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L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal)

 
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hector vugo
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 12:30 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

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Bonjour Les plumis,


Voici soumis à votre lecture un épisode de la série Hannibal.


Pour vous mettre dans le bain je vous propose le synopsis de la série copié sur wikipédia


L'agent spécial Will Graham est recruté par le FBI en la personne de Jack Crawford pour arrêter un tueur en série cannibale. Graham possède en effet une grande capacité d'empathie qui lui permet de se mettre dans la peau des meurtriers et de comprendre leurs modes opératoires. Cependant, ce don est très lourd à assumer psychologiquement, raison pour laquelle Crawford demande à ce que Graham soit suivi par un psychiatre, choisissant pour cela le Dr Hannibal Lecter, loin de se douter que ce fin gastronome aux manières impeccables est en fait le meurtrier le plus recherché de Baltimore.




Ensuite je vous invite à lire L'AFFAIRE BETTY CRAMER


Que sa lecture vous soit agréable.








Dans la voiture je n’ai même pas entendu la voix du GPS. Je me demande à quoi il peut bien me servir puisque je connais par cœur la route qui mène au cabinet du docteur Lecter. On se voit trop régulièrement à mon goût, ça me fait peur. « Vous êtes un homme de rites Monsieur Graham » m’avait-il dit à la fin de notre première séance et de poursuivre : «  Plus vous êtes dans les habitudes, plus vous vous sentez en confiance n’est-ce pas ? ». Pourquoi lui avoir répondu par l’affirmative et ouvert la boite de pandore ? Moi qui suis si méfiant en temps normal. 
 
 
 
 
Trois lettres avaient suffi pour lézarder les digues de mon intimité : O U I. 
 
 
 
 
Dès lors une fois par semaine je me soumettais à l’exercice du divan. 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
La voix du GPS est utile. Elle m’enferme dans un rite et me sécurise. Le docteur Lecter a vu juste. Il voit toujours juste. Quelle acuité terrifiante quand j’y pense. Du reste cette idée d’acuité m’a traversé l’esprit à la minute ou je me suis assis dans la salle d’attente. 
 
 
 
 
Ce type lit dans ses patients comme dans un livre ouvert, contrairement à ce numéro de Rolling Stones sagement fermé sur la table basse. 
 
 
 
 
La une est amusante : Freud et Mike Jagger le duo impossible. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je n’ai pas eu le temps de le lire. La porte du bureau d’Hannibal s’est ouverte. Une femme en est sortie la tête basse, les yeux rouges. Le docteur Lecter porte sur elle ce double regard d’empathie et de jalousie qui le caractérise si bien ; empathie devant la douleur de sa patiente, jalousie parce qu’elle le quitte, momentanément, jusqu’au prochain rendez-vous. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce regard-là ne dure qu’une demie seconde, quand il me voit, il a déjà switché la femme. Il sourit. Un sourire de prêtre à qui on oserait à peine confier ses enfants. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Du bras il m’invite à rentrer. Un geste d’ouverture très théâtral, ibérique même tant il singe l’attitude d’un toréro. Etrange pour un homme que tout indique nordique dans ses traits et sa posture. Serait-ce de sa part une tentative d’alléger l’atmosphère ? Qui sait. Il en est capable. Pourtant rire avec lui n’est pas la première chose qui vous vient à l’esprit quand vous le voyez. Au contraire Hannibal Lecter est froid, impassible, stricte. Il ressemble en tout point à la décoration de son intérieur professionnel : un savant concentré de teintes verdâtres et pourpres incroyablement assombries par la lumière si pâle à cette heure du jour. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quand je m’approche de lui un frisson me parcourt l’échine, vite neutralisé par sa poignée de main chaleureuse. Je m’avance à hauteur du divan, le dos à son bureau. Je me retourne. Lecter ferme la porte avec le verrou. Je m’en étonne laissant échapper un presque rictus de crainte. 
 
 
 
 
-         Ce n’est pas dans vos habitudes Docteur 
 
 
 
 
-         Quoi donc Will ? 
 
 
 
 
-         De fermer la porte avec le verrou 
 
 
 
 
-         C’est juste pour être tranquille. Pas plus tard qu’hier, une patiente hystérique a essayé de s’introduire dans mon bureau. 
 
 
 
 
-         Je comprends mieux 
 
 
 
 
-         Et les patientes hystériques, je n’en manque pas (ajoute-t’il en souriant à pleine dents) 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le frisson revient me titiller l’échine, une frousse en courant alternatif. Je n’aime pas cet humour. Il est si proche du mépris. Hannibal l’a perçu immédiatement dans mon regard puis cesse cette lourde tentative de séduction. Son visage se tend un peu et reprend ses vertus cardinales. De la poche intérieure de sa veste, il sort son portable. Il le coupe. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
-         Comme ça nous ne serons pas dérangés. Ne restez pas debout,  mettez-vous à l’aise Will. Enlevez votre manteau et prenez place sur ce divan. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sa voix ressemble à une voix de GPS, je me laisse guider. Pourquoi ne pas lui faire confiance ? Je m’exécute. J’enlève mon manteau, m’assois. Le cuir du divan est agréable comme la proximité de la peau d’une femme. On s’y sent bien. En fait tout concourt à l’abandon de soi. 
 
 
 
 
Et si cette idée m’est encore désagréable, les yeux du Docteur Lecter feront le nécessaire pour m’amadouer. D’ailleurs ils me fixent à présent 
 
 
 
 
Ce type, c’est le serpent du livre de la jungle. 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
-          Bien. Comment allez-vous Will ? 
 
 
 
 
-         Je vais comme je dois aller, docteur. 
 
 
 
 
-         Je vais comme je dois aller. Quelle étrange façon de parler de soi, Will ? Comme si vous étiez dans l’obligation de jouer un rôle. Pas la peine de jouer ici. 
 
 
 
 
-         Je n’y peux rien c’est une seconde nature Docteur 
 
 
 
 
-         Vous dormez bien en ce moment, Will ? 
 
 
 
 
-         Pas tant que ça 
 
 
 
 
-         C’est l’affaire Betty Cramer qui vous tracasse ? 
 
 
 
 
-         Tout juste. 
 
 
 
 
-         On peut en parler si vous voulez 
 
 
 
 
-         En quoi ça peut m’aider ? 
 
 
 
 
-         Je ne sais pas moi. Disons, à vous soulager. 
 
 
 
 
-         Soulager ? 
 
 
 
 
-         D’un autre qui vous pourrit la vie, Will 
 
 
 
 
-         Si vous croyez que je le fais exprès.. 
 
 
 
 
-         Non, je n’en suis pas à croire Will, je le pense vraiment. Vous vous identifiez trop au meurtrier au point de vous oublier vous. Et c’est ça qui vous pourrit la vie. 
 
 
 
 
-         Peut-être.. 
 
 
 
 
-         Alors commencez par évacuez, mettez des mots sur.. 
 
 
 
 
-         Sur mon cauchemar ? 
 
 
 
 
-         Absolument Will.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je me contracte, le cuir du divan m’irrite la paume des mains.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Par quoi commencer, la vision d’une morte, son odeur, la lumière de la pièce, le bruit de mes pas sur le parquet, la douleur des murs, leur chair de poule me transmettant la mise en scène du crime, ces faits et gestes du tueur allant jusqu’à me plaquer sur le sternum le timing de sa respiration. Ce timing je le copie au souffle près. Le docteur Lecter voit encore juste. Je m’identifie trop au meurtrier. J’en dors si mal. Puisqu’il me faut parler de ce cauchemar-là, puisqu’il me faut y mettre des mots dessus, allons y…         
 
 
 
 
 
 
 
 
 
- Je me vois sonner à la porte de l’appartement de Betty. Elle m’ouvre sans méfiance. On se connait un peu. Au point qu’elle me propose de lui faire la bise. Le contact de sa joue m’est agréable. 
 
 
 
 
- Il vous rappelle l’enfance ? 
 
 
 
 
- Je ne me suis jamais posé la question. En y réfléchissant un peu, peut-être. On boit un verre, on parle de tout et de rien. Du chien qu’elle va adopter au chenil, de son garçon qui lui manque ce vendredi soir, il est chez son ex-mari. Un silence vient, une larme vite contenue, puis elle embraye sur son travail. 
 
 
 
 
- D’où vous vient ce scénario si précis ? 
 
 
 
 
- Des deux verres que j’ai vus sur la table basse de la salle à manger quand nous sommes venus constater le meurtre avec la police, mais aussi de la lecture de l’enquête de voisinage de la victime. J’imagine qu’il a fallu qu’elle soit en confiance pour se laisser manipuler par le meurtrier. 
 
 
 
 
- Donc votre cauchemar n’est pas uniquement le fruit de vos sensations pures, elles viennent aussi d’autres éléments, je veux dire ce que vous savez de l’enquête/ 
 
 
 
 
- Si on veut. C’est un mix  
 
 
 
 
- L’un ne prend-il pas l’ascendant sur l’autre ? 
 
 
 
 
- Comment ça ? 
 
 
 
 
- Vos sensations ne sont-elles pas modifiées par ce que vous apprenez de l’enquête rétrospectivement ? 
 
 
 
 
- Pour être tout à franc, elles renforcent ma première impression. Elle valide le scénario de la scène de crime. C’est ça qui me terrifie. 
 
 
 
 
- Poursuivons votre cauchemar, voulez-vous ? 
 
 
 
 
- Ou en étais-je ? 
 
 
 
 
- Je crois que Betty Cramer vous parlait de son travail. 
 
 
 
 
- Oui c’est juste. 
 
 
 
 
- Je me vois complètement hypnotiser par sa manière d’articuler. Sa bouche est d’une sensualité incroyable. Elle me donne de l’appétit.  
 
 
 
 
- Du désir ? 
 
 
 
 
- Non, ce n’est pas sexuel. Mon ventre gargouille, j’ai faim. Plus elle bouge avec grâce, plus j’ai la fringale de son corps. Je suis presque en hypoglycémie.  
 
 
 
 
  
 
 
 
 
Tout en continuant à porter un intérêt à ce que je dis, Lecter ouvre un tiroir de son bureau et en sort une barre de twix. Il déchire l’emballage et commence à manger un des doigts coupe faim 
 
 
 
 
- Vous en voulez un, Will ? 
 
 
 
 
- Non vous savez, je ne cours pas trop après le sucre. 
 
 
 
 
- Je vous ai coupé, pardonnez-moi. Vous en étiez à… hypoglycémie 
 
 
 
 
- Oui.. C’est ça. Je suis en hypoglycémie Je ne l’entends plus. Je suis dans un état second 
 
 
 
 
Je la porte hors de la salle à manger. Sa viande… se débat, ses cris de bête m’exhortent à la faire taire au plus vite. Je l’assomme avec un cendrier pris sur la table basse du salon. Je l’emmène dans sa chambre. 
 
 
 
 
- Le fait de trainer le corps jusque-là ne vous fatigue-t-il pas trop ? 
 
 
 
 
- Non l’adrénaline me maintient en éveil. Et puis il y a son parfum que je sens. 
 
 
 
 
- Vous n’y avez pas prêté attention jusque-là ? C’est bizarre ? 
 
 
 
 
- Non j’étais trop excité par sa bouche. 
 
 
 
 
- Un parfum. Un parfum comme le fumet d’un plat ? 
 
 
 
 
- Oui vous avez raison. Un parfum sucré 
 
 
 
 
- Il vous rappelle l’enfance ? 
 
 
 
 
- Qu’est-ce que vous avez avec mon enfance, Docteur ? C’est la deuxième que vous me faites la réflexion. 
 
 
 
 
- Je cherche à comprendre Will. Vous êtes une éponge, vous absorbez tout et prenez tout pour vous. C’est épuisant hein 
 
 
 
 
- Oui 
 
 
 
 
- Et une éponge a toujours une mère d’origine MERE, jeux de mot révélateur. 
 
 
 
 
- C’est ma mère qui vous intéresse ? 
 
 
 
 
- Tout vient de là. Mais poursuivons le cours de votre cauchemar voulez-vous. Vous parliez de parfum 
 
 
 
 
- Un parfum sucré émane de son cou. Et son odeur me nourrit. 
 
 
 
 
- Que voulez-vous dire par là ? 
 
 
 
 
- Elle calme ma faim. 
 
 
 
 
- Je ne comprends pas l’odeur d’un plat devrait vous ouvrir l’appétit ? 
 
 
 
 
- Pas ici Docteur. Elle me donne la certitude que le repas approche. 
 
 
 
 
- D’où votre calme revenu. 
 
 
 
 
- Tout juste 
 
 
 
 
- Pour autant Betty Cramer n’est pas encore morte 
 
 
 
 
- C’est vrai, il me reste à préparer la viande 
 
 
 
 
- Préparer la viande ? 
 
 
 
 
- Oui, je ne suis pas trop carpaccio 
 
 
 
 
- Le meurtrier vous voulez dire ? 
 
 
 
 
- Oui 
 
 
 
 
- C’est vrai qu’ici les deux se confondent 
 
 
 
 
- La bête vit et c’est un inconvénient majeur. La femme ne doit pas avoir le destin d’une écrevisse que l’on trempe, encore vivante, dans l’eau chaude. 
 
 
 
 
- Vous avez une morale je vois 
 
 
 
 
- Certes elle vaut ce qu’elle vaut. Mais j’ai horreur de l’agonie. J’aime les choses rapides, précises. Alors je sors mon arme à feu, ajuste un silencieux, et à hauteur de la tempe tire un coup, un seul. Il y aura du sang sur l’oreiller. C’est plus esthétique que les contorsions d’une écrevisse dans une casserole. 
 
 
 
 
- Vous n’omettez pas la dimension artistique je vois. Enfant, vous aimiez dessiner ? 
 
 
 
 
- Non je préférais sculpter 
 
 
 
 
- Betty Cramer Morte, que se passe-t-il ensuite ? 
 
 
 
 
- Je porte son corps jusqu’à ma voiture et je pars avec elle. Je l’emmène chez moi. 
 
 
 
 
- Sans vous faire remarquer par le voisinage ? 
 
 
 
 
- Oui je n’en suis pas à mon premier meurtre j’ai un savoir-faire en la matière 
 
 
 
 
- Et arriver chez vous, que faites-vous ? 
 
 
 
 
- La cuisine. Je prépare la bête. Je lui coupe l’annuaire en souvenir. Je prends son foie, son cœur les morceaux que je préfère. Je les mets au frais. Puis je  redonne à la bête un aspect plus présentable. C’est qu’il me faudra la redéposer chez elle, sur son lit. 
 
 
 
 
- En somme vous êtes pétri de qualités. Vous êtes cuisinier, chirurgien, thanatopracteur 
 
 
 
 
- Oui mais je reste un hors la loi. 
 
 
 
 
- Vous ? 
 
 
 
 
- Non pas moi, le meurtrier, celui de mon cauchemar 
 
 
 
 
- Et votre cauchemar comment s’achève-t-il ? 
 
 
 
 
- Je remets le corps nu de Betty Cramer sur son lit, la tête sur l’oreiller, la tempe bien à hauteur de la tâche de sang. 
 
 
 
 
- Cela ressemble à un tableau. Vous aimez les tableaux ? 
 
 
 
 
- Oui j’ai une tendresse particulière pour les natures mortes 
 
 
 
 
- (Lecter regarde sa montre) La séance se termine. Je vous libère. Comment vous sentez vous, Will ? 
 
 
 
 
- Vidé à défaut d’être soulagé 
 
 
 
 
- C’est un début. Soyez patient. Rentrez chez vous, faites-vous un repas frugal. C’est le ventre léger que l’on dort mieux. 
 
 
 
 
- Est-ce votre régime également ? 
 
 
 
 
- Cela dépend des jours et de mon appétit 
 
 
 
 
- Ce soir vous allez manger léger, Docteur ? 
 
 
 
 
- Peut-être, peut-être pas. Votre récit m’a donné faim, Will 
 
 
 
 
- Ah bon. (silence gênant) 
 
 
 
 
- A la semaine prochaine Will. Prenez soin de vous 
 
 
 
 
- Merci Docteur 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je me lève. Je me rhabille. Lecter me devance, il me tourne le dos. Le verrou de la porte s’ouvre. Nous nous faisons face à présent, nous nous serrons la main. Le sienne est froide. C’est le signe qu’Hannibal passe à autre chose. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je n’ai pas mis le GPS sur la route du retour. J’ai juste pensé à mon repas du soir : un bouillon de poule avec un yaourt nature. Le gage d’une nuit douce. 
 
 
 
 
Quant au Docteur Lecter. Il a calmé sa faim en préparant et mangeant un foie et un cœur. 
 
 
 
 


Dernière édition par hector vugo le Lun 17 Mar - 21:16 (2014); édité 1 fois
Lun 17 Mar - 12:30 (2014)
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 14:33 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

Haha la même série que Christine, et une approche très différente ! Je n'ai pas regardé la série entre temps, mais ton épisode m'en fait découvrir une nouvelle facette, et une relation suuuper intrigante entre Hannibal et Will !! Il faut dire que tu nous sers un dialogue super riche d'images et de références. C'est une banal scène de psy qui se transforme en une malsaine scène de crime. Je ne sais pas si c'est fidèle à la série (Christine nous le dira ^^ mais je n'en doute pas), mais en tout cas, c'est un petit régal à lire =P Un grand grand bravo, c'est top, j'adore ! =)
Lun 17 Mar - 14:33 (2014)
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 15:07 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

La même que Aude : pas vu la série, donc pas vraiment de point de référence. Si je me réfère aux films, en revanche, je me sens assez dubitative. Il me semble qu'il y a une scène similaire au début de Dragon Rouge, mais j'en suis plus assez sûre du tout. Pour ça, pas de souci. Si l'aspect malsain de Lecter est magnifiquement retranscrit, je reconnais pas forcément le Will Graham du film... Mais comment juger ? Celui de la série est p'tet un poil différent, et effectivement, seule Christine peut le dire

Hors des références, j'ai énormément aimé l'atmosphère de ton texte. On ne se sent pas du tout à l'aise dans ce cabinet-huis-clos, où on se sent complètement oppressé. On y retrouve également ta patte dans certaines remarques qui m'ont fait sourire (les doigts coupe faim ahah ^^). Bref, c'est bien joué !
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 16:14 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

Bon ben je crois que l'on m'attend au tournant.
Je dois avouer que j'ai pris mon temps pour lire ton texte, j'aime beaucoup la serie alors.
J'ai releve deux trois trucs mais rien de grave.
Je ne pense pas avoir jamais vu (mais je peux me tromper) Hannibal sourire a pleine dents, il est plutot inexpressive comme personage, parfois je me demande meme si il a des emotions(enfin c'est personnel cette derniere Remarque). Alors le coup du twix je dois dire non il fait trop attention a ce qu'il mange et je crois qu'il le dit dans la serie il fait tout son mange sans exception.
mais bon tout ca c'est pas trop grave.
J'ai bien reconnu les personnages Will je l'aurais fait encore plus mal-a-l'aise, encore plus coupable car il ne pense pas comme le tueur il devient le tueur pendant ses "trances" je ne sais pas trop comment appeler ce qu'il fait. d'ailleurs
Tu as mieux reussi les dialogues que moi en tout cas.
Honnetement, c'est un tres bon episode qui irait dans la serie sans probleme
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MessagePosté le: Lun 17 Mar - 16:24 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

Un grand merci a vous trois pour vos commentaires. Je suis ravi d'autant que j'ai obtenu l'aval de Christine ( docteur es Hannibal)


Il est vrai que j'ai pris quelques libertés avec l'original. Je pense au sourire de docteur Lecter et au twix.


Sorry pour les accents ( j'écris mes commentaires sur iPad)
Lun 17 Mar - 16:24 (2014)
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MessagePosté le: Mer 19 Mar - 22:47 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

Alors, Hector... XD

Réaction à chaud :
hyper prenant ! *-* Immersif à souhait ! Pouah ! J'ai adoré !

Les plus :

. l'écriture précise :
tu sais vraiment choisir tes mots. C'est simple, percutant, presque chirurgical. (qui du coup, colle très bien à l'ambiance)

Une phrase que j'ai trop kiffé : « Ce type lit dans ses patients comme dans un livre ouvert, contrairement à ce numéro de Rolling Stones sagement fermé sur la table basse. »

. L'ambiance (justement) : tu prends le temps de la placer, de faire monter la tension, d'amener le huis-clos. ^^ (Et y a pas à dire, les entretient avec les psy, j'suis fan ! XD) On se délecte littéralement de tes mots, jusqu'à pouvoir presque comprendre comment pense Hannibal, ce qu'il ressent. *-*

. Will Graham : J'ai bien aimé ta vision du héros; son empathie extrême, sa façon de se glisser dans la peau du meurtrier jusqu'à en rêver (Y a un petit côté « Esprits Criminels » ou « Profiler » d'ailleurs).

. Le scénario : Le côté mise en abime, l'histoire racontée dans l'intimité d'un cabinet de psy ; un truc tout « con » et pourtant excellent ; surtout à travers ta plume !

Bref, vraiment très bon ! J'ai adoré ! Plongée dedans du début à la fin ! Hector, tu es officiellement notre Hugo ! 

Les moins (ah ben oui, comme tout le monde) :

. Hannibal : comme Christine (et rien à voir avec la série), je l'ai trouvé un poil trop expressif... Et bon, le coup du Twix, même si c'était marrant, ça sortait justement un peu du ton général. Tu plantes une belle ambiance, une belle tension et puis le Twix... FBI, fausse bonne idée ; j'ai envie de dire. Parce que limite, Lecter qui sourit à pleine dent (ou qui est trop expressif), à travers ta plume et dans cet épisode, ça passait plutôt bien. On s'éloignait de l'idée qu'on peut se faire du personnage tout en restant dans le ton.

Voilà. C'est déjà bien. ^^

En résumé :

Le thème est là : On a la série ; que tu t'es légèrement appropriée (semble-t-il et comme un peu tout le monde. Y paraîtrait qu'il y en a même qui ressuscitent des personnages... Bouarf !) On a le héros principale ; un épisode complet avec un début, un milieu et une fin ; qui s'ancre parfaitement dans l'univers. Check.

La contrainte : pareil. On a le huis-clos, dans le cabinet du psy, verrouillé en prime. (Je voudrais pas d'un psy comme ça ! XP )

Oh, d'ailleurs (rien à voir), j'ai adoré ta référence à la voix du GPS. (l)

Bref ; bravo ! Défi brillamment relevé !

PS: désolée pour la brièveté de mes commentaires et puis le temps aussi... XD j'ai du mal à faire des mots, ce soir... ><
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Mer 19 Mar - 22:47 (2014)
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Linelea
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MessagePosté le: Mer 19 Mar - 23:19 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

Bon alors je connais pas la série, mais je me répète là ^^
Donc tout comme pour christine j'ai pas vraiment de point de comparaison. Par contre j'ai bien aimé l'ambiance, les dialogues même s'ils ne sont pas entièrement fidèle à la série d'après christine ^^

Bravo pour ton épisode. Ca confirme que Hannibal va être une de mes prochaine série ^^
Mer 19 Mar - 23:19 (2014)
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MessagePosté le: Jeu 20 Mar - 00:12 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

Merci Ali et Line pour vos commentaires
Jeu 20 Mar - 00:12 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Jeu 20 Mar - 11:09 (2014)    Sujet du message: L'AFFAIRE BETTY CRAMER (épisode d'Hannibal) Répondre en citant

Je connais pas la série, encore une fois mais je retrouve Hannibal avec plaisir Twisted Evil J'adore les métaphores, la double lecture constante, et comment tu mènes insidieusement le dialogue entre les personnages ! C'est tordu à souhait, et drôle aussi à des moments, bref j'ai adoré !
_________________
Rafistoleuse
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