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DES PRUNEAUX DANS LES MACARONIS

 
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hector vugo
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MessagePosté le: Sam 12 Juil - 13:15 (2014)    Sujet du message: DES PRUNEAUX DANS LES MACARONIS Répondre en citant

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Bonjour les plumis,

En hommage à Mo, je me suis risqué à un remake des "malfrats du dimanche" défi n°20.

http://jetez.l.encre.xoo.it/t242-Malfrats-du-dimanche.htm

Bonne lecture à vous.


Cela aurait pu s’appeler Zazie dans le métro. Elle en avait la dégaine, le franc parler. Seulement elle n’avait pas l’âge du rôle. Le cinéma, cela ne lui disait rien. Elle préférait la vraie vie, l’adrénaline, le danger. Nana ne s’épanouissait que dans le « hors la loi ». L’illégal c’était son truc. Elle aimait frôler des corps, bousculer des silhouettes, fouiller à l’intérieur des vestes. Nana c’était la reine du pick pocket.

Elle adorait voler les touristes, les asiatiques en particulier. Parce qu’ils étaient polis et naïfs.

Son terrain de jeu se situait sur cette ligne du RER, celle qui menait à Etoile Charles de Gaulle. Ce qu’elle préférait c’était descendre à « Chatelet », observer quelques victimes potentielles et en choisir une.

Des mois, des années que Nana pratiquait ce sport étrange et y trouvait quelques satisfactions. Même si l’idée d’aller plus loin la titillait. Le fameux manque d’ambition se faisait jour, surtout depuis que son frère fréquentait le milieu.

Un mafieux lui devait un paquet de fric. Et la créance ça rendait le frangin nerveux.

Alors Jethro demanda à Nana de suivre un pote du macaroni. Elle était en service commandé, de quoi calmer son « manque d’ambition ».

Le frangin lui avait montré une photo du gars, il lui avait donné aussi son emploi du temps, ses habitudes, comme celle, par exemple, de descendre à Chatelet tous les jours à 17 h45 précise.

Le type était brun, de taille moyenne, avait les yeux verts et un léger accent transalpin quand on osait faire la conversation avec lui. Et détail important, il portait un costume gris, coupé à la perfection.

Après quelques jours de repérages, Nana était fin prête. Elle allait passer à l’action. Elle savait qu’il empruntait ce couloir à 17h 42 qu’il longeait le quai en direction du distributeur de boissons, puis s’asseyait pour lire « le monde » à 17h 43. 1 minutes 30 plus tard, il se levait et montait dans une rame.

La fenêtre de tir se trouvait à cet instant précis où il se tenait debout, tournant la tête vers le panneau indiquant le train à venir.

Son corps semblait offert à une bousculade presque involontaire. Tout se passa comme prévu jusqu’aux secondes fatidiques où Nana percuta l’épaule de sa victime, plongea sa main dans la poche intérieure de sa veste et y saisit un portefeuille plus qu’imposant.

Etait-ce l’appréhension, le peur d’échouer ? Son geste fut moins fluide, au point de ne pas partir instantanément et de croiser le regard de cet homme. Elle lui envoya un sourire cajoleur, une sorte d’anesthésiant à soupçon. Hélas à faible intensité. Dix secondes après L’homme toucha le haut de son blazer et comprit. Nana, elle, avait déjà pris la fuite.

L’erreur qu’elle ne commettait jamais.



Les notes résonnaient dans les couloirs comme une invitation intime à les entendre : un air tzigane à la sortie de la station. Ces femmes et ces hommes, fatigués par une journée de labeur, quittaient les sous-sols de Paris, les uns fonçant vers la lumière du jour, les autres s’arrêtant au devant d’un violoniste.

A part ses bretelles usées, rien chez sa personne n’attirait la pitié. Au contraire ce musicien était doué d’un double charisme dans la posture et l’exercice de son art. Une délicieuse distorsion entre la mélancolie de sa mélodie et sa digne apparence accentua son succès.

Il y avait quelques badauds autour de lui, pour les uns caméra au poing, pour les autres le regard rempli d’admiration. Parfois, on entendait le bruit des pièces lancées par des passants. Le maigre salaire s’amassait dans un étui pompeusement prénommé : « Stradivarius » comme l’indiquait l’étiquette fluorescente.

Au plus l’argent arrivait, au plus le violoniste s’inclinait, singeant une révérence prononcée. On aurait dit un automate pétri de politesses. Dix minutes de ce manège et on démasquait la supercherie, le morceau étant toujours le même, la chorégraphie aussi.

Trop répétitif, sans doute, aux yeux du public. Beaucoup tournèrent le dos. Seuls restèrent quelques aficionados et Nana, un peu à l’écart, essoufflée.

Elle avait l’apparence d’une bête traquée, toujours à vérifier si on ne la suivait pas.

Elle se réfugia dans l’assistance, puis s’approcha du violoniste et chantonna dans un anglais étrange. Nous étions loin de l’accent BBC, plus proche du yaourt. Ses yeux fixèrent le bout du couloir. Ils se crispèrent d’un coup. L’homme au costume gris en vint. Au lieu de continuer sa course effrénée vers la sortie du métro, il s’arrêta net devant Nana et le violoniste. Le filet de voix de notre apprentie chanteuse trembla encore plus. La cadence de ce tremblement suivit la respiration de l’homme au costume gris, de sorte qu’un duo rythmique se forma. La brailleuse et le bœuf. Ils étaient tous les deux rouges. Elle de peur, lui de rage.

L’homme ne lui mit pas la main dessus et quitta la station. (Étonnante réaction) Nana échappa aux griffes de sa victime. Elle avait réussi sa mission

Alors soulagée, elle prit confiance en elle et poussa plus fort sa voix à la surprise de tous. Même du violoniste, la preuve : il massacra une note.

Fin du morceau, étreintes joyeuses.

- elle balançant une liasse de billets sortie de sa veste : « tiens, merci. Tu viens de me sauver la vie »
- Lui méfiant : « j’espère qu’ils ne sont pas volés au moins »

Bien sûr qu’ils ne l’étaient pas. Si non Nana ne lui aurait pas souri avec une telle franchise avant de partir.




Une vieille deux chevaux roses stationnait à la sauvage sur une voie de bus, une habitude dans Paris. Jethro surveillait, comme le lait sur le feu, le rétroviseur gauche de son véhicule. La peur au ventre, il observait l’arrivée, probable et non désirée, du mastodonte de la RATP dont la trajectoire allait immanquablement bousiller sa Citroën d’amour.

La bête approchait. Elle faisait déjà des appels de phares. Il fallait dégager au plus vite.

Les clés sur le contact, Jethro exhorta sa pétroleuse au démarrage. Elle toussa une fois, deux fois et le moteur, enfin, se mit à vrombir.

Ce bruit là le rassurait et lui serrait le cœur aussi. Jethro détestait le souffle tuberculeux de son quatre roues. Il ressemblait à celui de sa mère, toujours prompte à lui cracher un bout de poumon avant de lui dire bonjour. Sa mère, elle avait l’âge de la croisière jaune et l’apparence d’une jeune fille. Un peu comme sa voiture à la limite de la casse mais faisant toujours illusion.

Pauvre garçon. Il ressemblait à un crapaud avec son bonnet vert, ses yeux globuleux, cette bouche inapte au moindre sourire. Dans les contes pour enfants, le crapaud se transformait en prince après le baiser d’une princesse, Jethro ne connaissait que les lèvres d’une chinoise qu’il payait trop grassement à son goût. Ses patins avaient l’odeur des rouleaux de printemps et ses mots d’amour l’agueusie d’une hostie. Question sentiment notre homme était devenu un autiste. Tout au plus prenait il les embrassades de sa sœur comme l’unique témoignage d’un attachement sincère.

Et encore… Sa sœur, Nana, l’emmerdait souvent. Elle l’emmerdait plus qu’elle ne l’aimait. Pourtant il ne pouvait pas s’en passer. Elle était son bras droit, la complice des ses coups tordus. Quand on y pense c’était presque Bonnie and Clyde, lui ressemblant à Gainsbourg, elle s’approchant d’une Bardot version brune.

Pourquoi sa deux chevaux stationnait-elle là, à deux pas de la station Châtelet ? Jethro attendait Nana. Il l’avait envoyée en mission, un plan louche à accomplir

Elle sortit du métro le pas sec, le visage satisfait, une allure en tout point identique à celle du bus qui s’approchait de plus en plus de la dodoche.

Sueurs froides, constat à l’amiable assuré ? Non, la sœurette arriva à temps et prit place à l’avant sous le regard haineux d’un Jethro mettant les gaz.

- Alors tu l’as ?
- Oui je l’ai. Et il a rien senti. Je lui ai volé son portefeuille xxl, finger in the nose
- Parfait, tiens on va se garer là
- En double file ?
- Oui, ici y a pas de bus, c’est plus tranquille. Bon tu me le montres ton croco xxl.
- Y a que le magot qui t’intéresse, moi tu t’en contrefous !
- Je vois que t’es entière Nana, ça me suffit. Tu balances le portefeuille ?
- Voilà t’es content ! Y a du liquide, un max de cartes, y à même la bleue. Je n’ai pas eu le temps de lui demander le code. Le vol à l’arrache ça n’aide pas à la conversation
- T’inquiètes, ce n’est pas la bleue qui m’intéresse. C’est celle-ci
Jethro arbora un sourire à le rendre presque beau. Il sortit une carte noire avec un symbole doré en son centre.
- Le liquide tu fais une croix dessus et la carte bleue tu t’en fous. J’ai risqué ma peau pour ça ? Elle pointa du doigt la carte noire que tenait son frère.
- Arrête ton cinéma Nana, je croyais que ça s’était fait « finger in the nose »
- Disons plutôt « difficult in legs ». Le type courait très vite.
- Tu t’en es sortie. Tu cours encore plus vite
- Ne commence pas à faire de l’esprit. Et ça va nous apporter quoi cette carte noire ?
- Tu verras.

Il y avait longtemps que Nana n’avait pas vu cette flamme dans le regard de Jethro. Sa créance il allait la récupérer.

Il avait prêté 200 000 euros à un type, un gros bonnet. Nana n’en savait pas plus. Et c’était déjà beau d’avoir soutiré une info pareille. Parce que le frangin n’était pas bavard, surtout ces derniers temps. Jethro était dans la lune, il avait la tête ailleurs. Et pas que la tête, le reste aussi.

L’oiseau partait souvent en vadrouille. Nana n’était pas habituée à cette solitude. Ils se suivaient depuis l’enfance, ils faisaient tout ensemble. Quand il revenait de Deauville, Jethro sentait le tabac froid et le Chanel numéro 5. Et puis un soir, Nana voulut récupérer un pack d’eau dans le coffre de la 2 cv. A côté des six vittels, elle découvrit un sac de sport (taille diplodocus) à moitié ouvert avec 1 000 000 euros à l’intérieur.

Tordant le cou à la coutume familiale, Nana cuisina son frère. Jethro justifia cette somme comme étant un gain au jeu. Il avait joué le 8 au casino à 20 heures un 8 mars. Le grand 8 quoi.

Et comme le robinet de la confession était ouvert, il ajouta qu’il avait, depuis peu, rencontré une quinqua anglaise veuve (d’où les voyages fréquents en Normandie).

Pour sûr ça le changeait de sa péripatéticienne tonkinoise et ses baisers bridés.

Maintenant Nana partageait son frère avec une autre.

Il fallait s’y faire.







Paris perdu, Paris gagné. La fratrie traversa la capitale dans l’euphorie avec la certitude que les beaux jours arriveraient bientôt. Ça sentait le printemps, les jardins d’hiver s’ouvraient à la vie. On voyait, ici ou là, des signes avant-coureurs de bonheurs, une frénésie contagieuse. Les gens regardaient devant eux et n’avaient plus la mine basse. Ils traversaient la rue en pointant des yeux l’horizon : ce ciel à nouveau bleu.

Nana et Jethro auraient pu trainer encore dans les grandes artères, lécher les vitrines, rêver un peu.

Mais l’heure n’était pas aux rêves. Elle était à la récupération du pognon. D’où le visage déterminé du frangin. Il n’avait pas déridé durant le trajet. A contrario Nana avait plongé dans un lyrisme bien agréable.

La réalité était barbante, poisseuse parfois.

La réalité les rattrapait dans cette rue paumée à l’épiderme dépressive. Les pavés gris, les murs jaunes jadis blancs, les affiches publicitaires émiettées par l’humidité, décolorées par la lumière des jours successifs, une incitation à se pendre.

Nana se souvenait que Paris pouvait être une ville bipolaire par excellence, avec ses avenues heureuses et ses ruelles glauques un peu plus loin.

Glauque, l’adjectif collait parfaitement à cette rue-là : une boucherie à l’abandon, une laverie à l’agonie, un resto grec insalubre. Plus loin encore, sur un trottoir un pigeon et un sdf cohabitaient. Qui picorait l’autre ?

Jethro s’en moquait. Il regardait au bout de la rue, une devanture sombre, trois néons rouges au-dessus d’une porte, seul le R de BAR clignotait

Le frangin accéléra le pas, Nana aussi. Le nez sur la vitre, ils découvrirent le nom de l’établissement fièrement noté à l’encre bleue : Chut.

- Mon fric, il est là
- T’es sur Jethro ?
- Absolument Nana dit-il tout en vérifiant l’adresse au dos de la carte noire
- Parce que ton bar, il sent plus la liquidation judiciaire que la française des jeux
- L’habit ne fait pas le moine sœurette
- Attends y a personne la dedans, c’est mort.
- Non, tu te trompes. Tu changeras d’avis quand on sera là-dedans. Ça risque d’être chaud.
- C’est pour ça que t’as amené ton fusil airsoft
- Ouais ! C’est notre assurance vie.
- Assurance vie ! pff ! qu’est-ce qu’y faut pas entendre
- Tu feras moins la maline tout à l’heure, tu seras bien contente qu’on l’ait ce fusil. Y a des mafieux à l’intérieur, le genre carbonara in fuego !!!
- Moins fort, t’as pas lu sur la vitre
- Lu quoi ?
- Chut.
- Tu fais l’esprit maintenant. C’est nouveau

Jethro planqua son fusil dans le dos et frappa à la porte. En son centre une encoche laissa la place à un œil vert interrogatif.

- Une voix demanda : vous avez la carte du club ?

Le frangin présenta le sésame. La porte s’entrouvrit. Pas suffisamment au gout de Jethro qui la défonça à coup combiné de cross et de pied.

Question discrétion, on pouvait repasser. Inutile d’utiliser la géolocalisation, l’ouïe suffisait pour savoir que lui et Nana s’annonçaient.

Le portier comata au seuil de la porte, les bras en croix, la tête en direction du zinc. La fratrie enjamba le paillasson vivant, puis slaloma entre deux tables et deux chaises pour atteindre le bar.

A sa droite une ardoise affichait les consommations du jour, les plats sur le pouce et une injonction en lettres majuscules : ETABLISSEMENT INTERDIT AUX GROS

Malgré le manque de civisme de cet ordre, on pouvait aisément le comprendre. L’endroit était si petit. C’était une cabine téléphonique, un troquet pour anorexiques.


- Dis moi Jethro, c’est quoi ce plan. T’es certain que c’est là ?
- Y a pas de doutes possibles
- Ils arrivent quand tes mafieux ? Je te préviens je ne vais pas attendre ici des heures
- Arrêtes de geindre et suis moi
- Ou tu vas ?
- La ferme !

Le frangin souleva une trappe située derrière le comptoir.

- Putain si j’avais su
- Alors rassurée sœurette
- Si on veut. Je commence à avoir la trouille
- T’inquiètes, je maîtrise dit-il en tenant son fusil comme Stallone dans Rambo 2

Il allait y avoir des pruneaux dans les macaronis.

Quatre marches en pierre et vous voilà dans un autre monde. On passait illico presto d’une caricature de bar à un Las Vegas des entrailles.

L’odeur du tabac et de la sueur formaient un nuage olfactif donnant à l’atmosphère un caractère irrespirable. Et pourtant on entendait le souffle anxiogène des joueurs, entrecoupé parfois par le bruit sourd des cartes se couchant sur le tapis.

Le tapis ; Parlons-en. Il tapa dans l’œil de la fratrie, par ses dimensions : aussi large qu’un hall exposition de Mondial moquettes.

Contrairement à la célèbre enseigne ouverte à la mixité de sa clientèle, le cercle de jeu souffrait d’une misogynie dans sa composition. Ça sentait le vieux mâle, la viande impropre au désir, excepté une vieille blonde servant de minorité visible, histoire d’adoucir le tableau.

Elle collait amoureusement un type à la gueule défoncée, une vraie bande annonce à un logiciel de retouche d’images.

- Il a une tête de chef ce type-là se dit à voix basse Nana.

Les joueurs levèrent tous la tête en direction des nouveaux arrivants. Léger malaise, augmenté d’ailleurs par la posture de Jethro. Le fusil déjà en joue.


- Ah tiens, Jet Silva !
- Tu fais encore le malin Marcello. Tu sais pourquoi je suis là ?
- Oui j’ai mon idée là-dessus
- Bon, on ne va pas tourner autour du pot. Tu me rends ce que tu me dois ou je réduis ton tripot en lasagnes
- Tout de suite les grands mots. On peut discuter
- T’es dur de la feuille mon vieux. Je commence par la vieille. Un vieille blonde en lasagnes c’est appétissant tu ne trouves pas ?
Jethro s’approcha de la pépé usagée et pointa le canon sur sa tempe. La vieille poussa un grand cri.
- Tu vas la faire pisser par terre avec tes conneries, Silva. Bon Ok. De toute façon j’avais l’intention de te le rendre, ton fric. (s’adressant à son voisin) Alphonse va dans mon coffre…


Ils prirent un pot à la terrasse du bar « interdit au gros ». Oui parfaitement vous avez bien lu, une terrasse, une terrasse improvisée sur le trottoir. Parce qu’il faisait chaud en cette fin de journée, une chaleur improbable à rendre un serveur anorexique poli.

Nana eut presque de la pitié à le voir apporter en titubant les deux pintes de bières commandées par son frangin.

Tous deux trinquèrent à leur succès.

- Finger in the nose soeurette
- Not difficult in legs frangin. Des mafieux tu disais ? Des charlots plutôt.
- T’as raison.

Sur le trottoir d’en face, le sdf avait largué son pigeon. Il s’était transformé en violoniste tzigane.

- Mais c’est mon pote du châtelet
- Quel pote, Nana ?
- Le type en face, c’est lui qui m’a sauvé la mise dans le métro
- J’y crois pas. T’as vu ta tête. T’en pinces pour lui
- Tu me fais une crise de jalousie frangin ?
- Non, je constate que tu as des goût de chiottes pour les mecs. Il est ringard ton roumain. T’as vu ses fringues, et puis ces bretelles…
- T’es jaloux ça se voit. T’aimerais jouer du violon comme lui. Mais Toi pour ce qui est de caresser les cordes sensibles, t’es zéro.
- C’est ça en attendant, moi je suis riche et pas lui. Na !!!!!
Sam 12 Juil - 13:15 (2014)
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MessagePosté le: Sam 12 Juil - 16:25 (2014)    Sujet du message: DES PRUNEAUX DANS LES MACARONIS Répondre en citant

Eh bien, quelle belle tranche de rire ! Merci Hector, ça fait du bien par où ça passe !

J'avoue, au début, j'ai eu un peu peur. La première partie sur Nana est assez laborieuse, ça sentait la paraphrase et l'effort de reconstitution. Mais arrivé à Jethro, là ça décolle réellement. Tu nous fais un portrait du gars aux petits oignons, à la pure sauce Hector (y compris avec la veuve bourgeoise mouahahah), et là, on te retrouve complètement. Encore une fois, je me dis que tu gères mieux les mecs que les femmes, mais comme de toute façon, c'était dans la consigne d'être complètement dans ton style, je ne t'en tiendrai pas rigueur et bien au contraire ! Les dialogues sont à tomber par terre (et le champ lexical de la bouffe italienne, un régal). Bref, je me suis bien amusée, j'ai adoré.

Puis évidemment, l'hommage est très flatteur ! ^^
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Sam 12 Juil - 16:25 (2014)
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MessagePosté le: Lun 14 Juil - 15:07 (2014)    Sujet du message: DES PRUNEAUX DANS LES MACARONIS Répondre en citant

Merci Mo. L'exercice est super intéressant. Le remake est un terrain que je n'ai jamais explorė. On a peur de faire des impairs, de trahir l'auteur.


Je suis ravi de t'avoir fait rire et surtout d'avoir rėussi cette adaptation.
Lun 14 Juil - 15:07 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:44 (2016)    Sujet du message: DES PRUNEAUX DANS LES MACARONIS

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