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Oz - Death Row

 
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Octobell
Coup de coeur
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Messages: 1 670

MessagePosté le: Lun 17 Mar - 03:19 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

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Oz :
La série se passe dans le centre pénitenciaire d'Oswald, à l'intérieur duquel a été créée une zone qui a pour but de faire évoluer socialement les prisonniers : Emerald City. Son fondateur - et directeur de l'unité - est Tim McManus, un idéaliste qui, au fil de la série, se retrouvera de plus en plus désabusé.
Le concept de cette série - outre le fait qu'il s'agit déjà d'un huis clos, puisqu'on ne sort jamais de l'enceinte de la prison - tient au fait qu'il n'y a pas de personnage principal. Il y a une quinzaine de personnages récurrents, et environ un milliard qui évoluent autour.

Note : hormis le scénario développé ci-dessous, tous les éléments appartiennent à l'univers de Oz. J'ai essayé de retranscrire au maximum l'ambiance et les personnages de la série, même dans leurs aspects les plus délirants. Je me suis néanmoins octroyée une petite liberté au sujet des personnages présents dans le couloir de la mort à ce moment-là... J'suis pas tout à fait sûre que ce soit juste, et j'avais pas le courage de vérifier

Note bis : n'ayant pas eu le temps de faire de réelles recherches de fond pour les interludes d'Augustus, je vous avertis que toutes les informations données ont été piochées dans le dernier numéro du magazine Ca M'intéresse Histoire.

Enjoy


_________________________



Oz – Season #6 – Ep. Bonus – Death Row.


Scène #1

Noir.

Un terrible hurlement d’agonie se fait entendre.

Apparition en gros plan d’une main qui lâche une arme artisanale faite à partir d’une brosse à dents. On devine qu’il s’agit de la main de Miguel Alvarez au tatouage qui se dessine sur le dos de celle-ci. La caméra s’abaisse vers le sol où un maton, blessé à mort, rend son dernier souffle dans un hurlement. On est dans un couloir insalubre, sans fenêtre. La caméra remonte légèrement, juste le temps de distinguer quelqu’un qui est en train de s’enfuir, de l’autre côté du couloir.

***


Interlude #1.

Augustus Hill est au milieu de son cube de verre, sur son fauteuil roulant, directement face à la caméra. Seul artifice, derrière lui, les images du générique montrant le tatouage en cours d’exécution.

Augustus (en souriant) :
    Tatouages ! Papillons, écritures, signes tribaux ou « I love Mummy », les tatouages racontent toujours une part de nous. Mais ne faut-il pas être complètement fou pour graver un si bref moment de notre vie… ad vitam aeternam ?


***


Scène #2

Bureau de Leo Glynn. Celui-ci se tient dans son fauteuil, regardant vers le plafond, l’air pensif. Bref silence.

Sœur Peter-Mary (hors champ, son ton reflète l’agacement) :
    Leo ? Vous ne pouvez pas laisser les choses se faire comme ça, voyons ? Tout le monde a droit à un procès équitable ! Même Miguel Alvar…


Apparition de Sœur Peter-Mary, le gouverneur Devlin, le père Ray Mukada et Tim McManus, le directeur d’Emerald City, de l’autre côté du bureau. Peter-Mary est manifestement en colère. Devlin, lui, arbore un sourire de requin. Ray se tient timidement en retrait, les bras croisés, tandis que McManus, le seul qui s’est permis de s’asseoir sur l’un des sièges qui fait face au bureau, se tient la tête dans la main, dépité.

Devlin (interrompant Peter-Mary) :
    IL aura droit à un procès équitable ! Nous sommes Aux Etats-Unis d’Amérique, et la loi est la loi. Mais plusieurs témoins l’ont vu tuer ce gardien, ce…


McManus (blasé) :
    Mineo. Officier Mineo.


Devlin (regardant Glynn droit dans les yeux) :
    Il n’y a aucune chance qu’il échappe à la mort. La loi est la loi, et dans cet Etat, le meurtre d’un officier pénitentiaire est puni de peine de mort.


Peter-Mary lève ostensiblement les yeux au ciel.

Devlin :
    Si ça ne tenait qu’à moi, je l’aurais volontiers laissé croupir en isolement. Vu le sujet, d’après ce que j’ai compris du dossier, il n’aurait pas fallu longtemps avant qu’il se charge lui-même de sa peine. Un suicide, ça coûte moins cher au contribuable !


Peter-Mary :
    Peuh ! Comme si vous en aviez quelque chose à faire du contribuable !


Devlin (ignorant la remarque de Peter-Mary) :
    Mais la…


Les quatre autres (en chœur) :
    La loi est la loi !


Glynn :
    Je crois qu’on a compris l’idée, James. La loi veut Alvarez dans le couloir de la mort, même si le procès n’a pas encore débuté.


Il interroge McManus du regard. Celui-ci, toujours blasé, hausse les épaules.

McManus :
    Mets-le donc dans le couloir de la mort, Leo ! Ce ne serait pas le premier qui en ressortirait en pleine forme, et au moins, il aura de la compagnie. Parce qu’il y a quand même un point sur lequel Devlin a raison : en isolement, il se suicidera. Et pas sûr qu’il se loupe, cette fois !


Glynn :
    Qu’il se suicide ! Qu’il se tue, qu’il se rompe le cou en tombant dans les escaliers, qu’il trébuche sur sa savonnette dans les douches communes, je n’en ai rien à foutre !


Peter-Mary (scandalisée) :
    Leo !


Glynn lève les yeux au ciel.

Glynn :
    J’en ai marre d’entendre parler de Miguel Alvarez. Foutez-le dans le couloir de la mort, et que je n’entende plus mentionner son nom jusqu’à la fin du procès, compris ?


***


Scène #3

Quatre gardiens (Lopresti, Howell, Heim et Smith) sont nécessaires pour faire entrer Miguel dans sa cellule. Celui-ci hurle et se débat comme un diable. Il parvient à s’accrocher au mur d’un côté, aux barreaux de l’autre pour rester bloquer devant sa nouvelle geôle.

Miguel (en hurlant) :
    NAN ! NAN ! NAN ! NON ! A L’AIDE ! NON !


Les autres résidents du couloir regardent avidement le spectacle. Chris Keller, dans la cellule face à celle de Miguel, sourit largement. Il se tient droit, fier, les deux mains accrochées aux barreaux. Son regard brille de cette perverse assurance et de cette séduction qui le caractérisent.
Hoyt est situé dans la cellule directement à côté de celle de Miguel. Il a la tête collée aux barreaux, comme s’il voulait la sortir pour mieux contempler le spectacle. Il se dévisse le regard pour être sûr d’avoir la meilleure vision possible, et agrémente les cris de Miguel d’un rire tonitruant.
Les gardiens, fatigués de lutter contre Alvarez, sortent leurs matraques et le frappent sans discontinuer jusqu’à ce qu’il finisse le nez dans la poussière. Ils rient et se félicitent, et tandis que Lopresti referme les barreaux, Heim et Smith sont déjà partis. Howell reste en retrait.

Chris Keller :
    Eh, Lopresti !


Il s’approche sensiblement des barreaux de sa cellule. Son sourire s’est fait un peu plus narquois. Un peu plus séducteur, aussi, et il déshabille le maton du regard.

Chris :
    Heureusement que vous aviez quatre matraques en plastique pour le faire flancher, parce que visiblement, c’est pas avec ce que vous avez dans le pantalon que vous étiez bons pour y arriver !


Lopresti :
    T’es jaloux, Keller ? Toi aussi tu veux goûter de ma matraque ?


Chris (baissant d’un ton) :
    Oh oui, Lopresti, enfonce ta matraque dans ma bouche.


Il maintient la bouche ouverte. Mais Howell intervient en donnant un coup de sa propre matraque contre les barreaux, pile entre les deux mains de Keller, qu’il décroche rapidement, avant de reculer d’un pas. Il ne sourit plus. La matonne, elle, arbore une moue satisfaite.

Howell :
    Ferme-la, Keller.


Elle le déshabille du regard, et tandis que Lopresti est déjà en train de s’éloigner, elle se rapproche autant que possible de la cellule de Chris.

Howell (dans un murmure) :
    Ou sinon, y’en a un qui ne va plus se servir très longtemps de la sienne, de matraque…


Elle s’éloigne à son tour, coulant une dernière œillade séductrice à l’intention de Keller.

Chris (pour lui-même) :
    Trop triste.


***


Interlude #2

Augustus, dans son cube de verre, en train de se faire tatouer. Le tatoueur est penché sur son bras, mais on reconnait assez facilement Hoyt. Augustus, indifférent, regarde directement la caméra.

Augustus :
    Les tatouages, dans nombres de gangs et de tribus, sont en quelques sortes la carte d’identité de la personne. Ils racontent leurs faits d’armes. Plus une personne est tatouée, plus elle a de choses à raconter. Au début du XXe siècle, les taulards ont le corps complètement « bousillé », argot signifiant « tatoué. » Ils passent leur temps en prison à raconter leurs histoires à même leur peau, ce qui les rend plus repérable à la prochaine arrestation. Chaque tatouage est unique et plus on est tatoué, plus on est unique. Logique, non ? Le peuple Maori, lui, tatouait ses faits d’armes… sur le visage ! Faudrait pas qu’ils se retrouvent avec une faute de frappe ! Aoutch !


Il tourne la tête vers Hoyt, qui lève les yeux vers lui avec indifférence.

***


Scène #4

Gros plan sur le visage endormi de Miguel. Ses yeux s’agitent sous ses paupières. Des bruits suspects parviennent au loin, et son visage tressaute légèrement. Il finit par ouvrir un œil. En même temps, les bruits se font plus concrets : des gémissements. Il se redresse légèrement sur sa couchette. Dans la cellule d’en face, il a une vue directe sur l’officier Howell à moitié déshabillée. Elle est accrochée aux barreaux, et ses traits sont révulsés de plaisir. Derrière elle, Chris Keller, en train de la pénétrer. Il remarque que Miguel est réveillé et les regarde. Chris lui offre son plus beau sourire. Miguel, dégoûté, se retourne sur sa couchette, en aplatissant l’oreiller sur sa tête pour se protéger au maximum de ce cauchemar.

***


Scène #5

Miguel tourne comme un lion en cage dans sa cellule. Il est fébrile, nerveux, au bord de la dépression. Il semble se retenir de tout casser. Il passe les mains dans ses cheveux, se frotte le visage. Il va s’appuyer contre le lavabo, puis s’asseoir sur sa couchette, avant de bondir et de se remettre à faire les cent pas.
Chris, étalé sur sa propre couchette, s’impatiente.

Chris :
    Tu veux pas te décider sur une position une bonne fois pour toutes, Alvarez ? Tu me donnes le tournis !


Miguel s’arrête juste le temps de fusiller Chris du regard. Puis il se remet à creuser le sol, et Chris pousse un soupir. Le père Ray Mukada arrive à ce moment-là dans le couloir, accompagné de l’officier Lopresti. Miguel se précipite aux barreaux de sa cellule.

Miguel :
    Père ! Père Mukada !


Ray Mukada fait mine d’ignorer le prisonnier. Il a prévu de rendre visite à Hoyt.

Miguel (en colère) :
    Putain, Père ! Vous allez arrêter votre cul et me regarder ?


Lopresti :
    Ferme-la Alvarez !


Mukada a un mouvement d’hésitation. Il se tourne tout compte fait vers le prisonnier. Il essaye d’avoir l’air impassible, mais on distingue clairement la compassion dans son regard.

Miguel :
    J’ai pas fait ça, Père ! J’ai pas tué Mineo ! Jamais de la vie ! J’ai été piégé !


Mukada :
    Miguel…


Il se rapproche de la cellule.

Mukada :
    Qu’est-ce que tu faisais dans ce couloir à ce moment-là ? Ce simple fait est bon pour t’envoyer en isolement jusqu’à la fin de ta vie. Tu n’avais pas le droit d’être là-bas. Comment es-tu sorti d’Emerald City ?


Miguel :
    Comment ça comment j’suis sorti ? Vous avez cru que j’suis passé à travers la vitre de ma cellule ? Que j’ai chourave les clés à un maton et que j’me suis barré comme une fleur pour me promener dans les couloirs ? C’est Mineo qui m’a fait sortir, qu’est-ce que vous croyez ?


Mukada échange un regard avec Lopresti.

Mukada (alarmé) :
    Il t’a dit pourquoi ?


Miguel :
    Une histoire avec mon père. Père ! Mon père n’a rien du tout, hein ?


Mukada :
    Aux dernières nouvelles, il essaye juste de se faire à l’idée que son fils est dans le couloir de la mort.


Miguel a un vif mouvement de recul. Bref silence dans le couloir. Hoyt en profite pour se manifester.

Hoyt :
    Eh Père ! J’aimerais bien me confesser avant d’être mort !


Lopresti :
    La ferme, Hoyt !


Mukada s’approche encore de la cellule de Miguel.

Mukada (tout bas) :
    Si tu n’as pas tué Mineo… Alors qui l’a fait ?


Miguel jette un regard en biais à Lopresti. Tout dans son attitude exprime qu’il n’a pas la moindre confiance en le maton. Mukada se tourne alors vers lui. Il ouvre la bouche pour parler. A ce moment-là, Vern Schillinger entre dans le couloir avec son chariot pour distribuer le courrier. Miguel se jette contre les barreaux comme s’il avait oublié leur existence.

Miguel (en criant) :
    C’est lui ! C’est ce putain de gilipollas ! Este puto de maricon ! Voy a matarte !


Schillinger, très théâtral, bondit jusqu’à la cellule de Chris Keller, une main sur le cœur. Il contemple Miguel avec des yeux offusqués dont il n’est pas difficile de deviner qu’ils sont totalement feints. Chris s’esclaffe.

Schillinger :
    Il a un problème, le tacos ?


Miguel rugit de colère et se met à hurler comme un dément en frappant contre ses barreaux. Il se remet à tourner dans sa cellule, à la recherche d’un objet à jeter à Schillinger. Il brise son miroir, et tout le monde commence à s’agiter.

Lopresti (au père Mukada et à Schillinger) :
    Wow ! Vous, dégagez d’ici ! Schillinjer, poussez-vous !


Schillinger :
    C'est Schillin-GER, abruti !


Lopresti pousse Mukada et Schillinger vers la sortie. Dans le mouvement, Miguel parvient à s’emparer du bras de Schillinger et à le taillader avec un morceau de miroir. Lopresti donne un coup de matraque sur le bras de Miguel, qui lâche Schillinger. Mais celui-ci, blessé et énervé, revient à la charge en poussant Lopresti.

Lopresti (dans son talkie) :
    Besoin de renforts dans le couloir de la mort ! MAINTENANT !


Schillinger a réussi à s’emparer de Miguel à travers les barreaux, et c’est auquel des deux parviendra à étrangler l’autre en premier. Mukada essaye de s’interposer en vain. Lopresti attrape violemment Schillinger par les épaules et le tire en arrière. Schillinger, entraîné dans le mouvement, recule jusqu’à la cellule de Chris, contre laquelle il coince le gardien. Chris attrape Lopresti. Il s’empare de sa matraque et la porte en travers de sa gorge pour l’étrangler à son tour. Lopresti tente de se défendre. Pendant ce temps, Schillinger se saisit des clés pour ouvrir la cellule de Miguel, qui continue de hurler des insultes en espagnol.
Au moment où Schillinger parvient à la cellule, Mukada s’interpose pour l’empêcher de l’ouvrir.

Mukada (suppliant) :
    Non ! Ne faites pas ça, Schillinger !


Schillinger :
    Dégage, bol de riz !


Miguel :
    Padre ! Cassez-vous d’là avant qu’il vous butte !


Mukada (déterminé) :
    Non !


Schillinger pousse Mukada avec violence et celui-ci atterrit par terre, aux pieds de l’Officier Murphy, venu à la rescousse en compagnie de Brass et Smith. Brass et Smith s’occupent de Schillinger, tandis que Murphy défait Lopresti de la prise de Chris. Les deux officiers font sortir Schillinger du couloir de la mort. Chris s’est reculé jusqu’au milieu de sa cellule, les bras en l’air. Miguel se tient comme un fauve, le souffle court, les mains ensanglantées.

Murphy :
    Mais qu’est-ce que c’est que ce foutu bordel ? Même dans vos derniers instants de vie, vous êtes pas foutus de vous faire la paix ?


Il avise le chariot du courrier qui a valdingué du côté de la dernière cellule inoccupée, en face de celle de Hoyt.

Murphy :
    Puisqu’on peut pas vous faire subir pire punition que celle-ci, eh bien vous allez être définitivement privés de courrier ! Et estimez-vous heureux que je décide pas de vous laisser crever de faim avec ça !


Il aide Mukada à se relever, et l’entraîne hors du couloir de la mort.

Hoyt :
    Eh j’ai rien à voir avec ça moi ! Filez-moi mon courrier ! Eh ! Eh, Père Mukada, on a pas encore parlé ! Eh !


Lopresti (essoufflé) :
    La ferme, Hoyt…


***


Interlude #3

Augustus, assis au milieu de sa cage de verre, sur son fauteuil roulant. Derrière lui, des images aléatoires des tatouages des prisonniers de Oz, dans des échantillons d’épisodes passés : le trèfle de Ryan O’Reilly, la croix gammée de Schillinger, etc.

Augustus :
    Au Japon, pour résister à l’ordre établi, le peuple d’Edo se faisait des tatouages intégraux appelés Irezumi. Une tradition qui est restée jusqu’à leur descendants, pour s’arrêter maintenant aux actuels Yakusa. Mais quand on sait que ces Irezumi tiennent leur tradition d’un roman illustré, on est beaucoup moins tenté de flipper. Ah, ces japonais… Ils n’ont aucune limite au Cosplay !


L’image derrière lui s’arrête sur le tatouage en forme de rose sur le dos de la main de Miguel Alvarez.

***


Scène #6

Nuit dans le couloir de la mort. Silence total. Hoyt est allongé sur le côté, et on distingue le tatouage en forme d’araignée qui prend toute la largeur de son dos. Soudain, une lumière blanche comme provenant d’un spot lui éclaire le visage. Il se réveille et se retourne du côté de la lumière, qui provient d’un coin de la cellule.
Face à lui, entouré d’un halo blanc, l’ancien détenu Richie Hanlon, passé par le couloir de la mort, lui aussi. Il se tient les bras croisés et arbore un demi-sourire bienveillant.

Richie :
    Salut, Hoyt.


Hoyt :
    Aaaahhh !!


Hoyt se recroqueville dans le coin de sa couchette.

Hoyt :
    Putain mais t’es qui toi ?


Richie (dans un ricanement amer) :
    Je vois que je suis déjà oublié... Je suis une victime de Schillinger, moi aussi. Tu ne te souviens pas ? J’étais précisément dans la même cellule qu’Alvarez, face à celle de Shirley Bellinger. J’ai été accusé d’avoir tué Alexander Vogel. Schillinger m’a forcé à avouer le meurtre de Vogel, sinon il s’arrangeait pour me tuer à sa manière. Je suis mort à cause de lui. Et Alvarez aussi va mourir à cause de lui.


Hoyt :
    Et qu’est-ce que tu crois que j’en ai à foutre ? Qu’il crève, Alvarez ! Pourquoi tu vas pas le hanter, lui, et me laisser pioncer ?


Richie :
    Parce que contrairement à toi, Alvarez n’est pas fou. Ce qu’il est, en revanche, c’est quelqu’un qui dit la vérité. Et ce n’est pas à Schillinger de décider de sa peine. Sauve-le. Sauve Alvarez, et tu te sauveras toi-même.


Hoyt :
    Et comment ça ?


Le sourire bienveillant de Richie réapparaît sur ses lèvres. Il écarte largement les bras comme un prophète, et ses traits se transforment brusquement en ceux du révérend Cloutier.

Cloutier :
    Jesus te sauvera.


Il disparaît dans une lumière aveuglante. Hoyt reste immobile, stupéfait, bouche bée.

***


Scène #7

Atmosphère presque détendue dans le couloir de la mort. Miguel se tient nonchalamment appuyé contre les barreaux. Chris est dans la même position. Ils discutent avec Ryan O’Reilly venu apporter à manger. Appuyé à la cellule de Chris, il leur raconte les dernières anecdotes d’Emerald City. Hoyt, lui-aussi appuyé contre ses barreaux, observe tout ce beau monde avec attention, ce que Ryan finit par remarquer.

Ryan (à l’intention de Hoyt) :
    Eh, qu’est-ce que t’as toi ? Tu couves un truc, tu veux qu’on appelle Gloria ?


Hoyt :
    Non, je pense.


Ryan s’esclaffe franchement, imité par Chris et Miguel.

Ryan :
    Toi, penser ? Parce qu’y’a une tête sous ton bandana ?


En guise de réponse, Hoyt se contente platement de lui adresser un doigt d’honneur, ce qui fait rire Ryan de plus belle. Il se redresse et s’étire.

Ryan :
    Bon, c’est pas que j’aime pas votre compagnie, les gars, mais je vais pas abuser de la générosité de Lopresti, hein Lopresti !


Il fait un signe de tête à l’intention du gardien qui les contemple placidement depuis l’entrée du couloir. Miguel ricane vaguement et secoue amèrement la tête.

Hoyt (à Ryan) :
    Eh ! Eh, viens-là !


Ryan, vaguement méfiant, s’approche de la cellule de Hoyt.

Hoyt (tout bas) :
    Tu peux me rendre un dernier service ?


Ryan :
    Pourquoi je rendrais service à un cadavre en sursis ? Tu me donnes quoi en échange ?


Hoyt :
    La tête de Schillinger sur un plateau ?


Ryan éclate franchement de rire. Il prend Miguel à témoin en désignant Hoyt de l’index, bien que Miguel n’ait même rien entendu de leur échange. Puis Ryan reprend soudainement son sérieux.

Ryan :
    Juste parce que je suis curieux, c’est quoi ce service ?


Hoyt, d’un signe de l’index, encourage Ryan à s’approcher encore plus près.

***


Scène #8

Schillinger pénètre dans le couloir de la mort en poussant son chariot. Il sifflote avec un air joyeux. Il passe devant les cellules de Chris et Miguel sans même leur jeter le moindre coup d’œil. Chris est accroché aux barreaux. Miguel, lui, est vautré dans son lit et ignore l’aryen de la même manière que celui-ci l’ignore. Schillinger s’arrête devant la cellule de Hoyt, qui semble déjà l’attendre, appuyé aux barreaux.

Hoyt :
    Hey Bro ! Quoi d’neuf ?


Schillinger hausse les épaules avec une certaine indifférence. Il farfouille dans le courrier à la recherche de celui destiné à Hoyt.

Hoyt (un ton plus bas) :
    L’autre tacos, il arrête pas de nous rabâcher avec cette histoire de Mineo. Sérieux, c’est pas un cadeau que tu nous as envoyé ici ! T’aurais pas pu l’zigouille direct ?


A présent, Schillinger arbore un air terriblement satisfait, un large sourire s’étirant jusqu’à ses oreilles. Il s’approche de la cellule.

Schillinger (dans un murmure) :
    Je trouve ça beaucoup plus satisfaisant comme ça. Ce fumier de burrito est foutrement increvable. Je vois pas comment il peut s’en sortir maintenant.


Schillinger se redresse, hautement satisfait.

Schillinger :
    Eh, qui aurait pu dire que la loi a de si bons côtés, hein ?


Hoyt et Schillinger éclatent de rire de concert.

Hoyt (sur le ton de la confidence) :
    Ici on est un peu coupés du monde, tu vois. Comment t’as réussi à monter un coup comme ça ? Mineo !


Schillinger :
    Mineo, je le tenais par les couilles. A partir de là, ça a été un jeu d’enfant de lui faire faire ce que je voulais. Il s’est pas douté une seconde du sort qui lui était réservé.


Il s’esclaffe.

Hoyt :
    Et au final, c’est qui qui l’a… ?


Il se passe l’index sur la gorge pour mimer le mouvement d’une lame tranchante.

Schillinger :
    Ah ça, j’en dirai pas plus ! T’as pas besoin de savoir !


McManus :
    Lui non, mais nous, si…


Schillinger se retourne dans un bond. McManus et Glynn se tiennent au milieu du couloir, bras ballants, dépités. Schillinger tourne le regard sur Chris, lui reprochant vaguement de ne pas l’avoir averti de leur arrivée. Puis il se retourne vers Hoyt, qui se tient toujours nonchalamment appuyé aux barreaux.

Schillinger :
    Tu m’as…


Hoyt (avec indifférence) :
    J’te dis, Bro, j’suis coupé du monde ! J’vois pas ce que j’aurais pu faire !


McManus (abasourdi) :
    On a été avertis qu’il se passait un truc dans le couloir de la mort… C’est quoi ce bordel ?


***


Interlude #4

Hoyt se tient torse nu au milieu de la cage de verre, bras croisés sur la poitrine. Son corps est intégralement tatoué. Derrière lui, l’écran montre un gros plan d’Augustus.

Augustus :
    Les tatouages intégraux ont toujours eu une image assez particulière. Tour à tour arme pour repousser les ennemis chez le peuple picte, curriculum vitae des voyous du XXe, symbole de rébellion chez les japonais, ou encore femmes tatouées qui deviennent des bêtes de cirque dans notre beau pays ; aujourd’hui, ils sont surtout la marque de fabrique des gangs. Un moyen de se distinguer, comme par exemple les membres de la Mara Salvatrucha qui se tatouent les initiales de leur gang en plein sur le visage. Aujourd’hui, et de tout temps, les tatouages ont surtout un sens bien précis : l’appartenance à un groupe. Et peu importe si ça ne fait pas très crédible sur la photo du CV.


Le plan se resserre pour qu’on ne distingue plus que le gros plan d’Augustus, qui éclate de rire.

***


Scène #9

Gros plan sur les barreaux du couloir de la mort qui se referment sur un quelconque aryen qui se distingue à la croix gammée tatouée sur sa gorge découverte. La camera fait un travelling jusqu’à la cellule de Hoyt, allongé sur sa couchette, les bras pliés sous sa nuque. Il sourit, satisfait, les yeux tournés vers le coin du plafond, comme s’il échangeait un regard avec quelqu’un.
A Emerald City, Ryan et Miguel sont assis l’un à côté de l’autre devant la télé qui relate les derniers événements – photo de Miguel à l’appui. Ils échangent un regard complice. Puis éloignent brusquement leurs chaises l’une de l’autre en se tournant pratiquement le dos.
En isolement, Schillinger se tient fièrement face à la porte, les mains sur les hanches. La porte se referme sur lui.

FIN.


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Octobell

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Lun 17 Mar - 03:19 (2014)
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Odepluie
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 14:29 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Ah il se dégage de ce texte une atmosphère intéressante et des personnages forts, j'adoore ! Puis y a une vraie petite intrigue itou itou, c'est bien joué ! Après, on sent que ça doit être bien fidèle, précis sur les personnages, mais n'ayant jamais vu la série, difficile de juger ce point ^^ Pareil, tu cites beaucoup de noms, tu fais intervenir plein de gens, et sans visage et sans background, je m'y suis un peu perdue (surtout cet Augustus, que je n'ai pas du tout réussi à situer)... un peu comme quand on prend une série en plein milieu, et qu'on ne comprend pas tous les enjeux. Mais c'est sûrement inévitable, j'imagine, vu le principe du défi =)

En tout cas, une lecture fort plaisante qui donne une bonne idée de ce que doit être cette série, et dans laquelle je vais très bientôt me lancer, aucun doute là-dessus ! =P Excellent boulot !!
Lun 17 Mar - 14:29 (2014)
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christine
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 15:27 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Tout d'abord je n'ai jamais regarde cette serie donc je n'y connais rien. Et je ne sais si cela vient de cette raison mais j'ai ete largue completement, trop de personnages peut etre je ne sais pas, mais je n'ai pas reussi a entrer dans l'histoire.
Je ne dis pas mon dernier mot je vais regarder des extraits de cette serie et relire ton texte peut etre que cela aidera
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Lun 17 Mar - 15:27 (2014)
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 16:22 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Arf, en gros j'me suis complètement ratée quoi :/ Deg >_<

Mais bref, histoire d'éclairer un peu les lanternes, j'vais faire une p'tite présentation des persos en jeu dans cet épisode :


Augustus Hill :
Personnage récurrent. Chaque épisode est entrecoupé de petits interludes où Augustus, dans un cube de verre, raconte des trucs, généralement sans lien apparent avec l'histoire qui se déroule dans l'épisode (mais qu'à seconde lecture, on peut relier). Il est l'un des prisonniers de Oz et a la particularité d'être en fauteuil roulant. Elément assez neutre de la série, il n'appartient à aucun gang. Il est interprété par Harold Perrineau (le Michael de Lost).

Miguel Alvarez :
Personnage récurrent. Prisonnier. Il fait partie du gang latino del Norte. Son grand-père et son père avant lui ont passé leur vie à Oz. C'est un chemin tracé pour la famille. Sous des airs de petit garçon paumé, c'est un gros dépressif suicidaire. Il est pour ainsi dire le moins mauvais des personnages, mais tout le monde le déteste et tout le monde a envie de le tuer (y compris son propre gang), ce que personne ne parvient jamais à faire. Interprété dans la série par Kirk Acevedo (le Charlie Francis de Fringe)

Jaz Hoyt :
Personnage plus ou moins secondaire. Prisonnier. Il fait partie du gang des bikers, qui fricotent pas mal avec les aryens. Relativement peu exploité, jusqu'à la fin de la série où on découvre qu'il est complètement schizo.

Chris Keller :
Personnage récurrent. Prisonnier. Il n'appartient à aucun gang. Charmeur, séducteur, manipulateur, gros psychopathe, Chris a un besoin psychotique d'être le marionnettiste, et il est prêt à tout pour ça. Surtout connu pour son histoire passionnelle avec un autre des prisonniers, Tobias Beecher. Il est souvent de mèche avec Schillinger, et parfois avec Ryan O'Reilly (selon l'évolution de la série). Interprété par Chris Meloni (le Stabler de NY Unité spéciale)

Vern Schillinger :
Personnage récurrent. Prisonnier. Chef du gang des aryens, c'est un peu le méchant ultime de la série. Il revêt un apparente bonhomie qui dissimule très très mal une véritable perversité et un pur mauvais fond. Il a énormément de sang sur les mains, et nombre de morts à Oz sont liées à lui. Incarné par JK Simons, vu dans un milliard de trucs.

Ryan O'Reilly :
Personnage récurrent. Prisonnier. Chef du gang des irlandais, et pour ainsi dire unique représentant. Sa spécialité, c'est la manipulation. Il est capable de retourner tout le monde pour n'importe quelle raison, et a le don de monter les gens les uns contre les autres. Il est capable d'élaborer les pires scénarios pour arriver à ses fins. Il est en outre fou amoureux du docteur Gloria Nathan. Incarné par Dean Winters (Le Johnny Gavin de Rescue me)

Tim McManus :
Personnage récurrent. Directeur d'Emerald City, zone centrale de la série Oz. Là-dedans, les prisonniers évoluent différemment des autres blocs de la prison, avec plus de libertés, un large espace commun et des cellules de verre au lieu des barreaux habituels. Véritable utopiste au début de la série, il se rend vite compte que son concept n'est pas aussi génial qu'il le pensait, ce qui le démotive quelque peu. il a quand même des pics d'espoir où il se prend à s'attacher à tel ou tel prisonnier, avec la volonté de les faire remonter la pente. Incarné par Terry Kinney (le Sam Bosco de Mentalist)

Leo Glynn :
Personnage récurrent. Directeur de Oz. Il s'efforce au maximum à être droit et impartial, même si ses expériences personnelles avec certains détenus (notamment Miguel Alvarez) le détournent de cette ambition. Il est néanmoins relativement digne de confiance. Interprété par Ernie Hudson (le fameux Winston Zeddemore de SOS fantômes !!)

Soeur Peter Mary et Ray Mukada :
tous les deux récurrents, ils représentent les institutions religieuses dans la série, et aussi bien l'un que l'autre sont un moteur pour faire avancer les prisonniers, sans aucun mauvais fond.

Gouverneur James Devlin :
Personnage secondaire. Politicien corrompu jusqu'à la moelle, il est encore pire que tous les prisonniers réunis.

Richie Hanlon et Reverend Cloutier :
Personnages secondaires de la série. Prisonniers. Je raconte l'histoire de Richie dans le texte (et y'a pas grand chose de plus), et le révérend Cloutier était un genre de gourou de secte un peu allumé, incarné par Luke Perry.

Lopresti, Howell, Mineo, etc... :
Gardiens de prison. Y'en a rarement un pour rattraper l'autre. Ils sont tous corrompus par les prisonniers.

Murphy :
Chef des gardiens, lui est la droiture et l'intégrité même.

Voilà, je pense que j'ai à peu près fait le tour. J'ai pris un (trop) gros risque avec Oz, sachant qu'il y a énormément de personnages (et que je suis loin de tous les mentionner ^^)
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
et ne sont en aucun cas le reflet de l'opinion de JE! Corp.
Lun 17 Mar - 16:22 (2014)
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Linelea
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 18:59 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Moi j'ai beaucoup aimé !
Je ne connais pas la série, même si vous en avez déjà parlé. Mais ce qu'il y a de sur, c'est que elle va venir à coté d'hannibal ^^ sur ma longue liste des à voir ^^
Les personnages m'ont donné franchement envie.
La situation piouff trop bien ! J'imagine le couloir de la mort, et toute la vie qui peut s'installer dans un lieu où elle n'y a presque pas sa place… Et l'histoire des tatouages intrigante !


Après niveau personnage : c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et du coup beaucoup de noms à retenir… Mais pour une fois justement mon problème à retenir les prénoms a dû moins me désavantager… Car là où les autres n'ont pas l’habitude de naviguer à l’aveuglette, moi c’est tout un sport ^^

Donc j’ai mes petits « trucs » pour lire des textes justement quand il y a beaucoup de noms ^^

Rien que pour Hoyt j’ai envie de voir la série ! Il m’intrigue, je ne parle même pas d’Augustus…

Alors avec lui tu n’as fait que des interludes ! Mais j’en voulais plus moi… Bon, j’ai compris qu’il fallait que je regarde la série pour en savoir davantage ^^

Ckris Keller : ben ca m’a l’air d’un bon profiteur comme il se doit…

Schillinger ! : le gros gros salaud de service

Lopresti : la gardienne un peu crazy sur les bords…

Et Miguel : le pion qu’on balade… ou pas…
Parce qu’à la fin on ne sait pas si finalement tout ça n’est pas un coup monté entre Ryan et Miguel pour éliminer Schillinger ^^


Le petit truc :
tu aurais peut-être pu nous aider (avec les noms) en indiquant nom prénom quand tu écrivais qui parlait. Ca nous aurait peut-être permis de mieux nous repérer quand dans le texte tu n’indiquais que le nom ou le prénom…



Bref, mais crois le ou non pour écrire ma rep, j’ai pas une seule fois regardé les noms ^^. (Fier de soi )

edit : roh en plus tu nous as fait une rep, je vais la lire ^^
Lun 17 Mar - 18:59 (2014)
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hector vugo
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 19:46 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Chapeau Mo, belle maîtrise de l'écriture scenarstique. Tu nous dépeints un univers carcéral assez flippant avec des personnages sévèrement couillus.


En résumé il ne te manque plus le budget et la caméra.
Lun 17 Mar - 19:46 (2014)
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Alinoë
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 20:28 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Aaaah Oz !! *-* J'adore ! (surtout Augustus ^^)

Réaction à chaud : Totalement digne d'un épisode de la série ! (enfin, les premières saisons que j'ai vues...après, je peux pas dire) (l)

Les plus :

. Les personnages : bien que très nombreux, qu'ils interagissent dans tous les sens, qu'ils ont donc pleeeein de liens ; j'ai totalement retrouvé les personnages de la série (et d'ailleurs, GG pour les intervention d'Augustus ! XD) Tu as pris un gros risque en choisissant une série avec autant de peuple au casting ; mais t'as géré ça d'une main de maître !

. Le scénario : alors, réussir à renforcer le huis-clos dans une série déjà huis-clos (l'enfermement y est vraiment omniprésent, je trouve XD), t'as maîtrisé. Ah le couloir de la mort quoi... *-* C'était THE bonne idée ; aussi risquée d'ailleurs. On peut facilement se laisser aller à un truc gnangnan avec des tartines sur les états- d'âme d'un condamné. Et nooooon ! ^^

Le scénario est bien construit, crédible ; l'enchaînement des scènes est nikel. Un vrai épisode de série quoi. XD

. L'ambiance : vraiment à 100% l'esprit de la série avec la petite touche de tension en plus de l'épisode.

. la mise en page : ah oui ; vu le temps que tu as dû y passer, je ne pouvais pas ne pas le mentionner. Tu t'es bien cassé la tête et, perso, je trouve que ça paye. Tout est claire, on sait qui parle quand, où se passent chaque scènes...

Les moins :

. Paradoxalement, le nombre de personnages. Effectivement, vu la série, c'était difficile de faire autrement. Mais du coup, je m'y suis un peu perdue de temps en temps... Ceci dit, la série m'a fait le même effet. XD Dès le départ, ils te bombardent de perso et même avec leurs têtes, j'avais du mal à me souvenir qui était qui... Donc ton moins est un plus en fait... >< lol vu que c'est totalement représentatif de la série... (selon moi)

. Quoi ? Un c'est pas bien ?! J'en ai pas d'autres, t'façon...

En résumé :

Le thème est là ; on a la série, un épisode complet, fidèle de l'univers aux personnages en passant par la « finesse » de leurs commentaires (et de leurs actes). ^^ Check.

La contrainte : dur de se planter avec cette série là ! Bouarf ! Mais tu as joué le jeu jusqu'au bout en plaçant un huis-clos dans le huis-clos. Donc, Check aussi ! XD

Bref, tu l'auras compris, j'ai kiffé ! Déjà, parce que bon, cette série, je la kiffe ! (surtout Augustuuuus ! XD lol tu l'auras compris aussi) Et puis, ton histoire est bien amenée. (et bien fait pour Shillinger!)

Quand j'ai vu le titre, j'ai eu peur... Et au final, trop de la balle ! Tu nous as pondu un épisode aussi barré et dérangeant que la série origineae ; qui s'incruste pas mal dans la série (je crois... XD j'ai plus réussi à trouver la suite après la saison 3).

Que du bonheur ! Bravo à toi ! Défi relevé !! XD
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Lun 17 Mar - 20:28 (2014)
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Eurydice2607
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 21:18 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

j'avoue (un peu honteusement) avoir lu en diagonale car le texte était un peu long (le point positif c'est qu'on voit que ca peut tenir un épisode complet!) et ne connaissant pas du tout la série, c'était un peu dur de rentrer dedans....
mais c'était très bien écrit et j'ai bien aimé que tu décrives les mouvements de caméra comme si on était vraiment en train de regarder la série. bravo à toi !
Lun 17 Mar - 21:18 (2014)
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SarahConte
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MessagePosté le: Mar 18 Mar - 15:42 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Et ben moi qui connaît bien l'univers de oz, j'ai adoré. 


J'ai trouvé hallucinant d'arriver à voir les persos donner leurs repliques tellement elles leur correspondent.


Puis le scénario aurait pu être réellement faire partie des épisodes de la série. 


Un petit bémol quand même, la fin est peut être un peu trop happy ending. Miguel s'en sort plutôt très bien au vu de ce Glynn pense de lui.


Mais sinon, c'est très fidèle à l'esprit de la série. 
Mar 18 Mar - 15:42 (2014)
Auteur Message
Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Mar 18 Mar - 20:21 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Bon alors d'une j'avais jamais vu la série et de deux, comme Line j'suis un as pour me perdre avec les prénoms et les histoires et tout. Du coup je me suis perdu après les premiers paragraphes,  -normal- mais j'ai persévéré et me suis finalement bien plongé dans le récit !
J'aime bien les interludes sur les tatouages. Mine de rien c'est documenté et intéressant^^
Tu respectes bien la forme du scénario, mais du coup c'est parfois un peu pénible toutes les précisions, l'aspect hyper descriptif. Je préfère un texte suivi quoi mais enfin t'es pile dans le thème donc c'est plutôt positif. Et évidemment gros taff, t'as mis le paquet.
Et puis l'histoire est plutôt chouette, un brin déjantée, et les perso sont bien caractérisés. Y a même une petite scène de cul... Que demande le peuple^^
Ben donc j'ai plutôt bien aimé.
Mar 18 Mar - 20:21 (2014)
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MessagePosté le: Mer 19 Mar - 17:10 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Bon alors moi non plus, je ne connaissais pas du tout la série, mais ça m'a donné envie de la découvrir ! 

Je ne saurais pas dire si ça colle à la série ou non, mais en tout cas tu nous propose là une vraie écriture scénaristique, et rien que pour ça, je te tire mon chapeau ! J'ai aimé les détails des mouvements de caméra, les descriptions très précises des gestes et des regards des personnages, qui aident vraiment à les identifier, et cerner les relations et les interactions entre eux. Le nombre de personnages, est certes, très impressionnant au début, mais comme je disais, avec tous les détails que tu nous offres, ben ça permet de ne pas trop s'égarer ...


Je trouve Augustus hyper intrigant, et puis l'univers de la série me plaît. Et le fait de ne pas avoir toutes les clés de qui fait quoi dans quel but, c'est quelque chose que j'aime bien quand je commence à regarder quelque chose... 


Bref, c'était hyper captivant ! J'ai beaucoup aimé ! 
_________________
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MessagePosté le: Mer 19 Mar - 20:40 (2014)    Sujet du message: Oz - Death Row Répondre en citant

Pour être franc, je suis tombé une fois sur la série "Oz", et je n'ai pas adhéré mais ton scénario me ferait presque l'aimer : tous les ingrédients y sont (violence, personnages forts, noeuds très étroits qui enserrent les personnages...)

Seul problème, si on ne connait pas la série on ne peut qu'être perdu tant les personnages sont nombreux ! Cela malgré les éléments pertinents que tu sèmes pour les individuer.
Bravo !
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En faire sortir des mots, ici naît la littérature."
Mer 19 Mar - 20:40 (2014)
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