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LE RATEAU DE CHARLOTTE

 
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hector vugo
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MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 00:06 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

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Bonsoir les plumivores,


Un peu d'histoire (revisitée certes )


Bonne lecture





LE RATEAU DE CHARLOTTE 
 
  
 
Mardi 14 juillet 1789, 5h30. 
 
 
 
Charlotte alluma la bougie de sa table de nuit, à la recherche de son sommeil. Du reste elle n’avait rien fait pour le convoquer, préférant stagner dans le doux souvenir de ses récentes étreintes. 
 
 
 
Pendant des heures elle avait simulé le repos nocturne, alternant les positions sur le dos ou le sur côté, sans grand résultat. 
 
 
 
Face à elle, ronflait son partenaire de caresses. L’homme grâce à qui, elle avait découvert le bonheur des sens.  
 
 
 
Par quel miracle avait-elle cédé à ses avances et trouvé chez lui suffisamment de charme pour passer le Rubicon du désir ? 
 
 
 
Son attrait pour la maturité était inexplicable. Le fait était là. 
 
 
 
L’instant ne fut pas à la froideur d’un procès-verbal. Au contraire il imposa la contemplation. 
 
Charlotte regarda ce corps sec, frêle et pourtant si généreux, à mille lieues des canons de la beauté ordinaire. Nous étions loin de la bible, de cette pieuse éducation qu’elle avait reçu, encore il y a peu, de l’Abbaye des Dames à Caen. 
 
 
 
Dans quel état devaient être la mère supérieure et Sœur Thérèse ? Mortes de peur, assurément, à l’idée d’imaginer Charlotte aux griffes d’un noble dans les rues de Paris. 
 
Car ce corps sec, frêle et pourtant si généreux appartenait à un homme dont la réputation dépassait les frontières et les océans. 
 
 
 
Etait-ce l’une des raisons qui avait poussé Charlotte dans ses bras ? Oui, parmi tant d’autres. 
 
Bizarrement la première fois qu’elle le vît, elle ne l’avait pas aimé  On avait accueilli à l’abbaye ce héros de la guerre d’indépendance américaine. Charlotte n’avait pas compris pourquoi ses congénères s’étaient entichées de ce Marquis de La Fayette. Il n’avait rien pour lui ou si peu, à commencer par ce visage hautain pétri de certitudes. Toutefois son opinion  avait changé rapidement. Le lendemain exactement, où elle fut chargée de lui servir le petit déjeuner dans sa chambre. Alors que Charlotte aurait dû rester deux minutes au mieux en sa compagnie, elle avait partagé le thé avec l’illustre invité. Il le lui avait demandé avec persuasion. 
 
Pourquoi ? Parce qu’il était tombé sous le charme de ses 20 ans. Elle les portait si bien. 
 
Cinq jours étaient passés entre ce petit déjeuner à Caen et cette nuit à Paris. 
 
 
 
Que de risques avait il prit pour qu’elle le rejoignît à la capitale. La Fayette avait envoyé à Charlotte un billet par coursier, 24 heures après son départ de l’Abbaye. Ce mot disait : je ne cesse de penser à vous, votre absence m’est insupportable. Venez à Paris lundi soir, j’y serai. Puis de poursuivre par l’explication impeccable d’un plan pour que le projet se fît. 
 
Dans la journée du 13 juillet un inconnu, imitant le cri du cormoran en rut, stationna aux fenêtres de l’Abbaye. C’était le chant du départ, le signe de ralliement. Personne ne sut comment Charlotte échappa à la vigilance de la mère supérieure et de sœur Thérèse.  
 
  
 
L’absence des radars, mais aussi des services de bison futé, sans oublier l’état déplorable des routes reliant Caen à Paris ne nous permettent pas de savoir le temps que prit Charlotte pour atteindre la capitale, et plus précisément l’auberge « La Marseillaise ». 
 
 
 
En revanche une plaque, à l’adresse ou l’établissement hôtelier résida jadis, indique encore aujourd’hui que Marie Anne Charlotte de Corday et Gilbert du Mortier de La Fayette s’y  aimèrent dans la nuit du 13 au 14 juillet 1789. 
 
 
 
Tout en restant fixée sur ce corps dénudé à qui elle avait prodigué tant de bienfaits, Charlotte imaginait-elle que la postérité marquerait sur la pierre ces moments si intimes ? Non elle était à son bonheur et espérait qu’il se prolongerait. 
 
 
 
Même si le sens de l’histoire en déciderait autrement. Elle n’était pas dupe du vent des événements. Ce même vent qui annonçait l’orage. Le climat de Paris était lourd au propre comme au figuré, le ciel au diapason des hommes. 
 
 
 
Il fallait être sourd pour ne pas entendre la peur, la colère du peuple et cette phobie d’une saint Barthélemy des patriotes qu’avait colportée un tribun bègue deux jours plutôt. 
 
Et pourtant. Charlotte et Gilbert semblaient à l’abri de ces tumultes dans cette chambre. Un vrai miracle. 
 
 
 
Le feu de la bougie rendit sa dernière flamme à l’instant où le soleil se leva pour de bon. De la fenêtre on le devina. Derrière le voile opaque des rideaux, il fendilla le tissu de ses faibles rayons matinaux. On aurait dit un jour d’hiver avec sa lumière pâle, sans cette chaleur quasi tropicale. Quel paradoxe. 
 
 
 
Le dos du marquis réagit à cette température élevée. Il transpira. Il se déchargea d’une humidité saline. Charlotte se colla à lui tel un timbre assoiffé de salive. Elle désira le garder à elle, attendant que le cachet de la poste fît foi de son attachement. 
 
 
 
Elle eut la faiblesse d’embrasser son cou et de succomber à cette expression des sentiments très avant-garde. C’était donc ça l’amour. Le vrai. 
 
 
 
Le temps se figea ainsi, comme sur un tableau David. Charlotte ferma les yeux et dormit agrippée à son amant.  
 
 
 
7 heures carillonna dehors. 
 
 
 
Une parenthèse de 180 minutes s’ouvrit, une douce sieste au cours de laquelle nos deux tourtereaux vérifièrent la solidité charnelle de leur lien. A l’approche des 10 heures « La petite Corday » émergea. Son homme bougea. Il émit le désir de se remettre sur le dos sans la brusquer.  Par un mot à son oreille, une requête acceptée, elle accompagna le mouvement pour se retrouver, enfin, contre son torse. Elle resta de longues minutes à l’écoute de ce cœur viril dont elle entendit les coups réguliers. 
 
Ce cœur-là se singularisait de monde extérieur. On percevait le brouhaha de ce dernier malgré la fenêtre fermée. 
 
 
 
Ca sentait l’émeute dans la rue. Dans l’auberge aussi. 
 
 
 
Des individus chahuteurs y rentrèrent, avec la ferme intention de recruter des renforts. On avait besoin de bras. Il était temps de prendre les armes aux Invalides et, plus tard, d’aller chercher la poudre à la Bastille. Ces excités firent le récit fiévreux de la nuit dernière, devant le regard apeuré d’un client pas comme les autres : Beaumarchais en personne. 
 
 
 
Depuis une heure du matin, l’histoire était en marche. Les postes d’octroi avaient été incendiés, cinq heures plus tard un couvent pillé, puis on avait créé une milice bourgeoise de 48 000 âmes, lancé la fabrication de 50 000 piques. Bref l’inexorable scénario s’écrivait. L’impensable se passait.  Devant les sollicitations des recruteurs, l’auteur du « Barbier de Séville » eut une posture centriste, un vague « wait and see ». On attendait autre chose de ce chantre de l’insolence. Peut être cette folie dont furent capables 5 poivraux. D’une marche titubante, eux suivirent les recruteurs et sortirent de l’auberge avec fracas.  
 
 
 
10 heures sonna. De là où il était placé, Beaumarchais vit le fleuve de rage s’attaquer à l’hôtel des « Invalides » et  y voler des armes. 
 
 
 
A l’étage, le héros de Yorktown se dégrisa de sa nuit d’amour à une vitesse étonnante. Il se précipita à la fenêtre de la chambre et assista à l’ébullition du peuple. Déjà l’odeur de la guerre prenait possession des êtres et des choses, avec cet humus si particulier, mélange de transpirations et de haines. A peine le marquis fut-il penché au balcon qu’un fumet nauséabond envahit la pièce.  Cela rendit Charlotte malade, pas La Fayette. Cette odeur éveilla en lui l’excitation de la gloire. Et l’appel de la fuite. 
 
 
 
 La « petite Corday » n’exista plus aux yeux de son amant. Il l’avait gommée du paysage comme il ferma la porte derrière elle, avec empressement et plaisir. 
 
Notre homme déboula de l’étage en tenue débraillée. Il apostropha l’aubergiste d’un « la note de la chambre 12 est sur mon compte » puis disparut. Sa silhouette s’éloigna. 
 
Bientôt on ne le reconnut plus, perdu qu’il fut dans cette marée de bras et de jambes acquise à la liberté. 
 
 
 
Quid de Charlotte ? Le destin s’en moqua 
 
Comme le Marquis, incapable du moindre geste de tendresse au moment des adieux. 
 
Et Charlotte de repenser à cette citation inédite de son aïeul Corneille 
 

 
 
Un homme poli pour tout amour furtif 
 
Gagne nostalgie de celle qui l’a aimé 
 
 
 
Manifestement le marquis de La Fayette n’était pas digne de cette nostalgie là. 
 
Les manuels d’histoires ont oublié cette romance au profit d’un événement bien plus retentissant. Avouez que «  la prise de la Bastille » est un titre  bien plus accrocheur que « le râteau de Charlotte ». 
 
Jeu 10 Avr - 00:06 (2014)
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Wilou
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MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 00:16 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

le titre et la chute... omagad, énorme!
Bref, j'adhère, tout est bien mené, bien écrit, c'est malicieux, ça se lit d'une traite!
_________________
Hopla!
Jeu 10 Avr - 00:16 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 07:40 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

Ah la la, chaque fois que je te lis, je me dit, t'es trop fort. A chaque fois, je suis surprise. J'adore l'idée, déjà, d'avoir explorer l'univers des relations "amoureuses" à cette époque. Je me demandais si quelqu'un le ferait Et puis le 14 juillet vécu par elle, c'est original !

Je trouve ça hyper bien amené, et la chute, pareil, j'adore !


Bravo, vraiment ! 
_________________
Rafistoleuse
Jeu 10 Avr - 07:40 (2014)
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Octobell
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Messages: 1 670

MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 10:41 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

Moi la question que j'me pose c'est : où est l'Histoire et où est l'imagination ? Tu as complètement inventé cette relation entre Charlotte Corday et La Fayette ou cette plaque commémorative de leurs ébats sexuels existe-t-elle vraiment ? (bon, les pros, je sais que Charlotte Corday est supposée être morte vierge, mais ça n'empêche pas les rumeurs de courir !)
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
et ne sont en aucun cas le reflet de l'opinion de JE! Corp.
Jeu 10 Avr - 10:41 (2014)
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Linelea
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MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 22:15 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

géniale la chute j'adore !^^

pareil ou est la fiction et l'histoire, moi qui suis pas du tout spécialiste je me pose plein de questions...
Jeu 10 Avr - 22:15 (2014)
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Elfie Imy
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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 14:15 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

Elle est belle cette parenthèse-là...jusqu'à la citation de Corneille j'étais sous le charme. Après moins, mais c'est très personnel, disons que j'me serai passée de cette chute finale tant j'ai trouvé la parenthèse délicate et sensuelle...
Ven 11 Avr - 14:15 (2014)
Auteur Message
hector vugo
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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 19:17 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

Un grand merci à vous toutes pour vos commentaires.

Pour répondre à Mo et à Line qui désirent démêler l'imaginaire de l'historique. Je vais lever le voile sur quelques secrets.

Tout d'abord, La Fayette n'a jamais eu de liaison avec Charlotte Corday. Je trouvais amusant de les réunir dans une auberge tout proche de l'hôtel des Invalides. Cette auberge est aussi le fruit de mon imagination.

En revanche, et c'est véridique Camille Desmoulins, jeune tribun bègue, harangua la foule le 12 juillet parlant d'une Saint Barthélémy des patriotes. Ceci entraina d'autres événements historiques comme la création d'une milice bourgeoise de 48 000 hommes dans la nuit du 13 au 14 juillet 1789. Toujours cette nuit là, on fabriqua 50 000 piques. le 14 juillet les Invalides furent l'objet d'une attaque à 10 heures du matin. Car des armes y étaient stockées. Ce fut d'ailleurs le signe avant coureur de la prise de la bastille, lieu ou était entreposé la poudre. les premiers insurgés s'y présentèrent à 10h30. La forteresse céda à 17h.

Non loin de la Bastille vécut Beaumarchais, qui fut le témoin des événements. Je l'ai juste fictivement placé dans l'auberge pour le fun.

Autre fait avéré : Charlotte fut pensionnaire A l'Abbaye des Dames à Caen jusqu'en Février 1791.

J'ai fait en sorte que Charlotte et Gilbert se rencontrent pour la première fois dans cette abbaye par le truchement de mon grain de folie.

Grâce à Wilkypédia j'ai découvert que Charlotte fut l'arrière arrière arrière petite fille de Corneille. D'où l'intrusion sur la fin d'un alexandrin tordu qui n'est pas de Corneille mais de votre serviteur (vu sa qualité il ne peut en être autrement).

Bref j'ai pris quelques libertés avec la grande histoire pour en écrire une petite.

Encore un grand merci à vous

Plumicalement

Hector


Dernière édition par hector vugo le Ven 11 Avr - 19:19 (2014); édité 1 fois
Ven 11 Avr - 19:17 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 19:19 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

C'est super intéressant d'avoir les coulisses de l'écriture de ton défi, merci Hector !
_________________
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Ven 11 Avr - 19:19 (2014)
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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 22:39 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

J'aurais tout de suite parier sur l'intox moi ^^ En tout cas, j’aime beaucoup la chute aussi ! Et cette histoire d’amour bancale (dès le début, faut le dire ^^) qui marquera peut-être la jeune Charlotte tout autant que ce qu’il se passe en fond dans Paris ! C'est une drôle et bonne idée !!

Une approche sympathique donc, qui nous décrit une vie (jusqu'ici) ordinaire, qui croise le chemin d’un personnage moins ordinaire. Une nouvelle interprétation de l'histoire de Charlotte Corday, et de la destinée qui l'attend ^^

Puis ton texte sent bon l’innocence et la jeunesse et j’aime particulièrement le portrait que tu dresses de Lafayette !
Ven 11 Avr - 22:39 (2014)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Sam 12 Avr - 01:06 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

Un très bon texte, habile, documenté, et plein d'aisance. Voilà, ta plume est pleine d'aisance. Et puis l'humour hectorien y est.
Pour chercher la petite bête me semble que le ton hésite entre des passages délicats, romantiques presque et d'autres explicitement ironiques et dégagés. Comme si quelques fleurs bleues t'échappaient avant qu'une bonne dose d'ironie vienne camoufler ta défaillance.
En même temps c'est à l'image de tes deux personnages.
Sam 12 Avr - 01:06 (2014)
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hector vugo
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MessagePosté le: Lun 14 Avr - 19:15 (2014)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE Répondre en citant

Merci Ode pour ton commentaire.


Maître Yan a toujours un œil de lynx.  Okay
Lun 14 Avr - 19:15 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:43 (2016)    Sujet du message: LE RATEAU DE CHARLOTTE

Aujourd’hui à 23:43 (2016)
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