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Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié
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Octobell
Coup de coeur
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MessagePosté le: Mer 7 Mai - 22:45 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

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Amatrice de lecture, et surtout amatrice d’écriture, je suis souvent scandalisée par les pourritures sans nom que les éditeurs osent avoir le culot de publier (je suis sûre que les éditeurs sont des êtres cyniques et détestables qui ne veulent que la destruction de l’humanité à coup de novlangue et télécrans). Alors j'ai eu l'idée d'une "chronique" qui sera, oui, purement présomptueuse et moralisatrice, car il n’y a point à tortiller du cul pour constater que les pépites d’écriture ne sont malheureusement pas toujours dans nos librairies. Chaque fois, j’emprunterai un passage à un bouquin en cours de lecture et tenterai au mieux d’expliquer pourquoi ses idées sont mauvaises. Cela dit, je pourrai emprunter des passages que je n'aime pas à des livres par ailleurs super géniaux !




Conseils d'une scribouillarde à...
Jean Zimmerman


Pour commencer, je vais commencer par le dernier bouquin en date que m’a conseillé la vendeuse de France Loisir (oui, je sais, en plus je me fais du mal) : Le Maître des Orphelins, par Jean Zimmerman (le titre est très bien, soit dit en passant !)

Je m’attarderai sur la rencontre supposée déterminante des deux personnages principaux, mais tellement clichée que ce livre n’aurait JAMAIS dû être publié.

Extrait :
Citation:
« Le grand Anglais, celui que Blandine avait remarqué au garde-corps du bateau arrivé dans l’après-midi – elle avait découvert que ce n’était pas le Serpent de mer, mais le Margrave, en provenance de Rotterdam -, entra dans la taverne et se tint immobile, comme s’il prenait la pose, un masque insolent sur le visage, ses yeux se faisant à l’obscurité et à la fumée.

Quel paon ! Pensa Blandine. Un vrai bellâtre avec son pourpoint de brocart noir, ses crevés aux manches et ses cheveux longs bouclés, la copie conforme du roi Charles. Nul doute que cet homme trouvait que ce lieu public, et l’intégralité du comptoir néerlandais, faisaient un miroir minable pour sa vanité. »

Pour contextualiser un peu les choses, l’histoire se passe dans le Manhattan de 1663, dans une Amérique toute fraîche et à peine colonisée. Pas besoin de s’étendre des heures sur le contexte, une simple idée vague suffit. L’héroïne, Blandine, est une jeune femme farouche et indépendante (sans être toutefois solitaire, attention), un genre de badass en quelque sorte. Elle constitue l’erreur majeure de ce bouquin. L’intérêt du personnage principal dans un livre est souvent de le faire évoluer (enfin, c’est mieux quoi…), en bien ou en mal, mais d’une manière qui, si possible, puisse le faire grandir (par le biais d’une quête initiatique dans les cas les plus extrêmes comme, pour ne citer qu’un seul exemple parmi les plus parlants, L’Alchimiste de Paolo Coelho, où l’intérêt de l’histoire ne réside QUE dans la transformation du personnage principal). Si on part du postulat que la jeune femme, en SEIZE CENT SOIXANTE TROIS (Bordel !) est déjà indépendante, ce qui constitue une exception à la règle, QUELLE VA ETRE SA PUTAIN D’EVOLUTION ? (surtout sachant que l’histoire d’amour se sent gros comme une maison… rien qu’à voir l’extrait ci-dessus) En fonction du contexte historique, devenir une femme aimante et dévouée ne peut que constituer une régression, puisqu’il s’agit de se ranger à la conformité (ce qui ne semble même pas correspondre au personnage de base). Pour en faire un personnage intéressant, de cette Blandine-de-mes-deux, le postulat de départ aurait été vachement plus intéressant s’il y avait quelque chose dont elle devait se libérer (un mari, un fiancé imposé par les parents… situation impossible puisque la jeune femme est orpheline, comme c’est arrangeant !). Bref, une histoire à la Madame Bovary, mais sans l’issue dramatique. Voilà pourquoi (entre autres) Madame Bovary est un chef d’œuvre de la littérature, et le Maître des Orphelins n’en sera jamais (j’admets volontiers que la comparaison est poussée, mais j’en ai rien à secouer). En plus, la fille badass, sérieux, c’est dépassé (même E.L. James a compris ça) !

Ensuite, il y a donc la fameuse rencontre avec celui qui, évidemment, deviendra son amant, puis son époux, etc. Madame Jean Zimmerman (oui, c’est madame djinn, et pas monsieur gens, hein !), comment oses-tu nous pondre un extrait aussi dégoulinant de clichés du genre qui te placent directement dans le top ten des pires histoires de cette décennie, en compagnie de Twilight et 50 nuances de Grey ?

Le coup de l’héroïne qui déteste le héros à la première rencontre, c’est complètement surfait ! Galvaudé ! Pas original pour deux sous ! Alors partir sur cette optique, OK ! Mais fais au moins l’effort de trouver un angle original et crédible ! Moi, perso, je suis assez badass comme fille, et un mec présenté comme celui que tu nous présentes là, je m’en fous qu’il soit un paon, je le déshabille tout de suite dans un coin. L’homme a tout pour lui : élégance, prestance, charme (et il ressemble au roi, si c’est pas rien, ça !), POURQUOI la fille décide-t-elle de le détester à prime abord ? Juste parce que toutes les autres filles vont se pavaner devant lui, et que DU COUP, cela rendra l’héroïne plus inaccessible ? (Pitié légalisez l’euthanasie, je ne peux pas vivre comme ça !) La meuf, elle côtoie des blacks et des indiens (en 1663, je rappelle), ce qui est supposé signifier qu’elle est d’une tolérance à toute épreuve (contrairement à la mentalité générale à cette époque, bien entendu – my name is Mary Sue), et elle juge le premier blanc-bec venu sous prétexte qu’il est bien sapé. Hunhun, raté, try again. Ca ne sert à rien de s’efforcer à donner des « défauts » au personnage s’ils ne correspondent pas au personnage. Si ta meuf est tolérante, fais la tolérante jusqu’au bout ! C’est pas compliqué, bon sang ! Surtout qu’il ne s’agit même pas d’un vrai défaut, puisqu’à prime abord, le mec (qui va direct flasher sur la nana, bien sûr), va s’avérer un peu goujat et maladroit. Bref… Pour que le défaut de la fille soit un vrai défaut, et pour que le mec ait un peu plus de relief, ça aurait été vachement plus intéressant que celui-ci ne soit pas décrit comme une bombasse /!\ Attention, facilité scénaristique /!\

Bon, j’en suis pas beaucoup plus loin dans l’histoire, mais je peux aisément deviner comment les choses vont s’enchaîner. La suite du livre concerne une histoire d’enlèvement d’orphelins, où Blandine et son paon vont enquêter ensemble. Le paon - appelons-le Edward, au pif… ah ben ça tombe bien, c’est son nom – est déjà attiré par la belle et indépendante jeune femme. Mais (on entre dans le domaine des suppositions), ses premières tentatives de séduction vont échouer lamentablement. Une belle et indépendante jeune femme ne s’apprivoise pas comme ça, mon bon monsieur. Qui plus est, ses faits de gloire et son physique ne joueront pas du tout en sa faveur (ah non non non, berk quoi), puisque les mecs beaux et bien sapés, c’est évident, sont tous des salauds patentés. C’est vrai ! Mais pas lui, bien sûr, parce que son deuxième nom, c’est Gary Stu ! Alors même s’il peut paraître un peu goujat au début, c’est juste parce que l’auteur ne sait pas comment faire draguer un beau mec. Et pour obtenir enfin le cœur de sa belle, il n’y a que deux issues possibles : 1. L’acte d’héroïsme (envers elle, ou envers sa copine noire, en dépit des mentalités de cette époque), 2. La manifestation de sa grande tolérance à lui aussi, qui s’avèrera bilingue en indien oumpa-loumpa parce qu’il a été élevé avec des loups, ou quelque chose de cet acabit.

Blandine finira par s’adoucir à son contact, à l’aimer d’un amour tendre, et ils finiront par construire une belle et grande maison où tous leurs amis noirs et indiens seront à leur service, mais uniquement parce qu’ils le désirent. Et tout ça, seulement après qu’ils auront brillamment résolu l’enquête, bien entendu !

Tout ceci n’est que pure médisance, évidemment, et je ne déduis tout ça qu’à partir d’un extrait aussi insignifiant que celui-ci-dessus, mais je reste néanmoins une jeune femme naïve et pleine d’espoir, et j’espère vraiment me tromper et être agréablement surprise par ce bouquin…. Mais ça me paraît mal barré. Et bien sûr, tout ça, c’est sans s’attarder sur la qualité de l’écriture !

Oui, je t’entends d’ici : c’est facile de critiquer ! Mais en tant qu’écriveuse aussi, j’ai forcément un exemple sous le coude de rencontre de jeune femme badass avec son futur mec à coup de « oh putain toi je t’aime pas ! », co-écrit avec une autre scribouillarde qui s’appelle Clo (l’extrait est plus long que celui du bouquin de Jean, parce que je voulais inclure assez d’éléments descriptifs des personnages pour te donner une idée).

Citation:
« Un seul geste et je t’aurai transpercé la tête avant même que tu aies eu le temps de penser une prière. »

Le canon glacial d’une arme pointée sur sa nuque arrêta immédiatement Tony dans ses recherches, et il se contenta de lever lentement les mains en l’air.

« Tu as cinq secondes pour me dire qui tu es, d’où tu viens et pourquoi tu as ton putain de nez dans mes petites culottes ! »

Tony se redressa vivement et se retourna, sortant une lame de sa poche pour la pointer d’un air menaçant en direction de cette jeune femme aux longs cheveux bruns, aux traits fins et aux yeux vert d’eau, qu’il reconnut immédiatement d’après le cliché refilé par Callum. Il n’eut pas le moindre tremblement face au canon du Beretta qui lui cachait presque la vue de sa propriétaire.

« C’est comme ça qu’on accueille son partenaire, Jones ? » Railla-t-il, mais le déclic de la sécurité de l’arme que Brooklyn Jones déclenchait lui fit dire qu’elle ne goûtait visiblement pas à la plaisanterie. Tony leva les yeux au ciel. Il avait comme dans l’idée que s’il se contentait des politesses de base, elle n’en croirait pas un mot. Ca se voyait dans son regard : elle était déjà farouchement déterminée à ne pas le croire.

Alors ni une, ni deux, sans peur, sans reproche et surtout sans prévenir, il abandonna son couteau pour se jeter sur Brooklyn. Sur l’arme plutôt. Mais la demoiselle avait du réflexe, et à peine avait-il accroché sa main à son poignet pour décaler la direction de son Beretta qu’elle lui envoyait un coup de pied bien senti en plein dans l’estomac.

Il accueillit le coup avec un râle de douleur et un vif mouvement de recul. Il entraîna Brook avec lui et leur lutte continua au sol où ils roulèrent, s’agrippant comme des chiffonniers, se disputant ce foutu Beretta, qui finit par s’envoler à son tour à l’autre bout de la pièce.

« Chier ! »

Si Tony avait voulu se relever pour récupérer l’arme, il fut vite arrêté par Brooklyn qui s’agrippa à ses jambes, et il s’étala vulgairement par terre, légèrement sonné. Mais la jeune femme n’en avait pas fini. Dans un hurlement de rage, elle se saisit de la lampe posée sur la table de chevet et lui balança dessus, le forçant à se replier sur lui-même pour éviter de se la prendre sur la tronche.

A son tour, il s’empara d’une ceinture qui dépassait de la valise et se précipita sur Brooklyn avant qu’elle ne se saisisse d’un autre objet, et lui envoya un crochet du droit qui l’assomma aussitôt. Elle s’effondra par terre, inconsciente.

« Désolé hein… Mais tu l’avais cherché… » Murmura-t-il en frottant doucement ce poing qui faisait sa marque de fabrique.

Quelques minutes plus tard, Brooklyn se réveillait sur l’unique chaise qui meublait la chambre, les mains attachées dans le dos grâce à la ceinture trouvée dans la valise, et Tony, à la fenêtre, qui fumait tranquillement une cigarette. Lorsqu’il la vit commencer à s’agiter, il jeta son mégot par la fenêtre et alla rapidement s’asseoir au bord du lit, en face de la chaise.

« Si tu cries, j’hésiterai pas à te bâillonner. » Et alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour riposter il ne savait quelle connerie, il plaqua vivement sa main sur ses lèvres, se penchant sur elle pour pouvoir mieux murmurer à son oreille : « Chhht ! Calme-toi juste 5 secondes, ok ? Je m’appelle Tony Rosa, je suis ton co-équipier pour la mission. J’ai été envoyé par Roberts. Ortega, Sanchez ? Tu vas pas les mettre à mal toute seule, surtout si tu parles pas un foutu mot d’espagnol. Je te laisse parler, et je te détacherai, à la seule condition que tu ne te mettes pas à hurler, vale ? Il faut que tu me parles de la mission. »

Il s’écarta juste assez pour voir le regard vert de Brooklyn briller quelques instants. Pendant quelques secondes, ils ne firent que s’affronter du regard, avant que Brooklyn ne hoche finalement légèrement la tête. Tony décolla d’abord prudemment la main de sa bouche, et constatant qu’elle ne prenait pas son élan pour hurler, s’écarta un peu plus, afin de la laisser s’exprimer. Mais il était tout prêt à la faire taire à nouveau – et à coup de poings s’il le fallait – si elle se mettait à péter une pile.

Mais elle se contenta de le dévisager avec méfiance, ce qui était un mauvais point pour lui. Il savait qu’avec son regard si sombre qu’on différenciait à peine l’iris de sa pupille et sa peau trop mate, il était loin d’être l’archétype de l’angelot. Ses tatouages, ses cicatrices, son crochet du droit et sa voix de mafioso étaient autant de preuves pour que Brooklyn le classe dans la catégorie « Brute sans cervelle à éviter ».

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Octobell

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Mer 7 Mai - 22:45 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Ven 9 Mai - 14:05 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Je trouve ton idée très bonne ! Je l'ai déjà dit ailleurs mais voilà, ça te correspond parfaitement et puis pour nous c'est intéressant parce qu'on va peut-être tombé sur un bouquin qu'on a lu, aimé, et le lire à travers ton décryptage, et le voir d'un oeil nouveau. Après on est d'accord ou pas, mais c'est hyper intéressant comme démarche !


Et en plus si tu nous donnes des extraits de toi (et Clo) à l'appui, que demander de plus ? ^^!
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Ven 9 Mai - 14:05 (2014)
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Mo
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MessagePosté le: Sam 10 Mai - 23:41 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Coucou  


J'aime bien ta démarche, j'ai le même réflexe lorsque je commence un roman ou une série de livres, mais plutôt en tant que avis de lecteur. Je lis beaucoup beaucoup plus que je n'écris, et j'aime les histoire de qualité possédant de l'originalité  


Et je dois dire, de manière moins crue sûrement, que je suis d'accord avec ta façon de voir cet extrait. le mot qui m'est venu à l'esprit à sa lecture : "catapulté". Aucune envie de lire la suite, je passe au roman suivant...


En attente de ta prochaine chronique
Sam 10 Mai - 23:41 (2014)
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ATea
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 01:54 (2014)    Sujet du message: Re: Conseils d'une scribouillarde -- DE TALENT Répondre en citant

Citation:
Alors j'ai eu l'idée d'une "chronique" qui sera, oui, purement présomptueuse et moralisatrice, car il n’y a point à tortiller du cul pour constater que les pépites d’écriture ne sont malheureusement pas toujours dans nos librairies. 




 
 
Au diable la bienséance et les beaux mots hypocrites, Octo se lâche!
C'est si bon quand tu parles comme ça... J'aime tes mots doux - Et quand Wilou dit dans le tchat à propos d'EL James "En fait, suicide toi et puis voilà", un truc dans le genre. ^^ - d'autant plus que je sais pouvoir me fier à tes critiques, que je vais suivre bien évidemment ! 


Et, bien entendu, j'attends des nouvelles de ta médisance quant à la suite et fin de ce livre!
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Dim 11 Mai - 01:54 (2014)
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Benethar
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 03:56 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Houlà, quelle violence!

Je comprends tout à fait que l'on ait envie de s'exprimer, de faire entendre sa voix, de donner son point de vue ou même de faire un bon gros coup de gueule sur quelque chose, du moment que l'on accepte la discussion et la critique, bonne ou mauvaise, c'est la moindre des choses.

Mais là, c'est tout simplement trop violent pour que j’adhère complètement, même si j'apprécie ton analyse et ton développement autant que je rejoins ton point de vue sur la facilité, la non-originalité et tout. Tu as choisi ce mode d'expression pour pousser les gens à réagir ou en faire une sorte de marque de fabrique/thème/manière de présenter ta chronique. Mais bon, c'est quand même un gros manque de respect, et même si un auteur produit quelque chose que l'on apprécie pas, voir une bouse infâme mondialement reconnue, je trouve que c'est tout de même pas une raison pour lui cracher à la gueule ^^ Tout le monde a droit à un minimum de respect. Ca me dérange un peu quand même.

Bref, même si je trouve la forme discutable, j'apprécie le fond ^^
Dim 11 Mai - 03:56 (2014)
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hector vugo
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 10:23 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

J'aime assez la démarche, quoiqu'un peu agressive à mon goût. Mais ta démonstration est brillante et tes arguments sont justes.


Une seule chose me gène toutefois, tu n'as pas fini le bouquin. Certes, tu sens le coup arriver et tout porte à croire que rien ne s'arrangera par la suite, aussi bien pour le style que pour l'évolution des personnages.


Malgré tout ne faudrait il pas laisser le bénéfice du doute à cette chère Jean ?


On ne sait jamais. Un miracle est toujours possible.




Tu sais Mo avec ton talent, tu m'as dissuadé de lire ce livre. D'autant que je crains qu'il soit suivi d'une suite.


Ca sent le tome 2 et 3 en préparation, voir un tome 4. J'imagine bien la fin. 


Nous sommes dans les années 90, Blandine s'emmerde dans sa vie. Elle est revenue de tout, des hommes plus particulièrement au point d'être devenue lesbienne et de penser sérieusement à changer de sexe.


C'est l'ultime acte d'indépendance pour elle, comme si avoir une paire de couilles entre les jambes donne des ailes.


Elle regrette l'immortalité, elle regrette d'avoir fumé le calumet de le vie éternelle, elle regrette d'avoir couché avec cet indien, mais elle ne regrette pas d'avoir largué son anglais aux cheveux longs. Et surtout d'avoir mis sous silence un "paon" entier de son histoire.


Bref je suis parti dans un délire.


Pour finir, je crois qu'il existe deux sortes d'écrivains : les conteurs aux styles plats et les grands voyageurs ( ceux qui savent avec un rien vous emmener très loin).


Cette chère Jean, à mon sens, appartient à la première catégorie.


Libre à vous de la lire.



Dim 11 Mai - 10:23 (2014)
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Wilou
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 13:56 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Oui, c'est assez violent et ça fonce dans le tas, mais c'est justement ça qui est bon... Combien de fois a-t-on secrètement pensé "putain mais quelle merde ce livre, c'est quoi cet auteur de mes deux?" en ayant envie d'incendier le livre en question et d'envoyer les cendres à son auteur?
Ben là, ça sort... c'est assez exutoire aussi.

ATea, merci d'avoir relevé ma phrase haha. Je hais cordialement cette truffe d'EL James. J'ai fait une chronique de son tome 1, que j'ai lu, oui... j'ai osé... C'est pire que le PQ le moins cher de chez Lidl.
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Dim 11 Mai - 13:56 (2014)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 17:17 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Ah ben une critique qui pousse au débat c'est déjà une réussite. ^^

Première réaction, je tendrais par nature du côté de Benny (tu devais t'en douter ^^). Un écrivain, qu'il ponde un chef-d'oeuvre ou une bouse, il y cale -en principe- beaucoup de sa personnalité, de sa vie, de son temps, son fondement, et les mots de la critique peuvent vite se révéler blessants et toucher en profondeur s'ils sont corrosifs à l'excès.


Et puis c'est un premier roman, faut le dire.


Par contre, à partir du moment où l'écrivain essaie de se faire publier, il sait à quoi il s'exposera. C'est le jeu.
D'ailleurs Jean Zimmermann est-elle bien une écrivaine? (suis méchant  Twisted Evil ) J'admets que les écrivains sans talent qui accumulent les millions, et les publications -les machines de guerre-  ça me fait chier. J'aime l'artistique, moi. M'enfin s'ils aiment écrire et que d'autres aiment les lire, ba quoi dire...


Du coup mon avis c'est que t'aurais pu éviter quelques méchancetés un peu gratuites dans la formulation, dans l'ironie, mais l'esprit, le concept me plaît. C'est original !


Et comme Hector j'ai tiqué en constatant que t'avais pas terminé la lecture. Bon, tu le signales donc on sait à quoi s'en tenir. 


Enfin faut reconnaître que ta critique est construite. Tu argumentes vraiment bien. C'est intelligent et tu as un vrai ton. C'est une belle idée que tu as eu.


Si je puis me permettre, pourquoi tu ne te permettrais pas, à l'avenir, d'avoir des articles positifs aussi, alternant les deux. T'es loin d'être négative, toi, alors pourquoi ton blog le serait exclusivement? Tu devrais te permettre d'aller vers la lumière, d'ouvrir la fenêtre. ça ne pourrait qu'enrichir ton blog. J'adorerais y découvrir tes "j'ai aimé, voilà pourquoi c'est réussi", moi ça me plairait de savoir ce que tu nous conseilles, ce que t'aimes ! L'un et l'autre peuvent être tout aussi constructifs et d'un côté tu nous éviterais des mauvais achats tout en nous en conseillant de bons de l'autre.  
On attend l'article suivant, maintenant que t'as créé le buzz ^^
Dim 11 Mai - 17:17 (2014)
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Octobell
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 20:03 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Bouarf, j'suis aaaabsolument pas d'accord avec vous quand vous parlez de manque de respect O_o... Et d'ailleurs ça m'énerve juste tellement de le lire que j'ai presque plus envie d'être méchante avec vous qu'avec l'auteur (en commençant par dire que c'est de la mauvaise foi, parce qu'un commentaire comme ça n'est pas du tout sympathique, amis des Bisounours !)

De 1, ce n'est qu'une critique de livre (au fond), et j'ai juste eu envie d'en changer le format. Donc les chances pour que l'auteur en question la lise (surtout sachant que je l'écris en français) sont tellement faibles que je ne pense vraiment pas la pousser au suicide. Alors bon, les "ça peut la toucher et lui faire mal"... permets-moi d'en douter lourdement.

De 2, certes, le ton est vindicatif (c'est le but de l'histoire, et j'suis p'tet "loin d'être négative", mais aussi très "cash", vous devriez vous en douter) ... Mais en aucun cas je ne suis insultante, me semble-t-il (hormis dans l'intro quand j'parle de pourritures). A moins que vous considériez les comparaisons avec Twilight comme insultantes, auquel cas ce serait une sacrée hypocrisie de votre part, sachant qu'entre le penser et l'écrire, pour moi, il n'y a pas vraiment de différence, dans le sens où, comme le dit Deb, tout le monde pense à un moment donné ce genre de choses au sujet d'un livre/film ou ce que tu veux. En quoi le fait de l'écrire me rend plus méchante ou irrespectueuse que vous ? Genre, vous, quand vous lisez 50 nuances de Grey, vous pensez honnêtement "je respecte cet auteur, et d'ailleurs je ne vais jamais le critiquer" ?

De 3, ce qui m'attriste, c'est que vos critiques m'amènent à penser que vous avez pris la chose trop sérieusement, alors qu'il aurait été de meilleur ton de le prendre au second degré.

De 4, je n'ai pas seulement lu le morceau que je vous ai posé en extrait, il n'arrive pas ligne 1, page 1, donc si je prends cette direction, c'est parce que tout le début du livre laisse planer le genre d'ambiance que j'imaginais. Bien sûr que je peux me tromper sur la suite !! Et je l'ai dit, il me semble ! Mais le but de la critique par rapport à ce passage, c'était aussi de souligner qu'un passage de cet acabit - complètement bateau - ne me donne pas vraiment envie de lire la suite, et que si celle-ci me surprendra peut-être, bah c'est super (et d'autant plus) dommage de tomber dans des écueils aussi surfaits.

Bref, ça devient franchement agaçant que quoi que je critique (que ce soit vous ou des auteurs publiés), il faut toujours qu'il y en ait pour me dire que c'est pas bien ce que je fais.

Mais comme je suis pas totalement stupide et bornée non plus, eh bien je vous écoute et je m'abstiendrai de poster une autre critique ici.

Peace.
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Octobell

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Dim 11 Mai - 20:03 (2014)
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 20:35 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Mo il est toujours salutaire que quelqu'un secoue le cocotier. Il serait dommage que tu abandonnes. Ton initiative est bonne et mérite d'être poursuivie.
Dim 11 Mai - 20:35 (2014)
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 21:31 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Ben moi, j'aime bien tes critiques...

(et un auteur plumitif de quinzième zone publié avec un roman pourri, c'est pas insultant pour le lecteur? :p - Enfin, pour reprendre l'exemple de Fifty Shades, je crois qu'on a pas besoin de prendre les gens pour des cons, vu qu'apparemment, ils le sont vraiment... BREEEEEEEF!)

Donc, ouais, le ton est vindicatif, et c'est justement ça l'intérêt. Perso, je n'y ai pas vu d'insulte. Faut dire, ça fait un moment qu'on se parlotte (j'invente des expressions, hé wai), je connais ton franc-parler, pis tu te promènes pas avec des couteaux de boucher pour couper le kiki aux plumitifs... xd.

Et tout ça me ramène au cadeaux de noël, je crois, qu'on a écrits ici. Ton texte à propos du non ou de l'auto-censure... Bref, on peut pas dire ce qu'on pense, on peut pas dire non, sous peine de passer pour un gros connard ou une pauvre salope... Faudrait même plus penser et encore moins l'exprimer.

Tout ça pour dire... continue, moi j'adore quand t'assassines des gens sur les forums! xd
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Dim 11 Mai - 21:31 (2014)
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 22:25 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Tiens, j'ai une impression de déjà vu... xD

C'est tout de même quelque chose que quoi qu'on dise, tu le prennes mal. Pas du tout sympathique ? Mon ton n'est pas blessant, j'ai mis des smiley pour adoucir ma critique au cas où, je précise que j'ai apprécié ton développement et tes arguments, et accessoirement, la forme, c'est le seul point négatif de ma critique, bizarrement. J'ai le droit de pas aimer une partie de ton article, non ? Excuse-moi mais... de la "mauvaise foi" dans mon commentaire ? Ne serait-ce pas plutôt toi, ma chère, qui n'accepte pas la critique ?

Bon, faisons dans l'ordre :

1. Le manque de respect

Alors oui peut-être chaque injonction prise séparément est petite, mais quand tu mets tout bout à bout, excuse-moi, mais c'est un manque de respect, et je ne citerais que ce passage qui explique tout à lui tout seul :

"Madame Jean Zimmerman (oui, c’est madame djinn, et pas monsieur gens, hein !), comment oses-tu nous pondre un extrait aussi dégoulinant de clichés du genre qui te placent directement dans le top ten des pires histoires de cette décennie"

Bizarrement, dire à quelqu'un que c'est l'un des plus mauvais auteurs qu'on connaisse, c'est pas un manque de respect peut-être ?


2. "En quoi le fait de l'écrire me rend plus méchante ou irrespectueuse que vous ? Genre, vous, quand vous lisez 50 nuances de Grey, vous pensez honnêtement "je respecte cet auteur, et d'ailleurs je ne vais jamais le critiquer ?"

Là, c'est plus personnel. Moi, je ne dis pas "c'est une bouse" etc... Je dis "Je n'apprécie pas", et ensuite j'explique pourquoi. De 1 parce que c'est un gros manque de respect, non seulement envers l'auteur lui-même, mais de 2, aussi envers ceux qui ont aimé ce livre. Dire de quelqu'un qu'il aime la matière fécale, hm, c'est pas sympa non plus. J'ajoute aussi que c'est un présent de vérité générale, hors le fait d'aimer quelque chose ou non, est par définition subjectif. C'est un de mes grands principes, et je fais tout pour m'y tenir, même si parfois, c'est difficile, je l'admets.

Précisons aussi que l'on peut tout à fait critiquer négativement quelqu'un que l'on respecte. En fait, j'ai l'impression que la critique pour toi, c'est soit on aime à 100%, soit on aime pas à 100%.

3. Nous avons pris la chose trop sérieusement ? Je vais peut-être me répéter, mais ni moi, ni Yannick, ni Hector (pour ne citer qu'eux), n'avons pris la chose "trop sérieusement". Nous n'avons fait que réagir à ta critique, et dire ce que l'on appréciait et ce que l'on n'appréciait pas, honnêtement. Préfères-tu n'avoir comme public que des gens qui aiment à 100% ce que tu fais, des lèche-culs ou des hypocrites ? (Bon ok là je te provoque un peu, mais c'est pour que tu me comprennes) Je me permets de rappeler que la critique positive nous fait enfler des chevilles et gonfle notre égo, et que la critique négative nous permet de progresser (si bien sûr elle est bien faite hein xD), si on va dans le fond des choses.

De plus, je me permets une fois encore de te renvoyer tes propres paroles :

"Et d'ailleurs ça m'énerve juste tellement de le lire que j'ai presque plus envie d'être méchante avec vous qu'avec l'auteur"

Qui prends la chose trop sérieusement là ?...


Ton point 4 n'est qu'une répétition de tes paroles, j'ai rien à répondre donc.


Je réagis quand même à ta dernière phrase :
"Mais comme je suis pas totalement stupide et bornée non plus, eh bien je vous écoute et je m'abstiendrai de poster une autre critique ici."

Franchement Mo, je t'apprécie beaucoup, que se soit bien clair, et loin de moi l'idée de vouloir te vexer, mais là, tu montres clairement au contraire ton côté bornée. (Et comme tu es intelligente, je me demande si ce n'est pas fait exprès Mais bon, vu que ça t'enfonces, j'ai du mal à comprendre)

Tu donnes non seulement l'impression de refuser complètement la critique négative, mais en plus de mal la comprendre. C'est quand même triste tout cela. De plus, je te fais remarquer que Yannick a dit "On attend l'article suivant, maintenant que t'as créé le buzz ^^". Donc en fait, tu l'as pas écouté ^^

Je termine en disant que mon post n'a absolument pas pour but de t'enfoncer ou je ne sais quoi, qu'il n'est pas injurieux et qu'il est fait avec toute la bonne volonté du monde, que tu le veuilles ou non. Et oui, je suis un gros nounours au cœur tendre, je ne fais cela que dans ton intérêt et avec toute la délicatesse dont je suis capable.

Alors calme-toi, il n'y a aucune raison de s'énerver. 


Dernière édition par Benethar le Dim 11 Mai - 22:27 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 22:26 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Moi, j'reste sur mes positions. 


Comme dit Wilou, j'ai vu ton franc parler sans fioritures et ça fait du bien quand ça déménage surtout quand cela vient d'une personne intelligente et qui a des critiques construites. Non vraiment, c'est pas destructeur pour être destructeur. Les choses sont posées, de façon passionnée. Mais nous sommes des êtres de passion. 


Alors moi, j'attends la suite
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 22:42 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

(Comment ça me perturbe à mort qu'on dise Mo sans me parler xD)


Le fait qu'elle n'ai pas fini de lire le livre ne m'a pas choqué en soi : nous, lecteurs, ne sommes pas cons : quand on voit venir un truc gros comme le grand canyon, déjà vu un demi-million de fois, cela ne nous encourage pas à rouvrir le livre concerné une fois la pause mangeage terminée. Surtout si le reste du bouquin est dans le même ton. Le respect va dans les deux sens.


Sinon j'aurais une suggestion pour toi Octobelle, après tu en fais ce que tu en veux hein ^^ : Pourquoi ne pas proposer plusieurs extraits du livre visé la prochaine fois ? Cela permettrait de compléter un peu et de donner à ton lecteur plus d'informations pour illustrer ton propos. Par exemple : tu nous dis qu'elle est censée être tolérante et que c'est totalement contraire avec l'extrait choisi : tu aurais pu nous donner un extrait particulièrement frappant concernant cette dite tolérance, afin que l'on se rende compte également par nous même de la véracité de ton propos Le lecteur de ta chronique a lui aussi envie de se faire sa propre idée, en fonction de ce qu'il recherche dans un bouquin (style d'écriture, histoire d'amour guimauve ou passionnelle, action ou enquête...), n'hésite pas à pousser l'exercice sur le fond, vu qu'on aime déjà le peu que tu nous proposes ^^ Pour la forme, c'est comme tout : on ne peux pas plaire à tout le monde, et chacun se fait au final son propre avis sur la question
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 23:03 (2014)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié Répondre en citant

Benny,

mettre des smileys pour faire comme si c'était moins péjoratif, ça marche pas à chaque fois. Surtout quand c'est placé juste derrière des termes tels que "manque de respect".

Donc on va reprendre... Contrairement à ce que tu crois, je ne prends pas mal toutes les critiques qu'on peut me faire. Etant une critiqueuse chronique, crois-moi que j'suis loin d'être en reste pour en recevoir (et bien au contraire, puisque je reçois même souvent celles de ceux qui se considèrent comme des Gandhi respectueux et tolérants à toute épreuve. Comme toi par exemple ! On va passer sur le comble, parce que ça risque de tourner en rond). Je me défends souvent des critiques que je reçois et sur lesquelles je ne suis pas d'accord... pas parce que je ne respecte pas votre avis ou quoi, mais parce que j'ai eu des intentions, et qu'elles ne sont pas forcément passées (ce qui n'implique pas forcément que c'est la faute du lecteur, BIEN AU CONTRAIRE)... Si y'en a qui disent "oui amen" à toutes les critiques qu'on leur fait, bah grand bien leur fasse, hein ! Et il y en a plein que j'accepte aussi (de critiques).

C'est juste qu'il y a certaines chose que je n'aime pas lire... Des choses comme "tu manques de respect", non ! En plus, le pire, c'est que je trouve que l'exemple que tu as choisi est loin d'être le plus virulent (t'aurais cité celui sur l'euthanasie, j'aurais compris.... comme quoi, tout est subjectif hein ^^). Surtout que j'ai pas du tout dit que l'auteur était mauvais, mais l'histoire... Là où est la nuance, c'est que je ne crache pas sur l'auteur dans toute son essence. Peut-être que le prochain livre que je lirai de Jean Zimmerman sera un véritable chef d'oeuvre à mes yeux.

Et puis... pfff, comment dire.... Lis donc ma signature, tiens . Ce n'est pas un traité de science que je fais, mais une critique. Tous les propos ne sont que le reflet de mon opinion et j'estime qu'écrire un "je trouve que" toute les phrases me ferait perdre beaucoup de temps. Mais ce n'est que mon avis (oui, je provoque, là...). Et puisqu'on est dans l'enculage de mouches (pardon pour la vulgarité de l'expression), je n'ai jamais dit que c'était une bouse .

Ensuite, faut pas croire que parce que je critique quelque chose, je le déteste à 100%. Ce qui est con, c'est que ma prochaine idée concernait un bouquin de Stephen King que 1, j'ai beaucoup aimé ; 2, j'ai lu en entier... Mais il y a un aspect précis du livre que j'ai détesté, et que j'avais l'intention de mettre en avant, en dépit du fait que j'ai globalement beaucoup aimé le bouquin. Non, c'est pas 100% tout blanc ou 100% tout noir. Et c'est ça que certains ont du mal à comprendre ici... Critiquer n'implique pas détester systématiquement. Comme toujours encenser n'implique pas qu'on aime forcément. Il y a ceux qui aiment pointer les choses améliorables (et crois-moi, il n'y a qu'avec des critiques que je me suis améliorée), et ceux qui ne veulent pas prendre le risque de toucher la personne critiquée (ce qui n'est pas moins à leur honneur, bien entendu !). Même si je prends mal la critique, j'en tire toujours des leçons (bon, sauf si c'est gratuit... Ce qui est ce que je ressens de ta critique - raison pour laquelle je me défends de la sorte - parce que dire que t'apprécies les arguments, tout en affirmant que je manque de respect... bah c'est contradictoire ou du foutage de gueule, au choix. J'estime que je manquerais de respect si je m'étais contentée de balancer un "putain Jean, ton bouquin c'est de la merde !")

Quant à l'argument "je suis un gros nounours".... permets-moi de ne pas y croire. En plus, j'suis pas du genre à me laisser attendrir par des chatons aux grands yeux bleus qui remuent de la queue. C'est dit sans méchanceté aucune, et si tu veux, je peux rajouter toute la panoplie de smileys pour te faire preuve de ma bonne foi ^^ Juste que ça ne sert à rien de critiquer en se cachant sous une cape de super-héros.

Cela dit, je concède aaaaaaaaaaaaabsolument que l'argument "je posterai plus jamais rien" est complètement puéril et inutile. Mais que veux-tu, j'étais vexée, et contrairement à toi, manifestement (oui, c'est encore de la provocation... moi aussi je t'aime bien ), je ne suis pas dépourvue de défauts Sad. Pardonne-moi pour ça. Je ne te promettrai jamais de m'améliorer parce que j'en ai pas l'intention


Hector, Wilou, Atéa...
Désolée de vous avoir poussé à me passer de la pommade (même si je sais que vous n'en pensez pas moins, surtout Atea, qui me soutient toujours à 300% xD)



Mo(n homonyme)
T'as pas tort pour le coup des extraits. Je pensais que de situer les choses vaguement pouvait suffire, puisque tout en affirmant qu'elle est hyper tolérante, j'explique qu'elle est la grande amie des noirs et des indiens, un peu considérés comme des "sous-races" (pouah, je déteste tellement ce terme que j'ai même honte de l'employer >_<) en cette époque, que j'ai souligné plusieurs fois dans la critique.
Quant au ton, j'suis d'accord avec toi. C'est une question de jugement, on aime ou on aime pas. Mais moi j'aime pas qu'on dise que j'manque de respect quand ce n'était pas mon but. Ca me vexe profondément... C'est par respect pour la littérature que j'ai écrit ça. Et Deb a raison : qui manque de respect à qui quand des oeuvres telles que 50 nuances... sont publiées ? Bien sûr, encore une fois, ce n'est que mon avis, et c'est très subjectif !


... Pouah, une ola à toi qui auras lu jusqu'au bout xD
_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
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Dim 11 Mai - 23:03 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:26 (2016)    Sujet du message: Conseils d'une scribouillarde amatrice à un auteur publié

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