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LE CERF VOLANT

 
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hector vugo
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Dim 13 Avr - 17:57 (2014)    Sujet du message: LE CERF VOLANT Répondre en citant

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Bonjour les plumis,


Voici le temps de la nostalgie.


Bonne lecture à vous 










LE CERF VOLANT 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
Ce jour, ce vendredi, les vagues effacent 
 
 
La trace de tes pas que je ne suivrai plus 
 
 
La voix de la mer par son timbre enlace  
 
 
Les mots d’amours brûlants et pour toujours perdus  
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour arriver à la plage on passe par un carrefour. Priorité à ton souvenir, mon amour.  


 
 
 
La mer j’y reviens tous les vendredis. C’est indispensable à ma survie. Le reste de la semaine, je traîne comme un mort vivant.  
 
 
 
J’habite dans le quartier des tours, en région parisienne. 
 
 
 
Un battement d’aile de papillon peut changer la face du monde, c’est ce que disent les bouddhistes. J’y ai cru un temps. 
 
 
Les papillons sont si rares de ce côté de la ville. Quand on en voit un, on le prend pour une erreur de la nature ou un caprice de designer. 


 
 
Rassurez-vous les lépidoptères ne s’attardent pas, les flics non plus. Ça craint trop. Ca manque d’herbes. Je veux dire la vraie, celle que l’on voyait dans « la petite maison dans la prairie » sur m6. On n’est pas bucolique pour un sou. L’herbe de Momo est la seule qui existe ici. Cet ancien de la guerre d’Algérie en cultive chez lui, dans la chambre d’ami de son appart’.  
 


 
J’eus la chance de la visiter, et même de gouter à sa « Marie Jeanne ».  Une taffe pas plus. Heureusement que j’étais assis sur le bord du lit. J’avais la tête qui tournait. J’avais foutu la trouille au vieux 
 
 
 
 
-         T’es pas habitué petit, t’es blanc comme un linge. 
 
 
 
 
-         Vous savez je fume peu 
 
 
 
 
-         Et tu fumes quoi ? 
 
 
 
 
-         Des cigarettes électroniques 
 
 
 
 
-         Ouh là, en effet. Faut refaire ton éducation, petit. Des cigarettes électroniques, voyons ! On ne voyage pas avec des trucs comme ça. Tu ne peux pas tenir ici si tu ne te shootes pas. 
 
 
 
 
-         Mais je me shoote… 
 
 
 
 
-          A la cigarette électronique ? Arrêtes ton ciné, tu veux. Tu me fais rire. Ceux qui vivent ici sont tous, vraiment, shootés à quelque chose. Si ce n’est pas de l’herbe, c’est de l’acide, de  l’alcool ou encore le sexe 
 
 
 
 
-         Le sexe ? 
 
 
 
 
-         Oui. Par exemple, Yasmina, la fille du cinquième. Elle est accroc. Elle en vit même. 
 
 
 
 
-         Elle en vit ? 
 
 
 
 
-         Elle tapine, ducon 
 
 
 
 
-         Mais je croyais qu’elle était chanteuse lyrique et qu’elle donnait des cours à des débutants 
 
 
 
 
-         Ce que tu peux être naïf. T’as pas vu la gueule des débutants. D’accord sa cage d’escalier est toujours dans le noir. Avec ça, difficile de savoir. Mais quand même. Ouvre un peu les yeux ! 
 
 
 
 
-         Je ne fais que ça si vous saviez 
 
 
 
 
-         Tu le fais mal.  Si T’avais vu le balai de ces vieux croutons en mal d’affection, t’aurais pigé. Elle en reçoit 2 ou 3 par soirs.  
 
 
 
 
-         Ah bon 
 
 
 
 
-         Mais dis-moi, revenons à nos moutons. Avec quoi tu tiens ? Pas avec ta cigarette de merde ? Si on a une vie saine ici, on devient fou très vite. Alors crache au bassinet, avoue 
 
 
 
 
-         Avouer quoi ? 
 
 
 
 
-         Regarde par la fenêtre. Qu’est-ce que tu vois ? 
 
 
 
 
-         Des gamins jouer au basket sur un terrain en bitume et autour des immeubles crasseux, des routes avec des nids de poule, et des trottoirs dégueulasses. 
 
 
 
 
-         Tu crois franchement qu’ici ça sent le bonheur ? 
 
 
 
 
-         Non 
 
 
 
 
-         Alors je te repose la question. Tu fais comment toi, pour supporter la vie ici ? 
 
 
 
 
-         Je fous le camp du vendredi au lundi matin. 
 
 
 
 
-         Je me disais la cigarette électronique c’est de la foutaise. Le week end, tu vas ou ? Tu fais quoi ? 
 
 
 
 
-         Ca ne vous regarde pas. 
 
 
 
 


 
 
J’écrasai son joint au pied du lit  et quittai les lieux sans le saluer. 
 
 
 
 
 
 
La mer j’y reviens en fin de semaine. Personne ne le sait au quartier des tours, pas même Momo. 
 


 
  
 
Je compte les jours qui me séparent du vendredi. Et à mesure qu’il se rapproche, j’égraine les heures. Par ce jeu mécanique j’échappe à la pesanteur de mon quotidien.  
 


 
 
 
Enfant je rêvais de gloire et de fortune, de grands voyages. Que reste-t-il de tout cela ?  Pas grand-chose. 
 
 
 
 
 
Barack Obama disait lors d’une allocution télévisée de mi-mandat : « j’ai foiré ». On aurait pu dire la même chose à la moitié de ma vie. Le bureau ovale adoucissait le constat d’échec du président US. La déco de mon appartement, elle,  surligne le mien. 
 
 
 
 
 
J’habite dans un néant de deux pièces sans relief, avec une vue à vous donner envie de sauter par la fenêtre. Des meubles chichement achetés à Emmaüs habillent mon espace de vie. Mal certes. 


 
 
 
Si un spécialiste de Fen Shui se penche sur mon cas, il militera sans doute pour l’euthanasie. 
 
 
  
 
Un psychanalyste, lui,  remarquera l’absence de photos sur la table de nuit, l’absence aussi de toutes peintures d’être vivant. Chez moi, il n’y a que trois natures mortes clouées dans le couloir qui mène à la salle de bain. 


 
 
 
Pour autant, peut-on résumer un individu à son home sweet home ? Non. Il faut le voir ailleurs, dans la sphère extérieure, dite propice à son épanouissement. La mienne se remarque par son art de la claustrophobie, comme ces chiottes à la turque ou l’espoir d’un ravalement se confond avec l’étroitesse de la fenêtre au-dessus de la chasse d’eau. 
 


 
 
 
Les faibles mensurations de ce pré carré expliquent mon manque d’ambition. Il faut dire qu’être balayeur à la mairie ne vous ouvre pas le droit aux vacances à Saint Barth, encore moins le poste de secrétaire de l’amicale de la philatélie que j’occupe bénévolement. 
                                                                                                           
 
 
 
Ce loisir me prend trois soirs par semaine. Trois réunions, chacune ayant un objectif bien précis. La première se consacre à l’histoire des timbres, la seconde à aider les adhérents à coller des timbres sur leur book (je prête ma langue aux anciens), la troisième à préparer des rencontres avec les clubs voisins. 
 
 
 
 
En tant que benjamin des inscrits, je mets ma supposée fougue à disposition de cette communauté. Laquelle me le rend bien en me posant des questions embarrassantes sur ma vie privée. Combien de fois ai-je entendu : Quand est-ce que tu nous présente une petite ? Ce n’est pas les jolies filles qui manquent dans le quartier ? Et mon auditoire de se lamenter sur ma réponse diplomatique, mi-chèvre mi- choux. 
 
 
 
 
 
Je sais qu’en coulisse, beaucoup mettent en doute mon hétérosexualité.  Sous leurs airs gentils, les vieux médisent et bavent gaiement. 


 


 
 
Il faudra que je couche avec Yasmina pour que cela cesse. Peut-être le jour où je n’irai plus voir la mer en fin de semaine. 
 
 


 
 
 
Ce jour-là n’est pas prêt d’arriver. 
 
 


 
 
 
Ceux, qui ont déjà atteint leur Himalaya, goûté à l’ivresse des sommets, savent qu’on ne revit pas ce type d’expérience avec la même intensité. Le grand amour c’est plus que planter un drapeau au sommet d’un 8000 mètres. 
 
 
 
 
Je l’ai vécu, et ne survis aujourd’hui que par le souvenir de ces instants-là. 
 
 
 
 
 
Mon Tibet à moi comprend un périmètre allant de la mer à une maison à toit de chaumes. J’y arrive le vendredi soir vers 19 heures. 
 
 
 
 
Si quelques contrôleurs fiscaux lisent ses lignes, ils se poseront la question qui fâche : comment un balayeur de banlieue peut-il avoir une résidence secondaire en Normandie ? 


 
 
 
Je leur répondrai que j’aurais, mille fois, préféré  continuer de vivre avec sa propriétaire que d’en hériter avec sa fortune par-dessus le marché. 
 
 
 
 
Mais on ne choisit pas. La vie impose son scénario et on fait avec.  
 
 
 
 
Pourquoi un jour de novembre, la mairie organisa un séminaire en Normandie, si loin de la région parisienne ? Pourquoi nous avoir donné quartier libre de 16 heures à 18 heures ? 
 
 
 
 
Le destin dicta sa loi. Il m’envoya ce 10 novembre sur la plage de Deauville. 
 
 
 


 
Le soleil baissait pavillon. Le vent était froid, bègue avec ses rafales désordonnées. Tu étais là devant moi, me tournant le dos, tes yeux fixés sur un cerf-volant. Les miens se posèrent, alternativement, sur ta silhouette et ce fil que tu tins à la main. 


 
 
Je n’eus ni cette analyse purement masculine sur ton allure générale, ni ce regard gourmand sur ta chute de rein. L’idée même de t’aborder ne me traversa pas l’esprit.  Tu étais de ces femmes inaccessibles à ma condition.  Je me satisfaisais du simple bonheur de te voir. 
 
 
 
 
Puis le vent devint tourbillonnant. Le cerf-volant changea de direction. Il tourna le dos à la mer. 


 


 
 
Il me donna la joie de te découvrir, de voir plus qu’une silhouette, qu’une chute de rein, un visage éblouissant, celui d’une brune aux yeux verts. 


 
 
 
Comme ce vent ignora tout de la hiérarchie des êtres et des portes monnaies, il fit en sorte que nous nous rencontrâmes vraiment. 
 
 
 
 
Je reçus le cerf-volant en plein visage, un accident pour rire. 
 
 
 
 
 
D’ailleurs tu m’adressas un sourire charmant, un de ceux dont on ne se remet jamais. J’étais déjà perdu pour le célibat. 
 
 
 
 
 
Mon visage rouge de honte me donna des airs craquants à tes yeux.  
 
 
 
 
Oui. Un cerf-volant avait changé ma vie. Les bouddhistes avaient raison, le battement d’une aile peut tout faire basculer. 
 
 


 
 
 
Dix ans avec toi, dix ans de bonheur. Dieu sait si je t’ai aimée jusqu’au bout. Dieu sait si je t’en ai voulu d’être partie bien malgré toi. Je ne me suis pas fait à cette fin en queue de poisson. Même si je n’ignore rien des lois implacables de la nature. Elles se rappellent, toujours, à vous sans ménagement.  
 
 
 
 
 
Mon amour, tu es morte un 10 novembre, dix ans aprés notre première rencontre 
 


 
 
 
 
Depuis je reviens tous les vendredis soir. Il y a ce carrefour, cette priorité à ton souvenir, cette plage au crépuscule. Le vent se lève. Je ne vois plus de cerf-volant. Tu me manques tant. 
 
 
 
 
 
 
 
Ce jour, ce vendredi, les vagues effacent 
 
 
 
 
La trace de tes pas que je ne suivrai plus 
 
 
 
 
La voix de la mer par son timbre enlace  
 
 
 
 
Les mots d’amours brûlants et pour toujours perdus 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
  
 
 
 
 
Dim 13 Avr - 17:57 (2014)
AIM MSN Skype
Auteur Message
Elfie Imy
Invité




MessagePosté le: Dim 13 Avr - 19:19 (2014)    Sujet du message: LE CERF VOLANT Répondre en citant

J'aime beaucoup la mélancolie et la nostalgie de ce texte. J'aime comme tu racontes la banalité de l'amour sans jamais que l'on s'ennuie dans tes écrits. C'est vraiment quelque chose qui me touche. 
Mon rêve ça serait d'aller voir l'océan chaque vendredi...grave...
Dim 13 Avr - 19:19 (2014)
Auteur Message
hector vugo
Super Master CDC *
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Lun 14 Avr - 19:21 (2014)    Sujet du message: LE CERF VOLANT Répondre en citant

Merci Elfie
Lun 14 Avr - 19:21 (2014)
AIM MSN Skype
Auteur Message
christine
Super Coup de Coeur
Super Coup de Coeur

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 988
Localisation: cholet

MessagePosté le: Mar 15 Avr - 10:51 (2014)    Sujet du message: LE CERF VOLANT Répondre en citant

C'est un texte, doux, tendre, rempli d'un amour tellement present et qui fait mal car elle n'est plus la.
Vraiment touchant, j'aime enormement cet amour peint avec tes mots.
Et le petit poeme est tout simplement magnfique car il dit tout avec tant de beaute.
Merci pour ce texte
_________________
Un sourire ca fait toujours plaisir
Mar 15 Avr - 10:51 (2014)
Auteur Message
Yannick Darbellay
Giga Coup de Coeur...
Giga Coup de Coeur...

Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 2 835

MessagePosté le: Mer 16 Avr - 16:21 (2014)    Sujet du message: LE CERF VOLANT Répondre en citant

Comme Elfie, ça a fait écho à un truc que je retournais dans ma tête pas plus tard que la veille. L'idée de me retrouver assis au bord de la mer, entre deux semaines citadines.


Tu aimes les scénarios improbables. Ici, tu portes un regard plein d'humour, et tendre même plutôt que moqueur, sur la classe populaire. On sent de l'affection pour ce personnage que tu dépeins. Et comme dans tout bon Hector, apparaît une bourgeoise. ^^


Bien joué
Mer 16 Avr - 16:21 (2014)
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Auteur Message
Rafistoleuse
Coup de Coeur ...
Coup de Coeur ...

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 4 563

MessagePosté le: Ven 18 Avr - 19:36 (2014)    Sujet du message: LE CERF VOLANT Répondre en citant

Ce que j’aime avec toi, c’est que tu sais mêler poésie, romantisme, lucidité, cynisme et humour ! Tout ça se déplie dans ton texte, comme une évidence… Toutes ces nuances que tu explores, tu navigues toujours avec une justesse et un ton que j’adore… J’aime les contrastes avec lesquels tu joues et qui font qu’on est sans cesse surpris et captivé.
J’ai aimé … Le croquis de son quotidien, très réaliste, les incursions très contemporaines qui donnent de la légèreté.. Le rendez-vous du vendredi, le rituel dont il ne peut pas se passer, la nostalgie qu’il nourrit pour un amour qu’il ne peut conjuguer qu’au passé. La vie qui avance à deux vitesses différentes, intérieure et extérieure. La passion pour la philatélie qui en dit long sur le fonctionnement du personnage ^^ !
 Et le symbole du cerf-volant, j’adore. C’est exactement ça, la difficulté à laisser quelque chose (quelqu’un) s’envoler…
J’ai adoré cette phrase : « Les papillons sont si rares de ce côté de la ville. Quand on en voit un, on le prend pour une erreur de la nature ou un caprice de designer. »
Quant au thème, j’aime ton interprétation. Celle du choix qu’il a fait, et qui a changé toute sa vie.
Peut-être juste, j’aurais aimé ne pas savoir pour son « amour » au début, le découvrir à la fin, comme un secret, mais je comprends aussi l’intention que tu as eue ^^’


En tout cas, très bon texte, bravo !
_________________
Rafistoleuse
Ven 18 Avr - 19:36 (2014)
Auteur Message
Octobell
Coup de coeur
Coup de coeur

Inscrit le: 11 Sep 2013
Messages: 1 670

MessagePosté le: Dim 20 Avr - 00:55 (2014)    Sujet du message: LE CERF VOLANT Répondre en citant

Moi ce que j'aime chez toi, c'est encore une fois cette capacité hors norme à composer des personnalités si fortes et si réalistes à la fois. J'ai énormément aimé le portrait de ton narrateur, et l'environnement dans lequel tu l'as fait évoluer. Après, en effet, comme le souligne Yannick, il y a encore une bourgeoise... Et l'histoire d'amour m'a encore une fois un chouia refroidie. Tes femmes sont, je trouve, toujours très idéalisées, et correspondent à un schéma précis (et plutôt superficiel en fait). J'aimerais bien avoir une fois le portrait d'une femme, avec ses faiblesses et ses défauts aussi. Tu le fais divinement bien avec les hommes, et c'est ce qui leur donne tout leur charme. Pourquoi ne pas en faire de même avec les femmes ?^^
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
et ne sont en aucun cas le reflet de l'opinion de JE! Corp.
Dim 20 Avr - 00:55 (2014)
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hector vugo
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 819
Localisation: vigneux sur seine

MessagePosté le: Dim 20 Avr - 12:49 (2014)    Sujet du message: LE CERF VOLANT Répondre en citant

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires précieux et vos appréciations toujours aussi bienveillantes.

Mo tu vois juste et tes critiques ont éveillé chez moi une envie de travailler un personnage féminin, loin de l'esquisse que j'en fais d'habitude.

Je bosse dessus pour le défi 39. Ce sera une histoire à deux voix. Une masculine et une féminine.

Et donc un texte, peut être, plus long.

Plumicalement

Hector
Dim 20 Avr - 12:49 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:30 (2016)    Sujet du message: LE CERF VOLANT

Aujourd’hui à 14:30 (2016)
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