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Les disparus

 
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Octobell
Coup de coeur
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MessagePosté le: Jeu 3 Juil - 17:20 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

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Pfff, j'ai écrit aussi vite que j'ai pu (une deuxième nuit des plumis xD), et je n'ai pas du tout le temps de me relire, alors pardonnez les fautes, immondices et autres incohérences susceptibles de parsemer ce texte.



__________________________________



Okay, c’est bon ! Pas besoin de le prendre comme ça, je vais vous la raconter, l’histoire. Posez votre bidule, et installez-vous, tant que vous y êtes, parce que ça risque d’être un peu long. Je voudrais être sûr que vous compreniez tout, donc ça me parait important de contextualiser les choses.

Alors contextualisons.

Ca a commencé il y a quelques semaines de ça. On était allongés au bord du lac près de chez mon grand-père avec Purple. Il faisait beau, il faisait chaud, le soleil brillait fort, et on venait de faire l’amour.

En fait, ça n’a même pas commencé exactement à ce moment-là, mais je me suis dit que ça pouvait être chouette comme début. Puis tout compte fait, je n’ai rien à dire de plus au sujet de cet instant-là. On était près du lac, allongés l’un contre l’autre, et on refaisait le monde. Après on est rentrés parce que ma grand-mère nous appelait. Elle a accepté que Purple reste dormir à la maison, ce qui nous promettait une nuit encore peu reposante. La véritable histoire commence le lendemain, quand je me suis réveillé. Purple n’était plus là. Je n’ai pas tout de suite pensé qu’il s’agissait d’une Disparition. En vérité, si… Mais j’ai aussitôt chassé cette idée de mon esprit. Elle était probablement juste allée faire pipi ou je ne sais quoi. Mais on a tous un peu cette crainte, la Disparition. Pas vous ? Ca ne dure que l’espace d’une seconde, le temps de se dire « ça n’arrive qu’aux autres. » Sauf que cette fois, ce n’était pas le cas. Purple n’était pas allée aux toilettes. Elle n’était pas non plus allée au marché acheter des petits déjeuners, ni rentrée chez elle sur une envie subite. Papy était réveillé depuis cinq heures du matin, comme tous les jours, et il ne l’avait pas vue. Elle avait simplement disparu.

C’était la première fois pour moi, vous savez ? Bien sûr, je connais plein de gens dont des proches ont disparu, mais moi, ça ne m’était jamais arrivé. Enfin pas comme ça. Mes parents ont disparu, mais c’était juste dans un accident de voiture, alors ce n’est pas pareil, je crois. Et puis même s’ils avaient réellement Disparu, je ne peux pas dire que j’ai été vraiment traumatisé. Je n’étais qu’un bébé.

Je n’ai pas mis longtemps à décider de partir à sa recherche. Bien sûr, je me doutais que j’étais loin d’être le premier, mais avec Gendry et Vertigo, on avait nos théories sur la question : peut-être qu’une organisation secrète enlevait tous ces disparus, et que ceux qui partaient à leur recherche étaint tenus au silence. La sœur de Gendry a disparu, elle aussi, il y a quelques années de ça, et nous, Vertigo et moi, on savait qu’il aimait se raccrocher à cette idée que quelque part, des gens savaient. Mais il n’avait jamais vraiment eu le cran de le vérifier par lui-même. Moi je l’avais ! Enfin pas tout seul, non plus, et je les ai un peu poussés à venir avec moi. On s’est d’abord réunis au troquet de Stone, histoire de s’organiser. On avait nos binouses à la main, une feuille blanche et un crayon devant nous.

« Alors, on commence par où ? » A demandé Vertigo, qui avait toujours la manie de sortir des évidences ou de parler pour ne rien dire.
« Bah c’est bien là la question… » Je lui ai rappelé. « Le plus simple, ce serait pas d’aller voir auprès de quelqu’un qui a déjà cherché ? »
« Le plus simple ! » S’est esclaffé Gendry. « Et tu connais quelqu’un qui a déjà cherché ? » Il a ajouté, cynique. En fait, ce n’était pas qu’il n’avait pas eu le courage de chercher sa sœur… Il n’avait juste pas la foi. Gendry était un désabusé qui ne croyait en rien. Chiant, quoi ! Avec Vertigo, on s’est efforcés de ne pas l’écouter, et on a essayé de réfléchir de notre côté.
« Faudrait peut-être déjà faire une liste de tous ceux qui ont subi des disparitions… »
« J’ai entendu dire que le vieux Mateo, il avait cherché sa femme, une fois. »
« Bon, ça reviendrait peut-être à faire une liste de tout le monde, mais si on interroge, peut-être que… »
« Le truc, c’est que Mateo est mort l’année dernière. Il avait pas des enfants ? »
« Attends, mais le Collectif, il a pas une liste des disparus ? Ce serait peut-être plus simple ! »
« Faudrait peut-être demander au père Dallery, il s’entendait bien avec Mateo, il me s… »

Un bock de bière qui s’écrasait si violemment sur la table qu’il a arrosé tous les alentours nous a aussitôt interrompus. C’était la grosse Ontario, pilier de comptoir du troquet, avec une certaine tendance à se mêler de ce qui ne la regarde pas. Certes, on parlait fort.

« Je sais où que vous pourriez commencer ! » A-t-elle dit de son ton d’ivrogne.
« Dans un bescherelle ? » S’est moqué Gendry. On n’a pas relevé.
« Caballès. »

Nous nous sommes échangés des regards perplexes.

« C’est qui ? C’est quoi ? » Ai-je demandé, aussi poli que ma curiosité me le permettait.
« Un ex-agent de la sécurité, il s’est fait virer quand il a voulu dire la vérité. »
« Au sujet des disparus ? »
« Ouaip ! »

D’habitude, nous étions facilement prompts à considérer ce que disait Ontario comme de grosses conneries. Mais étrangement, à présent que le sujet nous intéressait, nous étions prêts à la croire sur parole. Et nous étions vraiment excités à l’idée d’une avancée.

« Vous savez quoi à ce propos ? » A demandé Vertigo, qui pour une fois, s’exprimait pour dire quelque chose qui en valait la peine.
« Il est enfermé à Siemmens. Voilà ce que je sais. »

Nous sourires et nos mines extatiques se sont aussitôt évaporées.

« Mais c’est l’hôpital des fous ! » S’est exclamé Vertigo. Merci, mais tout le monde le savait.
« Des fous ou de ceux qu’on a voulu faire taire, c’est comme que vous voulez. »
« Mais elle voit des « que » partout celle-là ! » S’est offusqué Gendry, que je savais parfaitement conscient du double sens de sa réflexion.
« Caballès, vous avez dit, hein… »

Pendant qu’Ontario hochait lentement la tête avec un sourire à faire froid dans le dos, Vertigo et Gendry avaient tous les deux commencé à s’agiter.

« Nan mais Fig’s, c’est pas sérieux ! On peut pas aller à Siemmens, c’est interdit ! » Avait presque hurlé Vertigo.
« On aurait éventuellement pu tenter une approche discrète, abruti… » A grogné Gendry. Moi je ne les écoutais pas franchement. J’étais trop occupé à réfléchir à un moyen d’entrer dans l’hôpital sans être nous-mêmes obligés de passer pour des fous. Parce que bien sûr, à Siemmens, les visiteurs sont interdits. Elle a peut-être bien raison, la grosse Ontario… On enferme sûrement là-bas ceux qu’on veut faire taire.

La solution ne m’est apparue que le lendemain. Je revenais de l’éducation et j’ai vu cette camionnette de l’entreprise qui venait remplir les distributeurs à boisson. Mon éclair de génie a été si soudain que je n’ai même pas eu le temps de réfléchir. Toutes portières ouvertes, j’avais juste jeté un œil à l’intérieur, et c’est en voyant l’éclat brillant des clés sur le contact que j’ai eu cette idée. J’ai aussitôt grimpé dans la camionnette et j’ai démarré. Je sais, c’est là qu’a commencé la première infraction.

Je vous passe les détails de la manière dont nous sommes arrivés à l’hôpital, ils n’ont aucune importance. D’ailleurs je vais aussi vous passer la manière dont on a trouvé la chambre du fameux Caballès. De toute façon, on n’est plus à une infraction près, non ? Promis, on a tué personne !

Ce qui compte, en réalité, c’est la discussion que nous avons eu avec l’homme. Il n’a pas été difficile à pousser aux aveux, il n’attendait que ça, que quelqu’un daigne l’entendre. Pour autant, il n’allait pas nous livrer toutes les réponses sur un plateau d’argent, ça n’aurait pas été assez drôle.

« Vous voulez la vérité ? Trouvez-la par vous-mêmes ! Si je vous la raconte, vous ne me croirez pas, comme les autres. » Je vous dis, aimable comme une mamy gâteau, le priso… le malade.
« C’est bien beau de trouver, mais comment on trouve ? On fait que chercher, et c’est sur vous qu’on est tombés ! » s’est enflammé Vertigo.
« Relax… » a conseillé Gendry.
« Vous connaissez Carolina ? »
« Carolina la ville côtière ? » A demandé Vertigo.
« Précisément. »
« Celle où y’a eu l’épidémie des virus de l’eau, y’a quelques années, et qu’elle a été mise en quarantaine avant d’être déclarée ville morte. »
« Précisément. »
« Nous dites pas qu’il faut aller là-bas, s’il vous plaît ! »

Caballès a arboré un rictus à faire froid dans le dos.

« Précisément… » A-t-il articulé.

Nous nous sommes regardés tous les trois. Enfin, Gendry et Vertigo m’ont assassiné du regard. Meilleurs amis à la vie, mais pas à la mort, et eux ne tenaient pas autant à Purple que moi. Gendry tenait même moins à sa sœur qu’à sa vie, et il n’était pas prêt à la risquer pour si peu. Moi-même, je commençais à douter de ma motivation. Puis Caballès a éclaté de rire.

« Vous ne comprenez pas ? »
« C’est une blague, c’est ça ? » A espéré Vertigo, et Caballès ne l’a même pas regardé.
« Vous croyez vraiment à la théorie de l’épidémie ? Non, mes amis… L’épidémie a été inventée de toute pièce pour nous éloigner de la vérité, justement. Pour nous éloigner de… La brèche. »

Silence dans la salle. Nous étions suspendus aux lèvres de l’interné.

« Je suis retourné là-bas quelques années après l’abandon de la ville. Vous savez, c’est très beau. J’ai investi un cabanon au bord de l’océan, et je m’y suis installé. Pas pour me la couler douce, non, mais pour trouver les réponses. Ces mêmes réponses que celles que vous cherchez. »
« Vous les avez trouvées ? » A questionné Vertigo.
« Est-ce que je serais-là si ça n’était pas le cas ? Trouvez mon cabanon. Là-bas, il y a encore mon embarcation. Et prenez la mer, et allez aussi loin que vous le pouvez. Et surtout, surtout… Résister à l’envie de rentrer chez vous. »

A part nous indiquer l’adresse de ce fameux cabanon, il n’a rien voulu ajouter. On n’avait plus qu’à y aller nous-mêmes. Vous vous rappelez que je vous ai dit que l’entrée dans l’hôpital s’était faite sans aucun problème ? Ben il n’en a pas été de même pour la sortie. A peine avions-nous mis un pied en dehors de la chambre que nous étions accueillis par tout un escadron d’agent de sécurité avec leur airsoft à la main. Nous, nous ne faisions pas les malins. Ce n’est pas dangereux un airsoft, mais ça fait mal ! On était complètement encerclés, et il n’y avait aucune échappatoire possible. Alors que j’en étais encore à réfléchir à une solution, Gendry a foncé dans le tas. Les agents de sécurité ont été tellement surpris qu’il a réussi à en assommer deux avant que quiconque n’ait réagi. Vertigo, galvanisé par la réussite de Gendry, a suivi. Et vous n’imagineriez même pas de quoi ce gabarit de crevette grise décortiquée est capable ! Un vrai petit singe ! A nous trois, on a réussi à mettre la moitié des agents sur le carreau, mais les billes d’airsoft ont commencé à nous trouer la peau, et nous perdions l’avantage. Mais ça, c’était avant que Caballès ne déboule d’un coup sur un chariot à roulettes et ne joue aux quilles avec les gardes restants. Il les a tous dégommés en moins de deux secondes, et croyez-moi, je ne savais pas que les hommes pouvaient voler aussi bien.

« N’oubliez pas ! » Nous a crié Caballès alors que nous détalions comme si nous avions le feu aux fesses. « Résistez à l’envie de rentrer chez vous ! »

Le lendemain même, nous partions pour la ville maudite de Carolina.

Ce n’était pas si loin de chez nous. A peine une paire d’heures. La nuit avait manifestement porté conseil à mes deux amis, puisqu’ils n’ont finalement pas rechigné à m’accompagner. N’empêche que le chemin s’est fait dans un silence religieux. On allait peut-être mourir là-bas. Caballès nous avait peut-être menés en bateau, et on fonçait peut-être tout droit dans la gueule du loup. Mais son histoire avait eu quelque chose de suffisamment intriguant pour qu’on prenne notre courage à deux mains et qu’on se lance dans l’aventure. Les rayons du soleil levant qui frisaient l’horizon sanguinolent accompagnaient notre envolée sauvage. Il s’est levé sur les vestiges de Carolina.

Il y avait au moins une chose pour laquelle Caballès n’avait pas menti : c’était beau. Magnifique, même ! Carolina, avant d’être la maudite, était la ville de sable. Ses pierres jaunes semblaient taillés sur les plages qui la bordaient. Et elles se mariaient merveilleusement avec la verdure qui avait repris ses droits sur la civilisation. A l’éducation, on nous a appris les temples aztèques, et ces images me faisaient penser à celles que j’avais vu à l’école.

Passées les premières minutes d’émerveillement, nous avons repris notre sérieux, et nous sommes dirigé au cabanon de plage de Caballès. Tout était tel qu’il l’avait décrit, et le bateau était toujours là, comme s’il nous attendait.

« Je me sens pas vraiment malade… » Constata Vertigo, alors que nous étions tous les trois alignés face à l’immensité bleutée de l’océan. On se sent si minuscule, face à l’océan.
« Si c’est ça, être malade, je veux bien l’être pour le restant de ma vie… » Ai-je soufflé, béat.
« Ouais… » A ajouté Gendry.

J’ai été le premier de nous trois à me réveiller de ma torpeur, et il m’a fallu beaucoup d’énergie – et une bonne droite – pour réussir à décoller mes deux amis du sable. Tout ce sentiment de bien-être, cette vision enchanteresse, étaient déjà un obstacle sur le chemin de la vérité. On a alors pris le bateau. Une petite embarcation à moteur, c’était parfait ! Gendry faisait régulièrement du bateau avec son père sur la rivière, alors la navigation n’avait aucun secret pour lui. Passée l’épreuve de l’enchantement, nous nous attendions à ce que celle de l’envie de retourner sur nos pas arrive vite, mais ça n’a pas été le cas. Nous comprimes alors que ceux qui détenaient la fameuse vérité au bout du chemin était bien plus sournois et malins que nous l’imaginions à prime abord.

Après des heures à naviguer tout droit, toute cette étendue de mer salée commençait à nous rendre fous. Nous avions prévu des vivres et de l’eau, heureusement, mais la cohabitation à trois dans un espace aussi étroit nous tapait franchement sur le système. Nous nous disputions de plus en plus souvent, jusqu’à nous bagarrer ! Au cours de la dernière bagarre qui m’opposait à Gendry, celui-ci en eut assez. Il a décidé de faire demi-tour, et a pris la barre, prêt à rebrousser chemin. Vertigo et moi avons échangé un regard affolé !

« Non, Gend’, fais pas ça ! » A hurlé Vertigo. « C’est l’épreuve ! »
« Rien à foutre de cette épreuve ! Il m’a fait mal au poignet, cet imbécile ! »

J’étais prêt à lui pardonner l’incartade, tout, pourvu qu’il change d’avis avant de changer de cap. Je le sentais, tout au fond de moi, à présent que j’avais compris que l’épreuve nous traversait : nous étions tout proches du but. Alors sans nous consulter, Vertigo et moi nous sommes jetés à bras raccourcis sur Gendry pour l’immobiliser. A peine avions-nous roulé sur le plancher que le paysage changea brusquement du tout au tout. Ce fut comme si nous avions traversé un rideau à la texture trop légère pour qu’on la sente réellement. A présent, il n’y avait plus de demi-tour possible. La mer avait disparu. Même la Terre avait disparu. Le bateau s’était simplement immobilisé sur une longue surface plane dont on ne distinguait même pas le bout. Tout autour n’était que noirceur, comme si nous avions simplement atterri dans le vide intersidéral dans lequel n’y avait qu’un immense porte-avion porte-avions pour nous réceptionner.

J’ai été le premier à descendre du bateau. Le sol était constitué d’une matière étrange, comme de l’eau qui s’agitait sous nos pieds, et pourtant solide comme la glace. Après une brève hésitation, Gendry et Vertigo m’ont suivi. Nous avons marché plusieurs mètres avant de découvrir les premières cuves. Des cages de verres hautes comme des immeubles dans lesquelles reposaient des centaines et des centaines d’hommes, de femmes, d’enfant, en lévitation comme s’ils étaient figés dans l’espace. Ils semblaient endormis. J’ai eu beau chercher, je n’ai jamais trouvé Purple dans ces espèces de bains de formol géants. Gendry n’a pas trouvé sa sœur non plus. Nous sommes restés là un temps que je ne saurais même pas déterminer. Quelques minutes ou des semaines, je ne pourrais même pas le dire. La seule chose qui m’apparaît nettement, c’est la peur incompréhensible qui nous dévorait les entrailles. Je sentais les larmes couler sur mes joues sans même que j’arrive à les retenir. Je ne comprenais plus rien, je ne sentais plus rien. N’y avait que la peur…

… Et le larsen qui nous déchira brusquement les tympans. Nous nous sommes précipités au sol, les mains plaquées sur nos oreilles pour nous protéger du bruit, mais il semblait venir de nos têtes-mêmes. C’était tellement horrible… Tellement horrible qu’à l’heure où je vous le raconte, j’en ai encore froid dans le dos. Au bout d’un moment, les larsen se sont adoucis. Puis des voix se sont mis à parler dans nos têtes, d’abord dans des langues totalement étrangères, pour finir par s’accorder sur la nôtre.

« Vous n’êtes pas la bienvenue ici ! » Ai-je entendu au bout d’un moment. Il n’y avait pas une seule voix, mais tout un concert qui parlait à l’unisson. Nous avons échangé des regards affolés.
« Vous entendez ce que j’entends ? » A questionné Vertigo.
« Mais puisque c’est la vérité que vous voulez, la voici… »

L’espace entièrement noir qui nous entourait se transforma soudainement. Des images indistinctes apparurent d’abord, avant de se figer sur une planète. Bleue et magnifique : la Terre. Notre planète ! Puis les images se mirent à défiler à la vitesse de la lumière. L’Histoire de la Terre résumée en quelques secondes, jusqu’au moment fatidique que les créatures voulaient nous montrer : Des vaisseaux qui quittaient la planète par dizaines. Les images abandonnèrent la Terre qui avait pris une couleur grisâtre, et suivirent les vaisseaux. Mais une ombre les recouvrit, jusqu’à les engloutir complètement. D’un coup, nous retrouvâmes des images familières. Notre Terre à nouveau, le quotidien de milliers de personnes qui ne se posaient aucune question sur leurs origines. Puis le cadre s’éloigna, et alors que nous nous attendions à retrouver notre planète bleue, n’apparut qu’un cube sur lequel étaient penchées des formes indescriptibles.

« La Terre n’existe plus depuis plusieurs millions d’années. » Expliquèrent les voix dans nos têtes. « Cela fait des générations que vous êtes perdus dans le néant. Vous nous servez, désormais. »

Nous vîmes alors des images montrant ces formes étranges penchées sur des hommes, des femmes, nus, écartelés, découpés, taillés. Des hommes et des femmes qui ne ressemblaient plus à des hommes ou des femmes. Cette vision était si ignoble, si atroce que je n’ai pas réussi à la soutenir plus longtemps. J… Je crois que je me suis évanoui. Et je me suis tout simplement réveillé chez moi, ce matin, dans ma chambre. J’ai d’abord cru à un rêve, et j’étais soulagé. Mais c’était jusqu’à ce que vous débarquiez dans ma chambre pour m’arrêter pour tout ce qu’on avait fait à l’hôpital.

Je vous jure, monsieur l’agent ! Je vous jure que toute cette histoire est vraie ! Croyez-moi ! Ce n’est pas la première fois que vous l’entendez, n’est-ce pas ? Vous n’allez pas m’enfermer là-bas ? Je ne… Je ne pourrais pas vivre en sachant tout ça, et en étant enfermé pour ça ! Nous devons nous battre contre ces formes ! Nous devons lutter ! Nous ne sommes rien pour eux ! Rien d’autre que des rats de laboratoire ! Non ! Lâchez-moi ! Pitié, lâchez-moi ! Et allez à Carolina si vous ne me croyez pas !

_________________
Octobell

Tous les propos exprimés dans les bonus de ce DVD n'engagent que l'intervenant
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Jeu 3 Juil - 17:20 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Jeu 3 Juil - 17:58 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

Aaaaaaah nan mais je suis frustrée, c'est terrible de nous laisser comme ça

Bon alors j'avais eu un petit teaser de ton texte et ça n'a pas du tout diminué mon intérêt pour ton histoire... L'idée de base, elle est juste excellente... Les gens qui disparaissent, c'est un truc qui fonctionne il paraît Mais là où c'est fort c'est tout ce qu'il y a derrière... La façon dont tu nous plonges dans l'histoire, dès les premières lignes... Tu attise notre curiosité et en même temps, il n'y a pas que ça. La petite bande, on l'aime déjà

Pour moi, il y a tout dans ton histoire, des personnages bien solides, une intrigue puissante et une fin qui te fait enrager de pas connaître la suite ... On se pose un tas de questions sur les "pourquoi" des "comment" sans pour autant qu'on se sente lésé ou quoi par rapport à l'histoire.

Ce serait cruel de pas continuer cette histoire, ici ou ailleurs...tu peux pas nous laisser comme ça, hein, dis ?

Bravo en tout cas.
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Rafistoleuse
Jeu 3 Juil - 17:58 (2014)
Auteur Message
Wilou
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MessagePosté le: Ven 4 Juil - 13:37 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

Alors je me souviens au début, tu disais que tu savais pas trop quoi faire... puis finalement que ce serait un roman... enfin bref!

Tu m'as scotchée! Le style est vif, et on suit le récit de ce mec sans s'arrêter...

Et il y a tout ce que j'aime. La conspiration, le mystère... Les aventures de ces trois amis qui vont chercher la vérité.

J'y ai vu un peu de Truman Show, un peu d'Oblivion sous certains aspects, et je ne vais pas me plaindre, j'ai adoré ces films. Il y a sans doute d'autres influences...

Bref, chapeau!

Limite, cette histoire mériterait d'être une nouvelle.

Bref, je kiffe.
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Hopla!
Ven 4 Juil - 13:37 (2014)
Auteur Message
Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Ven 4 Juil - 13:45 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

Tu as écrit dans l'urgence et cela apporte une fraîcheur, de la vivacité à ton écriture. Puis c'était le ton recherché aussi, je pense. Le récit est captivant, malgré quelques ellipses gigantesques ^^J'ai pensé à Dark City, mâtiné de Truman Show. 
Ven 4 Juil - 13:45 (2014)
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Wilou
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MessagePosté le: Ven 4 Juil - 13:46 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

Ha ouiii Dark City, voilà! Je l'avais sur la langue!
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Ven 4 Juil - 13:46 (2014)
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Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Ven 4 Juil - 13:48 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

Oh ba voilà, wilou et moi sommes d'accord, les grands esprits se rencontrent  Mr. Green
Ven 4 Juil - 13:48 (2014)
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Alinoë
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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 20:48 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

A quand la version longue?

Tu m'as scotché, là! C'est juste énorme.

J'passais juste en coup de vent et, pouah, je regrette pas! :-p

Vala. Je vais pas répété touuuut ce qui a été dis. Entièrement d'accord. On attend les scènes coupées maintenant. Cool
_________________
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https://www.youtube.com/watch?v=OttPq7ceH9E&feature=youtu.be&eml=2015September21%2F2733333%2F6010044&etsubid=30262197
Sam 5 Juil - 20:48 (2014)
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ATea
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Messages: 945

MessagePosté le: Dim 6 Juil - 03:39 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

Un peu comme Ali, j'étais passée en coup de vent pour regarder les textes qui avaient été écrit. J'ouvre "Les Disparus"et je n'avais pas beaucoup de temps devant moi mais ta magie et ton talent ont opéré.
Je suis restée scotchée par l'histoire, le personnage. Ton style est un pur délice. 


J'en redemande, et les ellipses sont espérées !


Un vrai moment de lecture. 
_________________
ATea.
Dim 6 Juil - 03:39 (2014)
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Auteur Message
Matt Anasazi
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Messages: 763
Localisation: Agen

MessagePosté le: Mar 8 Juil - 09:49 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

Bon sang, même la SF te réussit (dis-nous tout de suite s'il y a un genre que tu ne maîtrises pas !)

Le récit démarre lentement, avec cette façon que tu as de tisser tranquillement les personnages. Au début, j'avoue avoir peiné à voir de la SF dans ce récit "normal" mais connaissant Mo, je me suis dit que la suite n'allait pas me faire mentir. Et dès l'arrivée de l'asile, j'ai été servi : conspiration, Extraterrestres disséqueurs, les héros qui finissent eux aussi persécutés ! Du lourd, du très très lourd !

En un mot, Bravo ! (au bout d'un moment, on manque de superlatifs et de mots de félicitation !)
_________________
"Faire sortir les maux de l'âme, c'est la psychanalyse.
En faire sortir des mots, ici naît la littérature."
Mar 8 Juil - 09:49 (2014)
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Linelea
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Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 938

MessagePosté le: Dim 13 Juil - 01:12 (2014)    Sujet du message: Les disparus Répondre en citant

Rah lala j'ai enfin pu lire ton texte !!
Et j'ai adorée ! L'idée est super je m'attendais pas du tout à cette fin qui vient comme une cerise sur le gâteau!
Je vois quelques petites références cinématographique bien sympathique !! (Autre que celle déjà citée que je comprends très bien) je vois aussi matrix,

Bref bravo...
Dim 13 Juil - 01:12 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:44 (2016)    Sujet du message: Les disparus

Aujourd’hui à 13:44 (2016)
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