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Doll

 
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Alinoë
Méga CDC...
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MessagePosté le: Ven 4 Avr - 22:55 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

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Au 334 de la rue Thomas Dirsch, certaines choses changent, d'autres pas. Elles s'accrochent, s'incrustent profondément comme un chewing-gum au revers de votre pantalon préféré: l'odeur de la moisissure, le tabac froid, la sueur des corps qui se croisent; le son discordant du piano de Janis, le crincrin électrique du guitariste du cinquième qui s'évertue à jouer du Hendrix sur un engin à peine digne de porter la marque "made in China".

La plupart des locataires ne font que des passages éclaires, rien qu'une petite éternité; le temps de méditer un peu sur leur existence, de purger leur âme puisqu'il a été construit pour ça, cet immeuble-là. La plupart, seulement...

Oh, le 334 n'est certes pas le plus chaleureux des lieux de purge; il n'est pas le pire non plus. Il vous suffit de jeter un oeil aux âmes qui y sont stockées. Il en compte une dizaine, tout au plus; pour le moment...

Le Passeur est là pour ça.

Parmi les meubles on compte la Charlotte qui n'a toujours pas compris qu'elle était morte, le Breton qui fête la chandeleur tous les jeudis à coup de crêpes aussi diététiques que les sandwich de « How I met », le Pêcheur qui pêche à blanc, Günter qui se contente de son reflet sur glace à défaut d'un grand verre de cognac et Doll, la poupée du premier, qui n'a pas bougé une anglaise depuis son arrivée.

Les autres sont relativement nouveaux, du Docteur en Médecine au papy gâteau en passant par Dédé le scruteur de plafond.

Après la Purge vient la Moisson; le temps pour Satan et son très cher Papa de se partager leur dût. Certaines reçoivent une clef pour en Haut, les autres sont emmenées en Bas.

Le Passeur est là pour ça.

La rumeur se répand comme une traînée de poudre. En un rien de temps, tout le monde est au courant; même Antonin l'écrivain, le petit nouveau dans les rangs.

Il ne sait pas exactement ce qu'il se passe ici, aucune idée des règles de la maison. Alors, il déambule, il cherche à faire connaissance. Après tout, il risque d'y rester un bon moment dans cet immeuble décrépit; autant se faire des amis.

Le mec du dernier n'est pas des plus sympathique. Il semble fort occupé. Antonin n'a même pas insisté.

Au cinquième, il n'a rien vu de plus qu'une pâle copie de Jimmy doublé d'un moustachu à l'air particulièrement tendu. Antonin a bien lancé les politesses d'usage ; en vain... Il n'a eu droit qu'à un riff supplémentaire et un regard circonspect.

Sans commentaire. Il continue sa descente. En chemin, il croise une demoiselle littéralement cramponnée à une étrange clef. Seul information obtenue: elle est sauvée. C'est un début.

Il ne cherche pas plus loin. Il a entendu dire que certaines chambres avaient une vue sur le jardin.

Il toque contre la première porte venue. Sait-on jamais...

Elle s'ouvre. Antonin semble ravi à en croire le large sourire qui s'affiche instantanément sur son visage. Une porte sur une porte. L'homme face à lui n'est pas d'humeur à sourire. Il est temps.

Le Passeur est là pour ça.

Errol referme derrière lui. Il est prêt. Il attend.

Le sourire d'Antonin disparaît lentement tandis qu'il reprend sa marche, une main perdue dans ses cheveux éparses. Que Diable fait-il dont là?

Il continue sa descente puisque les portes voisines ne dévoilent rien de plus que des chambres désertes.

L'étage du dessous, c'est autre chose. Entre la fumée verdâtre en provenance de l'appartement du Breton et sa musique psychédélique à fond, le ton est directement donné.

L'écrivain hésite d'ailleurs un instant avant de toquer. La porte d'en face semble beaucoup plus propre, plus rassurante aussi mais chez le Breton, au moins, il est certain de trouver une âme capable de le renseigner. Enfin, capable... Vu l'odeur de ses crêpes, ce n'est pas vraiment gagné.
Malgré tout, il toque. Qui ne tente rien n'a rien.

Effectivement. La porte s'ouvre presque immédiatement. A croire qu'il attendait de l'autre côté qu'Antonin se décide à frapper.

"Oui, je sais, on n'est pas jeudi mais..."

Le Breton s'arrête au beau milieu de sa phrase, dévisage l'écrivain sans cacher sa surprise. Il se gratte la tête, remonte son caleçon tout en se penchant légèrement pour aviser le couloir avant de venir planter ses prunelles embuées directement dans celles d'Antonin:
"Oups. Désolé. J'pensais que c'était encore la furie d'en face qui faisait une crise.", dit-il d'une voix molle. "Z'êtes nouveau par ici?"
"Euh... oui... Je... En fait... Voilà. J'ai cru comprendre qu'il fallait savoir jouer de la guitare pour vivre ici. Sauf que...", tente d'expliquer Antonin.
"Vous savez pas.", le coupe le Breton en prenant appui contre la porte. Il passe une main dans ses cheveux gras, saisit au passage la crêpe coincée derrière son oreille droite pour la porter à ses lèvres. Il tire doucement, l'extrémité crépite, rougit, laisse échapper une fine volute de fumée verdâtre particulièrement odorante. "Pour les cours, faut voir avec la Furie. Mais j'te préviens, elle est un peu à cran, en ce moment..."

Antonin le dévisage, le regard emprunt d'une profonde perplexité. Le Breton laisse échapper un long soupire las. L'ennui, avec les petits nouveaux, c'est qu'ils posent toujours de bêtes questions.

"Toque. Tu verras."

Et sans plus d'explications, il recule d'un pas pour refermer sa porte, plantant là le pauvre Antonin de plus en plus largué. Il pivote, avise la porte indiqué par l'étrange mec en caleçon.

Frappera, frappera pas?

Il finit par frapper. Conversation brève, rapidement expédiée. Charlotte lui a clairement fait comprendre qu'il tombait plutôt mal. Tant pis. Il reviendra. Il voit déjà sa prochaine cible; une porte qui vient juste de s'ouvrir. Un matou plus tout jeune en sort, s'étire au milieu des ombres difformes projetées depuis la chambre.

Voilà qui est intéressant. Il s'avance sans même un regard pour le félin qui entame sa descente vers le rez-de-chaussée en se frottant consciencieusement à chaque coin de mur. Lui, il s'apprête à quitter l'immeuble par la petite porte; un trou, pour être exacte qu'il emprunte pour la dernière fois, sa neuvième vie de chat.

Antonin traverse le couloir d'un pas rapide, presque empressé, de crainte que la porte ne se ferme sur son nez.

Stress inutile.

Assis au fond d'un canapé aussi rassit que lui, un papy admire d'un oeil extatique d'étranges oiseaux en papiers qui volètent à son plafond. Niveau informateur, on peut mieux faire.

Antonin se détourne sans même prononcer un mot. A quoi bon déranger ce pauvre vieux?

Il observe un instant le couloir, les quelques portes closes auxquels il n'avait pas encore frappé, le plancher rabougris et le appliques qui tremblent au rythme d'un pas aussi lourd que lent.

La maison toute entière semble frissonner.

Le Passeur commence à bouger.

Une angoisse s'empare brusquement d'Antonin, envahit tout son être de ses extrémités capillaires au creux de ses reins. Il ne cherche pas à comprendre, pivote vers les escalier et dévale les marches sur la pointe des pieds en essayant par tous les moyens d'éviter de faire craquer le plancher. Il n'a qu'une idée en tête : augmenter la distance qui le sépare de ce curieux voisin.

Il rejoint rapidement le premier étage, un niveau pratiquement désert. Un peu de calme. Antonin s'accorde une pause, adossé contre le lambris tout pourri. Les pas raisonnent encore au dessus de sa tête ; lourds, lents et régulier comme le tic tac d'une horloge bien huilée.

L'escale a bien assez duré. Antonin se redresse, repousse la vague d'effroi qui tente d'envahir son être. Il entame sa traversée, le dernier couloir avant le rez-de-chaussée où il espère bien retrouver un peu de sa sérénité. Lola lui manque tellement.

Il marche d'un pas lent, les yeux rivés sur les lattes vermoulues du plancher.

Le Passeur, il l'a déjà oublié.

Debout en haut des marches, l'écrivain fait une nouvelle halte. Quelque chose le chiffonne, le sort de ses pensées, l'éloignant un moment de sa Lola adorée.

Un vide, une ouverture béante dans son dos ; une présence aussi. Rien à voir avec le Passeur, cette fois-ci.

Il hésite un instant, jette un rapide coup d'oeil par dessus son épaule: une autre porte, largement ouverte sur une chambre digne de s'intégrer dans une maison de poupée inutilisée depuis bien trop longtemps.

Antonin se retourne, avise la porte, la volée d'escaliers qu'il vient de quitter et celle qu'il s'apprête à descendre. Enfin, son regard revient se river sur le rose délavé du pan de bois désaxé.

L'écrivain soupire, se décide, la curiosité prenant le pas sur sa raison étiolée. Un auteur digne de ce nom, même mort, ne peut résister bien longtemps à son besoin d'observation.

Il vient se planter dans l'encadrement, avise la pièce et sa locataire à l'air absent.

Le visage couleur craie encadré de boucles blondes parfaitement dessinées, Doll continue de fixer son reflet dans l'imposant miroir de la coiffeuse devant laquelle Janis l'avait installée. Depuis le premier jour, elle se mire en silence comme si à force de trop crier sa voix l'avait quitté. Entre sa robe bleue ciel et sa totale immobilité, elle avait tous les airs d'une poupée.

Lui qui pensait avoir tout vu de cette immeuble ne put réprimer un frisson. Ce n'est pas tant l'allure de l'enfant qui le dérange que l'aura malsaine qui emplit la pièce toute entière.

En bon écrivain qu'il est, Antonin voit déjà la tête de la fillette pivoter vers lui avec une lenteur surréaliste.

Quelques secondes passent. Rien. Aurait-il perdu la main?

Il fronce les sourcils, se gratte la tête et relève les yeux vers le miroir; le premier qu'il croisait jusque là. Sa mine se froisse d'avantage. La grande vitre tintée semble ne rien vouloir refléter d'autre que le visage creux et sans vie de la petite poupée.

De l'autre côté du miroir, Ava se lève d'un bond, se jette contre la vitre, tambourine de toutes ses forces sans parvenir ne serait-ce qu'à la faire vibrer.

Les yeux d'Antonin papillonnent; il se frotte vivement le visage, il doit rêver.

Parfaitement immobile, Doll le dévisage.

Quand? Quand l'a-t-elle tournée, sa tête de poupée?

L'âme de l'écrivain chavire; il a l'affreuse sensation d'étouffer. Pris d'un vertige, il se cramponne au chambranle bancale, tente de respirer, les yeux rivés sur le plancher.

Hors de vue, les lèvres de Doll se desserrent, juste de quoi laisser filtrer un souffle accompagné d'un cri strident.

Antonin lâche prise, s'écroule, trop occupé à obstruer ses oreilles pour se soucier de garder pieds. Les yeux clos, il s'attendait à un grand "boum" mais rien ne vint, rien d'autre que les lourds bruits de pas du voisin pas sympa.

Le Passeur moissonne, il est venu pour ça.

L'âme d'Antonin se ratatine tandis que ses yeux se ferment brutalement, prit d'une irrépressible jalousie envers les souris. Quoiqu'avec un chat dans les parages...

La voix de Janis raisonne soudain à ses oreilles, aussi douce qu'une crécelle:
"Rest' pas planté là, l'écrivain. C'est pas bon pour c'que t'as."

S'il n'était pas déjà mort, il aurait certainement fait une attaque. La main sur son ex-palpitant, Antonin se tourne vers ce qui se rapproche le plus d'une concierge, la mine aussi affreuse l'un que l'autre.

"Alors? Tu tiens à c'qui t'embarques?", le presse-t-elle encore, joignant un geste de main à la parole pour l'inciter à descendre.

L'idée semble bonne. L'écrivain entame sa dernière volée d'escaliers, saute même la dernière marche qui le sépare du rez-de-chaussée. Soyons fous! Après tout, on a qu'une vie, comme on dit; et la sienne vient tout juste de s'achever.

"Viens au salon, que j'te serve un bourbon.", propose sans attendre la logeuse, trainant pratiquement le pauvre Antonin par le bras.
"C'est qui?", parvient-il à souffler, une fois à mi-chemin du canapé.
"Qui?", demande Janis en se figeant sur place.
"Elle. La petite fille."
"Mh. Doll.", répond-elle d'un ton faussement détaché tandis qu'elle le plante là pour lui servir le breuvage annoncé. Mathilda... Elle lui avait pourtant demandé d'attendre avant de le ramener, le petit nouveau. Avec le Passeur dans les parages, ce n'était pas vraiment le moment idéal pour une visite de voisinage. Ce faisant, elle marmonne: "L'était pourtant fermée, c'te porte."

Antonin la suit des yeux sans bouger comme s'il espérait l'inciter à continuer.

Janis revient vers lui d'un pas lent, distrait pour être exacte. Elle tend l'oreille. A chaque pas, l'écrivain jurerait qu'elle frémit. Pourtant, elle lui tend son verre, tente de garder un air fier mais rien n'échappe au regard d'Antonin, pas même l'effleurement discret d'un pan de son vêtement; une poche certainement.

Il saisit le verre, desserre les lèvres:
"J'ai remarqué quelque chose; ce n'est surement qu'un détail sans importance mais..." Janis le dévisage. Il hésite à reprendre. "Hum. Il n'y a qu'un seul miroir, ici?"
"Deux. Pourquoi? Tu t'en fous. Les mort z'ont pas d'reflet.", répond-t-elle sur le ton de l'évidence. "Bois.", conclut-elle après une demi-seconde de silence, histoire de changer de sujet.
"Oui mais..."
"Bois.", insiste-t-elle encore, poussant le vice jusqu'à venir soulever le verre du bout des doigts. "tant que c'est froid."

Le verre grimpe jusqu'aux lèvres de l'écrivain qui s'entrouvrent légèrement... Finalement non. Il le pose, insiste encore:
"Le deuxième, il est où?"
"Qu'est-ce que ça peut foutre?!", peste-t-elle en se dirigeant vers son piano; pas de raison qu'Erwan soit le seul à prendre son pied.

Antonin se lève pour la suivre, abandonnant sans un regard sa boisson:
"Ben, vous m'dites qu'il y en a deux. J'en ai vu qu'un dont semblerait que j'peux pas m'approcher; j'aimerais assez voir le second." Le corps tout entier de Janis lui adresse un pourquoi. "Pour voir.", répond-t-il sans qu'elle n'ait prononcé un mot.

Cependant, cette explication ne semble pas satisfaire la pianiste qui reprend son morceau d'un air indifférent.

"Vous dites que j'me verrai pas dedans; j'aimerais voir. Pas que je doute de vos paroles, hein! Simplement..."
"T'es bien curieux, l'écrivain? J'pensais qu't'avais un roman un finir ou j'sais quoi? Pis, je l'attends toujours ma chanson."

Antonin se renfrogne légèrement, non pas par contrariété mais bien par réflexion. Comment obtenir ses informations?

Quant à Janis, elle se replonge déjà dans sa musique et son sifflage de whisky, tentant d'ignorer le brusque silence à l'étage, au premier.

La porte s'ouvre. Qui l'a refermée?

Elle se précipite dans le hall, l'écrivain sur ses talons. Une fois de plus, il ne saisit qu'un dixième de la situation mais il fonce, tête baissée; il n'a rien de mieux à perdre que son temps à purger. Elle se fige au bas des escaliers si soudainement qu'il manque de la renverser.

Le Passeur termine sa descente. C'est l'heure.

Dans son sillage, il traîne son tiercé gagnant; des âmes de choix, évidemment.

Errol, le médecin pas du tout malgré lui, coupable de deux pêchés: l'adultère et la culpabilité. Il marche d'un pas lent, résigné. Christie, au moins a une clef. Un sur deux, c'est déjà pas si mal... Il ne se soucie même pas de l'enfant qui le suit sous l'oeil attentif de son psy.

Doll s'avance comme une automate; le regard vitreux, l'air absent. Une poupée sans vie dont le moindre mouvement semble uniquement provoqué par la main du moustachu fermement resserrée sur sa nuque.

Il a accepté de la prendre avec lui, de la moissonner comme il dit, mais à une seule condition: que Günter l'escorte jusqu'à sa prison; en personne.

Le Passeur n'est pas venu pour elle, pas cette fois. C'est sur Errol qu'il veille, uniquement. Service personnel, merci Satan!

"Laisse-la! T'as pas l'droit!", s'écrie vivement la concierge en lui barrant la route de son corps bien trop gras pour impressionner quelqu'un comme ça.

Jimmi la dévisage, arque un sourcil:
"Pourquoi pas?"
"C'est pas l'heure. Dix ans encore, t'avais promis.", souffle la logeuse, à court d'argument. Elle n'a pas peur de grand monde, se personne à vrai dire; mais là, il peut y avoir du rotissement de couenne à la clef doublé d'une démolition immédiate de son précieux bâtiment.
"Pas moi, c'est lui...", répond tranquillement le Jimmi en pointant Günter du menton, avec un certain amusement. Une sorte de cercle vicieux. Son pêcheur de père l'emmerde, il fait chier Janis qui, à son tour, vient titiller son géniteur; et ainsi de suite.

Un silence de mort s'installe sur la maison.

Tous les locataires sont suspendus à leurs balustrades; même Erwan, au cinquième, à moitié penché dans le vide, la tête désaxée pour tenter de capter des bribes de ce qui se dit en bas.

Rien à entendre.

Janis fusille Günter du regard. Déjà qu'elle ne l'aimait pas beaucoup... L'homme ne frémit pas. Il sait ce qu'il doit faire et pourquoi; c'est son but, sa mission et la haine de sa logeuse n'y change pas grand chose. Même si la perspective d'une éternité là dessous ne l'enchante pas, il n'a plus le choix. Il ne peut plus attendre.

"De quoi j'me mêle, psy à la con?", vocifère la femme devenue mégère en se dirigeant de son pas le plus vif vers le moustachu impassible. "Au lieu d' t'occuper des âmes des aut', tu ferais mieux d' rabibocher la tienne! Lâche la môme, passe ton chemin où j' m'arrange pour qu'y t'rende la vie infernale là en bas."
"Ava n'a plus sa place ici, tu le sais aussi bien que moi.", répond calmement Günter, ses yeux trop graves rivés dans ceux de la concierge.
"C'est Doll, tu devrais savoir ça.", rétorque Janis en saisissant d'une main ferme le bras de la petite.

Tous suivent la scène, avec plus où moins de peine. Personne n'intervient. Allez savoir pourquoi. Vous n'aurez qu'à leur demander quand vous passerez par là.

La prise de bec se poursuit, s'intensifie carrément jusqu'au moment où Janis sort de sa poche un petit miroir arrondit qu'elle tend en direction de Günter, beaucoup trop vite pour qu'Antonin n'ai le temps de voir quoi que ce soit.

"La voilà, ta Ava. Maintenant, ose la regarder en face et lui dire qu'tu l'emmènes là-bas, qu'tu as baissés les bras! Vas-y?! T'attends quoi?", crache-t-elle d'une voix emplie de haine.
Le regard de Günter oscille un instant entre la fillette bouclée et la prunelle bleue venue se coller à la vitre comme on regarderait à travers un judas. Il détourne la tête, se décale en tentant d'entraîner avec lui la fillette mais Janis la retient, repousse encore la défaite.

"C'est qu'une gosse, tu seras maudit pour ça.", lache-t-elle dans un dernier élan d'espoir, suivant du coin de l'oeil le Passeur qui reprend sa lourde marche en direction de l'étroite porte sombre marquée d'un prived en noir sur une plaquette argentée sommairement collée.

Les murs tremblent, le plancher craque; les rats débarquent de l'immeuble à plein pot, pire qu'à l'approche de l'eau. Même les cafards redoutent sa sombre aura plus nuisible que n'importe quelle radiation. Antonin ne serait pas surpris de surprendre la poussière en pleine débandade craignant de rester coller au revers de son long manteau de velours qui frôle la terre.

Les lattes du plancher gémissent lorsqu'il fait halte, la main posée sur la poignée.

Lentement, il tourne la tête vers les jouteurs de verbe en plein écartèlement de fillette:
"C'est l'heure.", annonce-t-il d'un ton aussi tranchant qu'un couperet, l'air passablement agacé.

Le Passeur est pressé.

Silence totale dans la bâtisse, les âmes se figent, s'entre-regardent. Et maintenant? Même le pêcheur à blanc se tourne un bref instant vers le 334, la mine sévère et l'air grave. De son poste d'observation, il peut voir frémir la maison.

Errol... Il est venu pour toi.

Le temps que déboule Phyl, le pêcheur a compris. Il lui donne sa clef sans une once de regret. Il sait exactement ce qu'il fait. Rien, pas même le plus beau des Edens ne vaut le coup de perdre ceux qu'on aime.

Phyl traverse la planche de bois comme si elle n'existait pas. il tient la clef entre ses mains, il est tout excité; loin d'imaginer ce qui est sur le point de se jouer.

Dans l'étroit hall du 334 de la rue Thomas Dirsch, l'éternel temps semble s'être figé.

Le Passeur a remarqué la clef.

Il la fixe intensément. Où? Qui? Comment? Il n'est pas le seul à se poser des questions. Tous les visages avisent l'objet luisant avec une lueur d'envie au fond de leurs yeux ronds comme s'il s'agissait du Saint-Graal.

Un cri strident déchire le silence.

Au beau milieu de l'inattention générale, les lèvres pourpres de la fillettes se sont légèrement desserrées, juste assez pour le laisser filtrer et tandis que les âmes vacilles, s'écroulent sur le sol dans un grondement sourd, elle fond droit sur le comateux à moitié sonné, ses mains pâles et cagneuses projetées en avant dans le but évident de saisir la précieuse clefs.

Janis, Errol, Günter et Antonin se recroquevillent sur le planchers vermoulus, la têtes entres leurs mains, leurs membres entremêlés; impuissants spectateurs de la catastrophe qui se profile.

La poupée percute de plein fouet Phyl qui, sans trop savoir pourquoi, lève les bras sans son inexorable chute vers l'arrière. Il s'évapore en touchant le plancher.

La clef s'envole dans les airs.

Le Passeur, indifférent à la douleur, fait un pas en avant et tend la main pour tenter une réception.

Doll suit des yeux La précieuse, se redresse d'un bond sans remarquer le petit miroir éclaté sur le sol, à quelque pas de sa personne.

Elle veut partir, s'évader, quitter cette maison de fous pour toujours; elle ne retournera pas en bas. Jamais. Pas après le mal qu'elle s'est donné pour s'en extirper la dernière fois.

La clef traverse littéralement la main du puissant Passeur qui grimace de douleur. Elle s'échoue ensuite sur le plancher dans un cliquetis joyeux, légèrement crépitante, prête à s'activer.

Errol ne prend pas le temps de réfléchir outre mesure. Il rassemble ses dernières forces pour tendre les doigts vers sa rédemption. Avant que quiconque n'ai le temps de saisir, le médecin disparait dans une trop vive lueurs pour leurs yeux morts.

Même le Passeur ferme les paupières; il n'est pas suicidaire.

Lorsqu'il les rouvre enfin, ce n'est que pour couler un regard d'une noirceur incommensurable vers la poupée plantée au beau milieu du hall d'entrée, dans sa robe bleue ciel mouchetée de poussière. Elle le soutient sans aucune trace de peur. Elle sait exactement contre qui elle se bat. Ils sont de la même espèce, de ceux qui ont moisis en Bas.

A une différence près: elle n'a aucune loyauté pour quiconque, aucune parole, aucune foi. Tout ce qui importe, c'est sa survie personnelle, point. Les autres n'ont qu'à crever ou s'écarter de son chemin.

Obnubilée par ses désires d'évasion, elle ne prête plus aucune attention aux autres locataires, pas même à Günter qui se redresse péniblement. Le décors tangue encore, ses oreilles sifflent affreusement mais il doit agir vite s'il ne veut pas faillir à sa mission. Il hisse comme il peut son corps à la rambarde branlante pour gagner l'étage, la chambre, la coiffeuse et son miroir.

Il s'effondre à moitié sur le meuble, à bout de souffle et de force, se demandant pourquoi la mort ne ramène pas le peps de la jeunesse avec elle, tant qu'à faire. Il se laisse lourdement retomber sur la chaise en relevant les yeux vers le pâle reflet d'Ava de l'autre côté la vitre fendillée.

Elle le dévisage, les yeux brillants d'une dernière étincelle d'espoir derrière ses larmes qui ruissellent encore sur son visage livide. Lorsqu'on y regarde de plus près, la robe et les belles anglaises ne sont qu'une pathétique tentative pour détourner l'attention de sa maigreur maladive, ses grands yeux cerclés de lourdes cernes, les marques de liens, de piqûres et de tous ces traitements.

Janis a raison, Ava n'est qu'une fillette; n'était, d'ailleurs. Elle n'est plus depuis longtemps, plus vraiment. Günter se lisse la moustache, détourne les yeux en soupirant.

Un cri raisonne, plus strident que la dernière fois.

Un pas puis deux, la maison tremble. Le miroir se craquelle encore un peu.

Le passeur s'impatiente.

Günter passe une main nerveuse dans ses cheveux, lisse une nouvelle fois sa moustache avant d'enfin oser affronter le regard embué de la petite poupée:
"Ava, je... je suis désolé.", lache-t-il dans un souffle tandis qu'il pose une main sur la vitre glacée. Il entrouvre les lèvres, s'apprête à expliquer son geste puis, se ravise. A quoi bon?

Elle bouge, tend le bras; il peut presque sentir sa petite main de l'autre côté de la vitre. C'en est trop, beaucoup trop.

"Pardonne-moi."

Il se détourne à regret, se lève et s'élance vers la porte sans attendre une réaction. Il vient d'avoir une idée. Certes, il n'est pas certain que son plan fonctionne mais tant qu'à faire qu'à enfreindre les règles, autant le faire bien.

Il dévale l'escalier à toute vitesse, dans l'espoir d'intervenir à temps.

"Attendez!", s'écrie-t-il en déboulant dans le hall d'entrée.

La porte marquée Prived n'est plus qu'un tas de bois légèrement fumant, un trou béant donnant sur une cage d'escaliers illuminé d'une lueur rougeâtre, dansante et crépitante comme si un feu de joie brûlait en bas.

Il y a Janis, à genoux dans la poussière, qui rassemble consciencieusement les morceau de son miroir de poche comme on assemblerait un puzzle, et Antonin, assis dans un coin, perdu entre état de choc et intérêt malsain.

Le Passeur en est venu aux mains.

Il tient fermement entre ses bras puissants la fillette en pleine crise d'hystérie. Elle se débat, frappe, crie; visage déformé par la colère. Fini les airs de poupée.

Les vitres se fendillent.

Günter s'avance au mépris du liquide tiède qu'il sent couler le long de son cou depuis le fond de ses oreilles.

Les âmes peuvent donc saigner.

"J'voudrais passer un marcher.", hurle-t-il à plein poumons pour tenter de percer les cris stridents de la fillette.

Le silence s'abat sur l'immeuble tout entier. Un courant d'air.

Le Passeur tourne la tête.

"Dis toujours."
"Emmène-moi, au lieu d'elle; d'Ava, je veux dire. Je suis certain que tu peux le faire.", poursuit Günter avec un aplomb parfaitement simulé.
"J'y gagne quoi?", rétorque le Passeur d'une voix monocorde, une main plaquée sur le visage de Doll pour l'empêcher de récidiver.
"Elle, en bas. Et moi. Ava n'est qu'une enfant. Elle a assez souffert, tu ne crois pas?"
"C'est pas moi qui décide qui monte ou qui descend. C'est comme ça. La ptite, l'est programmée pour en bas, j'peux rien pour toi."

Et comme pour ponctuer ses dires, un grondement s'échappe du sous-sol; la chaleur monte d'un cran.

"Qu'est-ce que ça change?", insiste encore Günter, incapable de se résigner. "Une âme pour une autre, c'est quoi la différence? C'est qu'une gamine de dix ans."
"Justement..."

Le Passeur détourne la tête, reprend sa lourde marche.

Günter s'élance, s'intercale entre lui et la porte, une main plongée dans sa poche:
"Une clef."
"Que veux-tu que j'en fasse? J'peux même pas la toucher."
"Toi pas; elle si.", réplique le psy en dévoilant l'objet scintillant. "Si tu refuses, je lui donne."

Le Passeur grogne.

"Alors, marché conclu?", insiste l'effronté en tentant d'ignorer la chaleur grandissante dans son dos.

Le Passeur sourit, avance d'un pas, puis deux. Il baisse la tête légèrement, juste suffisamment pour pouvoir coller son front suant contre celui de Günter:
"Si j'vous prenais tous les deux?"

Disant ces mots, il relâche le visage de Doll, attrape le psy à la gorge et, avant que la petite n'ai le temps de se remettre à hurler, ils disparaissent dans la lumière rouge de l'étroit escaliers.
_________________
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MessagePosté le: Ven 4 Avr - 22:59 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Hello les Plumi!

bon, avec du retard, vala mon texte. XD

J'ai fait au plus vite mais bon, à chaque nouveau texte, un nouveau perso à intégré, j'ai un peu galéré! XD Vous noterez l'incohérence entre mon texte et celui de Rafi, c'était pas prévu que nos textes se passent au même moment.

Vala. je crois que je me suis permises quelques autres libertés, pas volontairement, cette fois. Vous me pardonnerez.

Pour ceux qui ont eu le courage de tout lire jusqu'au bout, merci! ^^

allez, hop, défi suivant.
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Octobell
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MessagePosté le: Sam 5 Avr - 16:17 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Autant la première partie, j'ai adoré de bout en bout, avec le mystère qui plane autour de Doll, Antonin qui mène l'enquête et l'atmosphère horrifique... Autant la deuxième partie, je trouve que tu as pris un virage à 180° qui, pour tout avouer, ne m'a pas vraiment plu.

Déjà, comme Atea, tu t'es décidée à faire aller Gunter en enfer, ce qui est, en quelque sorte, une entorse à l'idée de base de Aude... Et la raison pour laquelle je l'ai fait gagner, qui plus est. C'est là que toute la force de son texte réside : dans l'apparente injustice profonde de ce choix. Apparente, parce qu'au final, on en sait trop peu sur les protagonistes pour savoir s'ils ont mérité ou non leur sort. Au final, Doll, on ne sait pas pourquoi elle a fini en asile. Le texte d'Aude insinue une schizophrénie (d'où le jeu des miroirs dans ton texte, je suppose), mais je pense qu'il aurait fallu aller plus loin dans ce concept. Rendre Doll aussi diabolique qu'elle le promettait. Puis Gunter, qui, dans le texte d'Aude, entraîne le passeur à envoyer Doll en enfer, se retrouve à se repentir et à y aller à sa place ? Je ne trouve pas ça très logique. En fait, tu as évincé une partie du texte d'Aude pour imposer ton idée, et c'est dommage, parce que les deux textes auraient quand même pu cohabiter. En fait, je crois que j'attendais vraiment autre chose du personnage de Doll, autre chose qu'une innocente fillette de 10 ans qui n'a pas mérité l'enfer. J'sais pas, si Dieu est omnipotent (même si vénal apparemment ^^), il ne doit pas se laisser duper aussi facilement, et avoir une très bonne raison de ne pas se battre pour cette âme.

Et puis pour Phyl, c'est pareil. Pour moi, le texte de Rafi et le tien ne se télescopaient pas, mais tu as ignoré la fin du texte de Rafi pour parvenir au bout de ton idée.

En fait, en mettant tout ça de côté... C'était quoi, exactement, ton idée, au départ ?
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MessagePosté le: Sam 5 Avr - 21:54 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

PUTAIN D'IPAD à la con!!! M'a tout effacé.


Bref.  


En gros, j'ai pas chercher à imposer mon idée de départ, loin de là! Plutôt d'intégrer ce que j'avais compris des autres... Raté. XD j'ai pas compris grand chose, apparemment. 


Pour le texte de Aude, je pensais que Günter descendrait d'office avec elle, qu'il était resté pour ça; pour s'assurer qu'elle aille en Enfer. Et vu le nombre de page de mon texte, je me voyais mal en écrire dix de plus sur le pourquoi du comment elle en est arrivé là. J'ai pris un raccourcis... 


Quand à Phyl ou au sort d'Errol, j'ai tenté d'intégrer l'idée générale du texte de Rafi au mien pour ne pas le laisser simplement sur le carreau. ^^ Vu les incohérences, j'ai pas trouvé le moyen de l'intégrer tel quel, j'ai gardé l'idée de la clef, du sauvetage d'Errol et de Phyl qui réintègre son corps.


Après deux tentatives, je n'avais juste pas la foi de tout recommencer depuis le début... 


Vala vala... J'ai essayé de le terminer, j'aurais mieux fais de m'abstenir. ^^ trop trop dégoutée... ><


Sinon, l'idée de base ben, je voulais faire un parallèle avec la Alice de Lewis Carrol, d'où le miroir surtout... C'est Aude qui a eu l'idée du psy. Et ce que tu as pris pour de la schizophrénie dans son texte; en voyant l'ambiance générale (le purgatoire, tout ça), j'ai pris ça pour de la possession. ^^



Après; mon idée de base, elle, par contre, ne tenait absolument pas compte du texte de Raf: je restais sur la descente d'Antonin, l'altercation dans le hall et une scène de fin dans la chaufferie avec l'âme d'Errol et celle de Doll, puisqu'au final y a que eux. (bon, j'aurais aussi mis Gunter moi... XD) genre, salle d'Attente pendant que le Passeur termine ses affaires; une scène à la "Freddy". 
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MessagePosté le: Dim 6 Avr - 01:01 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Ah oui, effectivement, ton idée de base pouvait pas coller avec celle de Rafi du coup ^^

Mais pour Aude, à la fin de son texte, elle dit bien qu'il prend le chemin de l'Espoir. Moi ce que j'ai compris, c'est qu'il reste avec elle au purgatoire, jusqu'à être assuré qu'elle aille bien en Enfer, sans aller jusqu'à l'accompagner là-bas. Enfin voilà, chacun voyait le truc à sa sauce ^^ si ça se trouve, Aude a rien voulu dire de tout ça en fait ^^
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MessagePosté le: Dim 6 Avr - 03:22 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Oh t'as probablement vu juste. vu comme j'étais ko, ça serait pas étonnant que j'ai loupé le trucs.  XD  (et la, j'arrive pas a dormir evidemment...)


Jviens même d'avoir the brillante idée pr mieux présenter ça! XD 
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MessagePosté le: Lun 7 Avr - 13:33 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Oui pourquoi vous voulez tous que Günter aille en enfer ? ^^ Les gentils anges, ça vit au paradis pourtant (et en effet, c'est écrit dans mon texte, donc c'est bien la version de Mo la bonne)

En tout cas, je suis contente que tu te sois motivée à terminer tout ça Ali ! J'ai beaucoup aimé lire ton texte, et le petit côté possédé de Doll devant son miroir m'a bien plu (flippant en effet). Cette fin "free style" comme tu dis, change de ce dont on avait parlé, mais je peux comprendre ton envie de tout changer. J'aurais juste aimé connaitre davantage le point de vue de Doll peut-être, mais avec tous les personnages, ça n'était peut-être pas simple.

En tout cas, le bilan de ce défi est quand même mitigé lol Je trouve ça dommage qu'en causant à 3 seulement, on se soit marcher comme ça sur les pieds, et que le tout ne soit finalement pas plus cohérent. On a été pressé par le temps c'est sûr, mais bon, les jets finaux sont assez différents des conclusions auxquelles on était arrivé ensemble, et je me demande si je ne suis pas la seule à avoir tiré un vrai profit de nos conversations au final lol (ou alors c'était moi qui avait tout compris de travers) Enfin c'était une belle expérience quand même, et je suis contente d'avoir brainstormé avec vous =P
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MessagePosté le: Lun 7 Avr - 14:36 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Comme tu dis, un peu de mal avec le nombre de perso et la voie empruntée au départ pour développer plus le côté de Doll. (sans oublier les scénario lancés par les autres... )

J'aurais peut-être du me concentrer juste sur notre petite histoire plutôt que d'essayer de raccorder au reste... Ou faudra développer encore Doll plus tard, pour d'aaautres défis, d'aaaautres aventures...

Bon, mea culpa pour la mauvaise interprétation de Günter.

Ceci dit, c'est pas tant que j'ai tout voulu changer. C'est surtout que je ne savais plus vraiment caser l'idée de base avec Errol qui part finalement au Paradis grâce à la clef du Pêcheur... Y avait plus de scène finale possible dans la chaufferie comme je l'aurais voulu (surtout si Günter n'était pas sensé venir avec)... ^^ Où alors je recommençais vraiment tout pour me concentrer sur Doll et nan, pas la foi de recommencer une troisième fois, surtout pour être quand-même hors délais...

Edit: en fait, j'ai un peu eu la sensation que ça n'avait servit strictement à rien d'envoyer ce que j'avais déjà écris vu qu'au final ben vous êtes parties toutes les deux dans vos histoires. Bon, celle de Günter impliquait directement Doll donc totalement raccordable (même si j'avais tout capté de travers! XD vive moi!) mais celle de Rafi ben, pas du tout... Déjà, les deux textes se placent au même moment...

Difficile de ne pas faire un virage a 180° par la suite si j'voulais rester dans la contrainte... ^^
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MessagePosté le: Lun 7 Avr - 17:32 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

A froid, la seule conclusion que je retire de ce défi, c'est qu'on est tous perfectible... Et au fond, c'est juste super rassurant. Chaque fois, on déplace des montagnes pour chaque défi, et c'est comme si on n'avait aucune limite. Finalement, moi qui pensais partir sur un truc plus simple, il s'est avéré que c'était p'tet le défi le plus compliqué depuis la naissance du forum. On a tous encore des choses à apprendre, et j'ai vraiment hâte de nous voir réitérer l'exercice.
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MessagePosté le: Lun 7 Avr - 21:17 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Effectivement, Ali a eu une tâche difficile avec ce défi, et mon texte ne l'a pas du tout aidée.

Le truc c'est que j'ai totalement paniqué, j'ai pensé abandonner, et j'en avais pas envie alors du coup j'ai suivi mon idée à l'aveugle... Forcément j'ai mis Ali en mauvaise posture Rolling Eyes

En tout cas, j'espère qu'on s'écoutera mieux tous, pour un autre défi de ce genre !

Et je suis super contente que tu aies posté ton texte, parce qu'il est au top ! T'as cerné tous les personnages, t'as oublié personne et c'est vrai que Doll on a envie de plus, par gourmandise, mais voilà t'as un fait un travail de titan !
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MessagePosté le: Mar 8 Avr - 07:26 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Bin moi j'voudrais dire que même ceux qui avaient participé auraient peut être dû envoyer qqc pour te faciliter la chose
(Parce que le passeur, il s'appelle pas Jimmi. C'est son père, C'est le pêcheur qui s'appelle Jimmi. Et c'est pas un vieux con ! ^^ )

Ça ne devait pas être évident du tout de tout remettre en ordre pour créer qqc. Que ce soit dans sa tête ou dans les textes! Comprendre les subtilités de certains textes, les étudier. Essayer de les lier tout en créant sa propre histoire. Ou plutôt l'histoire de son propre personnage. Mais c'était un sacré travail abattu. Et merci Ali de nous l'avoir servi malgré tout... Et j'aime pas trop lire cette phrase "j'aurais dû m'abstenir". Non, même si chaque texte présente des axes d'amélioration, il ne faut pas s'abstenir. J'comprends que tu aies pu être froissée de l'accueil mais cela nous a permis de cibler des choses qui nous feront TOUS avancer.

Merci d'avoir pris ce temps pour nous.
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MessagePosté le: Mar 8 Avr - 08:49 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

ptdr désolé pour Jimmi! ><

Ceci dit,je crois que tu as mal interprété mes mots, Atea... je ne suis absolument pas froissée par l'accueil de mon texte; ça n'a mais alors rien à voir!! Ce qui m'a frustré, me fait dire que j'aurais pas du finir c'est le fait que malgré notre concertation à trois, nos textes n'étaient pas raccord (les leurs à la base que j'avais déjà écrite) donc ben ça ma un peu dégoutée de bosser autant pour rien, juste m'entendre dire que JE suis hors sujet derrière et que je ne tiens pas compte des textes des autres... ^^ J'aurais dû poster avant ou m'abstenbir après en voyant que ça ne collait plus, c'est tout ce que je dis...
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MessagePosté le: Mar 8 Avr - 09:02 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Alinoë a écrit:
donc ben ça ma un peu dégoutée de bosser autant pour rien, juste m'entendre dire que JE suis hors sujet derrière et que je ne tiens pas compte des textes des autres... ^^ J'aurais dû poster avant ou m'abstenir après en voyant que ça ne collait plus, c'est tout ce que je dis...



Eh bien Non. (Oui je suis têtue... ^^)


Certes, le désir initial était un Ensemble. Bon bin, tous les désirs ne sont pas comblés mais il n'empêche que dans un Ensemble, il y a toujours une association d'Unicité. 
Et si l'Ensemble n'a pas fonctionné idéalement, il faut savoir considérer et apprécier l'Originalité, la Richesse et la Beauté d'un texte. 


Même si j'aurais aussi percevoir Doll, son histoire, eh bien au delà de ça, il est certain que j'ai apprécié de lire ton texte en dehors du truc global. Pour ton écriture simplement.
Et je pense que les autres aussi, alors chut, je maintiens, je ne veux pas lire de "J'aurais dû m'abstenir!"





Que le petit côté perfectionniste se taise et laisse apprécier les compliments à l'Ego!
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MessagePosté le: Mar 8 Avr - 12:27 (2014)    Sujet du message: Doll Répondre en citant

Dire que tu es hors sujet, c'est un grand mot. Moi je sais pas comment vous avez bossé en amont (d'autant que le topic d'organisation n'en montre manifestement pas la moitié, et moins encore les idées que toi tu as pu proposer). Moi la seule chose que je vois, c'est que certaines idées sont en opposition totale. Par rapport à Aude, j'ai pas trop compris qui a dévié (parce que vous dites toutes les deux avoir suivi l'idée initiale). Par rapport à Rafi, je constate en effet que Rafi a décidé de changer d'axe au dernier moment, et ça.. Bah ça, c'est vraiment THE truc à corriger la prochaine fois qu'y'aura un défi comme ça, parce que effectivement, ça changeait tout le sens de ton texte, et je comprends que ce soit si frustrant ! De toute façon, je salue quand même le boulot de titan que t'as fait, les difficultés que tu as eu, et les obstacles qui ont été posés sur ton chemin tout le long de ce défi. T'as vraiment pas eu de bol, et j'crois que moi je me serais énervée plus d'une fois si j'avais fait un truc dont l'organisation n'était pas respectée.

J'pense que tout ça aurait été possible en une semaine, si les discussions avaient été menées dès le départ. Là, forcément, le temps jouait contre vous, et tout changement vous empêchait de vous concerter. Mais jsuis bien d'accord que du coup, il n'y aurait pas dû avoir de changement. Rafi, dans la panique, tu as un peu "ruiné" le travail d'Ali, et un des trucs essentiels quand on fait des choses à plusieurs, c'est de surmonter les obstacles pour l'ensemble, de s'écouter et de se suivre, parce que dès lors qu'on ne le fait plus, voilà ce que ça donne.

Mais Ali, t'as quand même fait un travail de dingue et ton texte était très bon !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:00 (2016)    Sujet du message: Doll

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