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Malfrats du dimanche - Part III

 
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Octobell
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 01:38 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III Répondre en citant

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Pour mieux comprendre l'histoire, il est préférable d'avoir déjà lu les parties 1 et 2, écrites lors de défis précédents :

Partie 1

Partie 2


_______________________



Nagasaki évitait de se l’avouer, mais il adorait ce moment. Cet instant où il pénétrait sur une scène de crime qui redonnait un sens à la valeur de la vie, avec ses flashes de photo, ces légistes penchés sur les cadavres et ces uniformes bleus qui ratissaient bruyamment tous les environs à la recherche du moindre indice.

Il prit une grande inspiration et exhala l’ombre d’un sourire qu’il rattrapa juste à temps. De quoi aurait-il l’air si on le voyait jubiler devant une demi-douzaine de corps putréfiés ? Non, Olivier Nagasaki ne pouvait se permettre de montrer une quelconque faille dans le tableau de perfection qu’il avait mis tant d’ardeur à confectionner au cours de ces dernières années. Et sa toute nouvelle place d’inspecteur n’était que la cerise sur le gâteau de tout ce labeur. La médaille olympique qui récompensait son assiduité. Depuis les premières lueurs de son adolescence, le jeune homme s’était donné comme mission d’incarner la perfection sur terre. L’incarner… Exactement comme un acteur. Il avait eu la chance de jouir d’un physique fin et gracieux, qui avait gardé le meilleur du melting pot d’origines qu’il se trimballait dans son bagage d’ADN. Il était grand comme un suédois, élégant comme un anglais, plein de prestance comme un italien, des yeux noirs en amande hérités de ses origines les plus éloignées, qui lui assuraient encore ce nom, passé à la frontière française au moins cinq générations avant lui. Origines qui lui avaient valu également le seul point sombre de son physique parfait : ces cheveux noirs, fins et filasses, qu’il s’était empressé de raser complètement dès lors qu’il avait eu assez d’emprise sur sa mère pour avoir le droit de se couper les cheveux tout seul. Son crâne totalement dépourvu du moindre cheveu attirait souvent les regards étonnés, ainsi que les surnoms. Olive était le plus récurrent, puisqu’il se dérivait également de son prénom, mais il préférait lorsqu’on l’appelait Monsieur Propre. Car rien ne pouvait mieux le représenter. Il était propre. En toutes circonstances.

Et il était content !

Dans une prestation qui aurait mérité un oscar à Hollywood, il poussa un long soupir plein d’empathie pour les victimes. Pas trop d’empathie non plus, ça ne sert à rien de ressentir exactement la même chose qu’un cadavre en décomposition.

« Détails ? » Demanda-t-il à son adjoint, Firquet. Le vieil homme, proche de la retraite, n’avait pourtant rien d’un Danny Glover ou d’un Morgan Freeman. Déjà, il était blanc, ce que Nagasaki ne tolérait que parce qu’il lui restait moins d’un an à tenir avant que le vieux ne se casse sous d’autres cieux. Ensuite, il se dégoterait quelqu’un qui renforcerait encore la perfection qui émanait de lui : un side-kick noir, malin, dégourdi et bon conseiller, sorti de la rue, tant qu’à faire. Un de ces jeunes qui a lutté toute sa vie pour rester dans le côté lumineux de la force. Oh oui ! Il s’appellerait Jacques Tarti, et aurait un langage de « caillera » qui attirerait aussitôt la sympathie de la plupart des inculpés. Ils formeraient un duo irréprochable – parfait – qui ferait parler de lui dans tous les quartiers de Paris, et même au-delà ! Mais pour se faire, il devait encore supporter la présence de cet incompétent de Firquet pendant quelques mois. C’était le prix à payer.

« Marcello et sa clique… » Entama le vieux d’une voix veloutée. « Quelqu’un a eu le cran de leur mettre la main dessus avant nous. On devrait leur refiler une médaille à ces types… »
« Chaque victime mérite la même justice. » Annonça Nagasaki d’un ton sans reproche, juste dans le but de souligner son véritable – plus ou moins – intérêt à arrêter les assassins. Même les assassins des assassins. Chaque assassin méritait un procès en bonne et due forme, et la seule détonation qu’il devait entendre était celle du marteau du juge.
« Ce type. » Corrigea une voix féminine à côté d’eux, et les deux hommes se tournèrent de concert vers la nouvelle arrivée.
« Pardon ? » Interrogea poliment Nagasaki.
« Ce type… » Répéta la femme – âge moyen, cheveux bruns coiffés en un carré négligé, pas beaucoup d’intérêt. Elle fit face aux deux inspecteurs et leur tendit la main, avec un sourire qui aurait mérité des cours de la part du jeune homme en face d’elle. « Corine Gillette, balistique. »

Nagasaki lui serra la main, attendant patiemment la suite des opérations. Gillette tendit un petit scellé transparent qu’elle tenait dans son autre main.

« Toutes les balles trouvées sur le lieu du crime proviennent du même calibre, 5,56x45 mm, et à vue d’œil… De la même arme. »
« Fusil d’assaut ? » S’étonna presque Nagasaki.
« Oui. Mon équipe continue de ramasser les balles restantes, des fois qu’on ait des surprises, mais à mon avis, on a affaire à un… »
« … Militaire ? »
« J’allais dire un fou furieux solitaire, mais un militaire, ça va aussi. Prunel a également trouvé d’étranges lacérations sur les cadavres. Comme des lames… Mais pas tout à fait des lames. Comment a-t-il dit ? Ah oui ! Comme s’ils avaient été tranchés par un fil à couper le beurre. Qu’il soit un militaire ou non, une chose est sûre… Il est sacrément dérangé ! » Gillette accompagna sa remarque d’un mouvement circulaire de son index contre sa tempe.
« Hum… » Réagit Nagasaki d’un air intéressé en scrutant le légiste penché sur l’un des corps. « Intriguant, tout ça ! » Puis il s’avança jusqu’au médecin.

Derrière lui, Gillette combla le trou laissé entre elle et Firquet, et tous les deux contemplèrent l’inspecteur pendant plusieurs secondes.

« Il m’a l’air pas trop mal ce nouveau, non ? » Interrogea Gillette, et Firquet hocha lentement la tête.
« Ca faisait longtemps qu’on avait pas eu un inspecteur digne de ce nom à la maison ! »

Nagasaki ne vit pas que Gillette agitait la tête à son tour, mais il avait tout entendu de leur échange. Alors qu’il se baissait à hauteur de Prunel, le légiste, il se sentit envahi d’une agréable chaleur.

***


A la télévision, tout semble toujours si facile. Tout se goupille de la manière la plus parfaite qui soit, et en un temps dépassant tous les records. Nagasaki était pourtant un grand amateur de la perfection, mais aussi bon qu’il pouvait être, la réalité ne se passait jamais comme dans les films. Une simple étude balistique prenait souvent plusieurs semaines ; une autopsie n’apportait pas toujours toutes les réponses nécessaires ; les témoignages ne fournissaient en général aucune information utile. En fait, dans la vraie vie, les enquêtes se résolvaient la plupart du temps grâce au hasard. Ou à la négligence du tueur. Puis il fallait avouer que l’affaire Marcello ne déchaînait pas franchement sa passion, bien qu’il soit très doué pour démontrer le contraire. Les deux seules réponses qui avaient été apportées à l’enquête au cours de ce mois écoulé concernaient des faits qui avaient été déduits dès qu’il avait pénétré dans le troquet dans lequel avait eu lieu le meurtre : l’arme utilisée était bel et bien un fusil d’assaut – M4A1 pour être exact – et aucun genre de lame n’avait lacéré la peau des victimes. Nagasaki n’avait plus qu’à attendre qu’un nouvel indice lui tombe tout cru dans le bec.

Et en attendant cet indice, en ce jour ensoleillé du 24 juin, il feuilletait un dossier sur un groupe de jeunes satanistes qui s’amusaient à profaner des tombes en guise de rite de passage. Plongé dans sa lecture, le jeune inspecteur oublia presque de jouer et s’octroya une moue désabusée. Quelle parfaite bande de petits crétins. Ils pensaient vraiment qu’ils ressusciteraient Jim Morrison en saccageant sa stèle au Père-Lachaise ?

Il s’en fallut d’une seconde avant qu’il ne soit percé à jour. A peine avait-il repris un visage neutre que la porte s’ouvrit brusquement. Nagasaki bondit de son siège, et afficha un regard curieux pour Firquet.

« Que se passe-t-il ? »
« L’affaire Marcello, inspecteur ! Y’a du nouveau ! »
« Ah oui ? »
« Un témoin ! »
« Comment ça, un témoin ? On en a des dizaines, des témoins, et ils ont tous vu quelque chose de différent ! »
« Oui, mais lui, je le sens, chef ! » Affirma Firquet avec aplomb. Nagasaki l’observa d’un air dubitatif, mais décida de lui faire néanmoins confiance. Car il savait que c’était comme ça qu’il devait faire. Il suivit donc son adjoint jusqu’à la ruche où se mêlaient victimes, criminels et policiers. Un joyeux bordel, mais qui procurait toujours à Nagasaki cette curieuse sensation de pur bien-être. De vie.

Firquet le guida jusqu’à l’un des bureaux, où attendait poliment un jeune homme avec une allure plutôt atypique. Il portait un béret brun vissé sur le côté de sa tête. Les manches de sa chemise manifestement vintage étaient retroussées jusqu’au milieu des biceps, révélant d’étranges tatouages qui recouvraient ses deux bras. Si Nagasaki les avait observés avec plus d’attention, il aurait pu voir quelque chose de réellement intriguant dans ces tatouages. Mais il était trop occupé à détailler ce que l’homme tenait dans ses bras pour s’intéresser ce qui ornait sa peau. Un étui à violon, compressé précieusement contre son torse comme s’il s’agissait d’un bébé. Le témoin semblait prêt à sortir les griffes si qui que ce soit s’approchait de trop près de son trésor.

« Mon instrument ne vous aidera pas dans l’avancée de l’enquête, je peux vous l’assurer… » Annonça le musicien avec un sourire en coin.
« Alors pourquoi le tenez-vous de la sorte ? » Questionna Nagasaki.
« Un Amati, vous avez une idée de ce que ça coûte ? Ca m’embêterait vraiment de me le faire piquer par manque de vigilance… »
« Mais vous êtes dans un poste de police, ici. » Intervint Pirquet, affable.
« Un poste de police plein de voyous… » Devina Nagasaki, en échangeant un regard complice avec le violoniste. Celui-ci acquiesça brièvement, l’air reconnaissant. L’inspecteur reprit alors : « Bien. Qu’est-ce qui vous amène au sujet de l’affaire Marcello ? »
« Eh bien… Je crois que ça stagne depuis sa mort, alors que du côté des criminels de la ville, tout le monde a déjà une idée de qui a fait le coup… »
« … Les criminels ? » Releva Nagasaki.
« Vous savez, je vis en jouant du violon dans la rue. Même si ce que je fais n’est pas en soi fondamentalement répréhensible, j’en suis quand même… De la rue. Donc je connais tous ceux qu’il y a à connaître, et j’entends tout ce qu’il y a à entendre. Marcello était important. Il faisait tourner une sacrée marchandise, et en dépit de ce que vous, flics, pouvez en penser, il était réglo, et il faisait les choses bien. Mais il s’est fait zigouiller, et depuis, c’est comme si tous les rats de Paris avaient été libérés. »
« A vous entendre, on dirait que ce Marcello était un véritable justicier ! »
« Non, pas du tout ! C’était un gros connard. » Répliqua le violoniste avec évidence. « Mais il était bon en affaires. C’était un peu, hum… le Titus de la drogue. Sauf que maintenant, il y a des dizaines de Jules César qui courent après la couronne de laurier. »

Nagasaki et Firquet restèrent légèrement interdits face à la référence un soupçon trop culturelle pour eux, mais évidemment, l’inspecteur fut le plus prompt à réagir.

« Je vois… » Répondit-il avec neutralité. « Et donc… Quelles rumeurs courent au sujet de son meurtrier ? »
« Ce serait un petit voyou de bas étage avec des dettes de jeu qui l’aurait massacré. Il s’appelle Jethro Silva. »
« Et quel est votre intérêt, à vous, de le dénoncer ? Après tout, ce… Jethro Silva, » Nagasaki coula une brève œillade sur Firquet, qui comprit aussitôt le message et s’éclipsa pour aller relancer l’enquête, « est peut-être un voyou de bas étage, comme vous dites, mais il a tué le plus grand mafioso de la capitale. N’avez-vous pas peur pour votre propre vie ? »

Le violoniste esquissa un sourire. Un sourire qui arracha un indescriptible frisson à Nagasaki.

« Précisément… » Souffla-t-il. « Peut-être est-il plus dangereux que ce qu’il semble montrer, et effectivement, je crains pour ma vie. Alors j’ose espérer que vous êtes aussi efficace que vous en avez l’air… »

***


Et Nagasaki était prêt à donner une leçon d’efficacité à ce violoniste. Moins d’une heure plus tard, ses hommes défonçaient au buffle la porte de la petite maison du suspect. Une fois le battant arraché de ses gonds, l’inspecteur fut le premier à pénétrer dans la demeure. Il s’immobilisa parfaitement sur le pas de la porte lorsque son regard accrocha cette vision inattendue.

La jeune femme était devant le miroir de la salle-de-bain, qui faisait directement face à l’entrée depuis l’autre bout du couloir. Elle avait laissé la porte ouverte. Son mouvement était figé, les mains levées sur le voile qu’elle finissait apparemment d’accrocher. Son grand regard de biche était tourné dans la direction des flics, mais pas effrayé pour autant.

« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? » S’exclama-t-elle d’une voix furieuse après de longues secondes de latence. « Ca vous arrive souvent de défoncer les portes des gens ? Vous auriez pas pu au moins sonner ? »

Merde, pensa Nagasaki. Il avait un peu regardé le dossier de ce Silva, assez connu des postes de police pour avoir un emplacement à son nom dans les placards métalliques, mais rien de bien méchant au compteur. Nagasaki avait supposé qu’il ne s’agissait que de l’un de ces gamins paumés qui avaient à peine effleuré les bancs d’école. Il avait compté sur l’ignorance du sujet, détail bien plus pratique lorsqu’il s’agissait de rattraper le temps perdu. Mais il n’avait pas pensé qu’il tomberait sur un os dès le départ. Parce que le regard de la belle jeune femme ne brillait pas d’ignorance, ah ça non ! Elle semblait même furieusement intelligence, et par expérience, Nagasaki savait que ce genre de phénomène était dangereux. Elle pourrait déjà lui faire payer le fait qu’ils étaient entrés sans frapper – façon de parler.

« Je cherche Jethro Silva, mademoiselle. Où est-il ? »

La jeune femme prit le temps de terminer de mettre son voile.

« Vous arrivez trop tard. » Dit-elle au miroir, avant de se tourner, un sourire mauvais aux lèvres. « Il a été cueilli ce matin par un autre type, et il est parti le retrouver il y a un quart d’heure de ça. »

Elle s’était avancée le long du couloir le temps de parler. Elle avait une démarche de gazelle, et Nagasaki trouvait ça tout à fait excitant.

« Qui est cet autre type ? »
« Je ne sais pas, il ne s’est pas présenté. »
« Que lui voulait-il ? »
« Il ne l’a pas dit. »
Nagasaki haussa un sourcil suspect. La jeune femme continuait d’avancer.
« Pourriez-vous me le décrire ? »
« Je ne l’ai pas vu. »

Elle s’arrêta à quelques millimètres seulement de l’inspecteur, le frôlant ostensiblement. Et elle affrontait son regard si directement qu’il se sentit sur le point de ciller. Mais il maintint son regard sans même cligner des yeux, jusqu’à ce que des larmes protestataires lui montent au coin des paupières.

« Menteuse… » Souffla-t-il, se laissant totalement envelopper par l’aura qui se dégageait de la gazelle, au point presque d’oublier que d’autres protagonistes les entouraient. Elle n’eut qu’un sourire indescriptible, et le contourna lentement, tout en gardant cette proximité. Puis elle quitta la maison comme si de rien n’était, sans même se retourner.

Nagasaki reprit un grand bol de cet air qui lui avait manqué, et loucha discrètement sur son pantalon gonflé. Dire que les musulmans voilaient leurs femmes pour détruire le désir.

« Bien… » Reprit-il à l’intention de ses hommes d’une voix un peu trop tremblante à son goût. « Pierson et Gornay, vous restez dans le secteur au cas où notre suspect arriverait. Milord, vous suivez la demoiselle en toute discrétion. Firquet, vous et moi, on va retourner voir notre ami violoniste. Peut-être qu’il sait quelque chose à propos de notre cueilleur. »

Les hommes s’éparpillèrent comme une nuée de moineaux, et Nagasaki se retrouva seul sur le seuil défoncé de la porte d’entrée. Il se retourna vers l’intérieur de la maison, plongée dans une vague obscurité. Il avait l’étrange sentiment que quelque chose ne collait pas.

***


« Nan mais y’a bien des trucs spécifiques à l’Albanie ! Par exemple, en France, y’a les escargots et les cuisses de grenouilles ! » Expliqua Nana avec entrain.

Mace eut une grimace vaguement dégoûtée. Oui, il n’y avait guère qu’en France qu’on s’extasiait sur un plat fait à partir d’escargots ! Mais il y avait bien des pays où on mangeait du serpent, alors pourquoi pas des escargots ? La jeune femme tourna rêveusement son fauteuil, abandonnant son échange virtuel avec le génie de l’informatique supposé les aider au sujet de la vidéo d’Eddie.

« Je sais… » Soupira-t-elle d’un air théâtral. « Ou au Portugal, là d’où je viens, on mange de la morue à toutes les sauces ! Ah j’te jure, les vacances chez Vovó*, c’était un florilège ! Entre les acras, le bacalhau ou… Ou y’a pire quand même ! Le caldo verde, qu’est ni plus ni moins que de la soupe aux choux, c’est dégueulasse ! »

Elle se remit brièvement à tapoter sur le clavier.

« Alors ? »
« J’sais pas. » Répondit évasivement Mace. « Put-êtrre des trrrucs fuités. »
« Des trucs fruités ? C’est bien ça ! A la réflexion, c’est même… »
« Non, pas frrruité ! Fu-ité. »
« Fuuuu-ité… » Répéta songeusement Nana pour essayer de voir où son compagnon voulait en venir. « Aaaah tu veux dire les feuilletés ! »
« Si… »
« Ah oui d’a… Oh ! » Elle sursauta à la sonnerie de son téléphone et se dépêcha de décrocher lorsqu’elle vit le nom de l’appelant. « Salut mon frère chéri ! Qu… »

Mace entendit le léger grésillement de la voix de Jethro de l’autre côté du combiné, puis Nana qui se mit à blêmir subitement. Le silence plana plusieurs secondes dans la petite pièce.

« Attends, ça veut dire qu’ils t’arrêtent ? »

Réaction de Jethro de l’autre côté, Nana se mordilla la lèvre inférieure.

« Hunhun… Ok… Bon bah… A dans deux jours, alors ? … Ok ! Bisou mon chou ! »

Elle raccrocha mécaniquement et leva un regard embué sur Mace.

« Y’a des policiers qui ont mis Jethro en garde à vue pour le meurtre de Marcello… en attendant d’avoir des preuves, ils ont dit… »



*Mamy en portugais
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Octobell

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Mer 26 Mar - 01:38 (2014)
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 14:15 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III Répondre en citant

Déjà je dois dire que je trouve ça top comment tu arrives à enchainer cette histoire avec fluidité malgré les thèmes toujours différents des défis ! Bon là c'était presque facile (tu avais déjà le meurtre), mais quand même !

Sinon j'adore la présentation de ton policier. Une vraie personnalité, et surtout des travers apparents, comme il en faut toujours ! Comme 70% du bon roman policier réside dans ses personnages, je dis bravo ! Sinon on a plusieurs étapes de l'enquête (haha le retour du violoniste !!), c'est cohérent jusqu'au bout et la conclusion qui ramène au texte précédent, bref j'aime beaucoup beaucoup !! Excellent travail !
Mer 26 Mar - 14:15 (2014)
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Octobell
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 16:39 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III Répondre en citant

Merci Aude, j'suis contente que ça plaise à la spécialiste en toi :p
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 19:40 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III Répondre en citant

Moi je suis pas une spécialiste mais j'ai quand même adoré ^^! Aude l'a déjà dit mais c'est pas grave, je vais répéter parce que c'est quand même balèze ! D'arriver à faire rentrer les défis dans ton histoire, ou bien ton histoire dans les défis (on sait même plus à force ^^!), comme si tu nous disais que c'est juste le thème dont tu avais besoin pour ton histoire... 
Ensuite, comme Aude (elle va m'en vouloir à force ^^!) j'ai adoré Nagasaki, son allure surprenante, ce culte voué à la propreté en dépit de son métier, c'est le comble et c'est drôle. Rien que la phrase "Et il était content" ça m'a tuée ^^ Bref un personnage haut en couleur, ce qui donne lieu à des dialogues intéressants ! 


Et puis la désinvolture de Nana, le violoniste, et Jethro dans de beaux draps, cette fin en suspension ... J'ai trouvé ça très bien joué !! 


Mention spéciale pour "Fuité"  Mr. Green  


Raaah... ça fait plaisir quand même, voilà !
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 23:04 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III Répondre en citant

Un boulot imposant !
On est pris dans l'histoire qu'on lit avec énormément de plaisir. Ton texte a de la chair et tes persos de l'épaisseur. Et puis le ton coloré file le sourire.

Citation:
Origines qui lui avaient valu également le seul point sombre de son physique parfait


Je m'attendais au pire ^^

Citation:
Peut-être qu’il sait quelque chose à propos de notre cueilleur.


T'avais "Dome" en tête? J'ai lu cueilleur j'ai pensé directement au "cueilleur de coton" de Stephen King !

Seul bémol, si j'ose, y a pas de résolution, le positif c'est qu'on a qu'une envie, lire la suite !
Mer 26 Mar - 23:04 (2014)
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 23:35 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III Répondre en citant

Merci à vous

Pour le cueilleur, j'avais presque envie de rajouter le "de coton" xD... mais c'était juste en réaction à la jeune femme (appelée Leïla dans le chapitre précédent ^^) qui disait que Jethro avait été cueilli.

Pour ton bémol, Yannick, je ne peux décemment pas dire le contraire ! Non, y'a pas de résolution... Parce qu'à force d'écrire des petits bouts, y'a une vraie histoire qui se construit, et la résolution, j'ai bien l'intention de ne l'amener qu'à la fin xD. Cela dit, il y a des indices.


Et Rafi, pour le "fuité" (j'en ris encore), ça fait référence à un véritable dialogue-à-la-con comme celui-là que j'ai eu avec mon collègue albanais, qui m'a donné du fil à retordre sur ce "fuité" xD



..... Putain Yannick... J'viens de comprendre à quel pire tu t'attendais ^^
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Mer 26 Mar - 23:35 (2014)
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hector vugo
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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 00:36 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III Répondre en citant

Mo, merci pour ce moment lecture délicieux. Tu maîtrises les codes du genre et c'est un régal. J'attends l'adaptation au cinéma avec impatience.
Jeu 27 Mar - 00:36 (2014)
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Linelea
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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 02:20 (2014)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III Répondre en citant

Sentiments à chaud:
On devrait donner que des défis avec des mots à inclure ^^. Mo’ tu arrives superbement à jouer avec chaque défi qui relie cette histoire et pour ça : bravo. J’ai totalement adoré tes personnages. Ton flic qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas… Tu parsèmes des indices nous donnant un petit gout d’avant garde ^^ du coup, on a envie d’en savoir plus et creuser encore plus son caractère, ce qu’il a fait pour en arriver là d’où il vient, ect…
C’est un vrai petit bonheur de revoir Jethro et Nana et le violoncelliste la suiiiiiiiiite

Le thème :
Je crois qu’on y est ! Il y a le crime, l’enquête et pas de résolution mais comme je l’ai dit à Christine la résolution n’était pas une obligation parce qu’en un seul texte il est difficile pour moi d’amener tout ça ^^. Bon il me manque peut-être un peu d'enquête.
 
La contrainte :
On a le point de vue de l’enquêteur, et merci de l’avoir fait sans que ce soit Nagasaki qui parle, je me demandais si quelqu’un avait compris qu’on pouvait aussi le faire de cette façon ^^. Bon après quand Gillette et Firquet discutent, j’ai failli voir une digression, mais ouf tu t’es sauvée quand Nagasaki a entendu la discussion et en était fier ^^
Les mots tu les as tous casés ^^

edit: j'ai relu ton texte ce matin et franchement j'ai oublié de te dire que cette histoire est totalement prenante que ce flic est est... pfff tes personnage sont... j'en perds mes mots. bravo
Jeu 27 Mar - 02:20 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:08 (2016)    Sujet du message: Malfrats du dimanche - Part III

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