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Nitroglycérine

 
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Octobell
Coup de coeur
Coup de coeur

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MessagePosté le: Lun 22 Sep - 18:08 (2014)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

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« Bonjour, Mac. »

Ses cils papillotèrent brièvement avant de s’ouvrir sur ses iris grisés tirant sur le vert. Les pointes de ses sourcils se rejoignirent en direction de l’arête de son nez en un froncement suspicieux.

« Ne bouge pas. »

Cette voix. Il avait cru l’avoir rêvée la première fois. Et encore maintenant, elle lui parvenait de manière brumeuse, comme perçant à travers un voile de coton. Il en percevait néanmoins les accents neutres de ces timbres de haut-parleurs de supermarchés.

« Tu es encore sous l’effet de l’anesthésie pour le moment, ce qui est totalement volontaire. Un mouvement de panique de ta part, et tu es mort. Je ne voudrais pas ça alors que je ne t’ai même pas expliqué la raison de ta présence ici. »

Les mots mirent du temps à percuter son esprit encore endormi. Ses yeux roulèrent dans ses orbites pour photographier la pièce dans laquelle il se trouvait. Blanche, impersonnelle, vide. L’anesthésie l’empêchait de totalement paniquer, mais les informations qui parvenaient à son cerveau étaient suffisamment claires pour qu’il comprenne que cette situation n’était pas normale. Qu’il était allongé dans ce qui avait tout l’air d’un laboratoire expérimental.

« Dans moins d’une minute, tu seras complètement réveillé, libre de tes mouvements et de tes pensées. Mais tu ne bougeras pas de cette table d’opération. Tu sentiras comme un poids sur ton cœur, qui te prouvera que ce que je vais te dire est vrai : un bocal de nitroglycérine est posé sur ta poitrine. Tu connais bien ce composé, tu sais son instabilité. Un seul mouvement trop brusque, et tu es mort. Une seule respiration trop hachée, et tu es mort. La chambre est maintenue à une température de 23°, mais si par la suite, notre entrevue ne se déroule pas comme je le souhaite, je peux faire monter la température. Et tu sais ce qu’il se passe lorsque la nitroglycérine dépasse les 30°. Es-tu d’accord avec tout ce que je viens de te dire, Mac ? »
« Qu’est-ce qu… »

Comme l’avait prédit la voix, il se sentait déjà mieux, plus alerte, les membres moins engourdis. Et comme l’avait prédit la voix, il sentait la présence de cet objet sur sa peau nue. Il baissa lentement le menton, pour confirmer les sensations de son corps. Rond, d’une circonférence de 10 centimètres environ, refermé par un opercule en plastique, et dans lequel stagnait un liquide aussi transparent que de l’eau. Etait-ce un leurre ? Etait-ce réellement de la nitroglycérine pure ? Mac s’enjoignit à garder son calme, en se concentrant sur une respiration lente et qui ne mettrait pas trop à contribution sa cage thoracique. Un challenge qui eut le mérite d’accaparer toute son attention pendant plusieurs secondes.

« Mac ? » Résonna soudainement la voix, et il ferma les yeux, s’insultant de tous les noms en réalisant qu’il s’en était fallu de peu avant qu’il ne sursaute violemment. C’était fou comme la psychologie pouvait faire des miracles. Il était du genre nerveux et impulsif dans la vie de tous les jours, et pour l’instant, il parvenait à maintenir un calme olympien digne d’un fakir au cœur de sa méditation.

« Quoi ? » Grogna-t-il, laissant percevoir toute sa mauvaise humeur dans sa voix.
« J’imagine que tu te questionnes sur la véracité de mes propos. Ce serait logique, tout le monde s’interrogerait dans un moment pareil. Tourne la tête. Sur la droite. »

Mac s’exécuta dans un geste mesuré. Le mur était découpé par une volée de persiennes blanches étroitement fermées. Elles se soulevèrent lentement, mécaniquement, révélant progressivement une autre chambre similaire à celle dans laquelle il était lui-même enfermé, au centre de laquelle se trouvait une autre table d’opération, un autre corps. Dans un gémissement rauque dégoûté, Mac détourna le regard de cette vision d’horreur. Le corps en question n’était rien d’autre qu’un morceau de viande prêt pour l’abattoir. La seule chose que l’on distinguait clairement, c’était ses bras qui pendouillaient, inertes, de part et d’autre de la table. C’était à se demander comment ils tenaient encore attachés au reste du corps.

« Estime-toi heureux, Mac. On a nettoyé les débris. »
« Ouais, trop sympa, » marmonna celui-ci. « Je saurai m’en souvenir… »

Etonnamment, il n’arrivait pas à avoir peur. En fait, il s’étonnait presque de s’en étonner. Il n’était pas du genre impressionnable, éducation oblige. Son père l’avait élevé à coups de crosses, pour être imperturbable et incorruptible, fier et triomphant en toutes circonstances. Du genre « sois un homme », et il en était un, un vrai. Il ne dévoilait jamais ses émotions, au point de presque les annihiler, tant il les oubliait lui-même. Seules la colère et la fierté le dominaient. Mais à présent, il n’était même pas en colère. Il était simplement déterminé à s’en aller d’ici, coûte que coûte. Mensonge ou pas, ce bocal sur son cœur ne serait qu’un piètre obstacle.

Ses mains et ses chevilles étaient solidement sanglées. Il essaya de forcer légèrement dessus, histoire de s’assurer que ce n’était pas que de la poudre aux yeux, ça aussi. Il devait sortir de là. Attaché, et avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, comment pourrait-il y arriver ? Il n’y avait pas trente-six solutions.

Il ferma les paupières, et pendant quelques secondes encore, se concentra sur sa respiration. Il avait l’impression que le bocal se faisait de plus en plus pesant contre lui, comme s’il tenait à s’assurer que Mac n’oublie pas sa présence. Comme un vieux chat fourbu qui vient s’écraser sur vous quand vous dormez. Presque s’il n’entendait pas ses ronronnements. Si au moins il pouvait lui dire des choses, lui murmurer que le seul liquide qu’il contenait, c’était de l’eau du robinet. Mais la seule voix au monde capable de lui fournir des informations, c’était celle provenant du haut-parleur.

« Pourquoi est-ce que je suis là ? » Demanda-t-il en essayant de mettre autant de neutralité dans son timbre que son homonyme.
« A toi de le découvrir, Mac. »

Il retint un soupir. Est-ce qu’un soupir agiterait le liquide contenu dans le bocal ? La tâche serait probablement plus ardue qu’il ne l’imaginait.

« Ok… Est-ce que j’ai atterri là par hasard ? »
« Non. »
« Est-ce que c’est personnel ? Professionnel ? »
« D’après toi, Mac ? »

Il avait quand même vaguement l’impression qu’on se foutait de sa gueule. Et cette colère tapie dans un coin commençait doucement à faire surface. Il fallait qu’il se calme, qu’il la surmonte. Calme. Il pensa au vieux chat ronronnant. Ce bocal n’était qu’un vieux chat ronronnant à qui il ne fallait pas faire de mal. S’il plantait ses griffes dans son cœur, ça lui serait fatal.

« Je n’ai rien à me reprocher. » Déclara-t-il au bout de plusieurs secondes de silence.
« Vraiment ? »
« Qu’avez-vous à me reprocher ? Qui êtes-vous ? »
« Il ne s’agit pas de moi, Mac. Ce n’est pas moi qui suis enfermé dans cette pièce. »

Cette manie de répéter son prénom sans arrêt, c’était particulièrement agaçant. Le vieux chat ronronnant. Calme. Il était calme.

« Peut-être que si je savais qui vous étiez, j’en saurai un peu plus sur les raisons de mon enfermement. »
« Vraiment ? »

Cette voix avait le don prodigieux de l’énerver.

« Vous savez ce que je pense ? » Commença-t-il à s’emporter, avant de se souvenir de la présence sur son cœur. « Je pense que vous ne savez rien du tout, et que vous essayez de me faire dire des choses sur moi pour vous en servir contre moi ensuite. Ca ne marchera pas. Connaître mon prénom n’implique pas que vous sachiez quoi que ce soit d’autre. »
« Mac Bertucci, 34 ans, entrepreneur en bâtiment, marié, une fille. »
« Bravo, toutes ces informations sont devinables en ouvrant mon portefeuille, et au vu de ce qu’il me reste sur le cul, j’imagine que vous vous êtes pas gênée. »
« Je peux aussi faire ça… »

Il y eut une brève seconde de silence, et Mac resta à l’affût, tous les sens en alerte.

« Papa ? »

S’il y avait eu un cœur là-dessous ce bocal, celui-ci venait de se briser. Mac sentit une nappe glacée lui traverser l’échine, et s’il n’y avait pas eu la nitroglycérine, les sangles n’auraient pas été suffisantes pour pallier à sa colère. Mais c’est fou le pouvoir que pouvait avoir un simple bocal en verre. Il avait envie de hurler, de se lever pour tout casser, de tuer cette personne qui avait osé faire ça, toucher à son bébé. Mais tout ce qu’il pouvait faire, c’était déglutir et se retenir. Seulement se retenir. Il commençait à distinguer le but de cette épreuve : c’était une torture.

Il se focalisa sur sa respiration, tandis que lui parvenaient les sanglots de sa fille, et ses supplications qui brisaient douloureusement l’implacable silence de la pièce.

« Lea ! Lea ma chérie ! »
« Papa ! » S’écria la gamine de plus belle, et Mac sentit son cœur se serrer d’autant plus. « Où tu es ? Il nous ont dit qu… »

Silence.

« Lea ? Lea ! Qu’est-ce que vous avez fait putain ? »

Il était tellement crispé qu’il sentait des crampes le prendre dans la gorge. Savoir sa fille en danger et choisir de ne pas bouger. Que pouvait-il y avoir de pire ?

« Je n’ai rien fait. » Répondit la voix. « Ta fille est totalement en sécurité. »
« Bien sûr ! Et qu’est-ce qui me prouve que c’est vrai ? »
« Rien du tout. Tu ne peux que me croire sur parole, Mac. »
« Et m… ma femme ? »

Silence.

« Qu’est-ce que vous avez fait de ma femme ?? »
« Elle est en sécurité, Mac. »

Il laissa échapper un hurlement entre ses dents serrées. Il fallait qu’il se défasse de ces sangles, ces putains de sangles ! Il devait trouver la force nécessaire pour les briser en faisant le minimum de mouvements, en laissant son thorax parfaitement immobile. Il concentra sa force sur ses bras, et tira aussi fort que possible.

« Tu n’y arriveras pas, Mac. »
« La ferme ! »
« Le seul moyen pour toi de sortir de là est de trouver pourquoi tu y es. »

Il recommença à forcer sur les lanières, ignorant la remarque de la voix. Constatant que ce mouvement était réellement vain, il tourna largement la tête pour trouver de quoi l’aider. N’importe quoi ! A sa droite, il n’y avait que la fenêtre ouverte sur le bloc d’à côté, ces bras pendouillant mollement autour de cet amas de chair et de viscères. A sa gauche, à quelques centimètres de lui, une petite table roulante avec du matériel chirurgical. Véritable tentation, mais totalement inutile s’il ne pouvait pas se déplacer. Quelque part, en face de lui, sur le coin droit de la pièce, il distinguait la porte. Et derrière lui, une rangée de placards blancs, peut-être pleins, peut-être vides, en tout cas tout aussi inaccessibles que tout le reste.

« Ok, ok. » Abdiqua-t-il. « e dois trouver l’odieux crime que j’aurais pu commettre, c’est ça ? »
« Si tu veux… » Répondit la voix, si suave qu’elle avait l’air moqueur.
« Non ! Pas de ‘si je veux’ ! Arrêtez avec vos réponses évasives ! Comment voulez-vous que j’avance ? Je ne me sens coupable de rien ! Pas de cadavre dans le placard, pas d’accident responsable. Et putain, JE PAYE MES IMPOTS ! »
« Attention à ta colère, Mac. Tu en oublies la nitroglycérine. »

Ce foutu vieux chat fourbu posé sur son cœur et même pas ronronnant. Qu’il avait envie de le balancer, ce bocal de nitro !

« Vous savez quoi ? J’y crois pas à cette histoire ! C’est de la torture et de la folie. Si je devais sortir vivant d’ici, vous ne m’infligeriez pas ça. Ou c’est n’importe quoi, ou je suis mort de toute façon. »
« Vas-y alors. »
« Vas-y quoi ? »
« Bouge. Renverse le bocal, Mac. Si tu le fais, je te promets que tu es libre. »

Un épouvantable silence s’abattit dans la pièce aseptisée. Mac ne sut quoi répondre. Il ne sut pas comment agir non plus. Il était anesthésié, comme au moment de son réveil.
A quoi la voix jouait-elle ?
A quoi tout cela rimait-il ?
Pourquoi lui ?
Qu’avait-il fait pour mériter ça ?

Certes, il n’avait jamais commis de crime puni par la loi, mais il n’était pas exempt de défauts pour autant. Etait-ce suffisant pour voir la mort en face ? A force de taire ses propres sentiments, il en oubliait souvent ceux des autres, et c’était une caractéristique que sa femme lui reprochait souvent. Il ne ressentait pas de compassion. Il était dur et intraitable. Il était craint et détesté, et il avouait volontiers qu’il n’avait jamais rien fait pour améliorer son image. Même sa femme, il ne la respectait pas comme il le devrait. Il l’avait parfois trompée. Pas vraiment… Des flirts, de ci, de là, et un ou deux dérapages, mais qui allait lui jeter la pierre ? Il l’aimait, quoi qu’il en soit. Il avait un cœur, en dépit de ce que les apparences laissaient croire. Il avait longtemps battu pour rien, ou si peu, dans le simple but de le maintenir vivant. Ce cœur aujourd’hui menacé par ce poids. Longtemps il n’avait pas eu de réelle raison de vivre, il se laissait guider par le mouvement.

Jusqu’à la naissance de sa fille, Lea.

Elle était devenue sa raison de vivre. Il pourrait tuer pour elle. Il pourrait mourir pour elle, si c’était là ce qu’on lui demandait. Il ne devait pas y avoir de hasard. Si la voix avait fait parler sa fille, ça n’était pas par hasard.

« Lea… » Murmura-t-il d’une voix mouillée.
« Qu’est-ce qu’elle a ? »
« Je dois mourir pour elle ? »
« Vous n’êtes pas obligé. Si vous voulez vivre pour elle, vous le pouvez. »
« Est-ce que ce truc est vrai ? » Demanda Mac, l’air anéanti.
« Est-ce qu’il l’est, Mac ? »

Abattu, Mac tourna à nouveau la tête vers le cadavre de la pièce d’à côté, et ses bras qui pendouillaient.

« Pourquoi il avait pas de sangles, lui ? » Questionna-t-il, soudain intrigué par ce détail.
« Est-ce que tout cela est vrai, Mac ? »
« Répondez d’abord à ma question ! Pourquoi moi je suis attaché sur cette table et pas lui ? »
« On l’a détaché après sa mort. Comme on a nettoyé les éclats. »
« Je vous crois pas. Vous l’avez posé là pour m’amadouer. »
« Mac. »

Il ne répondit pas. Le silence bourdonna dans ses oreilles. Il n’aurait su dire s’il aimait cette sensation ou s’il la haïssait. Le silence. La mort. La fin.

« Mac ? »
« Quoi ?! »
« Est-ce que tout ceci est vrai ? Etes-vous prêt à parier de votre vie, oui ou non ? »

Il baissa les yeux sur le bocal au liquide stagnant. Depuis combien de temps était-il là ? Une heure ? Une journée ? Un siècle ? … Une minute ? Il avait bougé. Les bras, les jambes, la tête. Son thorax s’était fatalement soulevé à sa respiration. Peut-être même s’était-il imperceptiblement agité lorsqu’il avait crié. Il manipulait de la dynamite tous les jours sur ses chantiers. Il connaissait les vertus instables de la nitro. Mais il savait aussi que dans son état le plus pur, elle était bien moins dangereuse que ce que stipulait la légende. Etait-ce vrai ? Etait-ce faux ? Allait-il mourir sur des certitudes ou prendrait-il le risque de vivre ?

Il reprit une respiration lente et cadencée. Mentalement, il compta jusqu’à trois. Et d’un coup, dans un hurlement de rage, un hurlement de libération, de terreur, de soulagement, un hurlement à la vie, il se redressa.

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Octobell

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Lun 22 Sep - 18:08 (2014)
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Auteur Message
Linelea
Plumivores
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Inscrit le: 19 Sep 2013
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MessagePosté le: Mar 23 Sep - 12:35 (2014)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

Le thème : La torture du choix. La situation laisse penser que Mac va mourir, qu’il ne peut pas aller contre son destin. Tout au long de ton texte se détache petit à petit une interrogation « Quelle est notre raison de vivre ? » et pour y répondre Mac va passer par des étapes franchement pas sympas à vivre.

La contrainte : Rien à redire. Trois personnages, avec un dialogue entre une voix dont on ignore tout et puis Mac.

Le texte : Dès le début on se demande pourquoi. On compatit pour Mac en pensant qu’il ne mérite pas ce qu’il lui arrive d’autant que sa fille rentre en jeu… Puis les questions de la voix nous emmènent sur une autre route. Peut-être que Mac l’a bien cherché, peut-être qu’il mérite tout ça… On doute, on se pose également des questions. Et petit à petit le texte nous replonge à la place de ce père qui doute, et qui va être obligé de faire un choix en son âme et conscience.
La fin ouverte nous laisse imaginer ce qu’on veut et c’est une torture pour moi dans ce texte. J’aime ce genre de petit détail. Tu nous maintiens en haleine, finalement c’est le lecteur que tu tortures. Tu le manipules, le fait douter, tu joues avec nos sentiments, nos questions, sans nous délivrer… Espèce de bourreau va !
Le pire c’est qu’on en redemande ! Pour avoir la fin…

Le petit plus : la dernière partie avec la fin ouverte JE VEUX SAVOIR CE QU’IL SE PASSE BORDEL !!
Mar 23 Sep - 12:35 (2014)
Auteur Message
Yannick Darbellay
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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 14:34 (2014)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

Ton texte est très maîtrisé. C'est impressionnant comment tu installes une atmosphère, un suspense intense. Ton texte nous absorbe d'entrée, et  jusqu'à la fin on ne le lâche pas. Un vrai thriller à l'américaine.  Et le cliffhanger final est terrible.
Bien joué
Mer 24 Sep - 14:34 (2014)
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Auteur Message
ATea
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Inscrit le: 18 Sep 2013
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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 22:48 (2014)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

De la haute voltige ce texte.
Un coup de cœur pour cette maîtrise de la langue française, de l'utilisation des mots pour faire monter la tension. Une torture posée. Du suspense savamment dosé.

J'ai pensé à l'ambiance Saw, épisode 1. Là où les tourments psychologiques sont bien plus forts et oppressants que la douleur physique et les dégâts physiques des autres épisodes. (Enfin des extraits aperçus)

C'est toujours un plaisir. (De te lire aussi sadique )
Et j'adore ta fin. Justement parce qu'elle est là au bon moment, au bon mot.

Oui.
Un texte de haute voltige.
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ATea.
Mer 24 Sep - 22:48 (2014)
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Auteur Message
Matt Anasazi
Plumivores
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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 23:02 (2014)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

Une expérience de... quasi mort imminente, de conscience dédoublée, de prise d'otages, de torture psychologique... Tout ça à la fois et bien plus !


Bravo, car là, tu surpasses les épisodes de "Masques" en horreur psychologique et en tourments ! 
Juste un regret : il se passe quoi au juste à la fin ??? Car on veut espérer qu'il s'en tire ce Mac, salaud ordinaire comme chacun de nous ! MAis la réponse...


Aaaaah, je vois, la torture continue (pour nous !!!) : HEEE; LES GARS, OCTOBELL EST UNE DANGEREUSE PSYCHOPAAAAAAAATHE !!!!!!



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"Faire sortir les maux de l'âme, c'est la psychanalyse.
En faire sortir des mots, ici naît la littérature."
Mer 24 Sep - 23:02 (2014)
Auteur Message
ATea
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Inscrit le: 18 Sep 2013
Messages: 945

MessagePosté le: Mer 24 Sep - 23:06 (2014)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

Moi j'trouve que sa force est justement de nous laisser avec cette fin, sans en dévoiler plus. 
C'est encore de la torture finalement. Le genre de texte où tu continues d'y penser après. Hors-ligne et pourtant toujours sur le qui-vive. J'peux redire que j'ai aimé le texte ou c'est de la torture ? ^^




Twisted Evil  

Le thème au-delà du texte. 

 

 

 

 

 

 
(En fait, Octo, j'aime être torturée par tes textes.   ) 

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Mer 24 Sep - 23:06 (2014)
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Octobell
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MessagePosté le: Jeu 25 Sep - 00:32 (2014)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

Et j'aime vous torturer dans mes textes !

Bah merci pour les commentaires en tout cas. J'avais l'idée dans un coin de la tête depuis longtemps, mais j'ai eu quelques aléas cette semaine qui m'ont empêchée de me poser tranquillement sur le sujet. Je pense que je retravaillerai ce texte à l'occase.

Merci pour vos encouragements en tout cas :p (et en effet, la fin ouverte n'est qu'une continuation de la torture ^^)
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Octobell

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Jeu 25 Sep - 00:32 (2014)
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Rafistoleuse
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MessagePosté le: Jeu 25 Sep - 02:33 (2014)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

Bon alors je suis peut-être pas bien réveillée ou je ne sais quoi... Mais moi j'ai pas vu exactement la même chose que vous... Embarassed

Octobell a pris un certain plaisir à nous torturer mais pour moi son tour de force est encore plus impressionnant à la fin...

Si je ne lis pas les commentaires au-dessus... Je dirai que Mac est bien entre la vie et la mort mais entre les mains de médecins qui essaient de le ramener à la vie. Du coup la fin sonne comme une libération...

Moi je l'ai lu comme ça... Parce que la nitro elle peut être utilisée pour plusieurs choses et je trouve que ma théorie colle pas mal au texte...

Mais je sens que je m'enfonce là, heureusement que j'ai pas commenté la première....

Concernant les descriptions, la froideur, la torture, ta façon de gérer les silences (je sais pas si tu me comprends ^^)t'es très douée Mo... J'ai forcément pensé aux Masques aussi, et on voit l'évolution !

Après pour la fin je pense que même si j'ai compris à tort ben tu m'as bien eue, parce que j'ai pas relevé la tête une seconde, j'étais prise dans le truc
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Rafistoleuse
Jeu 25 Sep - 02:33 (2014)
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MessagePosté le: Mer 18 Nov - 20:42 (2015)    Sujet du message: Nitroglycérine Répondre en citant

... bon, alors.... il est mort ou pas ><?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:05 (2016)    Sujet du message: Nitroglycérine

Aujourd’hui à 01:05 (2016)
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