-         Un foi, un cœur, un poumon, je l’ignore encore. 
-         C’est triste 
-         Non. Je rends service à un vieux. Je vais le rajeunir. 
  
 Le malheur des uns fait le bonheur des autres. 
  
Chapitre deux. 
  
Jusqu’ici je pensais que le tricot de peau était le seul vêtement  près du corps. Je me suis trompé. 
Mon manque de culture vestimentaire a effrayé Michou. 
Le bâtiment entier a entendu son cri d’effroi à mi-chemin entre la vocalise de désespoir de La Callas dans La Norma et l’exclamation furibarde de Zaza Napoli dans La Cage aux folles. 
Je comprends mieux pourquoi son bureau est à l’écart. Pas suffisamment. 
Je crains que beaucoup aient perçu distinctement le torrent de reproches adressé à mes oreilles. 
A mon grand regret j’ai payé pour la corporation entière. 
« Vous les péres-Nôel, vous êtes des Cro-Magnons. Incapables de faire le distinguo entre une tunique rouge et une chemise Hawaïenne. Le monochrome tue le goût. Ose les couleurs bon dieu ! Enfile ça. Tu vois la chemise c’est tendance. C’est bariolé. 
Ça va déjà mieux. Bon, le haut c’est fait. Voyons le bas maintenant. Oh la la on touche le fond. Encore du rouge. Ce n’est pas possible !!! 
Met ce short de surfeur, mon grand. Quoi ? Oui c’est de l’orange et Alors ! L’orange ça va avec tout. Regarde, c’est ce que je dis. Ça va avec tout.  
T’es pas mieux comme ça ? 
Bon. Je crois qu’on a fait le tour. 
Marche pour voir. 
Oh non. Les chaussettes en laine remontées jusqu’aux cuisses. Rho franchement tu t’es vu. Enlève-les. Oui du schnock tout de suite ! Essaie ces crocs. Oui ça se met pieds nus. Tu ne vas pas m’apprendre mon métier. Il est bête celui-là ! 
Ne traine pas en marchant, lève les jambes. Oui comme ça, c’est parfait. 
Stop, arrête-toi là. Que je te regarde à nouveau. 
Mon dieu. Quelle truffe je suis ! Ton visage, ce n’est pas possible. T’as la coupe d’un druide, c’est l’horreur absolue !!! 
Faut raser tout ça. Même la barbe. 
Non je ne vais pas te faire ça à sec. Quel imbécile ! Au blaireau avec du savon. A l’ancienne quoi. 
Ça va être rapide.  
Michou aux mains d’argent, tu connais. Voilà c’est fait. 
Ah oui !! Là je dis oui !!! 
Tu ressembles à Kirk Douglas dans Spartacus. 
Tu peux y aller, maintenant.  
Et si tu n’arrives pas à rajeunir le concept du père Noël, avec la gueule que tu as, je me fais hétéro ». 
  
  
Les services techniques ont déjà nettoyé mon bureau. Stan me succède. J’ai juste le temps de prendre un carton à mon nom. On y a mis mes affaires, même le portrait de ma mère que je place toujours à côté de mon écran d’ordinateur. Ils savent que j’y tiens plus que tout. 
Je pense souvent à ma mère et à son destin malheureux. Que serait-elle devenue sans la faillite de son usine ? Une riche retraitée vivant dans un quartier résidentiel gardé par des robots et non une retraitée tout court, éclatée en de multiples organes, là participant à l’élaboration d’un poumon, là encore à la reconstruction d’un nez, d’une pommette ou d’un vagin. Tant de vies sauvées pour une vie éparpillée. 
J’ai du mal à m’y faire. Mais c’est le seul remède que les politiciens ont trouvé pour résorber le chômage : se débarrasser des improductifs et les recycler. 
Que Dieu me garde d’une trajectoire aussi morbide. 
Mieux vaut ne pas y penser et avancer. 
Le temps des aux revoirs n’est pas propice à la bonne marche de l’entreprise. Partir sans se retourner est la meilleure des solutions. 
J’ai rendu mon badge à l’accueil. J’ai pris mon sac par-dessus mon épaule endolorie. 
Direction l’ascenseur aux milles voyages. 
L’avion c’est pour les ringards, il faut vivre avec son époque. Rovaniemi Kingston en 90 secondes, à peine le temps de rentrer dans la box couleur acier, de faire la commande vocale de sa destination. Et hop me voilà en Jamaïque. 
Les anciens disaient : les voyages forment la jeunesse. Elle est trop courte de nos jours pour que l’on puisse la gaspiller dans les transports. 
  
  
  
  
Chapitre trois 
  
La porte de la box s’ouvre. Un joint de 10 cm de long m’accueille. Il parle une langue étrangère. C’est de l’anglais,  mais attention un anglais accessible, au débit lent. On est loin de l’adsl version London. 
Enfin quand je dis un joint. Faut bien se comprendre. Il y a toujours un homme au bout. Oliver tire avec assiduité sur son cône. 
Pour rire je crois que je lui ai répondu en finlandais. 
Il a cessé de fumer, a regardé sa cigarette trafiquée en s’exclamant : « putain Alex m’a donné un truc trop fort » 
-         Hey man, c’est quoi ton dialecte, je pige quedale 
-         C’est du finnois 
-         Ah bon. Ben ne le parle pas je suis largué. Si on causait british 
-         Yes 
-         Voilà c’est mieux. T’as fait bon voyage ? 
-         Trop court pour savoir s’il est bon 
-         Ce n’est pas le cas de mon cône. HiHihi ! T’en veux ? 
-         Non merci 
-         C’est vrai que toi, ton truc c’est les glaçons. Grossman m’a envoyé ton dossier. Je l’ai lu. Ça va te faire un choc de vivre ici. Mais tu verras c’est cool, pour peu que tu veuilles fumer. Goute ça tu devrais 
-         Non pas là  
-         Comme tu veux, man. C’est quoi ton prénom ? 
-         Je croyais que tu avais lu mon dossier 
-         Pas à jeun, et puis j’ai sauté une ligne sur trois. 
-         Albert 
-         Oh . Tu commences avec un handicap. C’est méga ringard. On va t’appeler Bob. Tu veux ? 
-         Soit. Allons pour Bob. On va ou ? 
-         Chez toi. Tu verras ta nouvelle  piaule est sympa. Je crois que Grossman t’aime bien.  
-         Oui. 
-          Il t’a aussi livré ton scooteur volant. C’est une bombe. Putain ce que je me suis fait avec à l’aller. Je te conduis ? 
-         Non je préfère prendre les rênes 
-         Pour un père Noël c’est normal hihihi !!! 
  
Le scooteur à basse altitude, on traverse les artères de la ville. Kingston ressemble à un plat de lasagnes. Au fond la misère,  Les routes sont des vestiges du siècle dernier. On n’y roule plus depuis des lustres.  Sur les trottoirs les pauvres marchent et bavent sur les vitrines à moitié vides des épiceries. La lumière pâle du jour ne s’intéresse pas à eux. Un nuage improbable de joints sépare un monde de l’autre. Ils n’ont plus que la fumette pour survivre. 
On prend de la hauteur, deuxième étage de la lasagne. Le soleil est perceptible et donne quelques satisfactions de chaleurs à ceux qui bronzent sur les pontons. Tous les dix mètres, on trouve un réverbère d’où décollent des scooteurs volant que louent à prix modiques la classe moyenne. Ici des stands de rêves promettent une nuit avec une chanteuse à la mode, un week end à l’hôtel, ou le gros lot : une villa en bord de mer ; là des immeubles flottent sur l’air.  Les  besogneux les rejoignent après une journée de travail. 
Ils savent qu’ils n’iront pas plus haut même si le troisième étage de la lasagne est leur trip ultime. 
Parlons-en de cet étage-là. C’est celui des privilégiés. 
Au plus près du ciel, d’un bleu soupçonneux.  
Un vaste nuage couleur bois teck s’improvise en pont. De là on y admire les villas à flanc de fausses collines, toutes donnant sur une mer artificielle d’un turquoise de mauvais goût. Ce monde-là est bien au-dessus du vide. Au-delà de l’imaginable. 
Je vais y vivre. Et j’ai un peu honte. 
Encore plus quand je découvre mon pied à terre, dénomination bien trop modeste eut égard à son agencement et à ses dimensions. 
J’hésite à m’ébahir devant la baie vitrée de mon salon. Je refuse de me prosterner devant ma chambre et son dressing, j’ignore avec difficulté la salle d’eau aussi large qu’un vestiaire de foot. 
Bref j’ai la culpabilité du parvenu, la honte du catholique. Oliver me regarde avec des yeux ronds mais il comprend ma réaction 
-         T’as les boules de vivre ici, c’est ça ? 
-         Exact 
-          On a tous connu ces moments-là. 
-         T’as fait quoi pour t’en sortir ? 
-         J’ai fait comme tout le monde ici. Je me suis mis à fumer grave. 
-         Etre entre deux joints. Ça ne me branche pas 
-         Tu ne peux pas y échapper. Si non, on crève de honte. Tiens prends ce sachet. 
-         C’est quoi. ? 
-         C’est du thé, version pétard 
-         C’est dangereux ? 
-         Non ça va te détendre. Je tiens ça d’un fournisseur qui bosse dans le monde d’en bas. 
-         Le monde des pauvres 
-         T’as tout pigé man. Bon je vais te laisser t’installer Bob. Faut que tu dormes un peu. Demain, c’est le début du taf, du vrai taf. 
  

Chapitre quatre 
  
Quand je vois l’aube paraître sur les hauteurs de Kingston, je regrette celle de grand Nord. Là-bas le soleil ne triche pas. Il n’a pas l’apparence du carton-pâte. 
Oliver est passé me prendre tôt ce matin. Etrangement sobre, un poil renfrogné.  
On va visiter l’entrepôt : le lieu où l’on stocke les cadeaux à distribuer. 
Il se situe en bord de mer artificielle. Il a presque les pieds dans l’eau. 
Rien, ici, ne pousse à la productivité. Tout fleure la douceur de vivre. 
L’accueil n’est un pas hall mais un bar. On n’y sert des cocktails à longueur de journée. Plus loin, les bureaux de la logistique sont vides, les ateliers à cadeaux tout aussi déserts. 
Ou sont-elles les petites mains ? Ou sont-ils les lutins ? 
On me répond : dans la cafétéria. 
Impossible de la rater. Vous n’avez qu’à vous fier à votre ouïe pour la trouver. 
Des voix chantent au loin, un reggae improbable, une mélodie connue. Elle se précise au fur et à mesure que vous approchez du but. 
La cafétéria quelle étrange chose. C’est une sorte de salon marocain, un vaste canapé, une ronde d’oisifs, tous masculins, tous tenant dans leur bras une poupée gonflable plus vraie que nature. Bien sûr elle ne sait que dire oui, bien sûr elle ne satisfait que les désirs primaires de cette classe ouvrière. Laquelle classe chante gaiement : no woman, no cry. 
Et le boulot la dedans me direz-vous ? 
Je vous répondrai que le marché étant ce qu’il est, une période indéterminée de chômage technique s’impose. 
Les lutins sont tellement à la ramasse, qu’on les appelle ici les wailers. Pleurnichards en français.  
  
Dans six jours c’est le 24 décembre et tout le monde s’en fout. 
  
J’ai du pain sur la planche pour remobiliser les troupes. D’ailleurs je ne traîne pas, je m’y mets. 
J’ai convoqué les wailers dans le hall et leur ai tenu un discours offensif. 
-         C’est bien beau ce que nous dis man, mais y a pas de taf ici, Noël, les gens ne savent plus ce que c’est. Ce n’est plus vendeur, ça fait plus rêver. 
-         Et bien on va les faire rêver à nouveau 
-         Et comment ? 
-         Avec ça 
-         C’est quoi ? 
-         Un sachet de thé 
-         Du thé, t’es malade, man ! 
-         C’est de la beuh à infuser, tu piges l’astuce là 
-          je comprends mieux man, ça ouvre des perspectives ta stratégie. 
-         J’ai un slogan :  un noël pour tous, un sachet pour tous. 
-          T’es balèze man 
-         Parfait. Alors tous à la cafét’ pour le thé de l’amitié. On teste et on bosse après. Ça vous va 
-         Les wailers en cœur : yes !!! 
  
Ayant bu, défoncés et heureux les wailers se sont remis à la tâche et en chantant  s’il vous plaît : « et ho et ho, on se remet au boulot….. » 
  

Epilogue 
  
Le 24 décembre à minuit, il a neigé des sachets sur Kingston. Le père Bob et ses wailers ont enfourché leur scooteur volant et distribué un peu de bonheur partout. 
Une odeur d’herbe a survolé la ville, un bouquet garni de senteurs improbables, riches de souvenirs anciens que le bouche à oreille avait cessé de transmettre. 
Un souvenez vous olfactif portant l’histoire d’un rite, d’une communion entre nous, d’une parenthèse d’amour récitant le plus doux des poèmes : 
Et s c’était possible, le temps d’un instant 
Le temps d’un sourire, le temps d’un je t’aime 
Le temps d’une main sur la tienne 
Que l’on pose en rêvant 
  
Dans le ciel de Kingston on a rêvé ce jour-là. On a chanté aussi 
  
Mon joli joint 
Roi des tardpé 
Que j’aime ta verdure 
  
Pendant des mois j’ai cultivé 
Ces belles plantes 
Que je vais fumer 
  
And so on 
  
The end  
  
Mery Christmas 
Dim 22 Déc - 14:26 (2013)
AIM MSN Skype
Auteur Message
Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
Coup de Coeur ...

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 4 563

MessagePosté le: Ven 27 Déc - 08:27 (2013)    Sujet du message: PETIT PAPA BOB Répondre en citant

J'avais commenté chez ATea il me semble, mais je voulais te remercier ici pour ton cadeau ! Je trouve ça fort que tu aies réussi à caser quasiment tous les cadeaux dans un seul texte, c'est hallucinant ! Et puis j'ai trouvé ça drôle, léger, très chouette à lire merci beaucoup !
_________________
Rafistoleuse
Ven 27 Déc - 08:27 (2013)
Auteur Message
Contenu Sponsorisé




MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:02 (2016)    Sujet du message: PETIT PAPA BOB

Aujourd’hui à 00:02 (2016)
Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet   Jetez l'encre ! Index du Forum » Cadeaux de Rafistoleuse

Page 1 sur 1
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures

Montrer les messages depuis:

  

Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB GroupTraduction par : phpBB-fr.com
Xmox 360 by Scott Stubblefield