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His eyes are open

 
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Octobell
Coup de coeur
Coup de coeur

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MessagePosté le: Mar 9 Sep - 14:34 (2014)    Sujet du message: His eyes are open Répondre en citant

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10 octobre

6h05
Habillé : un boxer, je sors de la douche
Nombre de coups tirés : Etant donnée l’étrange nuit que je viens de passer, je sais pas si ça compte comme un ou comme un milliard
Musique du jour : My body – Young the giant

Pour recontextualiser les choses : il y a quelques semaines, ce type, Roger McArthur, m’a transmis une carte pour son club très select pour lequel il n’a pas voulu entrer dans les détails. Il m’avait juste précisé que leurs « réunions » se passaient la nuit, ce qui m’était suffisant pour imaginer la teneur de celles-ci. Bien sûr, on ne se doute jamais à quel point l’imagination a ses limites par rapport à la réalité.
Il m’avait dit aussi : « uniquement le vendredi, et smoking exigé. » Hier soir, j’ai décidé d’y aller, et je me suis habillé. Juste parce que j’avais très envie de porter le smoking, bien entendu…
Et j’ai plongé tout droit dans l’antre de la luxure. Je te jure, un vrai saut de l’ange, c’était parfait. C’était un genre de garçonnière en plein cœur du quartier Georgien. Je ne sais pas si l’endroit appartenait à McArthur, mais une chose était sûre : son propriétaire était riche. Très riche.
Lorsque je suis arrivé dans le hall de l’immeuble, j’ai été accueilli par un portier à qui je n’ai eu qu’à montrer ma carte. Il m’a adressé un hochement de tête complice, et m’a lui-même conduit jusqu’à l’appartement où se déroulaient les festivités.
J’ai fait des choses pourtant pas très catholiques dans ma vie, mon lit en est témoin. Rien que le mois dernier, j’ai filmé tous mes ébats pendant une semaine pour les besoins d’un pari avec Robbie Duncan. C’est dire si je suis rodé dans le domaine. Pourtant, à peine avais-je posé le pied dans le couloir que j’ai senti que je pénétrais dans le truc le plus malsain de mon existence toute entière.
Dans le hall se tenait déjà une demi-douzaine d’hommes dressés comme pour le mariage de leur fille. J’étais presque prêt à mettre ma main au feu qu’ils en avaient, des filles. Sous leurs costumes qui les sublimaient, je devinais des Monsieur-Tout-Le-Monde en mal de sensations. L’un d’eux s’est détaché du groupe et m’a accueilli avec chaleur.
« Vous êtes le poulain de McArthur, c’est bien ça ? »
« Euh… Poulain ? » J’étais pas tout à fait sûr d’apprécier l’appellation. Quitte à me cataloguer dans le domaine équidé, appelle-moi étalon, voyons ! Mon hésitation lui a fait échapper un léger rire, tout en politesse et en dents blanchies de la semaine dernière.
« Il nous a beaucoup parlé de vous, et je dois dire que le premier aperçu est à la hauteur de ses descriptions. Il arrivera un peu plus tard. Vous prendrez bien un brandy ? »
Brandy. Même ce mot, je ne l’avais jamais entendu ailleurs qu’au cinéma. Cela ne m’a pas empêché d’accepter. Je regrettais même de ne pas avoir pris un petit échauffement personnel avant d’arriver là-bas. Mais je me contentais d’une cuite au Hennessy. L’homme, qui s’appelait Jason Conroy, m’a présenté au reste du groupe, et on a bavardé un peu, jusqu’à l’arrivée de McArthur – et du portier, qui, avec moi, faisait baisser l’âge moyen de la pièce de quelques niveaux.
Dès lors, ils n’ont pas perdu en tergiversation. C’était McArthur qui menait la danse, en véritable chef d’orchestre. Et autant vous dire qu’il maniait la baguette avec dextérité. Il a pratiquement ignoré les autres membres du club et ne m’a pas lâché de la soirée. A la réflexion, j’avais presque l’impression d’être la reine dans un nid d’abeilles tant ils butinaient tous autour de moi. J’étais la cerise sur le gâteau supplément crème de leurs soirées improvisées du vendredi soir.
C’est donc lui qui a lancé les hostilités. J’étais assis dans mon fauteuil, mon brandy à la main, en mode observateur furtif. Puis il s’est planté face à moi, s’est penché, et m’a embrassé goulument, sans franchement me demander mon avis. Si jusque là je doutais encore du but de la soirée, cette fois, c’était certain : j’assistais à une orgie d’hommes civilisés. Je me sentais dans un Eyes wide shut en plus intime et dépravé.
Tout en m’embrassant, McArthur m’a débarrassé de mon nœud pap’ et a commencé à défaire les boutons de ma chemise. Ses lèvres ont tracé le chemin – vierge pour l’instant… Et le terme est on-ne-peut plus approprié considérant la suite de la soirée – le long de mon torse, en même temps qu’il écartait les pans de ma chemise pour le révéler. Ses mains caressaient ma peau dans des gestes fiévreux, et toute cette situation, ce secret, cet interdit, l’alcool, les richesses, les attentions, l’atmosphère propre et dégueulasse en même temps, tout ça m’excitait au plus haut point. Je me laissais faire sous ses caresses. Il a débouclé mon pantalon. Je lui avais déjà mâché le travail, et ses mains d’orfèvre n’avaient pas eu besoin de me mettre en condition. Ce sont ses lèvres qui m’ont directement aspiré, comme s’il avait été privé depuis trop longtemps et qu’il avait besoin de ma queue dans sa bouche pour respirer. Dieu que c’était bon ! D’autres mains ont glissé sur mon torse, d’autres lèvres m’ont embrassé et exploré. J’étais un nabab dans un harem homosexuel. Ca transpirait le sexe et la luxure, ça expirait le foutre, ça chantait des gémissements et des râles étouffés. Du coin de l’œil, je voyais d’autres couples, trios, groupes, se former et se déformer. Je ne savais même pas qui allait à moi, qui allait ailleurs. Tout ce que je savais, c’est qu’il y avait toujours quelqu’un pour me caresser, et que la langue de McArthur était toujours en train de m’apprendre par cœur. Il ne s’est arrêté que lorsque j’ai joui dans sa bouche.
Je n’ai pas touché un seul de mes vêtements, et pourtant, je me suis presque aussitôt retrouvé nu comme au premier jour, baptisé, confirmé, tout ce que tu voudras. Je ne citerai pas les noms de ceux que toutes les parties de mon corps ont touchés, je ne le sais même pas. Je ne voyais que des corps sans identité. Les sensations me rendaient presque aveugle, et au fond, je m’en foutais. J’avais mal à la bouche à force de sucer des queues, j’avais mal à la queue à force de la foutre partout où je pouvais, mais je ne pouvais pas m’arrêter. J’étais probablement mort et c’était le paradis pour l’obsédé que je suis. Ou l’enfer, la limite restait floue. N’y a eu qu’un moment d’accalmie où le portier était seul sur moi et où je n’étais sur personne. Tous les autres, épuisés, jouaient les spectateurs captivés par sa langue qui impulsait de l’électricité dans mon intimité. C’est l’un des seuls moments dont je me souvienne encore distinctement, jusqu’à la moindre sensation, jusqu’à encore avoir l’impression de le sentir contre moi. Cette vision a redonné le cœur à l’ouvrage au reste du groupe, qui était reparti de plus belle pour une longue partie de la nuit. Long, c’était long, j’avais l’impression que le temps s’était arrêté, et qu’on était prisonnier de cette situation pour l’éternité. Au bout d’un moment, le plaisir laissait place à la lassitude, se barrant en catimini. Je ne savais plus pourquoi j’étais là, je ne savais plus si j’aimais ça, je savais que j’avais envie de suivre le plaisir et de partir de là. Dans un accord commun qui ne s’est formulé guère par autre chose que des grognements primitifs, nous nous sommes arrêtés, rhabillés, avons fini les fonds de bouteille sans vraiment se parler ni se regarder. J’ai filé. Je pensais en avoir fini, mais McArthur m’a rattrapé.
« O’Neal ! » Il a appelé dans la rue silencieuse, innocente, tâchée de noir. Il s’était rhabillé avec paresse, sa chemise pas totalement boutonnée, son nœud papillon posé négligemment sur ses épaules. Après tout ce qui s’était passé au cours de la nuit, j’arrivais encore à le trouver sexy, à le désirer, à avoir envie de le pénétrer, mais en duo simplement, au seul témoignage d’une chambre fermée. Je me suis précipité vers lui et l’ai embrassé à m’en faire mal à la bouche, les doigts accrochés à sa nuque, pour me forcer à ne pas les entraîner ailleurs.
« Tu as bouleversé la soirée…. » Il a dit lorsque nous nous sommes séparés. « Ca n’a jamais été aussi… Je crois qu’ils t’ont apprécié. »
« Qu’ils ne s’y habituent pas… »
« Je m’en doute… Faut être parfaitement dérangé pour accepter de faire ça toutes les semaines, n’est-ce pas ? » A-t-il admis dans un irrésistible sourire.
« Merci de m’avoir fait réaliser que je ne le suis pas tant que ça… Tu veux pas qu’on termine cette nuit de manière tout à fait normale chez moi ? »
Il a laissé échapper un bref éclat de rire.
« Donne-moi dix ans de moins, et j’accoure sans problème ! Là j’ai tellement mal que j’envisage de prendre un congé sabbatique. Une autre fois peut-être ? »
« Tu m’avais l’air d’un fin psychologue, y’a cinq minutes… » Je me suis moqué.
« Je vois… »
En guise d’au revoir, nous nous sommes à nouveau embrassés, plus tendrement cette fois… Et il a succombé.
« Bon, d’accord, finissons ça, mais vas-y doucement, hein ! »
J’ai éclaté de rire. Nous sommes donc allés chez moi, et on l’a refait, doucement cette fois. De toute façon je n’avais plus vraiment l’énergie nécessaire pour faire autrement. Je ressentais juste le besoin de faire les choses correctement, de retrouver quelque chose de naturel à un acte sexuel.

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Octobell

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Mar 9 Sep - 14:34 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Mar 9 Sep - 15:43 (2014)    Sujet du message: His eyes are open Répondre en citant

J'ai pas résisté. .. je l'ai lu sur mon téléphone ^^


Déjà concernant le thème du défi c'est le personnage que j'attendais,  ce cher Ira qui parvient toujours à nous toucher quelques soit ses actes et ses paroles..Derrière le vernis de la luxure et ce besoin de toujours aller plus loin se cache des besoins terriblement simples mais indicibles... et en une phrase ou presque tu donnes toute la signification profonde...et ce qu'il recherche... je suis pas claire mais voilà. .. contre toute attente et a chaque fois, cet Ira arrive a nous toucher...
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Rafistoleuse
Mar 9 Sep - 15:43 (2014)
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christine
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MessagePosté le: Mer 10 Sep - 12:03 (2014)    Sujet du message: His eyes are open Répondre en citant

Je cherche depuis hier comment commenter ton texte car j'ai juste  Shocked  qui me vient en tête.  Mais pas négativement je suis soufflée par ton texte. La façon dont tu décris la scène,  c’est tellement facile de s'égarer et de faire du pas très beau, mais toi tu arrives au milieu de tout ça à faire parler des sentiments, à rendre touchant ton personnage.
Vraiment bravo
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Un sourire ca fait toujours plaisir
Mer 10 Sep - 12:03 (2014)
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MessagePosté le: Mer 10 Sep - 14:05 (2014)    Sujet du message: His eyes are open Répondre en citant

Wow, merci les filles, ça me touche ! Et ces commentaires me tiennent particulièrement à coeur par rapport au sujet choisi. Merci, et encore merci !
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Octobell

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Linelea
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MessagePosté le: Mer 10 Sep - 15:58 (2014)    Sujet du message: His eyes are open Répondre en citant

Bon je me serais bien contenté d'un Very Happy j'adoreeeeeeeeeeeee !

Mais je sais que si je m'étale un peu... tu ne m'en voudras pas !


Bien Ira est un contraire à lui tout seul. Un gros connard de pervers, et je me demande toujours comment tu arrives si facilement à nous manipuler pour qu'on oublié tout ses travers et qu'on l'aime autant.

Alors certes "Ce" genre de texte peu choqué (hein Christine, tu vois tu étais pas si terrible...), mais tu arrives à mettre de coté tout le coté malsain qu'il peut en ressortir, pour finir par une touche de positif.

Il plonge littéralement dans les méandres de ses pulsions, et arrive toujours a sortir la tête de l'eau pour montrer au lecteur que oui il peut être "normal", aimer, prendre le temps de savourer et avoir besoin d'amour en retour...

Et puis tu as toujours une de ses facilités avec les mots et les situation crues qui m'en font tomber la mâchoire !
Mer 10 Sep - 15:58 (2014)
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ATea
Plumivores
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MessagePosté le: Jeu 11 Sep - 07:16 (2014)    Sujet du message: His eyes are open Répondre en citant

Forme : 
Contrainte : ok
Mode de narration : première personne.




Fond :
Thème : Gang Bang Homosexuel.


En voyant la personne qui postait, j'ai eu un franc sourire et me suis dit "Là, c'est sûr, je vais être servie" Et j'ai eu ce que je voulais. Même si j'ai pu lire que tu n'étais pas satisfaite, tu es allée dans le vif du sujet et, tu as laissé la porte ouverte à d'autres scènes. Ton personnage est toujours aussi délicieux et sensuel, en rythme avec la musique que tu as partagé et les paroles dans ton texte, ce qui ajoute à l'ambiance. (Par contre, j'ai bloqué pour le titre. Je le trouve froid malgré mon avis sur la musique… )
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ATea.
Jeu 11 Sep - 07:16 (2014)
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Octobell
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MessagePosté le: Jeu 11 Sep - 10:48 (2014)    Sujet du message: His eyes are open Répondre en citant

en fait le titre est une double référence à la chanson, et au film Eyes wide shut mentionné dans la narration. 


Pour le texte, c'était pas celui dont j'étais pas satisfaite ^^ Celui-là, je l'ai écrit mardi en une giclée (pour rester dans le thème xD). L'autre était vraiment trop complexe et partait dans trop de directions.
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Octobell

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Jeu 11 Sep - 10:48 (2014)
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ATea
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MessagePosté le: Jeu 11 Sep - 10:50 (2014)    Sujet du message: His eyes are open Répondre en citant

Ah bin tant mieux parce que je te trouvais vraiment très sévère avec toi-même pour le coup... 
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ATea.
Jeu 11 Sep - 10:50 (2014)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:44 (2016)    Sujet du message: His eyes are open

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