S’enregistrer FAQ Rechercher Membres Groupes Profil Se connecter pour vérifier ses messages privés Connexion
#2 Dans 150 ans ... - Lengo

 
  Jetez l'encre ! Index du Forum » » Historique des Nuits » Nuits 1 à 20 » 3 » Textes des Participants
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
Coup de Coeur ...

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 4 563

MessagePosté le: Sam 25 Jan - 20:31 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?



Dans 150 ans ...






C’est par une agréable journée de printemps, une où la brise est juste assez forte pour faire murmurer les arbres, que Neili Blankett s’avança sur le trottoir en face du parking de Carolin Street. Le soleil brillait telle une pièce de mosaïque dans le ciel bleu, ce dernier accueillant une flopée d’oiseaux qui bravaient la fournaise de l’après-midi et son trafic intempestif. Accroché à sa main droite, une laisse en cuir retenait à trois mètres de distance son doberman qui jappait et gesticulait sans cesse contre les pigeons venus se poser sur les pavés. Elle tira fermement la corde vers elle, s’exclama contre ce « con » tandis qu’un jeune homme la bousculait, suivi par bon nombre d’étudiants qui sortaient de l’établissement scolaire à cent mètres de là.
Elle grimpa l’escalier de manière assez maladroite, forcée de jongler entre son chien qui n’en finissait plus de s’agiter et son vieux caddie à roulettes qu’elle devait traîner derrière elle. Elle s’écria une nouvelle fois, son caddie rebondit contre le tarmac en un bruit métallique assourdissant soutenu par les aboiements de l’animal. Lâchant l’affaire, elle grommela et se tourna vers la gauche, se faufila un chemin entre une décapotable rouge et une Volkswagen noire. Arrivée au comptoir métallique où une jeune femme réglait ses frais d’entrée au parking, elle reposa ses affaires sur le sol, glissa la tirette de son gros manteau bleu et effectua un mouvement d’éventail avec sa main pour lui apporter un peu d’air. Un souffle ténu et rauque s’échappa de sa gorge. Voilà ce qui arrive quand on ne veut pas suivre les ordonnances du pneumologue. Foutu asthme et foutus comprimés à croquer qui coûtent un bras.
Elle essuya du revers de sa main gauche la sueur qui luisait sur son front, et jeta définitivement son manteau à terre. Elle ne se sentait pas bien… Sa tête lui tournait, ses poumons lui faisaient mal. Prise d’étourdissements, elle s’appuya un instant contre la paroi glacée du parcmètre. Son chien lâcha une légère protestation. La jeune femme, presque indifférente à Neili, ne lui porta qu’un regard de pitié -où on pouvait percevoir une note d’amusement- et rentra dans sa voiture. La décapotable rouge. Elle démarra et laissa dans un nuage de fumée Neili et son chien qui se remit à aboyer vers le véhicule.

-Mais tu vas fermer ta gueule, oui ?! cria-t-elle envers son animal, ce qui ne fit qu’aggraver sa toux. La fumée des pots d’échappement s’infiltra dans ses narines, elle ressentit une brûlure au fond de la gorge.

Neili s’effondra à terre, toussa et cracha les relents amers qui lui venaient en bouche. Sa vue était devenue floue, ses sens désorientés. Ce ne fut qu’au bout de cinq et longues interminables minutes de souffrance qu’enfin, elle put se relever sur ses hauts talons instables et reprendre peu à peu son souffle. Mais où était cet inhalateur qu’elle avait acheté le mois dernier ? Elle s’empara de son sac à main, se mit à fouiller frénétiquement son contenu et à rejeter tout objet inutile. Elle finit par le trouver ; elle y inséra une recharge, le porta à sa bouche. L’appareil en plastique blanc rejeta une délicieuse vapeur médicamenteuse.
Délivrance.

Pendant tout ce temps-là, son chien, qui s’était cette fois-ci arrêté de brailler à tout-va, l’avait fixée paisiblement, les oreilles rabattues. Il ne devait sans doute pas saisir la réalité de la scène à laquelle il venait d’assister, du moins c’est ce qu’indiquait sa posture allongée qui ne laissait aucunement penser à quelconque réflexion morale de sa part. C’en était d’une banalité affligeante. Le chien, meilleur ami de l’homme, qui ne se bougeait même pas le cul lorsque son propre maître s’affalait à terre en remuant de souffrance ? Neili préféra l’oublier, et se reporter sur des sujets autrement plus importants que cet ingrat. Son sac, par exemple.
Plus ou moins rétablie, elle se releva, rajusta ses vêtements, et se pencha pour ramasser son portefeuille -qui ne contenait que quelques piécettes-, un rouge à lèvres qui datait de plus de quatre ans -mais qui néanmoins tenait le coup- , un paquet de Kleenex et une vieille photo d’elle-même quinze ans plus tôt. Elle fourra le tout dans son sac Gucci qu’on lui avait offert il y a de cela sept ans, et rangea ce dernier dans son caddie qui ne renfermait que quelques vêtements et une ou deux provisions alimentaires.
Et puis, elle attendit. Elle attendit indéfiniment, assise contre le rebord près du parcmètre, un verre en plastique en main provenant tout droit du Mc’ Do.
C’est triste à dire mais c’est ainsi que se résume la vie de Neili Blankett. Passer des heures et des heures là, à côté de ce fichu comptoir métallique, à demander l’aumône en espérant que ce soit une bonne journée. En croyant que ce soit une bonne journée. Croire, c’était la seule raison à laquelle Neili pouvait se rattacher. Comment faire autrement, de toute façon ? Avec toutes ces connasses qui vous crachent à la figure, elles et leurs grosses bagnoles…
Une certaine morosité dans l’âme, elle attendit donc là, passant de temps à autre sa main sur la tiède fourrure de son chien qui somnolait à sa droite. Déjà une demi-heure et aucun donateur potentiel en vue…
Derrière Neili, une voiture gronda. Pas encore une décapotable, par pitié… Pas cette fois-ci.
La Fiat panda s’avança sur le bitume martelé par le soleil agressif de ce milieu d’après-midi, et Neili put apercevoir à travers la vitre le reflet d’un visage ridé. La voiture se gara juste en face du comptoir, le moteur vrombissant dans le silence qui s’était instauré sur la petite surface. Les ronflements du véhicule se stoppèrent pour laisser place à un claquement de portière sec et retentissant.
Une vieille dame venait d’apparaître en contre-jour, ainsi Neili dut plisser les yeux pour la distinguer plus clairement. Une longue chevelure d’un gris cendré retombant sur un corps trapu et bien en chair, une bouche allongée et volontaire par-dessous un regard d’une noirceur insondable… Elle lui rappelait quelqu’un, elle en était sûre. Cette manière de marcher, cette bonhomie bien caractéristique qui se transmettait en plis que formaient sa bouche et ses joues généreuses…
La vieille dame fit quelques pas, tourna la tête vers Neili et ralentit en fronçant les sourcils avant de repartir sur sa lancée. Elle ralentit encore, pivota le menton et examina une nouvelle fois Neili qui soutenait toujours autant son regard. Elle s’approcha de manière plus incitante.
- Excusez-moi, madame, mais… vous me rappelez une de mes anciennes élèves et… entama-t-elle d’une voix douce. Elle s’éclaircit la gorge. Une fillette de onze ans, les mêmes cheveux noirs que vous, vous devriez voir… Elle vous ressemble comme deux gouttes d’eau, c’est hallucinant…
Neili ne lui offrit qu’un simple sourire comme seule réponse. Ça lui revenait maintenant. Ce visage qui s’illuminait comme un soleil à chaque rire, à chaque blague idiote, à chaque bonne réponse que lui donnait un de ses élèves ; cela ne pouvait être qu’elle.
Elle se releva d’un bond et la serra dans ses bras.
- Madame Hunt ! s’écria Neili.
L’étreinte se révéla courte mais intense. Madame Hunt tapota le dos de son ancienne élève, soufflant également à cette dernière d’y aller un peu plus mollo sur les omoplates -75 ans au compteur, mine de rien-. Mais ça faisait depuis tellement longtemps que Neili n’avait pas eu l’occasion de serrer un être cher, de profiter de sa chaleur humaine, qu’elle savoura chaque seconde passée contre elle, sous les yeux embués par le sommeil de son chien qui avait décidé de se réveiller à ce moment bien précis. Néanmoins, sentant son désarroi et se rendant compte de l’impolitesse dont elle venait de faire preuve, elle se dégagea rapidement.
Les deux femmes échangèrent un long sourire.

- Alors c’est vraiment vous ? Ou…toi ? Neili Blankett ? Je ne sais pas s’il est bon de te vouvoyer ou…

- Oh, vous rigolez j’espère ! Vous pouvez me tutoyer, il n’y a aucun problème ! Quand je pense que ça fait presque 40 ans… !

- Bon… Mais dis-moi, qu’est-ce que tu fais ici ? Est-ce que tu es… Je veux dire,…

Les sourires s’effacèrent et les mines se firent plus moroses. Elles se comprirent en silence. Cette révélation bouillonna dans l’esprit de Madame Hunt. Neili, à l’époque, n’avait jamais été une élève brillante, mais de là à finir sans-abri ! Jamais elle n’aurait pu imaginer ça. Cela semblait tellement absurde ! Elle qui était une élève tellement joyeuse, tellement gaie et dynamique… La voir dans cet état-là, au pied d’un chien crasseux et d’un parcmètre à demander une pièce ou deux dans un gobelet provenant du fast-food du coin… Mais n’y était-elle pas pour quelque chose, elle aussi ? Après tout, c’est elle qui lui avait tout enseigné, tout appris. Etait-elle un mauvais professeur ? Voilà que la culpabilité et la sensation d’avoir mené une carrière inutile s’infiltraient insidieusement dans son esprit, maintenant.
Non, ça n’avait rien à voir. Elle se rappela : Neili avait pu finalement obtenir son diplôme, pas des plus brillants, mais un diplôme quand-même. Qu’avait donc pu la mener à cette situation, alors ?

- Je veux bien te donner mon aide pendant un petit moment, si tu en as envie. Tu pourrais venir habiter chez moi, juste le temps que tu retrouves un boulot et une place stable…

Neili prit l’offre en considération. Son ancienne professeur, qu’elle adorait, qui lui demandait si elle avait envie d’héberger temporairement chez elle en vue de retrouver un boulot, que demander de plus ?
Elle la suivit donc dans sa voiture, et dormit une première fois dans un vrai lit, put s’offrir un vrai repas. Plus tard, le lendemain, elle retrouva un ancien texte que le professeur avait gardé dans son grenier, une dissertation qui portait comme sujet « Dans 150 ans ». Le type de texte était libre, et Neili se souvient qu’étant gamine, elle avait barré au crayon le « 1 » pour garder 50 ans, et qu’elle avait écrit une rédaction qui parlait de son futur métier…
« Personne qui travaillait au guichet des parkings pour que tout le monde la regarde ». Finalement, elle avait fait ce qu’elle avait toujours eu envie de faire… D’une autre façon.
 
 



__________

L'Homme qui Rétrécit - Richard Matheson
_________________
Rafistoleuse


Dernière édition par Rafistoleuse le Mar 28 Jan - 08:18 (2014); édité 2 fois
Sam 25 Jan - 20:31 (2014)
Auteur Message
hector vugo
Super Master CDC *
Super Master CDC *

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Dim 26 Jan - 11:36 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Ton texte est super réaliste. En caméra embarquée avec l'héroïne.Le lecteur est un peu déstabilisé, on s'attend a de la science fiction et on a un portrait d'une Sdf ecrit avec brio.


Et pourtant on a une furieuse envie d'aller au bout.


D'avoir la réponse a la question: ou veut en venir l'auteur ?


Puis vient la vieille prof et on commence à avoir des éléments de réponse 


Jusqu'à la dernière phrase ou tout s'éclaire.


C'est délicieux dans l'art du contrepied. On te croit hors sujet. Presque jusqu'au bout, jusqu'à cette dernière phrase.


Et la on comprend ou tu as voulu en venir. Et c'est limpide


Chapeau
Dim 26 Jan - 11:36 (2014)
AIM MSN Skype
Auteur Message
Elfie Imy
Invité




MessagePosté le: Dim 26 Jan - 12:17 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Quelle construction bordel!!?? Mais comment il nous ballade ce texte! Et la pirouette de la fin...what else??
Dim 26 Jan - 12:17 (2014)
Auteur Message
Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
Coup de Coeur ...

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 4 563

MessagePosté le: Dim 26 Jan - 12:50 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Je sais pas comment vous avez fait tous, pour avoir des idées aussi originales...

C'est vrai que jusqu'au bout, on se demande dans quelle direction ça va aller, quand est-ce que tout va basculer, on cherche des indices. Et puis tu installes vraiment le personnage, son quotidien, on y est avec elle, et la fin est formidablement bien trouvée.

Tu as su détourner le thème à ta façon, et finalement être pile dans le sujet. Et j'aime l'idée que toute l'histoire soit articulée à partir de cette fin.

Bref, bravo !
_________________
Rafistoleuse
Dim 26 Jan - 12:50 (2014)
Auteur Message
Fairyclo
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 500
Localisation: Reims

MessagePosté le: Dim 26 Jan - 18:15 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Comme les autres, je cherchais les indices, où tu voulais nous embarquer avec cette histoire, c'est bien pensé.

En tant que prof, j'ai tiqué sur l'éternelle question "suis-je coupable de son échec ?" Mais on se préserve, on se dit que non... on a fait ce qu'on a pu.

Malgré quelques longueurs (peut être que j'étais un peu trop pressée de connaître la fin), c'est une chouette histoire avec une belle fin.

J'ai quand même envie de dire "bouuuuuh le tricheur, il a détourné le thème" mais ton explication est cohérente, c'est bien joué !
Dim 26 Jan - 18:15 (2014)
Visiter le site web du posteur
Auteur Message
Odepluie
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 381

MessagePosté le: Dim 26 Jan - 19:40 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Comme les autres, j'ai lu ce texte avec plaisir, en attendant de voir surgir le lien avec le thème ! Et il arrive (ouf) d'une jolie manière, super originale. La pitié qu'on éprouvait pour Neili se dissipe alors un peu, c'est bien trouvé ! Bravo !
Dim 26 Jan - 19:40 (2014)
Visiter le site web du posteur
Auteur Message
Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
Giga Coup de Coeur...

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 836

MessagePosté le: Dim 26 Jan - 20:33 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Un texte efficace, bien écrit, malgré quelques petites maladresses un personnage bien caractérisé, et une chute surprenante. Tous les ingrédients sont là pour une lecture agréable!
Dim 26 Jan - 20:33 (2014)
Visiter le site web du posteur
Auteur Message
Octobell
Coup de coeur
Coup de coeur

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 1 670

MessagePosté le: Dim 26 Jan - 23:37 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Rho oui j'ai adoré ! C'est vraiment une excellente idée que tu as eu là, pleine d'émotion. Bravo !
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
et ne sont en aucun cas le reflet de l'opinion de JE! Corp.
Dim 26 Jan - 23:37 (2014)
Visiter le site web du posteur
Auteur Message
christine
Super Coup de Coeur
Super Coup de Coeur

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 988
Localisation: cholet

MessagePosté le: Lun 27 Jan - 15:06 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

j'ai cherche au debut une trace de SF et puis j'ai ete prise dans le texte. Dans la douleur et la solitude de la jeune femme. A la fin j'ai meme pense que dans 150 ans pourquoi ca serait si different pour ceux qui vivent dans la rue. Et puis arrive ta fin et on dit ah d'accord bien joue.
Donc bien joue
_________________
Un sourire ca fait toujours plaisir
Lun 27 Jan - 15:06 (2014)
Auteur Message
Linelea
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Lun 27 Jan - 22:53 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Bien joué le coup du 1 barré ^^ parce que moi aussi je me suis dis où ça va en venir parce qu'on est sensé parler d'une époque dans 150 ans.

pas mal pas mal ^^

sympa comme histoire !
Lun 27 Jan - 22:53 (2014)
Auteur Message
ATea
Plumivores
Plumivores

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 945

MessagePosté le: Mar 28 Jan - 02:24 (2014)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo Répondre en citant

Le texte 2, une vie SDF plutôt réaliste avec la tristesse du quotidien. Les retrouvailles et tout ça. Mais je sais pas, une simple allusion à une dissertation, m'a paru dommage. A la limite, plusieurs jeux entre le passé et le futur, mais que cela n'apparaisse que dans le dernier paragraphe. J'ai trouvé cela dommage. Comme si c'était venu là pour répondre au texte. Ceci dit le style est très agréable à lire et j'ai pu imaginer Neili. J'ai pu la voir. Et ça, j'adhère !





Commentaire écrit avant de pouvoir commenter aussi. 
Je trouve toujours dommage cette brève apparition. Cela ne m'a pas vraiment marqué ce dénouement, même si en soi, la dernière phrase est tragique. Par contre, Neili, j'arrive toujours aussi bien à me la représenter. Son chien aussi et le décor tant qu'on y est. Je n'ai pas eu besoin de le relire. Ton texte m'a marqué. 
_________________
ATea.
Mar 28 Jan - 02:24 (2014)
Visiter le site web du posteur Skype
Auteur Message
Contenu Sponsorisé




MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:05 (2016)    Sujet du message: #2 Dans 150 ans ... - Lengo

Aujourd’hui à 01:05 (2016)
Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet   Jetez l'encre ! Index du Forum » Textes des Participants

Page 1 sur 1
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures

Montrer les messages depuis:

  

Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB GroupTraduction par : phpBB-fr.com
Xmox 360 by Scott Stubblefield